Patrimoine

La cité portuaire porte un nom inspirant pour les voyageurs, l’usage ayant raccourci l’identité du premier vaisseau mis à l’eau par la Compagnie des Indes orientales, Soleil d’Orient, dont les chantiers étaient installés à Port-Louis depuis 1666. 340 ans plus tard, un jour de finale de Coupe du monde de football, Sylvain Calzati concluait victorieusement une échappée pour la dernière arrivée du Tour jugée ici. En 2011, le peloton avait quitté Lorient en direction de Mûr de Bretagne où Cadel Evans faisait un premier pas dans sa conquête du titre.

La préfecture du Finistère a figuré pour la première fois sur la carte du Tour il y a 60 ans, pour le départ d’une étape remportée à Saint-Nazaire par André Darrigade. Mais le premier vainqueur à Quimper s’appelle Phil Anderson, dix ans après avoir fait sensation en devenant le premier porteur australien du Maillot Jaune en 1981. Thor Hushovd garde également une tendresse pour la capitale de la Cornouaille où il s’était imposé en 2004.

Sur la route

PLOEMEUR (17 900 hab.)

Remarquable par son important patrimoine mégalithique et religieux mais aussi pour l’exploitation du kaolin, Ploemeur abrite sur son sol l’aéroport de Lorient Bretagne Sud ainsi que la base d’aéronautique navale de Lann-Bihoué, célèbre pour son bagad, la formation de musique bretonne la plus réputée au monde. Ploemeur est aussi la ville natale du footballeur international Yoann Gourcuff, dont le père Christian entraîna le FC Lorient de 2003 à 2014. 

Km 7

GUIDEL (11 400 hab.)

Réputé pour ses plages, Guidel est aussi l’un des sites de la Côte des mégalithes qui dispose des meilleurs spots pour la pratique du surf. La commune abrite également un important patrimoine mégalithique et religieux, dont sept chapelles qui ont donné leur nom à un festival de musique (Festival des Sept chapelles en art), qui fêtera sa 19e édition en 2018. Sur la commune se trouve également l’imposant fort du Loch (1756), construit après l’invasion des Anglais et qui n’a jamais servi en guerre. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, et ami du Tour de France, a résidé à Guidel, où est enterré un ancien membre du Comité international olympique, Melchior de Polignac. 

Km 18.5

CLOHARS-CARNOËT (4 200 hab) 

Cette jolie station côtière se distingue notamment par sa production de cidre et par le village du Pouldu, que fréquentèrent les peintres de l’école de Pont-Aven et des Nabis comme Paul Sérusier ou Maurice Denis. La Maison-Musée du Pouldu reconstitue la Buvette de la plage où Paul Gauguin et ses amis peintres ont pris pension à partir de 1889. L’établissement fut également fréquenté par André Gide. Par ailleurs, un chemin des peintres parcourt la commune et évoque les toiles qu’ils y ont peintes. 

Km 22

MOËLAN-SUR-MER (6 900 hab.)

Fréquentée par de nombreux peintres comme Maurice Asselin ou par l’écrivain Pierre Mac Orlan, cette ville côtière était la localité natale de Léon Le Calvez, qui participa au Tour de France en 1931 et 1932. Vainqueur du Critérium national en 1932 et d’une étape de Paris-Nice1935, il devient directeur de l’équipe de l’Ouest entre 1952 et 1956, où il dirige Jean Robic et Jean Malléjac. 

Km 29

RIEC-SUR-BÉLON (4 200 hab.)

Riec-sur-Bélon est surtout célèbre pour l’ostréiculture et la production de la Belon, l’huitre plate élevée dans les parcs à huitres de la rivière Bélon. 

Km 33.5

PONT-AVEN (2 850 hab.)

Cette petite localité célèbre pour ses moulins est « découverte » en 1864 par le peintre américain Henry Bacon, qui en apprécie le côté pittoresque et bon marché et enjoint de nombreux artistes américains ou anglais de s’y rendre. La « cité des peintres » est née. Jean-Léon Gérôme, qui enseigne aux Beaux-Arts de Paris conseille à ses élèves de s’y rendre : la colonie des artistes peintres dans la petite cité atteint bientôt une cinquantaine de membres. Une deuxième vague d’artistes afflue dans les années 1880, dont Paul Gauguin, qui réside à la pension Gloanec. Ces peintres, dirigés par Armand Jobbé-Duval et Paul Sérusier, formeront ce qu’on appelle aujourd’hui l’École de Pont-Aven. Le succès de Pont-Aven tient au fait que ses habitants comprirent très vite l’intérêt économique qu’ils pouvaient tirer de ces visiteurs bons vivants et pas toujours désargentés.
Cette vocation artistique a permis la création d’un Musée des Beaux-Arts en 1985.
Pont-Aven est également connu pour ses galettes, commercialisées sous le nom de Traou-Mad (les bonnes choses) et dont la recette remonte à 1890. 

Km 49

CONCARNEAU (19 200 hab.)

Concarneau se conjugue à tous les temps, les fortifications du XIVe siècle côtoient la corniche où l’architecture balnéaire flirte avec l’océan. La Ville Close, ancienne place forte de Bretagne, baigne chaque jour ses imposants remparts dans les eaux calmes des ports de pêche et de plaisance. Îlot blotti dans une anse, la Ville Close est le berceau de Concarneau, dont l’existence est attestée depuis la fin du XIe siècle. Devenue exiguë, la ville se développe sur les rives proches. Cité défensive, la Ville Close est ceinte de remparts en granit de 2,5 m à 3 m de large, de neuf tours et est percée de trois portes. Elle abrite les plus anciennes habitations de la cité, les maisons de granit en pignons bordant les rues étroites côtoient des maisons de pan de bois, des échoppes aux linteaux sculptés ou des chapelles reconverties en lieux de vie. Aujourd’hui, pour y accéder, un seul ancien pont-levis, côté faubourg, est ouvert à la circulation majoritairement piétonne. Un bateau-bus, le petit bac, relie la Ville Close au quartier du Passage, ancien quartier de pêcheurs. Au XIXe siècle, la ville s’est développée hors des fortifications avec l’installation des conserveries à Concarneau. Au début du XXe siècle, on en comptait trente-deux. Le port de pêche a eu un impact considérable sur le développement de la ville : pêche à la sardine, au thon… Plusieurs générations de marins se sont succédé pour ancrer l’économie maritime dans les gènes de Concarneau. Aujourd’hui, la pêche côtière, la construction navale et la filière des bateaux de plaisance tiennent une place remarquable dans l’économie locale.
Le Festival des Filets Bleus et le départ de la Transat Ag2R font partie des événements majeurs organisés à Concarneau.
La ville a accueilli en 1982 une étape du Tour de France enlevée par le sprinteur belge Pol Verschuere, déjà sacré deux ans plus tôt sur les Champs-Élysées. C’est encore et surtout la ville natale de Jean-Paul Ollivier, l’un des plus fidèles serviteurs de l’histoire du Tour de France et de ses sites remarquables.   

Km 60

LA FORÊT-FOUESNANT (3 300 hab.)

Ancrée sur un riche terroir à l’ombre des arbres fruitiers, face au grand large, La Forêt-Fouesnant exhale la douceur de vivre et la convivialité. Les jardins pittoresques des demeures traditionnelles ponctuent les ruelles fleuries, qui enlacent le vieux port et la longue plage de sable fin. Situé au cœur de la Baie de la forêt, face à l’archipel des Glénan, Port La Forêt offre une vue exceptionnelle sur un site naturel et protégé. Sur la commune s’est installé le port de plaisance de Port La Forêt, devenu un des hauts-lieux de la course au large. Les plus grands navigateurs du monde s’y entraînent toute l’année tels Samantha Davies, Michel Desjoyeaux, Armel Le Cléac’h, Jean Le Cam, François Gabart et bien d’autres. Port-La-Forêt est le port de tous les marins : plaisanciers, pêcheurs et skippers professionnels s’y côtoient. Il compte 1 130 places à flot qui accueillent des bateaux de toutes tailles dont les impressionnants voiliers de courses : les célèbres 60 pieds.

Km 103

SAINT-GOAZEC (730 hab.)

Château de Trévarez
Labellisé Patrimoine du XXe siècle, le domaine de Trévarez est marqué par l’empreinte d’un homme, James de Kerjégu né à Trévarez en 1846 et mort peu de temps après la fin de la construction du château en 1908. Ce riche politicien, partagé entre une implication locale et une vie parisienne parmi l’aristocratie et la grande bourgeoisie, décide d’édifier un château doté des équipements les plus novateurs. Tout n’y est que luxe et modernité. Bombardé lors de la Deuxième Guerre mondiale, le château subit d’importants dégâts… Restauré, il est mis en valeur par l’exposition permanente « Bâtir un rêve ». La construction du château s’accompagne de la création et de l’aménagement d’un vaste parc aujourd’hui labellisé Jardin remarquable.

Km 121

CHÂTEAUNEUF-DU-FAOU (3 700 hab.)

Le peintre Paul Sérusier, fondateur du mouvement des Nabis, s’installa à Châteauneuf-du-Faou en 1893 et y demeura jusqu’à la fin de ses jours en 1921. Sa maison est toujours visible dans la rue qui porte son nom et un circuit permet de retrouver les paysages qu’il y a peints. Un projet de musée est à l’étude. Châteauneuf-du-Faou est aussi la ville natale de Raymond Kéruzoré, ancien joueur à Rennes, Laval et Guingamp, international à deux reprises, puis entraîneur fidèle aux clubs bretons. 

Km 155

CHÂTEAULIN (5 200 hab.)

Carrefour routier et ferroviaire baigné -et parfois inondé- par l’Aulne, au bord du Canal de Nantes à Brest, Châteaulin est connu de l’amateur de cyclisme comme le siège des Boucles de l’Aulne, organisées depuis 1931. Bernard Hinault reste le recordman des victoires (4) de cette épreuve d’un jour remportée en 2017 par le Norvégien Odd Christian Eiking. La course comprend l’ascension de la côte de Menez-Quelerc’h, que le peloton franchira au km 159,5.
Quatre championnats de France furent organisés à Châteaulin en 1955 (André Darrigade), 1957 (Valentin Huot), 1964 (Jean Stablinski) et 1986 (Yvon Madiot). Le Tour de France y a fait étape à trois reprises en 1958 (Charly Gaul), 1965 (Raymond Poulidor) et 1982 (Frank Hoste).
Châteaulin est enfin la ville natale de Camille Danguillaume, vainqueur de Liège-Bastogne-Liège en 1949 et décédé dans un accident de course lors du championnat de France 1950 à Montlhéry. 

Km 177

PLONÉVEZ-PORZAY (1780 hab.)

Le Méridional Lucien Teisseire, vainqueur de Paris-Tours 1944, de Paris-Nice 1946 et de quatre étapes du Tour de France entre 1947 et 1954 s’était installé dans cette localité de bord de mer où il est décédé en 2007. Il avait également terminé deuxième de Paris-Roubaix en 1945 et de Milan-San Remo en 1946 derrière Fausto Coppi. 

Km 179

LOCRONAN (810 hab.) 

L'important patrimoine architectural de Locronan, préservé très précocement, fait du village l’une des plus belles localités de Bretagne. Locronan connut son apogée au XVIe siècle grâce à l'industrie de la toile à voile qui eut les plus grands commanditaires dont la Compagnie des Indes. Ce passé est évoqué dans son musée d’art et d’histoire. Membre du réseau des petites cités de caractère, Locronan est aussi gratifié du label des plus beaux villages de France. De sa belle époque, le village a conservé une place centrale pavée ornée d'un puits, la vaste église Saint-Ronan et des maisons Renaissance en granit. Sa remarquable préservation en fait un site privilégié de tournage pour le cinéma (Tess de Roman Polanski, Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet). 

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