Patrimoine

La plage de huit kilomètres qui borde la station balnéaire est considérée comme l’une des plus belles d’Europe. Elle attirait déjà les touristes à la fin du XIXe siècle mais n’a vu les coureurs du Tour qu’en 1965 pour une arrivée au sprint réglée par Guido Reybroeck. En 1988, c’est à La Baule que le Village départ du Tour faisait pour la première fois son apparition…mais l’innovation de l’année était rapidement soufflée par une tempête.

Le Tour de France visite régulièrement la Bretagne dans toutes ses variantes mais n’a jamais organisé l’arrivée d’une de ses étapes en plein Golfe du Morbihan. Ce sera le cas en 2018 à Sarzeau où la passion du cyclisme est encore un peu plus partagée qu’ailleurs dans la région, le maire de la commune étant David Lappartient, tout nouveau président de l’Union cycliste internationale.

Sur la route

LE POULIGUEN (4 450 hab.)

Outre sa plage de sable fin (plage du Nau) – d’où son nom qui signifie « petite baie blanche » –  et son bois, un des atouts majeurs du Pouliguen, il existe sur la côte rocheuse de nombreuses criques, et des grottes qui se découvrent à marée basse. La plus célèbre est la grotte des Korrigans qui conduisait, d'après la légende, jusqu'à Guérande et qui était gardée par un terrible korrigan. On trouve également le rocher du Sphinx qui donna son nom à une anse.
En novembre 2011, la Baie Le Pouliguen-La Baule-Pornichet a rejoint le Club des plus belles Baies du Monde.
L’origine des quais du Pouliguen remonte au XVe siècle. Entièrement restaurés en 1861, ils sont appareillés en granit et s’étendent aujourd’hui jusqu’à l’extrémité de la promenade aménagée à la même époque. Les quais du Pouliguen prennent le nom de quai Jules Sandeau en souvenir de l’écrivain qui fréquenta la ville entre 1854 et 1870. Il y situera l’action de son roman La roche aux mouettes. Autrefois bordé de beaux logis dont les plus anciens remontaient au XVIe siècle, le port a évolué. Les constructions de granit contemporaines de la grande époque du commerce du sel ont pour la plupart laissé la place, soit à des villas de type balnéaire ou bien à des immeubles modernes à partir des années 1960. Aujourd’hui au Pouliguen, la plaisance a remplacé des activités ancestrales comme le commerce du sel ou la pêche.
Le Pouliguen est par ailleurs le port d’attache des frères Peyron, qui y ont grandi avant de partir à la conquête de la voile mondiale. 

Km 1

GUÉRANDE (16 000 hab.)

Joyau médiéval posté entre les estuaires de la Villaine et de la Loire et l’Océan Atlantique, Guérande est mondialement connu pour son sel. Au centre d’une presqu’île, la ville domine trois pays aux contrastes marqués : le pays bleu, celui de la mer ; le pays noir, celui de la tourbe de Brière et le pays blanc, celui des marais salants. Guérande la Médiévale est le fruit d’une histoire riche et très ancienne. Le véritable âge d’or de la ville se situe au bas Moyen-âge. À la fin du XVe siècle, la commune regroupe 4 000 habitants. C’est de cette époque que date l’essentiel de l’enceinte urbaine aujourd’hui préservée. Terre de sel et de granit, Guérande accueille environ 1,5 million de visiteurs par an. Les marais salants, site classé depuis 1996, attirent un public très nombreux et participent à la renommée internationale de la ville. La Collégiale Saint-Aubin, au cœur des remparts, est le deuxième monument religieux le plus fréquenté des Pays de la Loire. Avec près de 300 000 visites par an, elle se place juste après la cathédrale de Nantes. Autre atout indéniable pour l’attrait de Guérande, le Parc Naturel Régional de Brière avec ses étangs et ses canaux.
L’événement majeur de l’année est incontestablement la Fête Médiévale qui attire plus de 45 000 visiteurs chaque année au mois de mai.

Km 16

HERBIGNAC (6 600 hab.)

La commune est située au croisement des principaux axes de communication entre Nantes et Vannes, Guérande et Redon. On comprend alors la situation du Château de Ranrouët, magnifique vestige d’époque médiévale (XIIIe au XVIIe), verrouillant la presqu’île Guérandaise, et réglementant le commerce du sel, ainsi que la production de poteries, puisque Herbignac était un centre potier breton de première importance depuis l’époque gallo-romaine. Cette activité s’est arrêtée en 1945. Heureusement, depuis quelques années, plusieurs potiers se sont à nouveau installés à Herbignac où ils exercent leurs talents et exposent leurs œuvres. Le château de Ranrouët fait pour sa part l’objet d’une restauration et accueille des visites et de nombreuses manifestations. 

Km 21

LA CHAPELLE-DES-MARAIS (4 000 hab.)

La Chapelle-des-Marais est le fief des paniers de Mayun, des paniers arrondis en châtaigner et en bourdaine utilisés traditionnellement par les paludiers. Les « mayuns », par leur fabrication très soignée et originale, sont classés au patrimoine culturel immatériel en France.

Km 32.5

PONTCHÂTEAU (10 600 hab.) 

Pontchâteau peut revendiquer le titre de capitale du cyclo-cross en France. La ville a en effet accueilli dans le bois de Coët-Rotz deux championnats du monde de la discipline (1989 et 2004), deux championnats d’Europe (2005 et 2016), cinq championnats de France (1978, 1999, 2008, 2009 et 2015) et quatre manches de la Coupe du monde.
La ville a également accueilli le grand départ du Tour de France 1988 ainsi que le départ de la première demi-étape jusqu’à Machecoul enlevée par Steve Bauer, qui était alors devenu le deuxième Canadien après Alex Stieda à porter le Maillot Jaune. 

Km 61.5

BLAIN (9 640 hab.)

Sur la Canal de Nantes à Brest, à proximité de la forêt domaniale du Gâvre, Blain se signale par son château fort médiéval du XIIIe siècle, le château de la Groulaie, remanié au XVIe, et qui fait partie avec Vitré, Fougères, Ancenis, Châteaubriant et Clisson des forteresses établies pour défendre les frontières de la Bretagne. Construit sur ordre du Duc de Bretagne Alain IV Fergent vers 1108, il devient en 1407  la propriété des Rohan, qui le modifient considérablement. En 1918, il est acquis par Marie Bonaparte, pionnière de la psychanalyse et princesse de Grèce, avant de devenir propriété de la commune pour ses parties classées. Le château accueille aujourd’hui de nombreuses manifestations, dont la plus courue est Les Joutes d’archers, et un musée de l’imprimerie ancienne. 

Km 73

VAY (2 100 hab.)

Cette petite localité, qui abrite le joli étang de Clégreuc, est aussi le village natal d‘Éloi Tassin, champion de France sur route en 1945 et vainqueur de deux étapes du Tour de France, en 1939 à Rennes et en 1947 à La Baule, où il est décédé en 1977. Ce solide rouleur, vainqueur du Grand Prix des Nations en 1945 et équipier de Jean Robic, a également remporté à deux reprises le Grand Prix de Plouay en 1945 et 1948. Vay organisera avant le passage de cette étape la septième édition de la cyclosportive Eloi Tassin, dédiée à la mémoire du champion local.

Suivez-nous

Recevez des informations exclusives sur le Tour de France

Partenaires du Tour

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et des publicités ciblés en fonction de vos centres d'intérêts.

En savoir plus