Patrimoine

Dans l’esprit des créateurs du Tour, l’extrémité ouest du territoire français représentait un objectif aussi symbolique que sportif d’autant plus que la « classique » Paris-Brest-Paris avait déjà rencontré un succès d’estime en deux éditions (1891 et 1901). Le défi d’emmener le peloton à la pointe de la Bretagne a été relevé en 1906 et la cité du Ponant est devenue un passage obligé jusqu’en 1931. Bien que les visites se soient espacées, Brest a accueilli à trois reprises le Grand Départ, en 1952, 1974 et 2008.

Mûr de Bretagne Guerlédan

Surnommée « l’Alpe d’Huez bretonne », la côte de Mûr de Bretagne, longue montée en ligne droite de 2 kilomètres, a déjà accueilli deux arrivées d’étapes, remportées respectivement en 2011 par le futur vainqueur du Tour, Cadel Evans, et en 2015, par Alexis Vuillermoz. Quant à Guerlédan, surtout connu jusqu’alors pour son lac artificiel, c’est désormais le nom de la nouvelle commune réunissant Mûr de Bretagne et Saint-Guen.

Sur la route

Km 11

PLOUVIEN (3 800 hab.)

Plouvien est la ville d’Olivier Le Gac, champion du monde sur route juniors en 2010, qui officie aujourd’hui au sein de la formation Groupama-FDJ. Professionnel depuis 2014, il a participé l’an dernier à son premier Tour de France. 

Km 18.5

LANARVILY (430 hab.)

Sur la commune se déroule chaque année depuis 1958 le cyclo-cross du Mingant, dont le circuit a accueilli cinq championnats de France et même un championnat du monde en 1982 (victoire de Roland Liboton). Le championnat de France 2017 se déroula au Mingant et vit la victoire de Clément Venturini devant Arnold Jeannesson. L’édition 2018 est encore en suspens, mais il serait dommage de voir cette prestigieuse épreuve disparaître.

Km 22.5

LE FOLGOËT (3 150 hab.)

C’est surtout par sa basilique que la ville est connue. Il est souvent fait mention du jubé ou du porche des Apôtres, chef d’œuvre d’architecture ogivale de style gothique flamboyant datant des XIVe siècle et XVe siècles. Le visiteur qui l’aperçoit de loin est frappé par la hardiesse et l’élégance du clocher avec sa flûte octogonale, culminant à 53 m de haut. Le Jubé en pierre de Kersanton est une merveille d’architecture et de légèreté. Les autels, également en Kersanton, sont finement travaillés et de dimension imposante. Surmontés de vitraux de toute beauté, bien que n’étant pas d’origine, ils attirent les regards. Le porche des Apôtres avec des guirlandes admirablement sculptées encadre les statues des douze apôtres auxquels a été ajouté Saint Paul. La basilique a vu le jour au XIVe siècle à la suite d’un miracle qui avait attiré les pèlerins en masse. Un musée retrace son histoire. À proximité de la basilique, à noter le beau bâtiment de la doyenné (XVe siècle), transformé en presbytère.

Km 24.5

LESNEVEN (7 290 hab.)

Ce chef-lieu de canton du Finistère se distingue par ses belles demeures du centre-ville, datant du XVe au XVIIIe siècles. Parmi les célébrités nées à Lesneven, on note Auguste Le Breton, auteur de quelques romans policiers pleins de gouaille adaptés au cinéma comme Razzia sur la chnouf, Du Rififi chez les hommes ou le Clan des Siciliens. Malgré une enfance difficile, il était resté fidèle à sa Bretagne natale et était amateur de vélo. Il s’était notamment lié d’amitié avec José Beyaert, champion olympique sur route en 1948 et qui mena une vie rocambolesque en Colombie.  

À VOIR 

Musée du Léon
Installé dans le cadre prestigieux de l’ancien couvent des Ursulines (début XVIIIe) et entouré d'un superbe parc, le musée du Léon a conservé une série d'arcades et de piliers formant un cloître magnifique et a fait l'objet d'un plan de rénovation achevé en 2009. L'aile ouest, ancienne chapelle du couvent, abrite désormais le musée du Léon et le nouvel office de tourisme. Grâce à une riche collection, le musée présente aux visiteurs un magnifique panorama de l'histoire du Léon, depuis la préhistoire jusqu'à nos jours. L'économie, l'histoire et la culture locale y sont retracées pour mieux comprendre cette région particulière qui occupe tout le nord du Finistère.

Km 42.5

LA ROCHE-MAURICE (1 880 hab.)

Château de la Roche-Maurice
Érigé au XIe siècle par Morvan, vicomte de Cornouaille, le château de la Roche Maurice domine de 70 m la rivière Elorn, sur un promontoire rocheux escarpé lui assurant une position défensive remarquable. Un siècle plus tard, en 1180, il devient la résidence des vicomtes de Léon. La forteresse de Roc'h Morvan sera transmise aux vicomtes de Rohan au XIVe siècle par mariage de Jeanne de Léon avec Jean Ier de Rohan, qui y effectua d'importants travaux de fortification et d'agrandissement. Partiellement démantelé en 1489 sur ordre du roi Charles VIII, il fut finalement détruit fin XVIe pendant les guerres de religion et servit de prison. Il fut ensuite utilisé comme carrière de pierre pour la construction des maisons du bourg. Classé monument Historique en 1926, il est cédé au département du Finistère par Josselin de Rohan en 1987. 

Km 65

COMMANA (1 040 hab.)

Au pied des monts d’Arrée, Commana est remarquable par son enclos paroissial typique de la région de même que par son allée couverte de Mougau-Bihan.  L’entrepreneur Pierre Quémeneur était natif de Commana : sa disparition en 1923 fut à l’origine de l’affaire Seznec.

Km 72

PLOUNÉOUR-MÉNEZ (1 250 hab.)

Abbaye du Relec
Fondée en 1132, l’abbaye du Relec fait partie des cinq sites d’exception classés dans les Chemins du patrimoine en Finistère. Elle est composée d’une grande église romane, de vestiges du cloître, d’étangs, d’une chaussée bordée de grands arbres, d’une fontaine monumentale et d’anciens jardins entourés de douves. L’église romane, plusieurs fois modifiée, est aujourd’hui classée Monument Historique. Tous ces éléments confèrent aujourd’hui au lieu une magie indéniable. L’onde qui parcourt la surface des étangs, le vent dans les feuilles des arbres bruissent des souvenirs évanouis de cette vie cistercienne qui a, six siècles durant, animé le lieu et modelé le paysage.

Km 86

HUELGOAT (1 530 hab.)

Berceau de nombreuses légendes celtes, la forêt de Huelgoat, baptisée « le Fontainebleau breton » lors de sa vogue touristique à la fin du XIXe siècle, est surtout connue pour la curiosité et la beauté de ses rochers : un amoncellement de blocs arrondis à la disposition chaotique, qui inspira de nombreux récits. Y serpente aussi la rivière d'Argent, domaine des fées de Huelgoat. Située dans le Parc naturel régional d'Armorique, la forêt du Huelgoat (qui signifie "haut bois" en breton) a toujours inspiré les récits populaires. Des rochers aux formes étranges, des menhirs... Les lieux aux noms mystérieux font référence tantôt au roi Arthur, tantôt au diable ou à la Vierge : le chaos du Moulin, la rivière d'Argent, la grotte du Diable, le gouffre ou le camp d'Artus, vaste oppidum qui était le fief de la tribu gauloise des Osismes, largement antérieurs au légendaire roi Arthur ! 

Km 106

CARHAIX-PLOUGUER (7 300 hab.)

Ancienne capitale du peuple gaulois des Osismes, Carhaix est aujourd’hui essentiellement connu comme le siège d’un des plus grands festivals de musique d’Europe, les Vieilles Charrues. Lancé comme un défi par une bande d’amis en 1992, le festival des Vieilles Charrues de Carhaix est devenu le premier festival de musique en France en termes d’entrées payantes puisque 222 000 billets ont été vendus en 2017. Organisé pendant quatre jours à la mi-juillet, il propose chaque année des affiches prestigieuses où se produisent les plus grands noms de la musique mondiale. On ne compte plus aujourd’hui les stars de la chanson et de la musique venues à Carhaix participer à ce rendez-vous unique lancé notamment par Christian Troadec, futur maire de Carhaix. Bob Dylan, James Brown, Neil Young, Iggy Pop, Charles Trenet, Bernard Lavilliers, Patti Smith, The Cure, Deep Purple, Bruce Springsteen, Jacques Dutronc, Muse, David Guetta et bien d’autres ont occupé le haut de l’affiche aux Vieilles Charrues, qui mobilisent désormais quelque 5 000 bénévoles chaque été.
Carhaix a accueilli en 2011 le départ d’une étape du Tour de France remportée au Cap Fréhel par Mark Cavendish.

Km 146.5

Abbaye de Bon Repos

Au bord du canal de Nantes à Brest, l’abbaye cistercienne de Bon-Repos, nécropole historique de la famille De Rohan, permet une halte réparatrice, culturelle et historique dans un superbe environnement : forêt de Quénécan, gorges du Daoulas, allées couvertes de Liscuis datant de 3000 ans avant JC. Fondée en 1184 par Alain III de Rohan et Constance de Bretagne, elle connut des siècles de prospérité et des périodes de crises auxquelles la Révolution mit un point final. Vendue comme bien national, elle tomba en désuétude. C’est en 1986 qu’une poignée de passionnés fonde l’association des compagnons de l’abbaye de Bon-Repos pour relever ce bâtiment du XVIIIe siècle et lui redonner sa place culturelle en Centre-Bretagne.
Ces efforts vont être récompensés en 1988 par l’obtention du second prix des « chefs-d’œuvre en péril » décerné par le ministre de la Culture de l’époque, Jack Lang. Restaurée, mise en valeur par des expositions temporaires, des œuvres d’art contemporaines, des outils numériques et de nombreuses animations, l’abbaye de Bon Repos revit.

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