Hasparren et le cyclisme
Après ses voisines Bayonne et Cambo-les-Bains, Hasparren rejoint la liste des communes basques où le Tour fait étape, après l’avoir jusqu’alors uniquement traversée. Ce sera l’occasion de saluer Romain Sicard. Vainqueur du Tour de l’Avenir en 2009 et champion du monde espoirs la même année, le natif de Bayonne, mais qui a grandi à Hasparren, a disputé sept Tours de France en tant que coureur avant d’y officier comme directeur sportif.
Grand espoir du cyclisme français après sa saison 2009, Romain Sicard a vu son parcours professionnel en partie gâché par les problèmes de santé : en 2011 une chute et une tendinite tenace révèlent des problèmes musculaires sérieux et il est contraint de mettre fin à sa carrière en 2021 en raison d’une pathologie cardiaque.
À voir
Pierre d’Hasparren
Datation : 275 à 285.
Caractéristiques : la pierre d’Hasparren est une stèle romaine découverte en 1660 dans les fondations du maitre-autel de l’église du village à l’occasion de travaux. Cette plaque de marbre blanc de 68,3 x 32,8 cm évoque la création de la province de Novempopulanie.
On peut y lire : « Flamine (prêtre du culte impérial) et aussi duumvir (membre d’un collège de deux magistrats dirigeant la cité), questeur (percepteur), et administrateur du pays, Verus, chargé d’une ambassade auprès d’Auguste (l’empereur) a obtenu pour les neuf peuples d’être joints aux Gaulois / d’être séparés des Gaulois. De retour de la Ville (Rome), il dédie cet autel au Génie du pays. »
Sa datation est incertaine, mais les plus récentes études estiment qu’elle date des années 275 à 285, sous le règne de Dioclétien. Elle signalerait le rattachement d’une partie de l’Aquitaine à la Gaule au détriment de l’Hispanie.
Une copie de la plaque est conservée et exposée dans une niche encastrée dans le mur sud de l’actuelle église. La plaque originelle est conservée dans un coffre-fort à la mairie.
Classement : classée Monument historique en 2015.
Église Saint-Jean Baptiste
Construction : XIXe siècle.
Histoire et caractéristiques : cette église fut complètement reconstruite, de 1879 à 1883, par l’architecte Emile Doyère. À l’intérieur, les tribunes à deux niveaux de 1859 sont toujours en place. Un décor peint, en 1895, par Daniel Saubès, se déploie sur le cul-de-four du chœur. Quant aux vitraux, ils sont l’oeuvre du maître-verrier Champigneule, en 1882.
Classement : inscrite Monument historique en 2015.
Chapelle du Sacré-Cœur
Construction : XXe siècle.
Histoire et caractéristiques : la chapelle est édifiée entre 1928 et 1931 par les architectes Georges Tribout, Joseph Hiriart, Georges Beau et François Lafaye. C’est un bâtiment austère qui contraste avec le décor intérieur de style Art déco. Les peintures sont dues à Antoine Sauvage, les mosaïques et les vitraux sont des réalisations de la firme Mauméjean. En 1925, les architectes parisiens Hiriart, Lafaye, Tribout et Beau établissent un premier projet de reconstruction de la chapelle en style néo-Renaissance, dans le but de remplacer la première chapelle, construite en 1841 lors de la fondation de la maison des Missionnaires par l’abbé Garat, devenue par la suite collège Saint-Joseph. De 1928 à 1931, la nouvelle chapelle est construite sur un nouveau projet d’Hiriart, Lafaye, Tribout et Beau. En 1935, l’atelier des Frères Mauméjean, de Paris et Hendaye, réalise un ensemble de verrières et de mosaïques. Vers 1935-1940, la nef et les chapelles reçoivent un ensemble de peintures murales par le peintre A. Sauvage, décorateur à Courbevoie (datation et attribution par source). Consécration le 8 décembre 1936 par Mgr Houbaut, évêque de Bayonne.
Destination actuelle : c’est aujourd’hui la chapelle du lycée Saint-Joseph.
Classement : classée Monument historique en 2011.
Route impériale des Cimes
La route impériale des Cimes est une route stratégique historique de 53 km de longueur reliant Bayonne et Saint-Jean-Pied-de-Port. Elle est numérotée RD 22. Elle passe par les communes de Saint-Pierre-d’Irube, Mouguerre, Villefranque, Jatxou, Halsou, Cambo, puis avant Hasparren bifurque vers Mendionde et Irissarry en contournant l’Ursuya par son flanc est. Au début du XIXe siècle, la route fut un chemin stratégique pour les troupes de Napoléon qui l’empruntèrent pendant la guerre d’indépendance espagnole pour rejoindre Saint-Jean-Pied-de-Port.
Le profil de la route et ses points de vue en font un parcours idéal pour les cyclistes. Le Tour de France emprunta à plusieurs reprises une partie du tracé. Aujourd’hui la circulation y est devenue si intense que son attrait touristique et sportif est menacé.
Maison Chrestia, maison de Francis Jammes
Construction : XVIIIe siècle.
Caractéristiques : la Maison Chrestia est un joli bâtiment du XVIIIe siècle bâti dans le plus pur style béarnais. Francis Jammes (1868-1938) a habité cette maison d’octobre 1897 à décembre 1907. Depuis 1982, la Maison Chrestia est le siège de l’Association Francis Jammes. De 1921 à 1938, à la suite d’un héritage, Francis Jammes s’établit à Hasparren, à la Maison Eyhartzea. Le poète est enterré au cimetière de Hasparren. Le poète fut consacré en 1898 avec la parution du livre De l’Angélus de l’aube à l’Angélus du soir, écrit dans la Maison Chrestia. Les uns l’encensèrent pour sa simplicité, les autres le critiquaient pour son simplisme. Il comptait parmi ses alliés : Anna de Noailles, André Gide, Arthur Fontaine, François Mauriac, Colette, Paul Claudel avec lesquels il entretiendra une nombreuse correspondance. Un fonds d’archives ouvert aux chercheurs est consultable à la Maison Chrestia : manuscrits du poète, correspondances diverses d’environ 4 000 lettres, argus de presse allant de 1895 à nos jours, fonds iconographique, fonds musical comprenant plus de 200 mélodies composées sur des poèmes de l’auteur.
Laruns et le cyclisme
Au pied de l’Aubisque, Laruns occupe une place centrale dans le duel qui a opposé Tadej Pogacar et Primoz Roglic en 2020. Ce dernier s’était imposé dans la commune béarnaise en 2018 mais, deux ans plus tard, son jeune compatriote le devançait pour décrocher sa première victoire d’étape sur le Tour, deux semaines avant de tout renverser à La Planche des Belles Filles. En 2023, Jai Hindley avait coup double, étape et Maillot Jaune à Laruns, après avoir fait la différence dans le col de Marie Blanque. Dans son sillage, Jonas Vingegaard avait gagné plus d’une minute sur ses rivaux, à commencer par Tadej Pogacar.
Proche de la frontière espagnole, Laruns a accueilli en 1985 le départ d’une demi-étape, au cœur d’une journée qui avait particulièrement réussi à la formation La Redoute. Le leader Stephen Roche s’était imposé dans la matinée au col d’Aubisque, entretenant l’espoir de venir titiller Bernard Hinault et Greg LeMond, ses rivaux chez La Vie Claire. L’après-midi, Régis Simon, équipier de Roche, battait son compagnon d’échappée Alvaro Pino sur l’itinéraire Laruns-Pau. La petite histoire du Tour garde en mémoire un pionnier natif de Laruns, Jean-Baptiste Camdessoucens, qui prit part à l’édition 1910. Ce fils de douanier se faisait une joie de passer devant ses amis et ses proches dans la longue étape entre Luchon et Bayonne (326 km). Mais ses supporters, qui ne recevaient la presse qu’avec plusieurs jours de retard, l’attendirent en vain. Victime d’une chute dans l’étape Perpignan-Luchon, il s’ouvrit la main dans le bris de son bidon en verre et fut contraint à l’abandon l’avant-veille de l’étape dont il rêvait tant.
À voir
Station de ski d’Artouste
La station d’Artouste est située de 1 400 m à 2 100 m d’altitude. Face au Parc National des Pyrénées avec un superbe panorama sur le massif du Pic du Midi d’Ossau, le domaine skiable de la station d’Artouste accueille les visiteurs dans une ambiance authentique et familiale.
Train d’Artouste
Construction : 1920 (exploitation touristique en 1932)
Caractéristiques : le Train d’Artouste a fêté ses 90 ans en 2022. Créé pour acheminer les hommes et les matériaux nécessaires pour la construction du barrage du lac d’Artouste en 1920, c’est à partir de 1932 qu’il fut exploité à des fins touristiques. Au départ du lac de Fabrèges, une montée vertigineuse de 1 250 m à 2 000 m d’altitude, à bord d’une télécabine, permet d’admirer un panorama exceptionnel avec en ligne de mire le Pic du Midi d’Ossau. Une fois en haut, il est temps d’embarquer à bord du mythique Train d’Artouste. À une allure paisible, à flanc de montagne, le trajet de 50 minutes offre une vue plongeante sur la vallée de Soussouéou et le lac d’Artouste. On aperçoit des marmottes et la flore typique de cette vallée glaciaire.
Les Thermes des Eaux-Chaudes
La renommée des Eaux-Chaudes repose sur plus de douze siècles d’histoire et d’expérience. Les sources sont sulfurées, sodiques, calciques et silicatées. Elles sont riches en glairine et en barégine et soignent les voies respiratoires et la rhumatologie. Parmi les visiteurs royaux qui honorèrent les Eaux-Chaudes de leur présence, citons : le Prince de Prusse, le Duc de Montpensier, le Duc et la Duchesse de Nemours, l’Infant d’Espagne Don Enrique et l’Infante Dona Josepha.
En 1854, l’Impératrice des Français, Eugénie descendue aux Eaux-Bonnes, vint pendant 16 jours prendre son bain à l’Esquirette des Eaux-Chaudes. Aujourd’hui l’établissement accueille entre 600 et 700 curistes par an.
Falaise aux vautours
Au cœur du petit village d’Aste-Béon, au pied de la Réserve naturelle d’Ossau, la Falaise aux Vautours invite à la découverte des grands rapaces pyrénéens et à la vie des bergers. Deux espèces de vautours sont présentes dans la vallée d’Ossau, le vautour fauve et le percnoptère d’Égypte. Ils peuvent être observés en direct grâce à des caméras disposées sur la falaise, au travers d’une visite commentée ou dans un espace muséographique qui leur est consacré.
Cirque d’Anéou
Au cœur du Parc National des Pyrénées, juste avant d’arriver au Col du Pourtalet, le cirque d’Anéou marque la frontière avec l’Espagne. Ce vaste plateau herbeux, situé à environ 1 700m d’altitude, offre une vue très dégagée sur le Pic du Midi d’Ossau. C’est le point de départ de nombreuses randonnées, tels que le refuge de Pombie, le Pic de Peyreget ou encore le Pic de Canaourouye.
Le patrimoine bâti de Laruns
Le bourg de Laruns et ses hameaux disposent d’un patrimoine bâti riche : monument classé de la Chapelle de Gabas (XIIème siècle), église Saint Pierre du XIXe siècle et son bénitier en marbre, nombreux lavoirs ancestraux, fontaines (notamment la célèbre fontaine en marbre blanc de la place de la Mairie datant de l’époque faste du thermalisme au XIXème siècle), maisons anciennes et leurs linteaux de portes, ruelles anciennes…
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