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NOUVEAU LABEL "RÉGIONS, DÉPARTEMENTS, MÉTROPOLES/TERRITOIRES" À VÉLO LES CANDIDATURES 2026 SONT OUVERTES !
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RÉGION NOUVELLE AQUITAINE

Départements : Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Creuse, Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Deux-Sèvres, Vienne, Haute-Vienne.

Population : 6,15 millions hab.

Préfecture : Bordeaux

Superficie : 2 011 km2

Spécialités : Vins de Bordeaux, Cognac, Armagnac, piment d’Espelette, noix du Périgord, tomates de Marmande, huitres du bassin d’Arcachon, viande de Salers, vache blonde d’Aquitaine, jambon de Bayonne, agneau de Pauillac, canelés bordelais. Oie, canard, pommes sarladaises, poulet basquaise, garbure, lamproie. Truffe noire.

Clubs sportifs : Girondins de Bordeaux (Football), Stade montois, l’Union sportive dacquoise, l’Aviron bayonnais, Union Bordeaux Bègles Atlantique, Stade rochelais, CA Brive Corrèze Limousin, Section paloise, Biarritz olympique, SU Agen (rugby), Elan Béarnais Pau-Orthez, CSP Limoges (basket).

Compétitions : Tour de France, surf à Lacanau (Lacanau Pro) et Biarritz. Tour du Limousin.

Festivals : Fêtes de Bayonne, fêtes de Dax, fêtes de la Madeleine à Mont-de-Marsan, Francofolies de la Rochelle, festival de la BD d’Angoulême, foire du livre de Brive, Nuits de nacre à Tulle, Grand Pavois de La Rochelle, Garorock à Marmande, festival du film policier de Cognac.

Économie : Vins de Bordeaux, Cognac et Armagnac, industrie aéronautique et spatiale, biotechnologies, chimie, recherche scientifique. Filière image et numérique. Agroalimentaire. Port de Bordeaux. Tourisme. Universités.

Sites touristiques : Bordeaux, Saint-Émilion, La Rochelle, Biarritz, bassin d’Arcachon, dune du Pilat, grottes de Lascaux, Futuroscope de Poitiers, plages de Lacanau, Biarritz, Biscarosse, Hourtin, Carcans, Soulac-sur-Mer, embouchure de la Gironde, vignobles du Bordelais, châteaux de Dordogne, château de Pau, Pyrénées, ile d’Oléron, île de Ré.

Sites web et réseaux sociaux : www.nouvelle-aquitaine.fr

PYRENEES-ATLANTIQUES (64)

Population : 706 564 hab.

Préfecture : Pau

Sous-préfectures : Bayonne, Oloron-Sainte-Marie

Superficie : 7 645 km2

Spécialités : Piperade, vins (Madiran, Pacherenc, Jurançon, Irouléguy…), poule au pot, garbure, axoa, piment d'Espelette, poulet basquaise, gâteau basque, jambon de Bayonne…

Clubs sportifs : Elan Béarnais Pau-Lacq-Orthez (basketball), Section Paloise, Biarritz olympique, Aviron Bayonnais (rugby)

Compétitions : Coupe du monde de canoë-kayak à Pau, Grand Prix de Pau, Concours complet international de Pau.

Festivals : Fêtes de Bayonne, Festival Hestiv'Òc, Festival du Film de Surf à Anglet, le Temps d'aimer la danse à Biarritz, Biarritz Piano Festival, Transhumances Musicales, sans oublier les nombreuses fêtes de villages et traditions basques tout au long de l'année.

Tourisme : Trois villes labellisées villes d’art et d’histoire : Bayonne, Oloron-Sainte-Marie et Pau ainsi que trois pays d'art et d'histoire : le pays du Béarn des Gaves, le pays des Pyrénées béarnaises et le pays de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure. Cinq villages sont classés parmi les Plus Beaux Villages de France. En Béarn, Navarrenx et au Pays basque, Sare, Ainhoa, Saint-Jean-Pied-de-Port et La Bastide-Clairenc.

Économie : Les industries du département sont principalement axées sur l'agroalimentaire : Euralis, Fromagerie des Chaumes, Lur Berri (marque Labeyrie), Lindt et Sprungli AG, groupe Sodiaal (Candia, coopérative 3A). On peut également cité les Aciéries de l'Atlantique SA - Alliance Agro-Alimentaire - Cancé - Compagnie des chemins de fer du Midi - Dassault Aviation - ELF Aquitaine - Groupe Olano - Mas - Messier-Dowty - SHEM - Total - Safran Helicopter Engines

Sites web / FB / Twitter : http : //www.le64.fr / https : //www.facebook.com/pages/D%C3%A9partement-des-Pyr%C3%A9n%C3%A9es-Atlantiques/720037604708106 / https : //twitter.com/departement64

Km 0.9

BIZANOS (4 570 hab.)

C’est la commune natale de Jean-Michel Larqué, ancien milieu de terrain international ayant fait les beaux jours de Saint-Etienne et du PSG, surtout connu comme commentateur et pour le tandem qu’il formait avec Thierry Rolland sur TF1.

Château de Franqueville

Construction : XVIIe siècle et XIXe siècle.

Histoire : Érigé à cet emplacement stratégique au XVIIe siècle, la maison seigneuriale est transformée en demeure d'agrément au XIXe siècle. Mis en vente après ces rénovations en 1851, le château est alors présenté comme un bâtiment de style moderne placé sur un parc de 30 ha. Revendu, il deviendra un hospice civil de Pau, avant d'être acheté par la commune de Bizanos en 1988, qui l'ouvrira au public comme salle de réception en 1992. En 2006, une association a été créée pour replanter un vignoble sur les pentes du site historique.

La petite histoire : Montagnard et botaniste émérite, normand d’origine, le comte Albert de Franqueville s’installe au château de Bizanos en 1854. Les bienfaits du climat béarnais vantés à cette époque, ainsi que sa passion pour les sommets pyrénéens avaient motivé ce choix. Il participera à la première ascension du Néthou, connu sous le nom espagnol de Pic d’Aneto, point culminant des Pyrénées.

Km 3

IDRON (5 130 hab.)

C’est à Idron qu’a commencé le rugby Philippe Bernat-Salles, sélectionné à 41 reprises par le XV de France au poste d’ailier. En club, il a joué essentiellement pour la Section paloise et pour le Biarritz Olympique, avec lequel il a remporté deux titres de champion de France (2002 et 2005). Il est ensuite devenu président de la Ligue nationale de handball de 2010 à 2018.

Km 9.5

BORDES (2 900 hab.)

Safran Helicopter Engines, anciennement Turbomeca, leader mondial des turbines d'hélicoptère, est installé à Bordes depuis 1942.

Km 17.2

COARRAZE (2 170 hab.)

Du château médiéval de Coarraze ne subsiste qu’un donjon pentagonal édifié vers 1350. Une autre partie date du XVIe siècle. C'est ici qu'Henri IV passa son enfance. Le château fut reconstruit dans son état actuel en 1755. Le Premier ministre et maire de Pau François Bayrou est né à Bordères, à 3 km de Coarraze.

Château de Coarraze

Construction : XVIe et XVIIIe siècles.

Style : Médiéval pour le donjon, classique pour le logis.

Histoire : La seigneurie est mentionnée dès le XIIe siècle. À la fin du XVe siècle, Gaston de Foix, comte de Carmaing, devient propriétaire de la terre de Coarraze et se livre à toutes sortes d'exactions qui conduisent Jean d'Albret à raser le château en 1508. Le château est incendié en 1684 et reconstruit vers 1755. Établi sur des sous-sols voûtés, l'édifice possède un avant-corps central en légère saillie, coiffé d'un fronton triangulaire. À l'intérieur, côté nord, un escalier monumental donne accès aux chambres supérieures. Côté sud, un salon tapissé d'un papier peint chinois à décor de branchages et d'oiseaux, forme la pièce charnière de l'ensemble. Le parc présente une succession de terrasses. Au nord sont construites les grandes écuries voûtées d'arêtes, surmontées de greniers à foin. En contrebas, vers l'entrée, sont disposés les communs. Henri IV y passa sa petite enfance, sa gouvernante, Suzanne de Bourbon, ayant été baronne de Miossens et de Coarraze.

La petite histoire : Dans son livre sur Henri IV, le futur Premier ministre François Bayrou parle ainsi du château de Coarraze : « Henri de Navarre a grandi au château de Coarraze à quelque deux kilomètres à vol d’oiseau de ma maison natale [...]. J’ai beaucoup rêvé sur la devise qui orne encore aujourd’hui le portail du château : lo que ha de ser no puede faltar : ce qui doit arriver ne peut pas manquer. »

Classement : Inscrit Monument historique en 2011.

Km 20.8

IGON (950 hab.)

L’église Saint-Vincent possède un retable du XVIIe siècle classé aux monuments historiques en 1966.

Km 22.9

LESTELLE-BÉTHARRAM (850 hab.)

À voir pour son vieux pont classé sur le Gave de Pau, ainsi que pour son important patrimoine religieux classé. Chassé d’Espagne avec sa famille par la guerre civile de 1936, l’écrivain Jorge Semprun se réfugia un temps à Lestelle-Bétharram. Sur la commune se trouve une institution religieuse au centre d’un vaste scandale de mauvais traitements sur ses pensionnaires.

Grottes de Bétharram

Le village voisin d’Asson est le point de départ d’une balade de 2,8 km dans les grottes de Bétharram, ouvertes au public depuis 1903 grâce aux travaux de Léon Ross, pionnier de l’électricité dans la ville de Lourdes. L’exploitation des grottes est toujours gérée par l’arrière-petit-fils de Léon Ross, Albert.

Km 24.5

MONTAUT (1 100 hab.)

Montaut est une ancienne bastide fondée en 1327 par Marguerite, grand-mère de Gaston Fébus. Le plan bastidien original comporte encore aujourd'hui des restes de son passé. L'église Saint-Hilaire date partiellement des XVe et XVIe siècles. On y trouve un groupe sculpté, représentant le mariage mystique de sainte Catherine, classé aux monuments historiques depuis 1976.

Région Occitanie

Départements : Ariège, Aude, Aveyron, Gard, Haute-Garonne, Gers, Hérault, Lot, Lozère, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Tarn, Tarn-et-Garonne.

Population : 6,1 millions hab.

Préfecture : Toulouse

Superficie : 72 724 km2

Spécialités : Foie gras, cassoulet, aligot, tielle sétoise, brandade de morue, haricots tarbais, garbure, oignon doux, cerises de Céret, vins (Pic Saint-Loup, Corbières, Cahors, Costières de Nîmes, blanquette de Limoux, Minervois, Tavel, Madiran). Eau source Perrier.

Clubs sportifs : Stade Toulousain, Castres Olympique, Montpellier HR, USAP Perpignan (rugby), Montpellier HSC, Nîmes Olympique, Toulouse FC (football), Dragons Catalans (rugby à XIII), Montpellier Handball, Fenix Toulouse, USAM Nîmes-Gard (handball)

Compétitions : Tour de France, Open Sud de France (tennis), Route d’Occitanie (cyclisme).

Économie : Aéronautique et espace (Airbus, Ariane, Toulouse), défense, informatique, nucléaire, agro-alimentaire, agriculture (vins, céréales) tourisme, industrie pharmaceutique. Universités (Montpellier, Toulouse).

Festivals : Férias de Nîmes et Béziers, Rio Loco (Toulouse), Festival Radio France Montpellier (classique), Comédie du Livre (Montpellier), Electro Beach (Port Barcarès), Jazz in Marciac, Cinémed (Montpellier), Circa Auch, festival du roman noir à Frontignan.

Sites touristiques : Cité de Carcassonne, basilique de Lourdes, Toulouse (Capitole, Saint-Sernin, ville rose), Montpellier (place de la Comédie, Écusson), plages, Pont du Gard, Arènes de Nîmes, châteaux forts cathares, Canal du Midi, cathédrales d’Albi, Castres et Rodez. Viaduc de Millau, grottes de Niaux et du Maz d’Azil. Pont Valentré à Cahors. Villages de caractère. Plages de l’Aude, du Gard et de l’Hérault. Stations de ski des Pyrénées et de l’Ariège.

Site web : www.laregionoccitanie.fr

HAUTES-PYRÉNÉES (65)

Population : 231 349 habitants

Préfecture : Tarbes

Sous-préfectures : Argelès-Gazost, Bagnères -de -Bigorre

Superficie : 4 464 km²

Spécialités : Haricot tarbais (IGP, Label Rouge), porc noir de Bigorre (AOP), madiran (AOC), pacherenc, mouton de Barèges-Gavarnie (AOP), poule noire Astarac Bigorre, garbure, gâteau à la broche, fromage des Pyrénées, oignon de Trébons, truite des Pyrénées

Clubs sportifs : Clubs de rugby de nationale 1, nationale 2 et fédérale 1 (Tarbes Pyrénées Rugby, Lannemezan, Bagnères-de-Bigorre et Lourdes), Tarbes Gespe Bigorre en ligue féminine de Basket.

Evénements : Coupe du Monde de VTT descente et VTT Enduro Loudenvielle / Montée du Géant du Tourmalet / Grand Raid des Pyrénées / Balneaman Triathlon / Pyrénées Cycl’n trip / Patou Trail / course des étoiles Bagnères.

Compétitions : Coupe du monde de VTT de descente (Lourdes), montée du Géant du Tourmalet, Grand Raid des Pyrénées, Pyr’Epic…

Festivals : Festival l’Offrande Musicale / Equestria Tarbes / Festival Jazz à Luz à Luz St Sauveur / Festival Piano Pic / Festival des petites églises de montagne / Tarbes en tango / Exposition d’art contemporain à l’abbaye de l’Escaladieu Bonnemazon / Les Escales d’Automne / Big Bag Festival à Bagnères de Bigorre / Musée pyrénéen au château de Lourdes / Musée Massey à Tarbes / Scène Nationale le Parvis à Ibos / Fête du vin à Madiran / Foire aux traditions à Loudenvielle

Sites touristiques majeurs : Parc national des Pyrénées, Réserve naturelle nationale du Néouvielle, Cirque de Gavarnie inscrit au Patrimoine Mondial par l’Unesco, Réserve internationale du ciel étoilé du Pic du Midi, 5 Grands Sites d’Occitanie (Pic du Midi, Gavarnie - Cauterets Pont d’Espagne, Lourdes et Pyrénées Aure Louron), 5 Grands Cols (Peyresourde, Val Louron-Azet, Aspin, Tourmalet, Soulor)

Économie : Le tourisme est la première activité économique du département, représentant près d’un tiers de l’activité. L’agriculture est très présente également. Le département des Hautes-Pyrénées est le deuxième en termes de pastoralisme. Enfin l’industrie contribue aussi au développement économique avec des sociétés comme Alstom, Daher ou encore Tarmac.

Sites web / FB / Twitter : www.pyrenees-trip.com

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Km 28.1

SAINT-PÉ-DE-BIGORRE (1 160 hab.)

Abbaye et église de Saint-Pé-de-Bigorre

Fondation : XIe siècle

Style : Roman prédominant

Histoire : L’abbaye fut fondée par des moines appartenant à l’ordre de Cluny, elle prit rapidement de l’importance car située sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Le monastère eut à souffrir des guerres de religions : Saccagé en 1569, puis sérieusement endommagé par le tremblement de terre de 1661.

Caractéristiques : De l’édifice roman, il ne reste que deux absidioles dans la partie orientale, un pan de mur du bas-côté méridional, un porche médiéval à l’ouest de celui-ci, et quelques éléments du transept sud. Quelques chapiteaux du cloître et de l’église, ainsi que des éléments du portail oriental détruit, sont encore conservés.

Signe particulier : Rachetée en mai 2017, elle est devenue la « Maison Maronite de la Mère de la Miséricorde » et a fait l’objet d’une restauration pour accueillir les pèlerins en route pour Compostelle.

Classement : Monument historique depuis 1977

Km 37.5

LOURDES (14 400 hab.)

Lourdes reçoit chaque année des millions de visiteurs venus de tous les continents. Depuis 1858, ils viennent en pèlerinage se recueillir à l’endroit où Bernadette Soubirous rencontra la Vierge dans une grotte près du gave. En 2018, Lourdes a célébré les 160 ans des apparitions. Une étape du Tour de France s’y était élancée en direction de Laruns, où Primoz Roglic avait enlevé son deuxième succès sur la Grande Boucle. Quatre ans plus tard, c’est Jonas Vingegaard qui avait remporté une courte étape partie de Lourdes jusqu’à Hautacam, où il avait décroché Tadej Pogacar de plus d’une minute.

Ce n’est qu’en 1948 qu’une ligne d’arrivée a été tracée pour la première fois à Lourdes pour la victoire de Gino « Le Pieux » Bartali. Ce jour-là, le héros national du cyclisme italien, chargé avec Fausto Coppi de redonner le moral à son pays, porta son bouquet de vainqueur dans la grotte et attribua sa victoire miraculeuse dans le Tour, dix ans après la première, à Notre-Dame de Lourdes. Il ne manqua par la suite de revenir se recueillir dans le sanctuaire à chacun de ses passages dans la région. D’autres étapes se sont jouées sur les hauteurs, dans la station voisine d’Hautacam mais, en 2011 la dernière arrivée en ville était revenue à Thor Hushovd, alors vêtu du maillot de champion du monde.

Le Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes et la Procession aux Flambeaux

Séparé du reste de la cité par une boucle du Gave, à l’ouest de la ville, le domaine de la Grotte, également dénommé le Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes, est un domaine privé de 52 ha. Il est ouvert tous les jours de l’année. D’avril à octobre, chaque soir à 21h, une procession aux flambeaux rassemble des milliers de pèlerins et touristes, depuis la Grotte des apparitions à l’esplanade de la Basilique Notre-Dame du Rosaire.

Château fort de Lourdes

Construction : XIII, XVIe et XIXe siècles.

Histoire : Restauré en 1590 par Henri IV puis en 1828 par l’Etat et acquis en 1894 par la commune. Transformé en prison sous Louis XIV et jusqu’au milieu du XIXe. Classé en 1995 aux Monuments Historiques.

Caractéristiques : Témoin remarquable de l’évolution des fortifications du piémont pyrénéen depuis le haut Moyen-âge jusqu’au XIXe, il domine la ville et les sanctuaires. Sa position stratégique à l’entrée des sept vallées du Lavedan fait qu’il a constitué de tout temps une forteresse imprenable. Multiples espaces extérieurs, du donjon aux remparts.

Destination actuelle : En 1921, le château accueillit dans ses murs le Musée Pyrénéen, musée des Arts et Traditions Populaires et d’histoire régionale.

Classement : Classé Monument historique en 1995

Km 55.2

TRÉBONS 760 hab.)

Tire son nom du général romain Trebonius (un des futurs assassins de César).

L’oignon de Trébons, dit « des quatre saisons », est cultivé dans la région de Bagnères-de-Bigorre et le Val d’Adour. Cet oignon long possède une teneur en sucre exceptionnelle qui lui confère une douceur inimitable.

On le retrouve toute l’année : Frais de mai à juillet, sec à la fin de l’été, en cébar pendant l’hiver et en confit toute l’année.

Sobriquet : « Cebassès », cultivateurs ou mangeurs d’oignons.

Km 57.4

POUZAC (1 110 hab.)

Patrie du général Laffaille (1778-1840). Le village fut spécialisé dans la culture du millet. Il se trouve au pied d’un oppidum préromain, appelé à tort « Camp de César ». Sur le Montimars, a été trouvé un autel votif au dieu Mars. Reste d’une villa gallo-romaine près de l’église. Église Saint Saturnin gothique (fin XVe) entourée de son cimetière et d’une petite enceinte fortifiée. Elle est classée pour son clocher élevé au XIXe siècle et pour son monumental retable baroque, ouvrage du XVIIe siècle attribué à Élie Corau et Jean I Ferrère. Sa voûte de bois, peinte tel un ciel étoilé, est encore remarquable. Le manoir de Serre-Devant ou château de l’Angle est inscrit MH depuis 1990.

Km 59.5

BAGNÈRES-DE-BIGORRE (8 000 hab.)

Un peu moins fréquentée par le Tour que son homonyme de Luchon, la cité thermale de Bigorre a néanmoins sacré de grands noms du cyclisme, comme Raphaël Geminiani, vainqueur de la première étape en ville en 1952, ou son poulain Jacques Anquetil, onze ans plus tard en 1963. En 1952, « Gem » l’avait emporté au lendemain d’une journée de repos, comme à Gap en 1950. Le « Grand Fusil » ne roulait jamais lors des journées de repos, préférant retrouver son épouse. Une méthode efficace… La victoire d’Anquetil fut particulièrement significative pour le Normand puisqu’il s’agissait de son premier succès dans une étape de montagne, et sa première dans une étape en ligne depuis 1957 !

Par la suite surtout utilisée comme rampe de lancement pour des étapes pyrénéennes, Bagnères-de-Bigorre accueillit deux nouvelles arrivées en 2008 et en 2013, où Dan Martin s’y était imposé aux dépens de Jakob Fuglsang, l’année de sa victoire dans Liège-Bastogne-Liège. En 2019, Simon Yates s’y était imposé en solitaire.

Les Thermes

Les eaux thermales de Bagnères, naturellement chaudes, sont extraites à 50°C. Elles sont naturellement chargées en calcium, sulfate et magnésium. L’histoire de Bagnères-de-Bigorre tient tout entière dans le nom de Vicus Aquensis donné par les Romains, qui savaient déjà apprécier les vertus de ses eaux chaudes. Au fil des siècles, Bagnères s’est enrichie d’une histoire écrite sans relâche autour de cette véritable richesse naturelle qu’est l’eau thermale. Deux thermes principaux accueillent les curistes, les Grands Thermes, établis au sein d’un élégant bâtiment XIXe qui valorise de nobles matériaux tels que le marbre des Pyrénées, et les Thermes de la Reine. L’eau de Bagnères est utilisée notamment en rhumatologie, pour les affections psychosomatiques telles que le stress ou pour les voies respiratoires.

Tour des Jacobins

Classée monument historique, la Tour des Jacobins dite aussi Tour de l’Horloge demeure l’unique vestige du couvent des Dominicains fondé en 1344. De style gothique flamboyant, la tour octogonale rachetée par la municipalité en 1833 fut grâce à une généreuse donation en 1836 réhaussée d’un étage et pourvue d’une horloge puis d’un porte-sirène.

Km 73.3

Abbaye de l’Escaladieu (BONNEMAZON)

Fondation : Fondée au XIIe siècle (1142).

Histoire : Abbaye cistercienne qui fut prospère et florissante jusqu’au XIVe siècle. Lieu d’étape reconnu sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle (pour ceux qui empruntaient le chemin du Piedmont), son rayonnement spirituel et sa richesse économique lui permirent de créer des filiations dans le Gers et en Espagne. Elle fut donc « l’abbaye mère » de nombreux monastères espagnols (8 au total dont Fitero, Veruela) et français (Flaran, Bouilas). Entre le XIIe et le XIVe siècles, les comtes de Bigorre vont la choisir comme lieu de sépulture. Assiégée au cours des siècles, elle présente une très intéressante transition du roman au gothique. Les bâtiments primitifs seront fortement endommagés par les guerres de religion. Vendue comme bien national en 1793, l'abbaye restera dans la même famille jusqu'en 1986.

Caractéristiques : Elle est organisée selon les plans cisterciens, ordonnée autour du cloître, l'abbaye refermée sur elle-même. La pureté des formes de la salle capitulaire (composition architecturale très caractéristique du gothique méridional avec des murs de pierres et de briques en alternance - colonnes en marbre de Campan et la belle acoustique de l'abbatiale (1142-1160) en font un site majeur du patrimoine départemental.

Classement : Classée Monument historique en 1938.

Km 76.4

MAUVEZIN (240 hab.)

Château de Mauvezin

Fondation : Dès le XIe et reconstruit au XIVe siècle.

Histoire : À l'époque gallo-romaine, un oppidum occupait les lieux. Gaston Fébus, auto-proclamé prince de Béarn, sera reconnu et redouté dans toute la chrétienté. Après avoir récupéré la Bigorre et le château en 1379 (dont sa famille avait été injustement spoliée en 1292), il va le transformer en une véritable forteresse, s'octroyant ainsi le droit d'étendre son territoire. Il édifie rapidement un donjon de 37 m de hauteur et de 3 m d'épaisseur à la base et fait surélever les remparts. Il couronne toute la forteresse de mâchicoulis. Ce château devinet le symbole de la puissance de ce prince. Resté entre les mains des Béarn-Foix qui accèdent un siècle plus tard au trône de Navarre, le château devient la propriété du roi Henri IV. En 1607, la région est rattachée au royaume de France.

Destination actuelle : Aujourd'hui, le château abrite un musée historique et folklorique du Béarn et de la Bigorre (lieu de rencontre musicale également) grâce à la ténacité et la volonté de L’Escole Gaston Febus, association qui, depuis le début du siècle, travaille à sa restauration.

Classement : Inscrit Monument historique en 1941.

Km 79.2

CAPVERN (1 300 hab.)

Station thermale spécialisée dans les troubles urinaires et digestifs. Son église Sainte-Trinité, édifiée dans les années 1960, a été labellisée « Patrimoine du XXe siècle ». Plusieurs équipes cyclistes y prennent leurs quartiers à l’abord des Pyrénées.

Km 97.4

SARRANCOLIN (670 hab.)

Village fortifié, Sarrancolin était réputé pour son marbre, utilisé dans la construction du Petit Trianon de Versailles, puis pour l’Opéra de Paris et même l’Empire State Building.

Église Saint-Ébons

Fondation : XIIe-XIIIe siècles.

Style : Du plus pur style roman.

Caractéristiques : Plan en croix grecque, clocher-tour, carré à flèche d’ardoise à clochetons et baies romanes à trois voussures. Mobilier remarquable - reliques du saint qui lui donne son nom, évêque de Barbastro (Espagne), saint Ébons meurt en 1104. Cette église est contiguë aux vestiges du prieuré bénédictin (qui dépendait de l’Abbaye de Simorre) autour duquel Sarrancolin se développa.

Classement : Monument Historique depuis 1903.

Km 99.2

BEYRÈDE-JUMET-CAMOUS (220 hab.)

La carrière de marbre de Beyrède fut utilisée à l'époque de Louis XIV et Louis XV, pour construire plusieurs cheminées du château de Versailles.

Km 105.4

ARREAU (810 hab.)

Capitale des Quatre-Vallées de la Vallée d’Aure, ses habitants sont appelés les Arrois. La commune est une plaque tournante sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, et fut un important centre drapier jusqu'à la Révolution.

L’église Notre-Dame, du XIIe siècle, a été bâtie dans le style romano-gothique, avec un clocher-tour à baies géminées du XVIe siècle. Elle servait à la défense du village. Dans la tour, se trouvait d'ailleurs une salle d'armes.

Le village aux toits d'ardoise, avec sa place centrale, est dominé par sa jolie mairie. La place accueille également un marché tous les jeudis sous les arcades. L’édifice municipal est relativement récent (1930), mais il s'intègre parfaitement avec le style architectural des demeures plus anciennes. En se promenant, on trouve également de belles maisons à colombages.

Château des Nestes

Construction : Entre les XVe et XVIIIe siècles.

Histoire : Bâti sur l'enceinte qui clôturait le nord du quartier de la Neste du Louron, il servait de protection au sanctuaire voisin dédié à St-Exupère et faisait office de commanderie des Hospitaliers. L'aile nord en équerre était le siège d'une juridiction. Il prend le nom de Château de Camou (« terre d'eau ») du fait de l'humidité des lieux (XVII - XVIIIe siècles). Le château a été réhabilité en 1989 dans le cadre des Grands Travaux du président François Mitterrand.

Signes particuliers : Outre la beauté de cette ancienne commanderie, le musée comporte une curiosité unique dans la région, avec une partie consacrée aux « cagots », ces êtres exclus de la société, sorte d’intouchables de l’époque médiévale, omniprésents dans la région et en Béarn.

Classement : Inscrit Monument historique en 1981.

Les Cagots

Ils furent présents dans toute l’Europe au Moyen Âge. Les montagnes des Pyrénées, pourtant terres de refuge, furent néanmoins le lieu où le phénomène des Cagots fût le plus appuyé. Les explications les plus diverses ont été données quant à l'origine de ces parias. Le terme de Cagots, semblerait tirer d'un mot béarnais signifiant lépreux, et qui apparaît dans les textes vers l'an 1300. La lèpre désignait au Moyen-âge, différentes maladies qui inspiraient la peur de la contagion. Race maudite à vie, leur condition était mentionnée dès la naissance dans l'acte de baptême, célébré à la nuit tombée, sans carillons. Ils ne portaient pas de nom, mais un prénom suivi du terme Chrestiaa, Cagot, Gézitain et étaient parqués dans un quartier extérieur au village où ils travaillaient le bois. Dans certaines églises, ils étaient reclus dans une partie qui leur était réservée ou utilisaient un bénitier spécial.

Cet isolement qui leur était imposé entraînait deux conséquences : La consanguinité qui engendrait de la dégénérescence et même du crétinisme, et l'afflux, parmi eux, de personnages suspects qui, bravant la contagion, ne risquaient pas d'être poursuivis, en de tels lieux, par la maréchaussée. Dans certains endroits, ils devaient porter une patte de canard ou d'oie d'étoffe rouge cousue sur leurs vêtements. Une fois décédés, ils étaient inhumés à l'écart des « vrais chrétiens » comme ils avaient vécu. Pendant plus de trois siècles, ce furent brimades, procès gagnés (encagés par les Cagots), appui du haut clergé et des princes, mais résistance des autorités locales et du peuple.

Km 117.4

Col d’Aspin

L’Aspin est l’un des cols les plus fréquemment empruntés par la route du Tour masculin puisqu’il fut franchi par le peloton et la caravane à 77 reprises. La liste des coureurs l’ayant franchi en tête depuis la première ascension en 1910 se lit comme un Who’s who des grands grimpeurs, d’Octave Lapize à Richard Virenque en passant, par Jean Robic, Gino Bartali, Fausto Coppi, Louison Bobet, Charly Gaul, Federico Bahamontes ou Lucien Van Impe. Le dernier en date a été Lenny Martinez en 2025.

Km 129.6

Sainte-Marie-de-Campan

C’est dans ce hameau de Campan qu’Eugène Christophe, le premier Maillot Jaune, fut contraint de réparer sa fourche chez le forgeron local. Une statue, installée en face de l’église, rappelle ce moment historique du Tour de France 1919.

Km 130

CAMPAN (1 500 hab.)

Au pied du Tourmalet, chef-lieu du canton qui porte son nom, Campan fut au début du XIe siècle la troisième ville la plus peuplée du département des Hautes-Pyrénées avec près de 4 500 habitants, qui vivaient de la forêt, du marbre vert et de l’élevage. Le tourisme est aujourd’hui l’une des principales ressources d’une localité qui a conservé une belle halle du XVIe siècle, témoin d’un important marché aux bestiaux, et plusieurs édifices religieux remarquables, comme l’église Saint-Jean-Baptiste (XVIe) et Notre-Dame-de-l’Assomption à Sainte-Marie de Campan. Parmi les célébrités de Campan figurent Dominique Gaye Mariolle, célèbre grognard des armées napoléoniennes, qui mesurait plus de deux mètres et était réputé pour ses facéties.

Une statue d’Eugène Christophe se trouve sur la place qui porte son nom devant l’église du village, en hommage à son exploit de 1919, lorsque le Vieux Gaulois fut contraint de réparer sa fourche sur la forge du hameau voisin de Sainte-Marie-de-Campan.

En 2016, une arrivée d’étape fut jugée au Lac de Payolle, sur la commune de Campan, et remportée par le Britannique Stephen Cummings.

Km 142.5

La Mongie

La station a reçu trois étapes du Tour masculin (1970, 2002, 2004), une du Tour féminin en 1995 et accueilli des épreuves de coupe du monde de ski en 1985. En 1970, pour la première arrivée dans la station, un jeune coureur du nom de Bernard Thévenet s’était révélé en remportant sa première étape dans le tour. Huit autres allaient suivre, et deux victoires à Paris. Le téléphérique qui monte au pic du Midi de Bigorre (2 872 m) permet d’en visiter l’observatoire.

Km 147.2

Col du Tourmalet

Il y avait un grand absent au sommet de la première ascension du Tourmalet en 1910 : Henri Desgrange lui-même. Le créateur du Tour avait longuement hésité à faire figurer le col sur le parcours, une difficulté qui avait d’ailleurs rebuté de nombreux coureurs, et l’édition 1910 s’était élancée avec seulement 110 participants. L’étape Perpignan-Luchon et ses premiers cols pyrénéens conforta le patron de l’Auto dans l’idée que le programme du Tour était décidément peut-être trop copieux... Déjà, avant le départ, il avait subi les foudres de certains concurrents. Après l’arrivée à Luchon, il sent bien que le moral des troupes, à commencer par celui du leader Octave Lapize, n’est pas des plus enjoué. Prétextant une indisposition, Desgrange reste prendre les eaux à Luchon et confie les clefs de la course à Victor Breyer. Grand amateur de boxe, ce dernier saura montrer les poings en cas de besoin. Desgrange n’a pas vraiment tort de s’éclipser. Arrivé au sommet du Tourmalet, puis en vainqueur à Bayonne, Lapize ne décolère pas : « Des criminels ! », accuse-t-il. Desgrange n’est pas là pour l’entendre. Voilà un crime qui reste impuni depuis un siècle !

Depuis, les coureurs ont en effet franchi ce géant du Tour à 86 reprises et reviendront une fois de plus rendre hommage au successeur d’Henri Desgrange, Jacques Goddet, au pied de la stèle qui lui est dédiée. Au cours de sa longue histoire d’amour-haine avec la course, le Tourmalet a déjà accueilli trois arrivées d’étape, en 1974 (victoire de Jean-Pierre Danguillaume), en 2010 (Andy Schleck) et en 2019 (Thibaut Pinot).

Le Tourmalet a également reçu le Tour de France Femmes avec Zwift en 2023, enregistrant la victoire de Demi Vollering, qui y assurait sa victoire au général.

Km 158.1

BARÈGES (230 hab.)

Station thermale la plus haute de France, elle est spécialisée dans les séquelles de traumatismes articulaires, d’entorses, fractures et luxations et dans la rhumatologie. En 1675, Madame de Maintenon et le petit duc du Maine sont venus à Barèges soigner sa claudication. En effet, depuis que des paysans avaient remarqué que leur bétail qui allait patauger dans l’eau de certaines sources guérissait aisément de ses blessures, les eaux de Barèges étaient réputées cicatriser les plaies. Malgré l’inconfort des installations, les fréquentes inondations du Bastan, les éboulements, malgré la rudesse des lieux et des gens, Barèges devint la station thermale à la mode. Avant 1730, la route de Lourdes à Barèges fut entreprise, suscitant l’admiration des contemporains. Le pénible détour par le Tourmalet devint inutile dès 1744. Les militaires affluèrent. On leur construisit une caserne et un hôpital aux façades austères en 1732, reconstruit par Napoléon III en 1859. Et l’empereur signa, le 6 mai 1860, le décret ordonnant la construction des routes thermales, réhabilitant ainsi celle de Bagnères-de-Bigorre à Barèges par le Tourmalet. Les thermes sont construits de 1861 à 1864. Longtemps simple hameau thermal, les Bains de Barèges sont devenus commune indépendante en 1946. Dès 1920, Barèges se tourne vers les sports d’hiver. Le funiculaire de l’Ayré est mis en service durant l’année 1939.

Barèges a vu à de nombreuses reprises passer le Tour de France en raison de sa proximité avec le Tourmalet et eut même le droit de voir son nom accolé au grand col lors d’une arrivée d’étape en 2019, remportée par Thibaut Pinot.

Km 162.3

BETPOUEY (80 hab.)

Le village de Betpouey, avec son lavoir et sa jolie église Saint-Sébastien (XIIe et XIVe siècles) est le village natal de Louis Armary, pilier gauche qui compte 46 sélections avec le XV de France entre 1987 et 1995. « Louisou », qui joua toute sa carrière au FC Lourdes, a participé aux trois premières éditions de la Coupe du monde de rugby et a remporté le Tournoi à trois reprises. Il est devenu conseiller départemental en 2015.

Km 165

ESTERRE (190 hab.)

Château Sainte-Marie

Construction : Xe siècle.

Style : Château fort.

Histoire : Sa construction date du Xe siècle par les comtes de Bigorre. Au XIVe siècle, il passa aux mains des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem puis plus tard aux chevaliers de Malte. Les Anglais s’en emparèrent jusqu’en 1404, où le comte de Clermont, aidé des habitants de la vallée commandés par Aougé de Coufitte les en chassa. Le château fut ensuite abandonné.

Caractéristiques : Perché au sommet d’un éperon rocheux, il a servi de forteresse pour la vallée mais aussi de lieu de refuge pour les populations. En ruine.

Signe particulier : La restauration est entreprise dans les années 1980, sauvegardant ainsi un des vestiges les plus marquants de l’histoire de la vallée.

Classement : Vestiges inscrits aux Monuments historiques depuis 1930.

Km 165.7

LUZ-SAINT-SAUVEUR (1 200 hab.)

En 1985, la ville fut le lieu de départ d’une demi-étape enlevée par Stephen Roche. Neuf arrivées eurent lieu dans la station de Luz-Ardiden, la dernière en 2021, lorsque Tadej Pogacar s’y était imposé. Bien plus tôt, Victor Hugo y séjourna et Napoléon III y fit construire en 1861 un pont monumental enjambant le Gave de Pau.

Pont Napoléon

Construction : 1859 à 1963.

Histoire : Napoléon III fit construire ce pont (1859 à 1863, hauteur 65 m) pour remercier les habitants de Saint Sauveur. En effet, le pont Napoléon fut bâti lors de la venue de l’Impératrice Eugénie, qui fut soignée de sa stérilité aux thermes de Saint Sauveur. Ce pont permis le désenclavement de la vallée de Gavarnie. Voici ce que Victor Hugo disait de sa visite dans cette petite « ville lumière » : « Trois grands rayons de jour y entrent par les trois embrasures des trois montagnes. Quand les miquelets et les contrebandiers espagnols arrivaient d’Aragon par la brèche de Roland et par le noir et hideux sentier de Gavarnie, ils apercevaient tout à coup à l’extrémité de la gorge obscure une grande clarté, comme est la porte d’une cave à ceux qui sont dedans. Ils se hâtaient et trouvaient un gros bourg éclairé de soleil et vivant. Ce bourg, ils l’ont nommé lumière, Luz. »

Espace muséographique

Visite d’un lieu chargé d’histoire, espace évoquant la villégiature de Napoléon III et de son épouse Eugénie à Luz-Saint-Sauveur. Un regard pictural par un décor Second Empire peint sur des toiles tendues. Pas de reconstitution historique mais l’évocation d’une époque marquée par ces prestigieux personnages que furent Napoléon III et Eugénie. Un petit salon et une bibliothèque attenante, où résonnent les conversations d’Eugénie et Napoléon III, en séjour à Luz, dans la période de prospérité et d’abondance du Second Empire. L’Impératrice dévouée aux causes charitables, est une des réalités de ce régime décrié. La pharmacie d’époque installée dans le musée témoigne du soutien apporté par le couple impérial à des organismes philanthropiques.

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