Patrimoine

Ville de foire au Moyen Âge, Arras accueillait par milliers les négociants sur sa Grand-Place, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce sont maintenant les artistes de pop et de rock les plus renommés, de Prince à Sting en passant par Stromae, David Guetta ou Pharrell Williams, qui se donnent rendez-vous à la citadelle pour le Main Square Festival. Arras a fait son apparition sur la carte du Tour en 1991 pour le départ d’une étape remportée au Havre par Thierry Marie après une échappée solitaire de 234 km.

La ville fut longtemps surnommée « le Manchester français » en raison de son rôle de place forte dans l’industrie mondiale du textile au XIXe siècle. Roubaix est maintenant devenue la capitale de la planète vélo au printemps mais aussi au mois de juillet lorsque le Tour emprunte les pavés de la reine des classiques. Sous la pluie comme en 2014 avec la victoire de Lars Boom ou dans la poussière qui n’a pas perturbé Tony Martin en 2015, la magie du pavé opère aussi en plein été.

Sur la route

SAINT-LAURENT BLANGY (6 650 hab.)

Nécropole militaire allemande de Saint-Laurent-Blangy
Aménagée au début des années 1920 par les Français pour rassembler les restes des Allemands tombés au sud d’Arras, la nécropole abrite dans une fosse collective la majorité des corps non identifiés du secteur de l’Artois. Les sépultures du secteur nord de ce front ont, elles, été regroupées dans la nécropole de la Maison Blanche, à Neuville Saint-Vaast. Dès 1926, le VDK (Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge, Service d’entretien des tombes militaires allemandes) passe un accord avec les autorités françaises pour planter des arbres et élever un mur de pierres autour de la fosse commune. Le travail d’identification des restes ne s’acheva qu’après la Seconde Guerre mondiale. En 1966, le VDK, poursuivant sa mission de « réconciliation par-dessus les tombes », reprend les travaux d’aménagement, soutenu par la nouvelle République fédérale allemande. Il remplace notamment les croix de bois par des croix métalliques. Aujourd’hui, 31 939 soldats allemands, morts durant la Grande Guerre, reposent ici : 7 069 dans des tombes individuelles et 24 870 dans la fosse commune, dont 11 587 demeurés inconnus.
En 1956, une opération d’urbanisme entraîne la fermeture du carré allemand du cimetière communal de Comines près de Lille. Les 4 283 soldats qui y sont inhumés sont transférés à Saint-Laurent.

Km 17.5

SAILLY-EN-OSTREVENT (720 hab)

Plusieurs mégalithes se trouvent dans la région, mais le plus spectaculaire est peut-être le cromlech des Bonnettes, composé de cinq pierres dressées sur un monticule dans un champ à Sailly-en-Ostrevent. Fouillé en 1887, le site appartient à la mairie et est inscrit à l'inventaire des monuments historiques.

Km 40.5

NEUVILLE-SAINT-RÉMY (3 850 hab.)

Cette localité de l’agglomération de Cambrai a donné son nom aux chocolats « De Neuville », qui étaient fabriqués en ville à partir de 1883 par « Les Maîtres chocolatiers réunis ».

Km 42.5

CAMBRAI (33 000 hab.)

Mondialement connue pour ses « bêtises », la sous-préfecture du Nord a accueilli le Tour de France à trois reprises au XXIe siècle. En 2004, la ville « aux trois clochers » avait servi de rampe de lancement pour un contre-la-montre par équipes jugé à Arras. En 2010, Alessandro Petacchi s’était imposé au sprint dans une arrivée à Reims. Enfin en 2015, c’est Tony Martin qui s’était imposé en solitaire en ville, après avoir démarré à trois kilomètres de l’arrivée lors d’une étape empruntant également des secteurs pavés de Paris-Roubaix.
Moins industrialisée que ses voisines, martyre de la Première Guerre mondiale, Cambrai a toujours su se redresser et concilier son passé et son avenir, à l’image de l’imposant Collège des jésuites, rénové, qui va accueillir prochainement la médiathèque de la ville.  

À VOIR

Le beffroi
Le beffroi est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO avec 22 autres beffrois des régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie. Tous symbolisent les libertés communales acquises par les grandes villes marchandes au moyen âge. Rares sont les beffrois qui comme à Cambrai sont implantés dans un ancien clocher d’église. 

Le campanile et les jaquemarts Martin et Martine
Au centre de la grand ’place, l’hôtel de ville abrite depuis 1512 Martin et Martine, gardiens de la ville. Ces jacquemarts de plus de 2 mètres de haut encadrent  le campanile et frappent les heures à l’aide de leurs maillets. Un carillon composé de 32 cloches sonne tous les quarts d’heure une partie de la ritournelle de la chanson des enfants de Martin.

Km 65

ANICHE (10 000 hab.)

Ville minière et verrière, ancienne capitale française de la fabrication de vitres, Aniche reste une petite ville active, siège de deux des sept verreries encore en exercice dans les Hauts-de-France (Drion, Saint-Gobain). De ce passé industriel, la ville a notamment conservé un cinéma, l’Idéal Cinéma, installé dans l’ancien bâtiment de l’hôtel du syndicat des verriers et qui est considéré comme le plus ancien cinéma ouvrier en exercice au monde, puisque la première projection eut lieu en 1905. La ville s’est également dotée d’un Centre de mémoire de la verrerie d’en Haut qui conserve la mémoire de ce savoir-faire et de cette industrie. La petite histoire assure que Jules Verne se serait rendu à Aniche vers 1860 pour s’assurer auprès de verriers de la ville que les neuf hublots de son Nautilus résisteraient à la pression des profondeurs.
Cette histoire verrière est liée au cyclisme puisqu’un grand prix cycliste était organisé dans les années 50 à l’occasion des fêtes de la Saint-Laurent, patron des verriers. Plus récemment, en 2016, Aniche accueillit l’arrivée d’une étape des Quatre Jours de Dunkerque enlevée par Bryan Coquard. 

Km 73

MONTIGNY-EN-OSTREVENT (4 800 hab.)

Montigny conserve l’un des derniers vestiges médiévaux dans le Douaisis, le château de Montmorency (XIIIe siècle). Vers 1130, Robert 1er qui prend le nom de Montigny, fait construire une première tour de pierres sur une motte artificielle élevée sur un terrain marécageux et boisé. Au XIIIe siècle, la formule d'un passage entre deux tours jumelles reliées par un châtelet s'étant imposé, permettant le tir croisé sur l'assaillant, Montmorency prend son aspect actuel. En partie ravagé au moment de la Guerre de cent ans, il devient une demeure seigneuriale. Le site, aujourd’hui occupé par un centre d’aide par le travail, organise chaque été une fête médiévale.

Km 81

MARCHIENNES (4 620 hab.)

De l’abbaye, autour de laquelle la ville s’est constituée dès le VIIe siècle, ne subsiste que l’imposant portail qui abrite aujourd’hui la mairie de Marchiennes et quelques bâtiments extérieurs dont l’ancienne prison, transformée en musée municipal. La ville a organisé pendant 25 ans la fête des Curcubitades, hommage aux courges et aux sorcières, qui pourrait redémarrer en 2018 sous une forme nouvelle.
Marchiennes est également la ville natale d’Alain Deloeuil, inamovible directeur sportif de la formation Cofidis depuis sa création en 1997.

Km 97.5

ORCHIES (8 500 hab.)

Orchies est surtout connu des amateurs de cyclisme grâce à son secteur pavé, classique de Paris-Roubaix, aussi connu sous le nom de Pavé du chemin des abattoirs. La ville a accueilli à deux reprises le Tour de France. En 1982, pour la première fois, une étape de la Grande Boucle -un contre la montre par équipes- avait dû être annulée en raison d’une manifestation de salariés d’Usinor. Trente ans plus tard, en 2012, Peter Sagan s’était imposé à Boulogne-sur-Mer. Orchies fut aussi à trois reprises l’arrivée d’une étape des Quatre Jours de Dunkerque, sacrant à chaque fois un sprinteur (Marcel Kittel en 2011, Arnaud Démare en 2014 et Bryan Coquard en 2015). 
Sur le plan économique, Orchies est surtout connue comme le siège des Chicorées Leroux, implantées en ville depuis 1858. Ce qui ne nous éloigne guère du cyclisme, puisque Leroux sponsorisa à la fin des années 50 et jusqu’en 1963 une équipe cycliste qui compta notamment dans ses rangs Jacques Anquetil ou Jean Stablinski. L’entreprise organisa également entre 1953 et 1977 le Grand Prix d’Orchies.
Le Musée de la chicorée retrace l’histoire des établissements Leroux à Orchies. 

Km 105.5

CAPELLE-EN-PÉVÈLE (2 250 hab.)

Le village est depuis 1830 le siège de Florimond-Desprez, l’une des principales entreprises mondiales spécialisées dans la production de semences. Son fondateur s’est essayé dès 1811 à la production de semences de betteraves dans une ferme qui reste aujourd’hui le siège de la société.
Sur la commune se trouve aussi le château du Béron et son parc, propriété d’EDF transformé en base de loisirs avec piscine, qui est actuellement à la vente.

Km 124.5

TEMPLEUVE (6 000 hab.)

Baptisée « la ville des sorcières » depuis une série de procès en sorcellerie au XVIIe siècle, Templeuve est aussi un passage obligé de Paris-Roubaix, grâce au secteur pavé dit « du moulin de Vertain ».

Le moulin de Vertain
Ce moulin-tour en brique, qui daterait du XVe siècle, est unique en son genre par son mécanisme de fonctionnement. Alors que dans les autres moulins, seul le toit tourne, le moulin de Vertain est articulé autour d’un pivot placé au contre de la construction. Il s’est arrêté de produire en 1908 et a subi de nombreuses dégradations durant la guerre 1914-1918 avant d’être restauré dans les années 1980. Chêne, orme, iroko et bardeaux de châtaignier composent toute la menuiserie de ce monument classé aux Monuments Historiques en 1978.

Km 139

CAMPHIN-EN-PÉVÈLE (2 300 hab.)

Autre localité incontournable de Paris-Roubaix, Camphin-en-Pévèle est aussi la commune sur laquelle se situe le Carrefour de l’Arbre, l’un des rendez-vous les plus célèbres de l’Enfer du Nord et ancien lieu central de la Bataille de Bouvines. Il ne figure pas sur le parcours de cette étape. C’est aussi à Camphin-en-Pévèle que se situe le domaine de Luchin, siège du LOSC Lille.

Km 150.5

HEM (19 000 hab.)

C’est notamment la ville de l’ancien champion du monde de poursuite Alain Bondue, qui disputa trois Tours de France entre 1984 et 1986, année où il enleva une étape de la Vuelta. Ancien manager général de l’équipe Cofidis jusqu’en 2004, il s’est reconverti dans l’immobilier. À voir à Hem, la chapelle Sainte-Thérèse-de-l'enfant-Jésus et de la Sainte-Face, conçue en 1956 par l’architecte suisse Hermann Baur à la demande de l’industriel du textile Philippe Leclercq. Elle contient des vitraux d’Alfred Manessier et plusieurs autres œuvres d’art moderne.

Suivez-nous

Recevez des informations exclusives sur le Tour de France

Partenaires du Tour

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et des publicités ciblés en fonction de vos centres d'intérêts.

En savoir plus