Patrimoine

La ville aux 5 millions de visiteurs par an, troisième site de pèlerinage du catholicisme, reçoit aussi de façon plus épisodique le peloton du Tour. Ce n’est qu’en 1948 qu’une ligne d’arrivée a été tracée à Lourdes pour la victoire de Gino « Le Pieux » Bartali. D’autres étapes se sont jouées sur les hauteurs, dans la station voisine d’Hautacam mais, en 2011 la dernière arrivée en ville était revenue à Thor Hushovd, alors vêtu du maillot de champion du monde.

Proche de la frontière espagnole, Laruns a accueilli en 1985 le départ d’une demi-étape, au cœur d’une journée qui avait particulièrement réussi à la formation La Redoute. Le leader Stephen Roche s’était imposé dans la matinée au col d’Aubisque, entretenant l’espoir de venir titiller Bernard Hinault et Greg LeMond, ses rivaux chez La Vie Claire. L’après-midi, Régis Simon, équipier de Roche, battait son compagnon d’échappée Alvaro Pino sur l’itinéraire Laruns-Pau. 

Sur la route

HAUTES-PYRÉNÉES (65)

Population : 228 582 hab.
Préfecture : Tarbes
Sous-préfectures : Argelès-Gazost, Bagnères-de-Bigorre
Superficie : 4 464 km²

Spécialités : Porc Noir de Bigorre (AOC), Haricots tarbais, Vins (Madiran et Pacherenc du Vic Bilh AOC), mouton AOC Barèges-Gavarnie, Oignon de Trébons, Poule Gasconne, Garbure, Foie gras, Gâteau à la broche…

Clubs sportifs : Tarbes Pyrénées rugby, TGB (basket)

Compétitions : Coupe du Monde de VTT de descente (Lourdes), La Montée du Géant du Tourmalet, Grand Raid des Pyrénées, Pyr’Epic…

Festivals : Festival de Gavarnie (Théâtre), Tarbes en tango, Equestria festival de la création équestre (Tarbes), Festival de Musique sacrée (Lourdes), Festival de Jazz (Luz St Sauveur), Piano Pic dans le Grand Tourmalet, Festival des petites églises de montagne (Vallée du Louron), Fête des Mariolles, Foire aux fromages, Fête du vin en Madiran, Fête des chiens des Pyrénées, Foire aux Côtelettes Luz St Sauveur, Foire aux traditions à Loudenvielle.

Sites touristiques majeurs : Pic du Midi de Bigorre, Cirque de Gavarnie (patrimoine Unesco), Cascades du Pont d’Espagne (Cauterets), Parc National des Pyrénées, Pèlerinage à Lourdes

Économie : agro-alimentaire, industrie ferroviaire, aéronautique, hydroélectricité, tourisme 4 saisons, thermalisme…

Sites web / FB / Twitter : www.tourisme-hautes-pyrenees.com / www.hautespyrenees.fr / twitter.com/hautespyrenees / www.facebook.com/hautespyrenees / www.facebook.com/departementHautesPyrenees

Km 16

BAGNERES-DE-BIGORRE (8 700 hab.)

Le Tour y fit étape à 11 reprises, la dernière en 2013 avec la victoire de Dan Martin.
En 1952, Raphaël Geminiani s’était imposé à Bagnères en prenant le large dans le col d’Aspin. Gem était coutumier des victoires d’étape au lendemain des journées de repos. Il attribuait cette habitude aux bienfaits d’avoir retrouvé son épouse la veille.
Onze ans plus tard, déjà triple vainqueur de l’épreuve, Jacques Anquetil n’avait plus grand-chose à prouver sur le Tour. Pourtant, sur une étape dessinée entre Pau et Bagnères-de-Bigorre, avec les cols d’Aubisque et du Tourmalet au programme, le Normand s’est attaché à calmer les ardeurs de la concurrence, et notamment de Federico Bahamontes. À l’arrivée, « Maître Jacques » faisait respecter son statut en s’imposant au sprint, remportant la première étape en ligne de sa carrière sur le Tour. Bagnères-de-Bigorre était aussi le havre où Laurent Fignon s’était installé à la fin de sa vie, y créant un centre cycliste à son nom. 

À VOIR

Les Grands Thermes
Les « Grands Thermes », situés au cœur de Bagnères-de-Bigorre, datent de la fin du XIXe siècle et offrent une architecture classique de cette époque qui valorise de nobles matériaux tels que le marbre des Pyrénées. Spacieux et doté d’équipements performants (dont trois piscines en eau thermale), l’établissement propose de mars à novembre des cures thermales en rhumatologie, affections psychosomatiques et voies respiratoires.

Grottes de Médous
Les grottes de Médous sont des grottes naturelles, sans trace de présence humaine préhistorique, creusées par une rivière souterraine, constituant l'une des branches de résurgence de l'Adour. Leur décor naturel, riche en stalactites, en stalagmites ou cascades pétrifiées, les ont rendu célèbres. Leurs travaux de mise en valeur datent de 1948. Dès le XVIIIe siècle, le site suscite l'intérêt des pèlerins. La Vierge Marie y serait apparue à un petit berger puis à la veuve Liloye, ce qui permit l'arrêt de l'épidémie de peste dans la région. Un couvent capucin s'y installe, démoli lors de la Révolution française. Une chapelle accueille, aujourd'hui encore, le pèlerin éventuel.

Réintroduction du Bouquetin ds le parc des pyrénées
Parc national des Pyrénées

Km 59.5

SARRANCOLIN (670 hab.)

Village fortifié, Sarrancolin était réputé pour son marbre, utilisé dans la construction du Petit Trianon de Versailles, puis pour l’Opéra de Paris et même l’Empire State Building.

Km 66

ARREAU (820 hab.)

Capitale des Quatre-Vallées de la Vallée d’Aure, ses habitants sont appelés les Arrois. La commune est une plaque tournante sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, et fut un important centre drapier jusqu'à la Révolution.
L’église Notre-Dame, du XIIe siècle, a été bâtie dans le style romanogothique, avec un clocher-tour à baies géminées du XVIe siècle. Elle servait à la défense du village. Dans la tour, se trouvait d'ailleurs une salle d'armes.
Le village aux toits d'ardoise, avec sa place centrale, est dominé par sa Mairie. La place accueille également un marché tous les jeudis sous les arcades. L’édifice municipal est relativement récent (1930), mais il s'intègre parfaitement avec le style architectural des demeures plus anciennes. En se promenant, on trouve également de belles maisons à colombages.

Château des Nestes
Le château des Nestes (XVe-XVIIIe siècles) se situe au confluent des deux Nestes : la Neste d’Aure et du Louron. Ce château rappelle par son architecture dix siècles de l’histoire de la vallée d’Aure. Il servait de protection au sanctuaire voisin dédié à Saint-Exupère. Réhabilité en 1989, dans le cadre des grands travaux du Président François Mitterrand, il est classé Monument Historique. Outre la beauté de cette ancienne commanderie, le musée comporte une curiosité unique dans la région, avec une partie consacrée aux « Cagots », ces êtres exclus de la société, sorte d’intouchables de l’époque médiévale, omniprésents dans la région et en Béarn.

Km 90.5

SAINTE-MARIE-DE-CAMPAN (1.450 h) 

La forge de Sainte-Marie-de-Campan : Eugène Christophe, dit le Vieux Gaulois, y répara la fourche de son vélo lors de l'édition de 1913. Une plaque le rappelle.

PATRIMOINE GÉOLOGIQUE

Marbres (Sarrancolin, Campan)

Certaines roches, quand elles sont polies offrent un aspect esthétique indéniable. Elles sont alors recherchées en décoration. Les Pyrénées sont connues pour offrir une grande variété marbres qui ornent les palais les plus prestigieux (Versailles, opéra Garnier) et aujourd'hui les palais des émirs. Parmi ces roches prestigieuses se trouvent les marbres de Sarancolin, ceux de Campan.

MNHN – Patrick De Wever, professeur

Km 103.5

LA MONGIE

La station a reçu trois étapes du Tour (1970, 2002, 2004) et accueilli des épreuves de coupe du monde de ski en 1985. Le téléphérique qui monte au pic du Midi de Bigorre (2 872 m) permet d’en visiter l’observatoire.

Km 119

BARÈGES (230 hab)

Station thermale la plus haute de France, elle est spécialisée dans les séquelles de traumatismes articulaires, d’entorses, fractures et luxations et dans la rhumatologie. En 1675, Madame de Maintenon et le petit duc du Maine sont venus à Barèges soigner sa claudication. En effet, depuis que des paysans avaient remarqué que leur bétail qui allait patauger dans l’eau de certaines sources guérissait aisément de ses blessures, les eaux de Barèges étaient réputées cicatriser les plaies.
Malgré l’inconfort des installations, les fréquentes inondations du Bastan, les éboulements, malgré la rudesse des lieux et des gens, Barèges devint la station thermale à la mode. Avant 1730, la route de Lourdes à Barèges fut entreprise, suscitant l’admiration des contemporains. Le pénible détour par le Tourmalet devint inutile dès 1744. Les militaires affluèrent. On leur construisit une caserne et un hôpital aux façades austères en 1732, reconstruit par Napoléon III en 1859. Et l’empereur signa, le 6 mai 1860, le décret ordonnant la construction des routes thermales, réhabilitant ainsi celle de Bagnères-de-Bigorre à Barèges par le Tourmalet. Les thermes sont construits de 1861 à 1864. Longtemps simple hameau thermal, les Bains de Barèges sont devenus commune indépendante en 1946.
Dès 1920, Barèges se tourne vers les sports d’hiver. Le funiculaire de l’Ayré est mis en service durant l’année 1939.

Km 126.5

LUZ SAINT-SAUVEUR (1 200 hab.)

En 1985, la ville fut le lieu de départ d’une demi-étape enlevée par Stephen Roche. Huit arrivées furent disputées dans la station de Luz-Ardiden. Bien plus tôt, Victor Hugo y séjourna et Napoléon III y fit construire en 1861 un pont monumental enjambant le Gave de Pau. Voici ce que Victor Hugo disait de sa visite dans cette petite « ville lumière » : « Trois grands rayons de jour y entrent par les trois embrasures des trois montagnes. Quand les miquelets et les contrebandiers espagnols arrivaient d’Aragon par la brèche de Roland et par le noir et hideux sentier de Gavarnie, ils apercevaient tout à coup à l’extrémité de la gorge obscure une grande clarté, comme est la porte d’une cave à ceux qui sont dedans. Ils se hâtaient et trouvaient un gros bourg éclairé de soleil et vivant. Ce bourg, ils l’ont nommé lumière, Luz. »

PAYSAGE DU JOUR 

Le Pic du Midi de Bigorre et ses abords

Classé site naturel national depuis le 7 novembre 2003, le site du « Pic du Midi et ses abords » consacre un magnifique belvédère de la chaîne pyrénéenne, situé à 2 877m d’altitude. Ce site témoigne d’une belle histoire initiée à la fin du XIXe siècle où débute l’acheminement de matériaux à l’aide de mulets et à dos d’homme pour la construction d’un observatoire météorologique puis astronomique au cœur d’un paysage riche et diversifié de haute montagne encore aujourd’hui façonné par l’activité pastorale.

Km 140.5

ADAST (250 hab.)

Le journaliste, écrivain et producteur Jacques Chancel y possédait une belle demeure, le Château de Miramont, bâti au XVIIIe siècle et modifié au XIXe siècle, qui domine le village.
La chapelle Notre-Dame-de-Piétat est classée Monument Historique. À 700 mètres de l’abbatiale Notre-Dame-de-l’Assomption, elle domine toute la vallée. La plus ancienne mention connue la concernant remonte à 1493. Elle était à cette époque, et ce jusqu’à la Révolution Française, lieu de culte et de prière à la Confrérie de Notre-Dame-de-Piétat. Au XVIIIe siècle un grand nombre d’agrandissements et d’embellissements ont transformé le lieu : 1740, construction d’une chapelle et de la sacristie ; 1754, agrandissement de la nef et construction du clocher. La superbe voûte en bois peint de la nef (XVIIIe siècle) est aussi connue comme la « voûte aux oiseaux ».

Km 144

ARGELÈS-GAZOST (3 400 hab.)

Ses habitants sont appelés les Argelésiens. C’est la capitale du Lavedan, au confluent du Gave de Pau et de celui d’Azun. La spécialité gastronomique y est le pastis, qui est ici un gâteau. Cette vieille ville pittoresque aux ruelles raides ou en escalier, anciennement nommée Ourout, puis Argelès, accola à son nom celui de Gazost, pour ses eaux thermales. C’est en effet une station climatique et thermale (phlébologie et ORL) avec un établissement thermal au parc à l'anglaise (eaux sulfureuses, sodiques, iodobromurées).
En 1996, Argelès fut le départ d’une étape jusqu’à Pampelune, remportée par le Suisse Laurent Dufaux. 

PYRÉNÉES-ATLANTIQUES (64)

Région : Nouvelle-Aquitaine
Population : 670 000 hab.
Préfecture : Pau
Sous-préfectures : Bayonne, Oloron-Sainte-Marie

Nombre de communes : 546

Superficie : 7 645 km2

Spécialités : Pour le Béarn : Garbure, poule au pot, sel de Salies, charcuterie béarnaise, le vin Jurançon. Pour le Pays basque : piperade, axoa, poulet basquaise, gâteau basque, vin Irouléguy

Clubs sportifs : Rugby féminin : AS Bayonne, RC Lons ; rugby masculin : Aviron Bayonnais, Biarritz Olympique, Section Paloise ; Basketball : Elan Béarnais ; Hockey : Hormadi d’Anglet ; Football : Pau FC ; Handball : Billère HB. Compétitions : Grand prix automobile de Pau ; concours complet de Pau ;

Festivals : Fêtes de Bayonne, Festival Hestiv'Òc

Économie : agropastoralisme, hydroélectricité , agroalimentaire, aéronautique, thermalisme,

Sites web et réseaux sociaux : www.le64.fr / www.facebook.com/pages/D%C3%A9partement-des-Pyr%C3%A9n%C3%A9es-Atlantiques/720037604708106 / twitter.com/departement64

Le 64 est un terreau de sportifs de haut-niveau. Avec ses trois grands clubs de rugby que sont l’Aviron bayonnais, Biarritz Olympique et la Section paloise, il est un fournisseur historique de joueurs internationaux. Il a également gravé son nom dans l’élite du basket européen à travers l’épopée du club de Pau-Orthez, à ce jour neuf fois champion de France et vainqueur de la coupe européenne Korac. Le handball y est fortement ancré dans la culture populaire. Au pays de la pelote et de la corrida, du ski et du surf, c’est aussi l’enfant du pays Tony Estanguet qui a mené trois fois son canoë jusqu’à l’or olympique. Les Pyrénées-Atlantiques sont également une terre historique de golf. Le plus ancien green du continent a vu le jour en 1856 à Billère, sous impulsion anglaise, tandis que la côte basque offre ses parcours exceptionnels, avec vue sur la mer. Enfin, le département est l’un des tout premiers au plan national en matière d’élevage de chevaux. C’est également l’un des principaux centres d’entraînement français pour les courses hippiques.

Le sport de haut niveau s’appuie sur une pratique populaire qui se confond avec un art de vivre. Dans les Pyrénées-Atlantiques, un habitant sur six est licencié d’un club sportif.

Km 192.5

EAUX-BONNES (425 hab.)

Sur la rive droite du Gave d’Ossau, la commune est formée avec Aast, Assouste, Gourette et de multiples lieux dits et hameaux. La station thermale (ORL, rhumatologie) est connue dès le XVIe siècle et relancée par les travaux de Théophile de Bordeu au XVIIIe siècle. L'Impératrice Eugénie, comtesse de Téba (1826-1920), en fit sa station attitrée. Les eaux y sont sulfurées, chlorurées, sodiques et calciques. Mais les Eaux-Bonnes acquirent surtout du crédit et de la réputation par la guérison des blessures (de coups d’arquebuse) de plusieurs seigneurs béarnais qui avaient suivi Henri II, roi de Navarre, à la bataille de Pavie, en 1525. Les Eaux-Bonnes reçurent la dénomination d'Eaux d'arquebusade, par Jean d’Albret, compagnon de François Ier.
Le casino des Eaux-Bonnes est installé depuis 1873 dans un beau château aux allures d'antan.

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