Téléchargez l'application
Plongez au coeur du Tour de France
Utiliser

RÉGION NOUVELLE AQUITAINE

Départements : Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Creuse, Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Deux-Sèvres, Vienne, Haute-Vienne.

Population : 6,15 millions hab.

Préfecture : Bordeaux

Superficie : 2 011 km2

Spécialités : Vins de Bordeaux, Cognac, Armagnac, piment d’Espelette, noix du Périgord, tomates de Marmande, huitres du bassin d’Arcachon, viande de Salers, vache blonde d’Aquitaine, jambon de Bayonne, agneau de Pauillac, canelés bordelais. Oie, canard, pommes sarladaises, poulet basquaise, garbure, lamproie. Truffe noire.

Clubs sportifs : Girondins de Bordeaux (Football), Stade montois, l’Union sportive dacquoise, l’Aviron bayonnais, Union Bordeaux Bègles Atlantique, Stade rochelais, CA Brive Corrèze Limousin, Section paloise, Biarritz olympique, SU Agen (rugby), Elan Béarnais Pau-Orthez, CSP Limoges (basket).

Compétitions : Tour de France, surf à Lacanau (Lacanau Pro) et Biarritz. Tour du Limousin.

Festivals : Fêtes de Bayonne, fêtes de Dax, fêtes de la Madeleine à Mont-de-Marsan, Francofolies de la Rochelle, festival de la BD d’Angoulême, foire du livre de Brive, Nuits de nacre à Tulle, Grand Pavois de La Rochelle, Garorock à Marmande, festival du film policier de Cognac.

Économie : Vins de Bordeaux, Cognac et Armagnac, industrie aéronautique et spatiale, biotechnologies, chimie, recherche scientifique. Filière image et numérique. Agroalimentaire. Port de Bordeaux. Tourisme. Universités.

Sites touristiques : Bordeaux, Saint-Émilion, La Rochelle, Biarritz, bassin d’Arcachon, dune du Pilat, grottes de Lascaux, Futuroscope de Poitiers, plages de Lacanau, Biarritz, Biscarosse, Hourtin, Carcans, Soulac-sur-Mer, embouchure de la Gironde, vignobles du Bordelais, châteaux de Dordogne, château de Pau, Pyrénées, ile d’Oléron, île de Ré.

Sites web et réseaux sociaux : www.nouvelle-aquitaine.fr

CORREZE (19)

Population : 240 826 hab.

Préfecture : Tulle

Sous-préfectures : Brive, Ussel

Superficie : 5 857 km2

Spécialités : Accordéons Maugein, couteau le Corrèze, ardoises de Travassac, maroquinerie Le Tanneur, produits de beauté Sothys, apéritif Salers, distillerie Denoix, vin paillé « Le Miel des Muses », châtaignes, fraises de Beaulieu, cèpes et truffes, noix, pommes AOP du Limousin, veau de lait sous la mère, bœuf Limousin…

Clubs sportifs : CABC Corrèze en rugby

Compétitions : Trail Aquaterra, Trail Tulle-Brive-Nature, Trail Bugeat-Monédières Raidlight, Xtrail Dordogne, Championnat de France de canoë-kayak sur la Vézère, Dordogne intégrale canoë-kayak sur la Dordogne, Kenny Festival (moto), concours d'équitation à Pompadour…

Festivals : Brive Festival (musiques actuelles), Festival de la Vézère (musique classique/opéra), Festival de Saint-Robert (musique classique), Festival de Chanteix (musiques actuelles), Festival de Sédières, Foire du Livre de Brive…

Économie : Agriculture, sylviculture, hydroélectricité avec les barrages, tourisme, agroalimentaire, mécanique/électronique de pointe…

Sites remarquables : Lac de Viam (Parc Naturel Régional de Millevaches), Bugeat (centre sportif des 1000 Sources), Site gallo-romain des Cars, Tourbière du Longeyroux, village de Meymac, etc.

Sites web / FB / Twitter : www.correze.fr / www.facebook.com/departementcorreze / www.tourismecorreze.com / www.facebook.com/correzetourisme / twitter.com/correzetourisme / instagram.com/correzetourisme

Km 0.1

BRIVE-LA-GAILLARDE (47 000 hab.)

De son origine gallo-romaine à sa résistance héroïque pendant la Guerre de Cent Ans, en passant par les époques prospères de la Renaissance et de l'industrialisation, Brive a su évoluer tout en préservant son identité corrézienne. Fondée au 1er siècle avant J.-C. par les Romains autour d’un pont sur la Corrèze – Brive signifie pont en celte –, la sous-préfecture du département éponyme en est devenue le principal pôle économique. La ville se développa autour de ses foires agricoles, attirant commerçants et artisans. On y échangeait des produits locaux et des marchandises venant de toute l'Europe. Au XIVe siècle, la ville traversa la tumultueuse Guerre de Cent Ans et résista avec vaillance aux assauts des Anglais et devint un symbole de la résistance française. Cette période difficile forgea le caractère tenace de la ville, qui adopta plus tard l'épithète "La Gaillarde" en reconnaissance de sa bravoure.

La ville est notamment connue pour sa Foire du livre, l’un des évènements littéraires les plus courus de France.

Fief du rugby, elle a vu son club, le CA Brive, remporter la Coupe d’Europe en 1997, et a vu passer des stars du quinze comme Amédée Domenech, Pierre Villepreux, Cédric Heymans, Dimitri Yachvili ou Damien Penaud.

Brive a une vieille histoire avec le Tour de France avec six arrivées et huit départs depuis la Seconde Guerre mondiale. Mais la Grande Boucle ne lui a plus rendu visite depuis 2012 et la victoire en ville de Mark Cavendish. La sous-préfecture de la Corrèze a également servi à trois reprises de rampe de lancement en direction du Puy de Dôme, où s’étaient imposés Julio Jimenez en 1964 (le jour du célèbre duel entre Jacques Anquetil et Raymond Poulidor), Pierre Matignon en 1969 et Luis Ocana en 1973. Brive est également régulièrement ville étape du Tour du Limousin.

Foire du livre

La Foire du livre de Brive est une manifestation littéraire se déroulant chaque année dans la première quinzaine de novembre. Elle est considérée comme le deuxième festival littéraire après le Salon du livre de Paris. La Foire du livre de Brive est l'occasion de la remise de plusieurs prix littéraires dont le Prix de la Langue française.

Fondée en 1973, la Foire du livre a vraiment pris son envol en 1982, où Jean d’Ormesson en est le président. En 1985 fut créé le « Train du Livre », transportant les auteurs depuis la gare d'Austerlitz vers Brive avec dégustation à bord de spécialités locales. L’académicien Eirk Orsenna surnomma Brive-la-Gaillarde « Cholestérol City » après son passage à la foire. Le jury Goncourt y migra également la même année et y annonça le prix jusqu’en 1995. Depuis, tout le gratin des lettres françaises s’y retrouve chaque année : En 2024, on notait la présence de 170 maisons d'édition et de plus de 400 auteurs.

Collégiale Saint-Martin

Construction : XIe au XIXe siècles.

Style : Roman, gothique et néo-roman.

Histoire : L'église Saint-Martin est fondée en l'honneur de saint Martin l'Espagnol, martyrisé et mort à Brive au Ve siècle. Le premier édifice est mentionné par Grégoire de Tours. Des fouilles ont permis de valider la description de ce dernier : une chapelle rectangulaire de 11 à 12 m de long et 5 m de largeur. Le tombeau du saint dans l'angle nord-est, avec l'autel à côté, face à l'est. Agrandie, l’église est gérée à la fin du XIe siècle par un collège de chanoines qui adoptent la règle de saint Augustin. Les chanoines ont abandonné la vie commune en 1574 mais ont assuré le service divin jusqu'à la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le cloître est détruit en 1764, puis à la Révolution, les bâtiments conventuels sont acquis par la ville et détruits en 1835.L'église devient église paroissiale.

Classement : Classée Monument historique en 1862.

Tour des Échevins

Construction : XVIe au XIXe siècles.

Style : Renaissance.

Histoire : La maison a été construite vers 1500-1520 en grès de Grammont. Il en subsiste une tourelle possédant une décoration remarquable datant de la première Renaissance sur la rue des Échevins et une tourelle sur culot côté rue du Lieutenant-Colonel-Farro. La maison a été habitée par Antoine Delbos, conseiller au Grand Conseil du roi par provisions du 28 mars 1787. Il est le père de Joseph Antoine Nicolas Dubousquet-Laborderie (1793-1864), sous-préfet de Brive en 1830, élu député de la Corrèze le 23 avril 1848. Au XIXe siècle, les façades sur la rue des Échevins, les places Charles-de-Gaulle et Latreille (rue du Lieutenant-Colonel-Farro) sont modifiées. Le mur entre la tour et la maison voisine qui menaçait de s'effondrer est refait en 1840. L’ensemble est restauré et modifié en 1921.

Classement : Classée Monument historique en 1889.

Musée Lablenche

Construction : XVIe siècle.

Ouverture : 1883.

Style : Renaissance.

Histoire : L'hôtel Labenche a été construit vers 1540 par Jean de Calvimont, seigneur de la Labenche dans le beau style Renaissance. Il était garde des sceaux et greffier du roi pour le Bas-Limousin. Le musée municipal est fondé en 1879 dans l'ancien couvent des Clarisses et Il est transféré en 1989 dans l'hôtel Labenche, après la restauration du bâtiment. Dès l'origine, la vocation du musée est pluridisciplinaire, avec une importante section de naturalia, des collections archéologiques, beaux-arts, numismatiques et ethnographiques. Le musée accueille à travers dix-sept salles des collections permanentes et des expositions temporaires sur l'histoire de Brive et de la Corrèze, ainsi que des tapisseries anglaises du XVIIe siècle et des collections d'histoire naturelle. Il possède un ensemble unique en France de dix pièces de tapisserie réalisés par la manufacture royale de Mortlake.

Classement : Classé Monument historique en 1886. Musée de France.

Km 11.7

TURENNE (800 hab.)

Devenue un des plus grands fiefs de France au XIVe siècle, la vicomté de Turenne jouit du Moyen Âge au XVIIIe siècle d'une autonomie complète. Jusqu'en 1738, la vicomté forme un état dans l'État, qui ne paie pas d’impôt au roi. En 1738, Turenne est vendue à Louis XV pour rembourser les dettes de jeu de Charles-Godefroy, le dernier des vicomtes de la famille La Tour d'Auvergne. Ainsi prend fin la quasi-indépendance du dernier fief français. Louis XV ordonne alors le démantèlement de la forteresse.

Ses vestiges dominent toujours le village et sont classés Monument historiques, comme sa collégiale. Turenne est classée parmi les plus beaux villages de France.

Château de Turenne

Construction : XIIIe au XVe siècle.

Style : Château fort.

Histoire : Le château est construit sur un massif rocheux s'élevant au-dessus du bourg. Il n'en reste plus qu'une tour ronde dite "Tour de César", ainsi qu'un donjon rectangulaire connu sous le nom de Tour de l'Horloge ou du Trésor, tous deux reliés par une maçonnerie. Il fut le château des vicomtes de Turenne, qui régnèrent en quasi-autonomie du Xe au XVIIIe siècle.

Classement : Classé Monument historique en 1840, 1890 et 2015.

Église Saint-Paul

Construction : XVIIe siècle.

Style : Gothique.

Histoire : Une première église paroissiale, dans l'enceinte du château, fut détruite au cours des guerres de Religion en 1575. Les travaux de reconstruction de la nouvelle église débutèrent en 1593 pour s'achever en 1661. L'édifice en croix latine présente un clocher-porche à l'ouest, une nef de quatre travées, un chœur à chevet plat et deux chapelles identiques au nord et au sud. Au-dessus du carré du transept, petit lanternon polygonal au toit en dôme, surmonté d'un plus petit toit conique. Du clocher s'élance une flèche polygonale à deux égouts retroussés superposés.

Classement : Classée Monument historique en 1987.

Km 21.4

COLLONGES-LA-ROUGE (480 hab.)

Laissé exsangue au XIXe siècle après le passage du phylloxéra, Collonges-la-Rouge renaît peu à peu de ses cendres au XXe siècle pour devenir aujourd’hui l’un des fleurons du patrimoine rural français et l’un des sites les plus visités de Corrèze. Cette renaissance, le village la doit alors à son maire : Charles Ceyrac. Au début des années 1980, Collonges, comme nombre de communes rurales en France, souffre de la déprise agricole et se vide de ses habitants. L’élu corrézien ne se résout pas à ce déclin économique qui menace de disparition un patrimoine tout aussi exceptionnel que méconnu. L’impulsion à son combat prend la forme d’un livre découvert dans la vitrine d’une librairie parisienne : Les Plus beaux villages de France, édité par Sélection du Reader’s Digest. Charles Ceyrac écrit aux maires de la centaine de villages présentés dans l’ouvrage, 66 répondent à son appel et créent avec lui, le 6 mars 1982 à Salers (Cantal), l’association Les Plus beaux villages de France. Dans le pays et bientôt au-delà, l’on découvre que la campagne recèle des trésors de patrimoine et d’architecture. Depuis, Collonges-la-Rouge reste l’emblème de la Corrèze et des Plus beaux villages de France.

Collonges-la-Rouge a accueilli en 2023 le départ d’une étape du Tour de France Femmes avec Zwift remportée à Montignac-Lascaux par Lorena Wiebes.

Maison de la Sirène

Construction : XVIe siècle.

Style : Gothique

Caractéristiques : Maison à rez-de-chaussée avec porche et passage couvert en arc surbaissé, surmonté d'une fenêtre à croisée, et premier étage avec partie en encorbellement à pan de bois apparent. La travée de la porte d'entrée gothique (ornée d'une mouluration du XVe siècle) est rythmée par un bandeau prolongé par des nervures verticales qui se terminent en culots sculptés dont celui de droite représente une sirène qui tient un peigne et un miroir, et celui de gauche, bien moins conservé, représenterait peut-être un homme chevauchant un dauphin.

Destination actuelle : Siège de l'association des Amis de Collonges et musée des arts et traditions populaires.

Classement : Classée Monument Historique en 1949.

Église Saint-Pierre

Construction : XIe, XIIe et XVe siècles.

Styles : Roman et gothique

Caractéristiques : Édifice bâti vers 1060-1070, agrandi du XIIe au XVe siècle et fortifié au XVIe lors des guerres de Religion. Le clocher, peut-être le plus ancien du groupe régional des clochers à gâbles « limousins », daterait du début du XIIe siècle. Deux étages de plan carré sont surmontés de deux niveaux octogonaux, le passage du carré à l'octogone étant masqué par les gâbles. Les deux premiers étages ont leurs ouvertures soulignées par des arcs, des piliers, des colonnes à chapiteaux sculptés. Tympan sculpté.

Signes particuliers : Une grande partie du mobilier de l’église (autels, retables, statues) est classée MH.

Classement : Classée Monument Historique en 1905.

Km 25.5

MEYSSAC (1 310 hab.)

Quelques trésors d’architecture sont réunis autour de son église, ainsi que le long de ses ruelles bordées de belles maisons de grès rouge, aux façades parfois animées de treilles. La terre rouge, dite « terre de Collonges », se prête au travail de la poterie. Aujourd’hui, les touristes viennent mettre leurs pas dans ceux des pèlerins qui, dès le Xe siècle, se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle et à Rocamadour. La riche et puissante vicomté de Turenne a fait fleurir manoirs, châteaux et autres maisons nobles.

Sa halle à grains du XVIIIe siècle, son église romane Saint-Vincent et la maison Verdier, une tour à vis Renaissance, sont inscrits MH.

Km 28.3

LAGLEYGEOLLE (220 hab.)

C’est le village natal de l’écrivain, comédien et chroniqueur radiophonique Claude Duneton, prix de l’Académie française en 2006 pour l’ensemble de son œuvre et membre du conseil supérieur de la langue française. Il a consacré en 2004 un roman à Lagleygeolle, où il repose depuis son décès en 2012.

Km 33.2

BEYNAT 1 250 hab.)

Depuis le milieu du XVIIIe siècle et jusqu’après la Seconde Guerre mondiale, Beynat était connue pour la confection de cabas en paille de blé ou de seigle. Depuis 2007, une association a remis au jour cette activité et en juin 2016, un musée du cabas a été ouvert dans le bourg.

Par ailleurs, le dolmen connu sous le nom de Cabane des fées est classé Monument historique.

Km 59.3

SAINTE-FORTUNADE (1 800 hab.)

Château de Sainte-Fortunade

Construction : XVe siècle

Histoire : Il a été édifié par la famille de Lavaur de Sainte-Fortunade qui le possédait encore jusqu'aux environs de 1950. La mairie achète le château en 1952, pour y installer les services municipaux. Il comporte une tour ronde, un escalier à vis et des pièces monumentales. Il s’inscrit dans un parc du XIXe siècle avec une orangerie, désormais transformée en salle des fêtes.

Classement : Ses façades et toitures sont inscrites au titre des monuments historiques en 1997.

Km 65.8

TULLE (13 400 hab.)

Surnommée « la ville aux sept collines », la cité a construit sa renommée sur le développement de son industrie et de son artisanat : Elle est devenue l'un des centres de fabrication de la dentelle (avec son festival international), des armes (Manufacture d'armes) et de l'accordéon (Accordéons Maugein). Étirée sur plus de trois kilomètres dans les gorges de la Corrèze, Tulle étage ses vieux quartiers au flanc des collines dominant la rivière, tandis qu'émerge, du cœur de la cité, l'élégant clocher de pierre de la cathédrale Notre-Dame. C’est aussi le fief de l’ancien président de la République François Hollande.

La préfecture de la Corrèze a accueilli le Tour de France en 1976 pour une victoire en solitaire d’Hubert Mathis, vainqueur avec sept minutes d’avance sur le peloton, et vingt ans plus tard pour un succès au sprint de Djamolidine Abdoujaparov.

Cathédrale Notre-Dame de Tulle

Construction : XIIe siècle.

Style : Roman et gothique.

Histoire : En 1103, l'abbé Guillaume de Carbonnières, voulant donner à son abbaye un cadre digne d'elle, fait construire une abbatiale et les bâtiments claustraux. Il est aidé par le pape Urbain II de passage à Tulle. Le diocèse de Tulle est érigé en 1317, sur le territoire du Bas-Limousin qui relevait de l’évêché de Limoges. L’abbatiale est alors promue cathédrale. En 1793, elle est fermée au culte. L’édifice est pillé et saccagé. La nef de la cathédrale est rendue au culte en 1805.

Caractéristiques : La construction débuta selon un plan classique bénédictin. Elle passa du style roman au gothique, notamment le cloître du XIIIe siècle. À la suite de l'effondrement de la coupole de la croisée du transept, la cathédrale est réduite à une nef de six travées, bordée de collatéraux, fermée à l’est par un mur droit. Les piliers et les collatéraux, voûtés d'arêtes, sont romans tandis que la voûte d’ogives de la nef est gothique. À l’extérieur, le portail ouest de style limousin est orné d'un arc polylobé. Le clocher surmonté de sa longue flèche culminant à 73 mètres, date des XIIIe et XIVe siècles. Il est constitué de trois étages surmontés d'une élégante flèche octogonale, entourée de gracieux clochetons.

Classement : Classée Monument historique en 1862.

Cloître de Tulle

Construction : XIIIe au XIXe siècle.

Style : Gothique.

Histoire : Le cloître de Tulle est une des parties restantes des bâtiments de l’antique abbaye Saint-Martin-et-Saint-Michel. Dès 1819, les lieux deviennent un musée départemental ; le musée du Cloître de Tulle est fondé officiellement en 1893 par Émile Fage, président de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze. Devenu municipal à partir de 1904, le musée abritait des collections reflétant la vie, les passions, les découvertes et l'histoire des Tullistes et de leur région. Le lieu et les collections sont, depuis 2024, rattachés à la Cité de l'accordéon et des patrimoines de Tulle.

Classement : Classé Monument historique en 1862.

Maison de Loyac

Construction : XVIe siècle.

Style : Gothique flamboyant.

Caractéristiques : Appelée autrefois maison de l'abbé, c'est l'édifice civil le plus remarquable de Tulle. Chaque étage possède une cheminée monumentale en grès à colonnettes et moulurations, d'inspiration gothique, des plafonds à solivages apparent, aux solives moulurées, et des peintures.

Classement : Classée Monument historique en1927.

Km 77.4

NAVES (2 280 hab.)

Durant la période gauloise, la commune était située au centre d’une zone de 30 km comprenant de nombreuses mines d’or et d’étain exploitées par les Lémovices. Ceux-ci y avaient d'ailleurs bâti un temple sur le site de Tintignac. Le village se retrouva au croisement des voies romaines entre Armorique et Provence d’une part, Lugdunum et Burdigala d’autre part, ce qui permit sa prospérité et la construction d’autres temples, d’un théâtre, de thermes et de bien d’autres bâtiments. Au VIe siècle, le site de Tintignac fut abandonné et le peuplement se déplaça 1,5 km plus au sud, à l'emplacement du bourg actuel. Celui-ci s'organisa alors autour d'un château dont aujourd'hui seule subsiste l'église Saint-Pierre.

Site de Tintignac

Construction : 1er siècle av. J.C. au IVe siècle.

Histoire : Tintignac borde une ancienne voie commerciale, baptisée « route des métaux », car on y faisait transiter l'étain, métal rare et indispensable à la fabrication du bronze. Les archéologues pensent que les Lémovices échangeaient leurs métaux avec les commerçants empruntant cette voie. Sous l'empereur Hadrien, le site se retrouve au carrefour de deux importantes voies romaines. On note plusieurs phases de construction. La première semble être la romanisation du site, détruit afin de plaire au nouveau pouvoir romain à la fin du Ier siècle av. J.-C. La deuxième pourrait correspondre à la construction de la voie impériale amenant un afflux de pèlerins nécessitant un agrandissement du site. Le troisième correspondrait à l'édification du théâtre et à l'apogée de Tintignac au IIIe siècle. Au IVe siècle, le site de Tintignac aurait été volontairement incendié.

Caractéristiques : La fonction du site est religieuse puisqu'on y a découvert un sanctuaire gaulois, remplacé par un ensemble monumental religieux gallo-romain (constitué d'un fanum, d'un théâtre, d'un bâtiment en hémicycle et d'un autre édifice appelé au XIXe siècle « tribunal à deux basiliques »).

Signes particuliers : Le site a livré de nombreux objets remarquables et notamment sept carnyx (trompettes de guerre). Son exploration n’est pas encore achevée mais il se visite.

Classement : Classé Monument historique en 1840.

Km 99.9

CHAUMEIL (160 hab.)

Chaumeil se trouve sur les terres de l'ancienne vicomté de Ventadour dont l'un des célèbres seigneurs fut Bernard de Ventadour. Elle a vu naître en son sein de nombreux accordéonistes de renom, notamment Jean Ségurel, Robert Monédière et François Martini. En 1998, Hillary Clinton, visita le village en compagnie de la conseillère générale du département depuis 1979, Bernadette Chirac. Elles ont visité la Maison des Monédières, vitrine locale de l'artisanat et de la culture.

Chaumeil, souvent sur le parcours de Paris-Corrèze et du Tour du Limousin, accueillit également en 1987 une étape du Tour de France remportée en solitaire par Martial Gayant.

Km 105

Suc au May (903 m)

L'ascension du suc au May figure pour la première fois au programme de la 12e étape du Tour de France 2020 entre Chauvigny et Sarran. Marc Hirschi était passé en tête.

Km 115.1

LE LONZAC (820 hab.)

L’ancien président de la Commission européenne, Jacques Delors (1925-2023), a passé de nombreux étés au Lonzac, le village natal de son père. Sa fille Martine Aubry, ancienne ministre du Travail et ancienne maire de Lille, fréquentait également le berceau familial.

Km 121

TREIGNAC (1 260 hab.)

Blottie dans un méandre de la Vézère entre Massif des Monédières et Plateau de Millevaches, Treignac est une ville-porte du Parc Naturel Régional de Millevaches en Limousin. Cette Petite Cité de Caractère dispose d’un patrimoine architectural et naturel remarquable : Vieux pont du XIIIe siècle, églises et chapelles, fontaines, halle aux grains, tour panoramique du XVe siècle et maisons à colombages. Dans cette cité aux trois églises, on peut admirer le clocher tors de la Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix. À proximité de la place de la République, la chapelle des Pénitents accueille ponctuellement des évènements culturels.

Baigné par la Vézère, le village est réputé pour ses eaux vives qui en font un spot mondial de canoë-kayak. Les premiers championnats du monde du canoë kayak s’y sont déroulés en 1959 et plus récemment en 2022.

Km 142.9

BUGEAT (720 hab.)

La ville de Bugeat est connue des sportifs français par son Centre d'entraînement sportif national devenu Espace 1000 Sources Alain-Mimoun, dont Alain Mimoun, champion olympique du marathon en 1956 est à l'origine. Ce centre sert régulièrement de cadre pour la préparation aux rencontres internationales pour des sportifs de nombreuses disciplines (rugby, athlétisme, boxe, tennis de table…).

Église Saint-Pardoux

Construction : XIIe au XVe siècles.

Histoire : L’église est bâtie en style roman puis est profondément modifiée fin du XIVe - début du XVe siècle. La nef est enserrée par deux bas-côtés. La première travée de la nef s'effondre au XVIIIe siècle entraînant la reprise du portail occidental portant la date de 1768. Ce dernier est surmonté d'un clocher-mur à deux baies campanaires pourvues chacune d'une cloche. Le toit est surmonté d’un lanternon. L'église présente des culs-de-lampe sculptés et ses vitraux ont été réalisés aux XIXe et XXe siècles.

Classement : Classée partiellement Monument historique en 1917.

Km 166.6

MEYMAC (2 390 hab.)

La commune s’est développée autour de l’abbaye Saint-André de Meymac, fondée au XIe siècle et classée dès 1840. Jacques Chirac fut conseiller général du canton de Meymac en 1968 et 1979.

Abbaye Saint-André de Meymac

Fondation : XIe siècle.

Style : Roman.

Ordre : Bénédictin.

Histoire : La légende veut qu'un ermite nommé Mamacus ait construit au VIe siècle une petite église dédiée à l'apôtre saint André. En 1085, Archambaud III, vicomte de Comborn, fonde le prieuré de Meymac, constitué de quelques moines bénédictins. En 1146, grâce à la contribution d'Ebles II de Ventadour, le prieuré devient abbaye, autour de laquelle se développe l'un des quatre principaux duchés de Ventadour. En 1791, les derniers moines quittent les lieux et l'abbaye est vendue par lots successifs. Au XIXe siècle, elle devient caserne, grenier à foin, écurie. Jusqu'en 1824, l'existence de l'abbaye est menacée mais, remarquée par Prosper Mérimée, elle est placée sur la liste des monuments historiques de 1840, et sa rénovation commence en 1846.

Destination actuelle : Aujourd'hui l'abbaye abrite, dans l'aile qui jouxte l'église, le musée Marius-Vazeilles (musée d'archéologie et du patrimoine Marius-Vazeilles) et, dans l'autre aile (parallèle à l'église), un centre d'art contemporain.

Classement : Classée Monument historique en 1840.

Km 176.2

SAINT-ANGEL (700 hab.)

Prieuré Saint-Michel-des-Anges

Construction : XIe au XVIIe siècles.

Histoire : Le prieuré existe depuis le VIIIe siècle. L’église abbatiale date des XIe et XIIe siècles. La salle capitulaire et la tour ronde du presbytère ont été ajoutées aux XIVe et XVe siècles. Au XVe siècle, le prieuré subit des destructions et des pillages dus aux guerres de Cent Ans, puis de religion. Au milieu du XVIIe siècle, la restauration du monastère confiée aux bénédictins de Saint-Maur.

Classement : Classé Monument historique en 1840 (abbatiale), 1919 (salle capitulaire et tour ronde) et 2000.

Suivez-nous

Recevez des informations exclusives sur le Tour de France