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Région Occitanie

Départements : Ariège, Aude, Aveyron, Gard, Haute-Garonne, Gers, Hérault, Lot, Lozère, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Tarn, Tarn-et-Garonne.

Population : 6,1 millions hab.

Préfecture : Toulouse

Superficie : 72 724 km2

Spécialités : Foie gras, cassoulet, aligot, tielle sétoise, brandade de morue, haricots tarbais, garbure, oignon doux, cerises de Céret, vins (Pic Saint-Loup, Corbières, Cahors, Costières de Nîmes, blanquette de Limoux, Minervois, Tavel, Madiran). Eau source Perrier.

Clubs sportifs : Stade Toulousain, Castres Olympique, Montpellier HR, USAP Perpignan (rugby), Montpellier HSC, Nîmes Olympique, Toulouse FC (football), Dragons Catalans (rugby à XIII), Montpellier Handball, Fenix Toulouse, USAM Nîmes-Gard (handball)

Compétitions : Tour de France, Open Sud de France (tennis), Route d’Occitanie (cyclisme).

Économie : Aéronautique et espace (Airbus, Ariane, Toulouse), défense, informatique, nucléaire, agro-alimentaire, agriculture (vins, céréales) tourisme, industrie pharmaceutique. Universités (Montpellier, Toulouse).

Festivals : Férias de Nîmes et Béziers, Rio Loco (Toulouse), Festival Radio France Montpellier (classique), Comédie du Livre (Montpellier), Electro Beach (Port Barcarès), Jazz in Marciac, Cinémed (Montpellier), Circa Auch, festival du roman noir à Frontignan.

Sites touristiques : Cité de Carcassonne, basilique de Lourdes, Toulouse (Capitole, Saint-Sernin, ville rose), Montpellier (place de la Comédie, Écusson), plages, Pont du Gard, Arènes de Nîmes, châteaux forts cathares, Canal du Midi, cathédrales d’Albi, Castres et Rodez. Viaduc de Millau, grottes de Niaux et du Maz d’Azil. Pont Valentré à Cahors. Villages de caractère. Plages de l’Aude, du Gard et de l’Hérault. Stations de ski des Pyrénées et de l’Ariège.

Site web : www.laregionoccitanie.fr

AUDE (11)

Région : Occitanie

Population : 379 648 hab.

Préfecture : Carcassonne

Sous-préfectures : Narbonne, Limoux

Nombre de communes : 436

Superficie : 6 139 km2

Spécialités : Cassoulet de Castelnaudary, bourride d’anguilles, lucques (olive verte), limos (brioche), fricassée de Limoux, huîtres de Leucate (coquillage), truffe, riz et pomme de Marseillette, écu du Pays Cathare (fromage de chèvre), nougat de Limoux (confiserie), vins de l’Aude (7 AOP), blanquette de Limoux (vin), micheline (liqueur), cartagène (liqueur), marbre de Caunes-Minervois, boudegue (cornemuse occitane)

Clubs sportifs : Rugby à XV RCNM Narbonne et USC (Carcassonne), Rugby à XIII (Lézignan-Corbières, Limoux, Carcassonne), Volley (Narbonne, Gruissan), Handball féminin (Narbonne).

Compétitions : Mondial du vent (Leucate), Défi Wind & Défi Kite (Gruissan), Coupe du monde de kitesurf junior (Saint-Pierre-la-mer), Grand Raid des Cathares, Cross de la Cité (Carcassonne), cyclo-sportive l’Audoise (Villeneuve Minervois), VTT Cap Nore / Déval’ Nore (Aragon), Critérium de Quillan (Cyclisme)

Culture & patrimoine : Les citadelles du vertige, Canal du Midi, Abbaye de Lagrasse, Abbaye de Fontfroide. Carnaval de Limoux, Montolieu village du livre, Scènes d’enfance (tout le département), Artistes à suivre, Fête du Cassoulet, Limoux brass Festival, Jazz à Conilhac, Festival d’été (Lézignan-Corbières), festival des Barques en Scènes (Narbonne), festival de la Cité (Carcassonne), Temps de cirque (tout le département), Sortie de case (tout le département).

Économie : Viticulture, pêche, agriculture, élevage, commerce maritime, tourisme balnéaire, tourisme moyenne montagne, thermalisme, tourisme culturel, oenotourisme et truffitourisme

Sites web et réseaux sociaux : www.aude.fr / www.audetourisme.com / www.payscathare.com / www.payscathare.org / citadellesduvertige.aude.fr / www.facebook.com/departementdelaude / www.instagram.com/citadellesduvertige / www.aude.fr

Km 10.7

VAL-DE-DAGNE (770 hab.)

La commune est née en 2019 de la fusion des anciennes communes de Montlaur et Pradelles-en-Val.

À Montlaur repose Édouard-Jean Niermans, l’un des plus grands architectes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle en France. Néerlandais de naissance, il s’installe en France dans les années 1890 et va créer de nombreux édifices emblématiques de la Belle Époque : La brasserie Mollard, le Casino de Paris, les Folies-Bergère, le Moulin-Rouge à Paris et plusieurs hôtels en province, dont l’hôtel du Palais à Biarritz et surtout l’hôtel Négresco à Nice, où il s’était établi en 1909. Il meurt le 19 octobre 1928 dans sa propriété viticole du château de Montlaur dans l'Aude, pour laquelle il se passionne les dernières années de sa vie. Le domaine de Montlaur est aujourd'hui la propriété de ses petits-enfants.

Km 19.3

LAGRASSE (550 hab.)

Dans un paysage de vignes et de collines, typique des Corbières, Lagrasse est traversé par l'Orbieu, enjambé par un pont reliant le village et ses vieilles halles du XIVe siècle à son abbaye, joyau architectural de l'époque médiévale. Village de goût avec son vin des Corbières, Lagrasse est également un village de savoir-faire où les artisans d’art sont nombreux.

Le village fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France, depuis plus de dix ans. Le patrimoine architectural de la commune comprend dix immeubles protégés au titre des monuments historiques.

Abbaye Sainte-Marie de Lagrasse

Fondation : 779

Construction : VIIIe, XIXe et XXIe siècles.

Style : Ordre bénédictin.

Histoire : Le monastère primitif, fondé à une date inconnue, est reconstruit par l’abbé Nimphibius en 779 en un lieu nommé alors « Novalius ». L(abbaye reçoit la protection de Charlemagne à partir de cette date. Son allégeance jouera un grand rôle dans le rayonnement de l'abbaye du IXe siècle au XIe siècle. Monastère bénédictin du VIIIe siècle au XVIIIe siècle, l'abbaye est vendue comme bien national à la Révolution française et coupée en deux lots. Ses bâtiments sont laissés à l'abandon et très dégradés au cours du XIXe siècle. Les premières campagnes de restauration commencent en 1932, d'autres sont entreprises par les chanoines et deux tentatives de retour à la vie religieuse sont faites, sans succès. Sa « grande partie » est rendue à la vie religieuse en 2004 lors du rachat par la communauté des chanoines réguliers de la Mère de Dieu, tandis que la part médiévale du monastère, la « petite partie », devient propriété du département.

Signe particulier : En 2014, l'abbaye remporte le « grand trophée de la plus belle restauration », organisé par Propriétés de France, Le Figaro Magazine, la Fondation pour les monuments historiques et La Demeure historique pour la restauration du cloître.

Destination actuelle : En 2004, une communauté catholique traditionaliste, les chanoines réguliers de la Mère de Dieu, acquiert les bâtiments de la « grande partie ». La petite partie est occupée par un centre cutlurel consacré au livre et à la lecture.

Classement : Classée Monument historique en 1923.

Église Saint-Michel de Lagrasse

Construction : XIVe siècle.

Style : Gothique.

Histoire : Construction élevée de 1340 à 1350. Le clocher est placé au sud, contre le sanctuaire. La façade ouest s'ouvrait par un large portail à deux baies séparées par un pilier central qui a été surélevé. Nef à chapelles latérales. Culots sculptés de têtes humaines.

La première église se trouvait en dehors des murailles et est attestée dès 1119. Le 17 septembre 1359, les consuls de la ville passèrent un accord avec l'abbé Elie de Lagrasse pour transférer l'église Saint-Michel à l'intérieur des remparts. Cet édifice dirigé vers le midi n'a pas été achevé, la façade nord de l'église n'a jamais été élevée. Le choeur fut habillé au XVIIIe siècle d'un décor plaqué de pilastres et de tableaux, restauré en 1890, les fenêtres furent dégagées de la maçonnerie. La nef fut couverte de fausses voûtes d'ogives probablement au XIXe siècle.

Classement : Classée Monument historique en 1925.

Pont Vieux

Construction : XIVe siècle.

Histoire : Le Pont-Vieux est attesté dès 1303.

Il est remanié aux XVIIe et XIXe siècles : Ses piles étaient surmontées de deux tours abattues en 1618 car elles menaçaient la stabilité de l'ouvrage.

Classement : Classé Monument historique en 1907.

Km 41.5

VILLEROUGE-TERMENÈS (160 hab.)

Le patrimoine architectural de la commune comprend quatre immeubles protégés au titre des monuments historiques : L'église Saint-Étienne, classée en 1913, la Maison Azalbert, inscrite en 1952, le château de Villerouge-Termenès, classé en 1976, et le Socle de croix, inscrit en 1926.

Château de Villerouge-Termenès

Construction : XIe au XIVe siècles.

Histoire : À partir de 1110 et jusqu'à la Révolution, le château et le village ont appartenu aux archevêques de Narbonne. Il était le siège d'une des onze baylies de l'archevêché. Pour percevoir ses impôts, l'archevêque disposait d'un bayle (ou bailli), et Villerouge était au centre de la baylie. La citadelle dont les ruines subsistent a sans doute été construite au XIIIe siècle. Le château a joué un rôle important durant la croisade contre les Albigeois.

La petite histoire : C’est dans le château que fut brûlé le dernier Parfait cathare, Guilhem Bélibaste, en 1321.

Caractéristiques : Le château se présente sous la forme d'une enceinte quadrangulaire avec quatre tours rondes et vraisemblablement construit à partir d'une église fortifiée au XIe siècle. La grosse tour ou donjon de l'angle sud-est comporte trois salles superposées, aux murs très épais, dans lesquels ont été aménagés des escaliers. On parvient à une terrasse crénelée. À l'intérieur on peut voir dans la grande salle une poutre peinte aux armes de Bernard de Farges, archevêque de Narbonne (1311-1341).

Destination actuelle : Le corps du château abrite une exposition permanente divisée en trois registres : au rez-de-chaussée, Bélibaste ; au premier étage, l'archevêque de Narbonne ; au deuxième étage, le château et son village. Depuis 1997, une rôtisserie médiévale propose de véritables mets du Moyen Âge au grand public.

Classement : Classé Monument historique en 1976.

Km 70.8

ARQUES (250 hab.)

Château d’Arques

Construction : 1280 à 1310

Style : Médiéval.

Histoire : Au XIIe siècle, un conflit oppose le vicomte de Carcassonne et les seigneurs d'Arques et de Lagrasse. Les terres d'Arques deviennent la propriété des seigneurs de Termes. En 1217, Béranger d'Arques figure parmi les proches de Guillaume de Peyrepertuse. En 1231, durant la croisade contre les Albigeois, Simon IV de Montfort s'attaque à Arques. Après avoir brûlé le village, il l’offre à l’un de ses lieutenants, Pierre de Voisins. Le château est achevé par ses descendants en 1316. En 1518, Françoise de Voisins, dernière héritière, épouse Jean de Joyeuse auquel revient la baronnie d'Arques. Le château est alors délaissé au profit de Couiza. À Révolution, le château tombe en ruine. Après son classement en 1887, il est rénové et ouvert à la visite.

Caractéristiques : La maison forte est constituée d'une enceinte et d'un haut donjon carré cantonné de quatre tourelles d'angle circulaires au centre de la cour. L'enceinte presque carrée (51x55 m), sur laquelle devaient s'appuyer de nombreux bâtiments, est percée d'une porte marquée aux armes de la famille de Voisins. Dans les angles bien conservés subsistent deux tours-logis. Le donjon, haut de 25 mètres, est un chef-d'œuvre d'architecture militaire gothique inspirée d'Ile de France. Il comporte quatre niveaux desservis par un escalier à vis logé dans l'une des tourelles circulaires. Les différentes salles ont été construites avec soin. Une quarantaine de soldats pouvaient défendre en même temps le donjon grâce aux nombreuses archères et baies qui ajourent symétriquement les murs.

Classement : Classé Monument historique en 1887.

Km 76

SERRES (80 hab.)

Château de Serres

Construction : XVIe au XVIIIe siècles.

Histoire et caractéristiques : L'évêque d'Alet était le seigneur de Serres jusqu’au XIVe siècle. Puis la seigneurie fut cédée à des particuliers. De plan carré, le château était défendu par deux tours d’angle carrées et aux autres angles par des échauguettes. La tour carrée nord a conservé l'intégralité de ses cinq étages. Elle est défendue par une canonnière rectangulaire et une embrasure à mousquet typiques du XVIe siècle. La porte d'entrée était protégée par une bretèche toujours visible. Les dispositions défensives et le tracé des moulurations des fenêtres indiquent une restauration du XVIe ou du début du XVIIe siècle. La porte en arc et le gros oeuvre des deux tours carrées doivent être antérieurs.

Signe particulier : Le château fut la propriété de l'acteur Jean Deschamps (1920-2007) qui créa un théâtre de verdure dans son parc.

Classement : Inscrit Monument historique en 1947.

Km 82

COUIZA (1 150 hab.)

Château des ducs de Joyeuse

Construction : XVIe siècle.

Style : Médiéval et Renaissance.

Histoire : Jean de Joyeuse, chambrier et connétable de France, premier gouverneur de Narbonne et lieutenant général en Languedoc fait bâtir cet édifice entre 1540 et 1550. Son fils Guillaume III assure la suite des travaux qui va connaître un siège en 1577, au cours des guerres de Religion entre protestants et catholiques. Au cours des siècles, le château a connu diverses utilisations. Abandonné puis transformé en usine de teinture avant de servir de centre de formation agricole, il est néanmoins très bien conservé. L'enceinte extérieure médiévale, flanquée de quatre tours, tranche avec la cour intérieure à l'architecture plus Renaissance. I

Destination actuelle : Il est maintenant transformé en hôtel.

Classement : Classé Monument historique en 1913.

Km 85.4

ESPÉRAZA (2 200 hab.)

Joli village, blotti dans un coude de la haute vallée de l’Aude, qui demeure à jamais marqué par l’extraordinaire aventure que constituèrent l’implantation et le développement de l’industrie chapelière. On y trouve une très jolie église Saint-Michel, reconstruite après les guerres de religion et aujourd’hui restaurée. Ce village attire tout au long de l’année de nombreux visiteurs se rendant au musée des dinosaures ainsi qu’à celui de la chapellerie, sans oublier le petit musée du miel qui leur fait face.

Personnalité native d’Espéraza, Paul Barrière (1820-2008) fut le président de la Fédération française de rugby à XIII, en 1947 et fondateur de l’International Board. Il est le père de la Coupe du monde de rugby à XIII (dont il refuse qu'elle porte son nom) et initiateur de la première tournée d’une équipe de France aux Antipodes.

www.esperaza.com

Musée des dinosaures

Le musée a ouvert ses portes en 1992 et est géré par une association : Dinosauria, à but non lucratif. Le musée expose jusqu'à 35 espèces différentes de dinosaures, soit sous forme de squelettes soit sous forme de modèles reconstitués grandeur nature, ainsi que la projection de films. Il présente une exposition permanente consacrée à Tyrannosaurus Rex.En 2007, il a reçu un squelette complet d'Ampelosaurus atacis, trouvé lors de fouilles récentes (2001) au site de Bellevue dans la commune voisine de Campagne-sur-Aude. Ce squelette est le plus complet des dinosaures de cette taille (douze mètres de long) découverts en France et a été baptisé Eva en honneur d'Eva Morvan, l'étudiante en géologie qui en fit la découverte.

Km 91.6

QUILLAN (14 000 hab.)

Quillan s’est révélé à la France sportive en 1929, en devenant champion de France de rugby après avoir déjà disputé la finale de l’épreuve l’année précédente. L’US Quillan avait été façonné de toutes pièces par le chapelier industriel Jean Bourrel, qui avait anticipé l’ère du professionnalisme en pillant les internationaux d’autres clubs pour lancer la première formation réellement pro du rugby français. Cette approche contestée conduisit l’International Board à exclure la France du rugby international pendant les années 1930. Il faut dire qu’à l’amateurisme marron s’ajoutèrent les marrons tout courts. Si Quillan, dont le talonneur, Gaston Rivière, était mort d’un coup de pied reçu lors d’un match contre Perpignan en 1927, l’emporta 11-8 face à Lézignan, entraîné par le bouillant Jean Sébédio, alias « le Sutan », ce que retinrent les autorités et la presse, ce fut avant tout la violence de cette finale.

Quillan a accueilli en 2021 une étape du Tour de France partie de Carcassonne et remportée en solitaire par Bauke Mollema. La ville a également accueilli à six reprises le Grand Prix du Midi-Libre entre 1969 et 1993, avant la disparition de l’épreuve, mais aussi des étapes du Tour de l’Aude dans les années 60. Quillan fut aussi ville étape du Tour de l’Aude féminin au début des années 2000. Depuis ces années fastes, c’est surtout le Critérium de Quillan, disputé chaque année dans la première le 15 août, qui a réuni la ville et le cyclisme. Tous les plus grands noms du cyclisme s’y sont imposés depuis 1938, ce qui en fait le doyen des critériums français, et son dernier vainqueur, en 2025, était Lenny Martinez. Un homonyme, Jésus Martinez, vainqueur de Gênes-Nice et du Grand Prix du Midi libre en 1954, est la gloire locale.

Château de Quillan

Construction : XIVe siècle.

Histoire : Situé sur la rive droite du fleuve, il domine la ville basse de Quillan depuis le XIVe siècle. De plan carré, cantonné de quatre échauguettes, on y pénétrait par une majestueuse tour-porte haute de plusieurs étages. Siège de l’administration des Archevêques de Narbonne, il pouvait, à l’occasion, leur servir de résidence. Détruit une première fois lors des guerres franco-aragonaises, il fut arasé et transformé en batterie d’artillerie. Après avoir été utilisé comme carrière de pierres pour d’édification de bâtiments, il a fait l’objet de trois campagnes de fouilles et d’un début de restauration. Désormais, du haut du château, on peut admirer une très belle vue de la ville ainsi que des montagnes environnantes.

Classement : Inscrit Monument historique en 1954.

ARIEGE (09)

Population : 155 722 hab.

Préfecture : Foix

Sous-préfectures : Pamiers, Saint-Girons

Superficie : 4 890 km²

Spécialités : Le Bethmale (fromage), les Flocons d'Ariège (confiserie), l'Azinat (type de garbure), Mounjetado (cassoulet montagnard), l'hypocras (apéritif médiéval), coutellerie, laine, objets en corne…

Sports : Rugby (Foix, Pamiers). Sports d'eau vive, ski de fond, ski nordique, randonnées, luges, ski de piste, chiens de traîneau, biathlon, alpinisme, escalade, VTT, pêche, randonnée équestre, cyclotourisme, parapente, accrobranche, canyoning, téléski nautique, golf.

Compétitions : Le Trail des Citadelles, La Ronde de l'Isard, L'Ariégeoise, le Trail des Crêtes, le Festival de la Montagne, Marathon du Montcalm, Journées nationales de la race du cheval de Mérens, Challenge des trails ariégeois.

Festivals : Été des Théâtrales en Couserans, Spectacles de Grands chemins en vallées d'Ax, Fêtes historiques de Mirepoix, Foix Terre d'histoire, Autrefois le Couserans, Médiévales de Mazères, Festival de Saint-Lizier en Couserans, festival Jazz à Foix, festival Jazz'Velanet, festival Tarascon Latino, festival Terre de Couleurs, Festival RITE : danses, chants et musiques du monde, festival de cinéma Résistances, festival les Coulisses d'automne», MIMA, Festival des arts de la marionnette de Mirepoix…

Économie : Thermalisme, tourisme « 4 saisons », agropastoralisme, hydroélectricité, exploitation du talc, sous-traitance aéronautique, textile, filière bois, …

Sites webet réseaux sociaux : www.ariege.fr / www.ariegepyrenees.com / www.grands-sites-ariege.fr, http : //www.facebook.com/tourisme.ariege / http : //twitter.com/tourismeariege / www.instagram.com/ariegeledpt / https : //twitter.com/ariegeledpt

Km 132.1

BÉLESTA (1 090 hab.)

Fontaine intermittente de Fontestorbes

C’est l’une des dix résurgences vauclusiennes en France et l’une des plus spectaculaires. Pendant la majeure partie de l'année, la fontaine coule constamment. En période de basses eaux, elle devient brusquement intermittente par un phénomène de variations du débit rythmées et régulières. Le cycle complet prend environ 60 à 90 minutes. Moins d'une trentaine de phénomènes d'intermittence sont recensés dans le monde. L'intermittence de la fontaine n'a jamais été complètement expliquée car des scaphandriers n'ont jamais réussi à remonter le siphon qui provoque le phénomène.

C’est grâce à la pureté de son eau qu’est née la limonade artisanale de Fontestorbes en 1885. Le village voisin de Bélesta comptait alors trois artisans limonadiers qui se partageaient le marché local, à une époque où les sodas que nous connaissons aujourd’hui n’existaient pas et où la seule boisson gazeuse disponible était la limonade… Aujourd’hui il n’en reste qu’un, qui produit sa même limonade depuis 130 ans.

http : //limonade-de-fontestorbes.com/

Km 144.9

MONTSÉGUR (125 hab.)

Montségur est le haut lieu et le village martyr du catharisme ariégeois. La religion cathare se cristallise au XIe siècle autour d’un désir de retour aux sources chrétiennes. Détachés des biens de ce monde, les cathares se conforment au modèle des apôtres et récusent l’Église romaine, ses appétits de pouvoir et de guerre sainte. Leurs idées trouvent un écho retentissant et gagnent à la fin du XIIe siècle tous les comtés occitans. Le pape lance en 1208 une croisade contre ces hérétiques qui osent défier Rome. Le sud-ouest est mis à feu et à sang. La tragédie culmine à Montségur en 1243. Une grande armée de croisade encercle le village fortifié, où 500 hérétiques tiennent tête à une armée de 6 000 hommes. Malgré le froid et la faim, les combats meurtriers et les trahisons, les assiégés tiennent près d’une année. À bout de force, ils se rendent en mars 1244 : 225 cathares, autour de leurs évêques, refusent d’abjurer leur foi et sont brûlés vifs au pied de la forteresse. En 1321-1330, les derniers cathares sont exterminés, la grande Occitanie est annexée par le royaume de France. C’est la fin d’une épopée qui aura duré trois siècles.

À Montségur, les ruines du château sont ouvertes à la visite ainsi qu’un musée retraçant son histoire.

Château de Montségur

Construction : XIIIe siècle.

Histoire : Une première forteresse, signalée dès le XIIe siècle, fut érigée au sommet de la montagne, appelée aussi pog. Elle était en ruines en 1204 quand le village fortifié cathare fut bâti sous la direction de Raymond de Péreille. Montségur abrita une communauté cathare importante. Parallèlement, le château accueille également les chevaliers faydits dépossédés de leurs terres par le traité de Meaux de 1229. Au nombre de ces derniers figure Pierre-Roger de Mirepoix, cousin de Raymond de Péreille et maître militaire de Montségur. Dans la première moitié du XIIIe siècle, la forteresse subit quatre sièges par les croisés, dont un seul est couronné de succès : le 1er mars 1244, Pierre-Roger de Mirepoix se voit contraint de négocier une reddition après un blocus de dix mois. Tous les cathares qui refusèrent de renier leur foi périrent sur le bûcher qui fut dressé pour 220 suppliciés. Après la prise du castrum en 1244, sa possession revient à Guy II de Lévis, seigneur de Mirepoix depuis le traité de 1229. Les restes du village cathare et l'enceinte sont rasés. Le castellum est réaménagé pour y poster une garnison d'une trentaine d'hommes qui restera présente jusqu'au traité des Pyrénées au XVIIe siècle. Ce sont les ruines de cette construction, baptisée Montségur III, qui sont visibles aujourd'hui.

Classement : Classé Monument historique en 1862. Site classé en 2001.

Le chemin des Bonshommes

Il a été, du XIe au XVIe siècle, un axe économique important qui unissait l’Ariège et le Bergueda. Les derniers cathares en exil, fuyant la prison, la spoliation et la mort, utilisaient cet itinéraire pour aller chercher refuge en Catalogne. Cet itinéraire pyrénéen transfrontalier emprunte les mêmes chemins au travers des mêmes paysages que ces hommes et ces femmes poursuivis par l’Inquisition. À pied (en 10 à 12 jours), à cheval ou en VTT, cette randonnée exceptionnelle emmène à la rencontre des sites inoubliables.

www.chemindesbonshommes.com

Km 146.7

Col de Montségur (1 059 m)

Le col est emprunté pour la première fois sur le Tour de France en troisième catégorie en 2002 lors de la treizième étape reliant Lavelanet à Béziers, avec un passage en tête de Laurent Jalabert. Il est franchi par l'autre versant lors du Tour de France 2019 au titre d'un col de deuxième catégorie lors de la quinzième étape de Limoux (Aude) à Foix - Prat d'Albis à 60,5 km du départ : Michael Woods y passe alors en tête. En 2021, c’est Wout Poels qui s’y présente en tête.

Km 150.9

MONTFERRIER (500 hab.)

La commune de Montferrier abrite la station de sports d’hiver des Monts d’Olmes, créée en 1968, et dont est originaire Perrine Laffont, championne olympique de ski-bosses en 2018.

Km 156

LAVELANET (6 000 hab.)

Fief du rugby, Lavelanet est pourtant la ville natale d’un des plus célèbres footballeurs français, l’ancien gardien de l’équipe de France Fabien Barthez, mais aussi de la championne olympique 2018 de ski acrobatique Perrine Laffont. Son passé textile a marqué la ville, qui se recentre aujourd’hui sur d’autres activités et notamment le tourisme. Même si Lavelanet se positionne sur le tourisme de nature, la ville honore sa renommée de capitale ariégeoise du textile. Son musée, installé dans une ancienne manufacture, a été rénové en 2008.

Le parti pris : L’interactivité. Tissage, filage, teintures végétales… Différents ateliers permettent d’expérimenter, de toucher, de visualiser tout ce qui fait l’histoire et l’actualité du textile, depuis l’époque cathare jusqu’aux tissus high-tech fabriqués aujourd’hui à Lavelanet. Lavelanet a accueilli deux départs d’étape du Tour de France, en 2002 et en 2008, cette dernière ayant été remportée par Mark Cavendish à Narbonne.

La voie verte du chemin des filatiers

Inaugurée en 2021, cette voie verte suit le tracé de l’ancienne voie ferrée qui a vu passer, de 1903 à 1973, des wagons de marchandises liées à l’industrie du pays d’Olmes (textiles, peignes en corne). D’une longueur de 42 km, la voie verte s’emprunte à pied, à VTT ou à cheval. Elle relie Lavelanet à Mirepoix en passant par Chalabre (Aude) et Camon avec des passages aménagés pour découvrir les villages étapes.

Km 166.5

ROQUEFORT-LES-CASCADES (80 hab.)

Les cascades de la Turasse sont une véritable curiosité géologique naturelle. Sur trente mètres de hauteur, les cascades ont produit un phénomène rare et très fragile : Une tufière ou cascade pétrifiante. Le tuf est un calcaire pulvérulent et friable, de couleur blanche à beige. L'eau des sources de la Turasse étant particulièrement calcaire, le tuf se dépose sur les mousses et les morceaux de bois sous la forme d'une croûte. La disparition de ces débris végétaux, par fermentation donne en partie à la roche sa texture poreuse rappelant celle d'une éponge.

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