Patrimoine

Soixante-dix ans après la première arrivée du Tour à Annecy, Alberto Contador remportait en 2009 la dernière de ses trois étapes gagnées sur l’épreuve en bouclant victorieusement le contre-lamontre qui faisait le tour du lac. Après avoir mis à l’honneur les rivages célébrés par Lamartine, le parcours s’est ensuite tourné en 2013 vers les reliefs qui donnent tout son cachet au lac. L’arrivée au Semnoz reste le premier bouquet de Nairo Quintana, qui concluait son baptême du Tour avec le maillot à pois et en 2e position du classement général.

Le Grand-Bornand

La station savoyarde faisait également partie du programme de la 100e édition. Rui Costa y avait signé la troisième victoire d’étape de sa carrière. Il succédait au palmarès à Fränk Schleck qui s’était imposé en 2009 devant Alberto Contador sous l’oeil bienveillant de son frère Andy. En chemin le peloton découvrira le plateau des Glières, haut lieu de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. En 2013, Julian Alaphilippe y avait remporté la dernière étape du Tour de l’Avenir.

Sur la route

HAUTE-SAVOIE (74)

Population : 794 000 hab.
Préfecture : Annecy
Sous-préfectures : Bonneville, Saint-Julien-en-Genevois, Thonon-les-Bains
Superficie : 4,388 km2

Spécialités : Tartiflette, raclette, fondue savoyarde, atriaux (viande de porc avec du foie), crozets, polenta, farcement (pomme-de-terre râpée et fruits secs), beignets de pomme de terre, cardons (légumes), tome des Bauges (fromage), bugnes, bescoins (biscuits avec des graines d’anis), confiture de lait, la grolle (gnole avec du café), gâteau de Savoie, rissoles (pâtisserie avec de la pâte feuilletée), roseaux du Lac (chocolats noirs fourré à la liqueur), génépi.

Clubs sportifs : Evian-Thonon Gaillard (football), Chevaliers du Lac Annecy (hockey-sur-glace), Hockey Club du Mont-Blanc Saint-Gervais-Megève, FCS Rumilly (rugby), ski alpin.

Compétitions : Triathlon international du Lac d’Annecy (juin), marathon international du lac d’Annecy, traversée du lac à la nage.

Festivals : Carnaval vénitien, Festival International du Film d’Animation d’Annecy (juin), Festival du polar « Les Pontons flingueurs » (juin)). Fête du Lac d’Annecy. Festival du film italien (octobre). Foire de la St André (décembre). Festival OH2 à Saint-Gervais (6 juillet), Megève Jazz Contest. Festival baroque du Pays du Mont- Blanc.

Sites touristiques principaux: lac d’Annecy, château d’Annecy, Mont-Blanc et mer de glace, Aravis, stations de sports d’hiver de Chamonix, Saint-Gervais, Megève, Les Gets, Morzine et Avoriaz.

Économie : horlogerie (Cluses), décolletage, mécanique (Dassault, Alcatel), agriculture et agroalimentaire (production laitière reblochon, tome, eaux d’Evian), tourisme de montagne, industrie su sport (Dynastar, Salomon, Mavic)

Site web : www.hautesavoie.fr, www.haute-savoie-tourisme.org

SÉVRIER (3 900 hab.)

Sévrier était déjà connue à l’époque romaine, où une voie qui menait d'Annecy à Faverges la traversait. La présence humaine est même bien plus ancienne puisque deux des 111 sites lacustres préhistoriques des Alpes répertoriés au Patrimoine mondial de l’Unesco se situent sur la commune.
La fonderie de cloches Paccard, fondée en 1796, s'est installée à Sévrier en 1989. Chaque année, plusieurs centaines de cloches destinées au monde entier sortent des ateliers dont 70 % pour l'exportation. Depuis le début de l'entreprise, ce sont plus de 80 000 cloches qui ont été fondues. Sur la place de la Mairie se trouve une grosse boule de 39,64 tonnes, de trois mètres de diamètre. Ce bloc de granit de Combloux a été taillé dans la masse, par Tunetti, de 1965 à 1968.
Le comédien André Dussolier, né à Annecy, possède une résidence à Sévrier.  

À VOIR 

Les sites palafittiques
Les « sites palafittiques » (de l'italien « pieux fichés »), sont des vestiges préhistoriques d’habitats lacustres datant de 5 000 à 500 ans avant JC. En 1856, un conservateur du musée de Lausanne évoqua l'hypothèse de l'existence de vestiges d'habitations dans les lacs de Savoie et les lacs suisses. Les premières recherches entreprises sur le site annecien lui donnent raison : on découvre des vestiges de cités lacustres et grâce aux progrès de la plongée en scaphandre autonome, la recherche a avancé à grands pas. Une quarantaine de sites sont aujourd'hui répertoriés autour du lac, parmi lesquels une douzaine datant de l'ère néolithique et une dizaine de l'âge de bronze. Le 27 juin 2011, le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco a classé 111 sites des plus remarquables villages palafittes autour des lacs et des marais de l'Arc alpin. Sur les trois sites classés au bord du lac d’Annecy, deux se trouvent à Sevrier

Réserve Naturelle du Bout du lac d'Annecy

DUINGT (940 hab.)

Château de Châteauvieux
Appelé aussi château de Ruphy, c’est un château médiéval du XIe siècle, situé sur la commune de Duingt, qui contrôle la route entre Genève et Moûtiers le long du lac d'Annecy, l'ancienne voie romaine secondaire. Il est donc un point stratégique pour le comté de Genève. Le château appartient jusqu'au XVIe siècle à la famille de Duin ou Duyn, vassale des comtes de Genève, qui portent les titres de seigneurs de Duyn, ainsi que barons de Val-d'Isère et de Sainte-Hélène. Aujourd'hui, il est une propriété privée. Sa position sur le lac d'Annecy en fait un sujet de prédilection pour les peintres: le plus célèbre à le représenter fut Cézanne. 

Km 5

DOUSSARD (3 600 hab.)

Des villas romaines se trouvaient sur le site, qui tient probablement son nom du propriétaire de l'une d'entre elles. Au temps des Burgondes, le village s'est déplacé de la zone marécageuse où l'on peut voir encore aujourd'hui la Tour de Beauvivier, vers l'emplacement actuel de Macherine. La Réserve naturelle du Bout du Lac d'Annecy se situe sur la commune, en bordure du lac. Elle est constituée de 84 ha de marais dans lesquels s'écoulent les rivières de l'Ire et de l'Eau Morte. La réserve est un lieu d'observation du castor. On peut visiter aussi les restes de la Tour médiévale de Beauvivier (1293).

PATRIMOINE GÉOLOGIQUE

Glaciations et Synclinaux perchés

Du lac d'Annecy, reste d'un ancien glacier, la route s'élève sur le plateau des Glières. A la différence des autres plateaux calcaires, secs, celui-ci est humide car il comporte une couche de marnes qui permet le développement de tourbières, véritable éponges régulatrices de la circulation de l'eau. Elles emmagasinent l'eau lors des pluies, qu'elles restituent ensuite tout doucement.

MNHN – Patrick De Wever, professeur 

Km 12.5

TALLOIRES-MONTMIN (1 750 hab.)

Talloires-Montmin est née de la fusion des deux localités en 2016. L'abbaye de Talloires est un ancien prieuré, fondé au Xe siècle devenu abbaye royale en 1674. L'ensemble est agrandi en 1681, notamment d'un hôpital et d'une maladrerie. Brûlée pendant la Révolution, elle fut en partie rasée en 1833. En 1902, le physicien français Gabriel Lippmann réalise le premier cliché de photographie couleurs dans l'enceinte du cloître. L'abbaye de Talloires est depuis un hôtel-restaurant quatre étoiles accueillant en son cadre quelques artistes comme Gabriel Fauré, des hommes politiques comme Winston Churchill ou le président Richard Nixon.

Km 29

THÔNES (6 500 hab.) 

Entre les espaces préservés du Val Sulens, les sites du Massif des Aravis et les eaux bleues du lac d’Annecy, Thônes un véritable village de charme. Porte des Aravis, lovée au pied des massifs de la Tournette (2 351 m) et du Mont Lachat (2 024 m), Thônes est située à 650 mètres d’altitude, à 10 km des stations de montagne de La Clusaz, du Grand-Bornand et de Manigod et 20 km du Lac d’Annecy. La cité de Thônes se déploie autour de son centre ville typique et de son clocher à bulbe caractéristique de l'art baroque savoyard. En flânant dans les rues, on découvre les façades de couleurs et les arcades datant de la seconde moitié du XVe siècle.
Jean-Jacques Rousseau évoqua avec émotion son passage à Thônes en 1730 dans les Confessions. La ville a aussi vu naître la championne du monde de ski Régine Cavagnoud, décédée tragiquement en 2001.
Le Tour de France est passé par Thônes dès sa première grande visite aux Alpes en 1911. 

PAYSAGE DU JOUR 

Le plateau des Glières

Encadré par les montagnes des Frêtes et des Auges, entre 1 300 et 1 800 mètres d’altitude, le plateau des Glières est un site exceptionnel. Caractérisé par son accès difficile, il se compose de vastes alpages ponctués de forêts de sapins, cernés par d’impressionnantes falaises rocheuses ; Cet espace à l'écart du monde, où la présence humaine est discrète, est un haut lieu de la Résistance, reconnu au niveau national. C’est également un espace de pleine nature au cœur de la Haute-Savoie !

Km 43

Col de la Croix-Fry (1 477 m)

Le col de la Croix-Fry, qui doit son nom à une croix bénie par François de Sales, a été franchi à quatre reprises dans le Tour de France, la dernière fois en 2013, où le Portugais Rui Costa était passé en tête.

Km 48.5

LA CLUSAZ (1 770 hab.) 

La Clusaz vient du mot « cluse », défilé, chemin resserré entre deux montagnes. Il s’agissait d’un village particulièrement pauvre. Le climat de la région permettait uniquement des cultures rustiques telles que l’orge et le seigle pour le pain, l’avoine pour les animaux, le lin et le chanvre pour les habits et la pomme de terre pour la consommation personnelle. Les deux ressources principales étaient l’agriculture avec la fabrication du Reblochon, et l'exploitation des forêts.
Les premiers skieurs apparurent dans les années 1907. En 1926, l'instituteur Bertone, initie les petits cluses à la glisse et crée ainsi le premier « Club des Sports » de la station. En 1928, les habitants créent la patinoire et en 1935, la 1ère remontée mécanique voit le jour : le « télé-traîneau ». Les champions de la station, de Guy Perillat à Edgar Grospiron, Régine Cavagnoud ou Vincent Vittoz ont ensuite contribué par leurs talents à la notoriété du village.
La Clusaz a fêté ses 100 ans de sports d'hiver le mercredi 28 février 2007.

Km 70.5

Mémorial du plateau des Glières 

Choisi comme terrain de parachutage par les Alliés, le Plateau des Glières abrita en février et mars 1944 plus de 460 maquisards chargés de réceptionner les armes destinées à l'ensemble de la Haute-Savoie.
Le service Mémoire et Citoyenneté de la Direction des affaires culturelles du Conseil départemental propose des visites libres ou guidées sur ce site, et pour tout type de public. Le circuit de découverte historique permet aux visiteurs de découvrir le mode de vie quotidien des maquisards durant l'hiver 1944 ainsi que le Monument national à la Résistance d’Émile Gilioli, érigé sur la tombe du lieutenant Tom Morel, premier chef du maquis des Glières.
Le maquis des Glières, évacué le 26 mars 1944 après une attaque de l’armée allemande, est devenu le symbole du sursaut de la Résistance et des premiers combats à visage découvert des résistants contre l’occupant. 

Km 96

LA ROCHE-SUR-FORON (11 700 hab.)

Cité médiévale, la Roche-sur-Foron fait partie du réseau des Plus Beaux Détours de France. Son enceinte médiévale, le quartier du Plain-Château, mérite le détour pour ses maisons nobles du XVIe et du XVIIe siècle, mais aussi pour la Tour des Comptes de Genève, du XIIe siècle, ultime vestige du château perché sur la roche qui a donné son nom à la ville. Le Château de Saix (propriété privée) et le Château de l'Échelle, devenu espace culturel municipal, complètent cette promenade dans le passé.
Le charme et l’intérêt touristique de la Ville tiennent au fait que la configuration du centre bourg a peu changé au cours de ces mille ans. La dernière évolution structurelle importante date du XIXe siècle, avec les monuments néoclassiques comme l'Hôtel de Ville, la Grenette et la place de la République, avec des arcades caractéristiques que l’on retrouve à Turin ou dans le département à Cluses et à Sallanches.
Enfin, relevant du patrimoine industriel, le fameux réservoir d’eau qui permit à La Roche-sur-Foron, d’être en 1885, l’une des premières villes d’Europe dotée de l’éclairage électrique public.

Km 105

BONNEVILLE (12 300 hab.)

Sa proximité des montagnes en fit la ville natale de deux champions olympiques, Antoine Dénériaz, médaillé d’or de la descente en 2006 à Sestrières, et Karine Ruby, sacrée en snowboard en 1998 à Nagano. Station verte, elle recèle un patrimoine intéressant, et notamment son château. 

Château de Bonneville
Situé sur une butte au pied du Môle, construit au XIIIe siècle vers 1260, il est le seul exemple subsistant de l'architecture militaire savoyarde du Moyen-Age en pays de Savoie. Ce vaste bâtiment correspond au plan régulier dit de «carré savoyard» : un quadrilatère ayant à chaque angle une tour cylindrique. Il ne reste que deux tours d'angle, reliées par une courtine de 18 mètres à l'Est. Sur le mur Sud on peut observer une fenêtre gothique à double ogive murée, correspondant probablement à la salle d'apparat du château. Successivement demeure seigneuriale puis résidence comtale, il devient siège de châtellenie après l'incendie de 1392 qui détruisit les logements. A partir du XVIe siècle, le château fut transformé en prison, ce qui lui épargna la ruine. Il garda cette affectation jusqu'en 1934 et durant la seconde guerre mondiale. Il est inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques depuis 1987.

Km 121

CLUSES (17 500 hab.)

Située dans la vallée de l'Arve, dans la plus grande cluse des Alpes, Cluses est considérée comme la capitale du Faucigny. Dès le Moyen  ge, on parlait déjà d’un pont sur l’Arve. Le premier bourg est né près de ce pont, à l’entrée de la cluse, blotti entre les montagnes et la rivière. Le pont Vieux, bâti à l’époque romaine puis reconstruit au Moyen âge, est aujourd’hui classé monument historique. Ce pont fut le seul à enjamber l'Arve pendant des siècles.
En 1720, Claude-Joseph Ballaloud introduit le travail de l’horlogerie dans une vallée qui ne vit que de l’agriculture. Très vite, les ateliers familiaux se multiplient et fournissent les grandes firmes de Genève en Suisse. L’acquisition d’un savoir-faire s’accompagne de la création de l’École royale d’horlogerie en 1848. Pour répondre aux besoins des grands secteurs industriels, les artisans horlogers se diversifient dans la fabrication de petites pièces micromécaniques en série. Les techniques du décolletage sont nées et ne cesseront d’évoluer pour être aujourd’hui reconnues mondialement. Quatre ans après Sallanches, en 1844, le village de Cluses, construit en chalets de bois fut entièrement détruit par un incendie. La ville fut, là encore, reconstruite par l’architecte François Justin dans le style turinois du Piémont.
Ville sportive, Cluses est la ville d’origine de la nageuse Catherine Plewinski, médaillée de bronze olympique aux Jeux de Séoul et de Barcelone.
En 2002, une arrivée du Tour de France en ville vit la victoire de l’Italien Dario Frigo. En 1994, une autre étape avait vu la victoire du Letton Piotr Ugrumov. En 2016, Cluses fut le départ d’une étape du Critérium du Dauphiné remportée à Saint-Vulbas par Nacer Bouhanni.

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