Patrimoine

L’arrivée d’un contre-la-montre par équipe de 73 kilomètres a été jugée à Fougères lors du Tour 1985. Bernard Hinault et son équipe de La Vie Claire y avaient fait une impressionnante démonstration de force. Plus près de nous, la ville et son imposant château fort ont accueilli en 2013 le départ d’une étape qui emmenait le peloton vers Tours et, en 2015, une arrivée qui vit la seule victoire, cette année-là, de Mark Cavendish.

La préfecture d’Eure-et-Loir n’a reçu la Grande Boucle qu’à deux reprises mais elle a été le témoin d’événements marquants. Avant de soumettre à Henri Desgrange l’idée de créer le Tour de France, Géo Lefèvre avait en eff et vu le jour à Chartres en 1877. Bien plus tard, en 2012, le chrono disputé entre Bonneval et Chartres avait scellé la victoire finale de Bradley Wiggins, la première d’un coureur britannique.

Sur la route

Km 4

LA CHAPELLE-JANSON (1 430 hab.)

La Chapelle-Janson est la ville natale des frères Groussard. Joseph a disputé neuf éditions du Tour de France et remporté une étape en 1959 avant de porter le Maillot Jaune pendant une journée l’année suivante. Son plus beau fait d’armes reste quand même sa victoire dans Milan-San Remo en 1963, même s’il compte également un Grand Prix du Midi Libre et deux Paris-Camembert à son palmarès. Il termina son dernier Tour, en 1965, à la dernière place. Il est ainsi l’un des trois coureurs avec Jacky Durand et Jean-Pierre Genet à avoir porté le maillot jaune et terminé lanterne rouge au cours de sa carrière. Son frère cadet Georges compte moins de succès, mais il a porté le Maillot Jaune pendant dix jours dans l’édition 1964, qu’il a terminée à la cinquième place. 

Km 24.5

SAINT-DENIS-DE-GASTINES

À VOIR :

Château de Montflaux
Siège d’une petite seigneurie citée au XIVe siècle, le château est construit autour de 1635. D’une grande unité stylistique, le bâtiment, qui présente une disposition classique au XVIIe siècle (façade sur cour symétrique avec deux ailes, longue façade sur jardin encadrée de deux pavillons en faible relief), atteint une certaine grandeur par la sévérité de son architecture, tenant autant au matériau qu’à la simplicité des effets utilisés (absence de mouluration structurant la façade, mise en valeur du pavillon axial par surélévation de la travée centrale). Il se visite d’avril à juin sur réservation et en juillet et août l’après-midi.

Km 38.5

SAINT-GEORGES-BUTTAVENT (1 420 hab.)

À VOIR

Village de Fontaine-Daniel
Fontaine-Daniel est une clairière du bois de Salair, à 4 km de la ville de Mayenne, où se sont installés en 1205 des moines cisterciens venus de l’abbaye de Clairmont, située aux portes de Laval. Vendue comme bien national en 1791, l’imposante abbaye est acquise par des entrepreneurs qui y installent une filature. Une harmonie s’est ainsi, petit à petit, installée entre les bâtiments remplis d’histoire, l’environnement naturel fait de rivières et de forêts et l’établissement industriel.

Km 43.5

MAYENNE (13 000 hab.)

Ancienne place forte carolingienne, d’où son château bien préservé, la deuxième ville de la Mayenne a connu sa splendeur grâce au commerce de toiles de lin jusqu’au XIXe siècle. Depuis, la sous-préfecture du département qui porte son nom a su rebondir grâce à une petite industrie diversifiée et jouer des atouts de son patrimoine religieux et de ses hôtels particuliers hérités de l’époque de Mazarin. La ville fut sérieusement endommagée en 1944 pendant les combats pour sa libération. L’acte de bravoure d’un soldat américain du nom de Mac Racken permit aux alliés de l’emporter. L’un des ponts de la ville porte aujourd’hui son nom.

À VOIR

Château de Mayenne
Ce château vieux de plus de mille ans, est l'un des édifices civils les mieux conservés du haut Moyen- ge en Europe. Du château, on découvre un magnifique panorama sur la rivière la Mayenne et sur les quartiers Est de la ville. La grande cour, devenue parc, a été dotée à la fin du XIXe siècle d’un superbe théâtre à l’italienne, pôle de la vie culturelle à Mayenne. Le château abrite un musée qui, au fil d'un parcours interactif, permet au visiteur de découvrir les remarquables vestiges carolingiens et l'histoire du château depuis un millénaire. Il présente également des collections exceptionnelles d'objets retrouvés lors des fouilles menées depuis 1996 : monnaies, objets domestiques, objets religieux, mobiliers militaires, mobiliers funéraires et pièces de jeu. On peut y voir une extraordinaire collection de pions et jetons : un plateau avec ses 52 jetons de tric trac (backgammon) du Xe - XIIe siècle, des dés et des figurines d'échecs, le tout en os ou en ivoire.

Km 78

AVERTON (600 hab.)

Averton est le village natal d’Alain Meslet, vainqueur d’une étape du Tour de France sur les Champs-Élysées en 1977. Sorti dans le circuit final, il s’impose avec 49” d’avance et devient le premier Français à s’imposer sur le circuit des Champs. Il finit cette année-là le Tour à la dixième place et meilleur jeune. Le coureur Mayennais, qui compte également un Grand Prix du Midi Libre à son actif, a disputé cinq Tours de France entre 1976 et 1981.

Km 110.5

ALENÇON (26 000 hab.)

Ancien Duché et place administrative, connue pour sa dentelle, Alençon a souffert d’être tenue à l’écart des grandes liaisons ferroviaires qui ont favorisé ses voisines Le Mans et Laval. L’implantation du géant de l’électroménager Moulinex en 1937 lui a valu un sursis que l’absence d’une liaison TGV directe avec Paris n’a pas permis de prolonger. La préfecture de l’Orne se reprend cependant grâce à la plasturgie et en favorisant le tourisme vert et culturel. De sa période faste, Alençon conserve l’imposant château des Ducs et des dizaines de bâtisses et d’hôtels particuliers de grand intérêt architectural comme la maison à l’Étal, la Maison d’Ozé (XIVe siècle), qui abrite l’office du tourisme, l’hôtel de la Préfecture ou l’îlot Aveline (XVIIe siècle), qui regroupe aujourd’hui le musée des Beaux-Arts et de la dentelle, le conservatoire et la médiathèque. Parmi les nombreuses célébrités natives d’Alençon, on peut évoquer sainte Thérèse de Lisieux, le chanteur Daniel Balavoine, le comédien Lorant Deutsch, mais aussi l’ancien coureur de la FDJ Anthony Geslin, qui participa à six Tours de France. Alençon a accueilli quatre étapes du Tour, dont la plus célèbre reste un contre la montre enlevé par Miguel Indurain en 1991.

À VOIR

Dentelle d’Alençon
Consacrée « Reine des dentelles » en 1851 lors de la première exposition universelle à Londres, la dentelle au Point d’Alençon possède une histoire pluriséculaire qui remonte au moins au XVIIe siècle. C’est en effet dans les années 1650 qu’une dentellière alençonnaise, Marthe La Perrière (vers 1605-1677), introduisit à Alençon une technique de dentelle à l’aiguille venue d’Italie, le Point de Venise. Elle y apporta des perfectionnements techniques qui donnèrent naissance à une dentelle très fine qui deviendra le Point de France puis le Point d’Alençon. Conscient de l’enjeu financier autour de la dentelle sur les marchés européens, Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), contrôleur général des finances de Louis XIV, accorda le privilège d'installer une manufacture royale à Alençon. À son apogée dans le courant du XVIIIe siècle, l'industrie dentellière du Point d’Alençon employa huit à dix mille ouvrières. Aujourd’hui, l’Atelier conservatoire national du Point d'Alençon, conserve et perpétue ce savoir-faire dentellier unique au monde inscrit sur la Liste Représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l'Unesco en 2010.

Km 115

VILLENEUVE-EN-PERSEIGNE (2 250 habitants)

La commune a regroupé en 2015 six communes sarthoises (La Fresnaye-sur-Chédouet, Chassé, Lignières-la-Carelle, Montigny, Roullée et Saint-Rigobert-des-Bois).

À VOIR

Musée du vélo « la Belle Échappée »
Situé dans le parc naturel régional de Normandie Maine, à la Fresnaye-sur-Chédouet, le Musée du vélo « La Belle Échappée » retrace l'histoire du cyclisme et du Tour de France, depuis le XIXe jusqu'à aujourd'hui. Les visiteurs y admirent sur 600 m2 de nombreuses pièces de collection : vélos anciens, maillots de coureurs, accessoires, agrémentés de vidéos et images d'archives.

Km 134.5

MAMERS (5 300 hab.)

La « capitale de la rillette », où fut créée en 1968 la Confrérie des Chevaliers des rillettes sarthoises, a d’autres atouts à faire valoir, comme sa halle aux grains du XIXe siècle, son ancien couvent de la visitation et son cloître, qui accueillent aujourd’hui les services administratifs, mais encore une étonnante réplique de la Tour Eiffel perchée sur un toit. Mamers était la ville de Joseph Caillaux, ancien président du Conseil (1991-1912), que l’histoire a sans doute tenu à oublier car il fut l’instigateur de l’impôt sur le revenu. Le meurtre du directeur du Figaro, Gaston Calmette, par son épouse Henriette, qui s’estimait diffamée, a défrayé la chronique juste avant la Première Guerre mondiale.

Km 149.5

BELLÊME (950 hab.)

Construite sur un éperon, Bellême est une cité médiévale de caractère. En passant sous le porche du XVe, on découvre la rue Ville Close avec ses façades colorées et ses hôtels particuliers des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Au sommet de la ville, des vestiges de l'enceinte du château sont encore visibles. La place de l'Europe (ancienne place du château) offre également une belle vue sur les toits en tuiles plates et l'église Saint-Sauveur. Au loin, se déroule le paysage bocager du Pays bellêmois. Bellême est également une ville de loisirs avec un golf 18 trous, une piscine, un mini-golf et des sentiers de randonnée pédestre et VTT. Au nord de la cité, la forêt domaniale de Bellême est l'une des plus belles de France remarquable pour ses chênes séculaires. En automne on y trouve plus de 1100 espèces de champignons !

Km 170

NOCÉ (730 hab.)

Manoir de Courboyer
Il abrite la maison du Parc naturel régional du Perche. Sur les quelques 700 manoirs percherons construits après la Guerre de Cent Ans, une centaine seulement subsiste aujourd'hui. Érigé à la toute fin du XVe siècle, le manoir de Courboyer est l'un des rares ouverts à la visite, et l'un des plus grands. Il est classé Monument historique depuis 1981. Aujourd'hui encore, le manoir de Courboyer s'élève fièrement au milieu d'un domaine de 65 hectares. Au détour des sentiers de promenade et d'interprétation, les visiteurs peuvent voir des prairies où vivent chevaux percherons, chevaux de selle, ânes normands et du Cotentin, vaches normandes... mais aussi vergers, mares, étang, rivière, potager, rucher conservatoire. Trois des cinq niveaux du manoir se visitent. Le visiteur peut y découvrir de grandes expositions sur les thématiques portées par le Parc (biodiversité, patrimoine, circuits courts...), une collection d'objets ayant appartenu à la famille de Fontenay, anciens seigneurs de Courboyer, le drapeau des Ligueurs (classé M.H.).

Km 169.5

NOGENT-LE-ROTROU (10 000 hab.)

Capitale du Perche et sous-préfecture de l’Eure-et-Loir, Nogent-le-Rotrou doit son nom à Rotrou III le Grand (1100 - 1144), qui a particulièrement marqué l'histoire médiévale du Perche. Avec l’extinction de la famille des Rotrou en 1226, le comté du Perche tombe dans le domaine royal français. Après la guerre de cent ans (1337 - 1453), le Perche retrouve une certaine prospérité. C’est l’époque où la bourgeoisie urbaine enrichie construit des manoirs entourés de nombreuses exploitations agricoles. Au total, ce sont près de 400 manoirs qui ont été édifiés dans les collines du Perche. Le manoir de Courboyer à Nocé date de cette époque. D’illustres personnages font partie de l’histoire percheronne : le poète Remi Belleau est né en 1528 à Nogent le Rotrou. Maximilien de Béthune, Duc de Sully, Marquis de Nogent-le-Rotrou repose dans la capitale du Perche. Paul Deschanel, député de Nogent-le-Rotrou a été brièvement président de la République, avant de démissionner pour raisons de santé. Autre figure emblématique du Perche : le cheval percheron. Grâce à des croisements judicieux, ce cheval acquiert une grande taille avec une forte charpente osseuse et beaucoup de muscles. Ces critères sont retenus en 1883 pour constituer le stud-book, livre généalogique qui marque ainsi la naissance de la race percheronne.

Km 185

THIRON-GARDAIS (1 020 hab.)

Abbaye Sainte-Trinité de Thiron-Gardais Malgré les dommages causés par son démantèlement à la Révolution, l'ancienne abbaye de la Sainte-Trinité de Thiron conserve des éléments significatifs de l'architecture monastique des XIIe au XVIIe siècles. Les dimensions importantes de certains bâtiments (54 mètres de long pour 12 mètres de large pour la nef) et l'influence de l'ordre de Thiron, qui compte onze abbayes et plus de cent prieurés, en font un édifice important. De nos jours, les bâtiments conventuels de l’abbaye, fondée en 1114 par Saint Bernard de Ponthieu, ont disparu. Il subsiste de l'abbaye l'ancienne église abbatiale, la grange aux dîmes, l'officialité (devenu presbytère), le colombier, le collège (partiellement), le laboratoire, la boulangerie, la maison du geôlier et la guérite du garde de l'abbaye. Certains passages du Roman de Renart se passent dans l’abbaye de Thiron.

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