29/08 > 20/09/2020

Sur la route

VIENNE (86)

Population : 436 876 hab.
Préfecture : Poitiers
Sous-préfectures : Châtellerault, Montmorillon
Superficie : 6 990 km²
Spécialités : Broyé du Poitou, melon du Haut-Poitou, truffe noire, farci poitevin, macarons de Montmorillon, escargots, tourteau fromager, vin du Haut-Poitou (AOC)
Clubs sportifs : Poitou Charentes Futuroscope 86 (équipe cycliste féminine), Stade Poitevin Volley Beach (ligue A), Poitiers Basket 86 (Pro B), TTACC tennis de table (Pro A), Motoball Neuville-de-Poitou (1ère division), Stade Poitevin Féminin Triathlon (1ère division)
Compétitions : Marathon Poitiers-Futuroscope, Internationaux féminins de tennis de la Vienne, Tour cycliste Poitou-Charentes, Meeting national d’athlétisme Poitiers, Championnat de France de Montgolfières, Championnat de France Cyclisme Avenir (18/21 Août)
Festivals : Les Heures Vagabondes (concerts gratuits), Soirées Lyriques de Sanxay, Festival « Au fil du son », Festival « Les vacances de Mr Haydn », Polychromies de Notre Dame la Grande, Gamers Assembly, Jazzellerault.
Économie : Tourisme (Futuroscope, Vallée des Singes, Thermalisme de la Roche-Posay, Center Parcs…), aéronautique, sous-traitance automobile, viticulture / agriculture, industrie agro-alimentaire.
Sites remarquables : Abbaye de Saint Savin, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO
Sites web / FB / Twitter : https//www.lavienne86.fr / @departement86 / @ATV86 / https//www.facebook.com/departement86 / https//www.facebook.com/tourismevienne.melusine86 / https//www.dailymotion.com/departement86

Km 20.5

Montmorillon (6 000 hab.)

En franchissant le pont gothique du XIVe siècle, on entre dans le quartier médiéval du Brouard et dans La Cité de l'Écrit, un site hors du temps pour les passionnés de lecture, les amateurs d'art et les collectionneurs d'ouvrages rares. Régine Desforges, native de la ville, avait appuyé la création de ce lieu. Montmorillon est par ailleurs remarquable pour son patrimoine religieux.
Plusieurs fois ville d’arrivée du Tour du Poitou-Charentes, Montmorillon a aussi accueilli une étape du Tour de l’Avenir en 2005.

Cité de l’Écrit
Il suffit de pousser la porte de l'un des libraires ou des bouquinistes pour plonger dans un univers à part. Tout le monde y trouve son bonheur, du collectionneur au lecteur passionné, en passant par l'amateur de polars ou de science-fiction, ou le simple promeneur qui découvre par hasard un livre qui l'intéresse. Calligraphie, enluminure, peinture : que ce soit grâce à des stages temporaires, à des ateliers permanents, ou tout simplement en visiteurs, l’amateur peut découvrir des artistes et des artisans passionnés le long des ruelles de la Cité.

Km 33.5

Lathus-Saint-Rémy (1 220 hab.)

Château de Cluzeau
La seigneurie du Cluzeau relevait de la châtellenie de Montmorillon et apparaît dans les textes au début du XIVe siècle. L'occupation du site remonte au moins à la période romane. Jusqu'au début du XXe siècle était visible, dans la cour, un fort donjon carré à contreforts ronds, totalement arasé aujourd'hui. La partie nord et ouest de l'enceinte de ce donjon sert maintenant de soubassement à un logis bâti aux XIVe et XVe siècles. Deux grosses tours cylindriques de défense flanquent les murs extérieurs. Côté cour, une autre tour cylindrique contient un escalier en vis, accessible par une porte richement ornée. Pratiquement toutes les baies sont d'origine et ont conservé leur remplage mouluré. Quelques cheminées médiévales sont visibles, dont une monumentale. Un escalier en vis donne accès à un enchevêtrement de souterrains creusés dans le roc, dont la légende prétend qu’ils conduisent au château proche de Bourg-Archambault.

À 8 km :

Château de Bourg-Archambault
Depuis le Moyen Âge, Bourg-Archambault est indissociable du château qui garde l’entrée de son bourg. Édifiée vers 1480 sur les bases d’un premier château, cette forteresse -inscrite en 1927 aux Monuments historiques- a bien résisté aux assauts du temps, au regard de ses diverses avanies : elle est prise, pillée et partiellement incendiée en 1591 lors de la huitième guerre de religion. Elle subit également un étrange siège au début du XVIIe siècle, lorsque le seigneur de Cheronac vient chercher, escorté de 100 hommes de pied, 40 cavaliers et 85 archers, sa nièce enlevée par Louis de Blanchard, qui doit capituler. Ce dernier finira très mal : en 1656, il est exécuté pour meurtre et faux monnayage, le château étant partiellement démantelé. Après avoir changé de mains à de nombreuses reprises, le château est acheté en 1835 par Pierre Augier de Crémiers, ancien sous-préfet de Montmorillon, qui engage une lourde rénovation accompagnée de reconstructions.
Ses descendants perpétuent aujourd’hui son œuvre.

HAUTE-VIENNE (87)


Population : 375 856 hab. en 2016
Préfecture : Limoges
Sous-préfectures : Bellac et Rochechouart
Superficie : 5 520 km²
Spécialités : Race bovine Limousine (veau élevé sous la mère), le porc « Cul Noir », l’agneau Baronet, les madeleines, le massepain (biscuits base de pâte d’amande fabriqués depuis le XIXème siècle), le burgou (gâteau artisanal à la châtaigne), le feuillardier ((liqueur à la châtaigne), la pomme Golden.
Clubs sportifs : Limoges CSP (basket-ball), USAL (rugby), Limoges Handball 87, Limoges Football Club, ROC ASSJ HB87. Compétitions : Tour cycliste du Limousin, Course nature des gendarmes et des voleurs de temps (trail), Randonnez-vous en Haute-Vienne
Patrimoine : château de Châlucet, château de Rochechouart, lac de Saint-Pardoux, gare des Bénédictins (une des plus belles d’Europe), Mont Gargan, collégiale de Saint-Léonard-de-Noblat classée au patrimoine mondial de l’Unesco, lac de Vassivière, village martyr d’Oradour-sur-Glane et Centre de la Mémoire, Le Dorat labélisée Petite Cité de caractère…
Festivals : Culture au grand jour ; La Route du Sirque ; Graines de Rues ; Urbaka ; Les Bandafolie’s ; 1001 notes ; Festival national de Bellac ; Festival du Haut-Limousin ; Nuits musicales de Cieux ; Le labyrinthe de la voix de Rochechouart ; Festival musical de Saint-Yrieix ; Cuivres en fêtes ; Festival du Mont-Gargan ; Paroles de conteurs ; Coquelicontes ; Francophonies en Limousin ; Salon international de la caricature, du dessin de presse et d’humour de Saint-Just-le-Martel ; Biennale Danse émoi ; Eclats d’émail
Économie : agriculture (élevages bovin et ovin), industrie porcelainière, pôle européen de la céramique, pôle de compétitivité en hautes technologies Elopsys, filière bois et papier, le cuir, habillement « Made in France » (Smuggler, Weston, Broussaud, Parallèle), électricité et domotique (Legrand).
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Km 50

Le Dorat (1 700 hab.)

La ville conserve de son passé une collégiale du XIIe siècle fortifiée au XVe et des remparts de cette époque, dont la pittoresque Porte Bergère. Le Dorat est aussi la ville natale de l’un des plus grands athlètes français, Joseph Guillemot, qui battit Paavo Nurmi pour enlever le titre olympique du 5 000 m à Anvers en 1920.

Collégiale Saint-Pierre-aux-Liens
Fortifiée au XVe siècle, elle abrite les reliques des saints Israël et Théobald, protecteurs de la ville. Présentant des caractéristiques à la fois romanes et gothiques, ses 77 mètres de long classent la collégiale parmi les plus grandes de France. Du haut des 60 mètres du clocher, un ange doré ('Lou Dora', qui aurait donné son nom à la ville) veille sur la cité. La Crypte Sainte-Anne, les châsses reliquaires, les chapiteaux romans et le portail mozarabe confortent le caractère exceptionnel de l'édifice.

Porte Bergère
Unique porte fortifiée de la Haute-Vienne, elle était l'une des quatre portes des remparts qui défendaient la cité. Construite au XVe siècle, sur le flan le plus escarpé de la colline, elle comporte échauguettes et mâchicoulis.

Km 64.5

Rancon (500 hab.)

Viaduc de Rancon
Dans la première moitié du XXe siècle, une ligne de tramway reliait Saint Sulpice les Feuilles à Limoges. Sa construction nécessita la création de nombreux ouvrages d’art comme celui que l’on trouve sur la commune de Rancon. Il mesure 138 mètres de long et compte 11 arches dont la hauteur maximale atteint 23 mètres. Le tramway ayant disparu vers 1949, il perdit donc sa vocation première. De nos jours, il enjambe toujours la Gartempe mais ses rails et ses garde-corps ont disparu et, malheureusement, pour des raisons de sécurité on ne peut pas se promener sur le viaduc. En revanche, on le voit très bien depuis la route, ou bien en empruntant le sentier de randonnée de la Gartempe.

Km 70.5

Saint-Pardoux-le-Lac (1 320 hab.)

Le Lac de Saint-Pardoux est un site touristique majeur de la Haute-Vienne. Au cœur d’un site naturel préservé, ce lac artificiel de 330 hectares est le lieu idéal pour la pratique des activités de pleine nature.
Le chanteur, parolier et animateur de télévision Pascal Sevran repose dans le cimetière de Saint-Pardoux

Km 82.5

Razès (1 170 hab.)

Quintuple champion du monde de cyclo-cross entre 1954 et 1958, André Dufraisse est né à Razès. Il a fêté ses 93 ans le 30 juin 2019. Il a participé au Tour de France en 1952.

Église de la Croix Glorieuse
L'église classée du XIIe siècle, en croix latine, fut remaniée plusieurs fois au cours des siècles. Du XVe siècle, une fresque sur la voûte du chœur, représentant le buste du Christ accompagné d'anges n'est plus visible. Sont conservés dans l'église, des pierres tombales de la famille de Razès provenant peut-être de Grandmont (en 1279, Guillaume et Dulcie de Razès demandent à être enterrés à Grandmont.). Il s'agit d'un gisant de femme et d'une tombe à bâtière de chevalier, datant du XIIIe siècle. Les pierres tombales sont peut-être revenues à Razès en même temps que les reliques de Saint Etienne de Muret. La châsse de Saint-Etienne sera envoyée à la fonte en 1794. Elle était plus grande que celle d'Ambazac. Seule en subsiste une applique en relief : le Miracle de l'enfant (conservée au Musée Jacquemart-André de Chalis).

Km 95.5

Ambazac (5 670 hab.)

Célèbre pour « la châsse d’Ambazac » chef d’œuvre de l’art religieux médiéval exposé dans l’église Saint-Antoine, Ambazac, chef-lieu de canton, mérite également le détour pour son musée, qui évoque l’épopée de l’exploitation de l’uranium dans le sous-sol de la région. Une autre salle est dédiée au photographe lituanien Izis, réfugié à Ambazac pendant la Guerre avant d’entrer dans la Résistance.
Ambazac est également le village où réside Maxime Méderel, qui participa au Tour de France en 2013. C’est aussi le village de Gérard Braye, qui fut le mécanicien de Jacques Anquetil lors de ses cinq victoires dans le Tour de France.

Châsse et dalmatique de saint Etienne de Muret (dans l’église Saint-Antoine)
Conçue entre 1180 et 1200, la châsse renfermerait un « grand os de jambe » d’Etienne de Muret, fondateur de l’Ordre de Grandmont. Fait d’or et serti de pierres précieuses, l’objet a suscité de nombreuses convoitises, si bien qu’il fût dérobé en 1907 par les frères Thomas, plus connus sous le nom des « Écumeurs d’églises ». Bien que la châsse ait été rapidement retrouvée, l’affaire a galvanisé les médias, tant et si bien que le célèbre romancier Maurice Leblanc y fait allusion dans L’Aiguille creuse, paru en 1919.

Château de Montméry
La construction du château et l'aménagement de son parc ont été réalisés à l'initiative du porcelainier américain Théodore Haviland qui s'installa définitivement en Limousin en 1875. Haviland acheta la propriété en 1883, lui donna le nom de Montméry et fit construire de nouveaux bâtiments attribués à l'architecte américain Richard Morris Hunt. Un avant-projet du château aurait été établi par un chef d'atelier de Hunt, Mr. James, puis complété et en partie modifié par l'architecte limousin Menissier à qui la réalisation fut confiée. L'édifice présente deux ailes en équerre dont l'aile Est représente le bâtiment principal. Chaque aile présente plusieurs décrochements, tours ou rotondes. Le château se caractérise par son éclectisme fait de la juxtaposition de styles européens : roman, gothique, Renaissance française, art 1900, façade bourgeoise du XIXe siècle... Cet éclectisme se retrouve aussi bien sur les façades que dans le décor intérieur. Le rez-de-chaussée, reposant sur un sous-sol surélevé, s'articule autour d'un noyau central composé d'un hall d'entrée renfermant l'escalier principal avec, de part et d'autre, les pièces de réception, la salle à manger, la bibliothèque, les salons dans l'aile est ; la cuisine, l'office et l'entrée de service dans l'aile sud. Cette distribution des pièces est d'esprit français et dans la lignée des « habitations modernes » dessinées par Viollet-le-Duc. Le parc paysager, agencé à l'époque de la construction, se compose d'étangs, d'une rivière anglaise, d'espèces botaniques rares, d'un potager et est agrémenté de petits édifices utilitaires.

Km 114.5

Saint-Léonard-de-Noblat (4 670 hab.)

A mi-chemin entre Limoges et le lac de Vassivière, la ville du regretté Raymond Poulidor possède un patrimoine d’exception. Sa collégiale romane (XIe-XIIe s.), au large chœur à déambulatoire et aux sept chapelles rayonnantes, est l’une des composantes du bien Chemins-de-Saint-Jacques-de-Compostelle en France sur la Voie de Vézelay vers Compostelle. A ce titre, elle est inscrite au patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco. Elle conserve les reliques du saint fondateur de la ville, saint Léonard, ermite au VIe siècle et patron des prisonniers. Le clocher, aux sept étages, surmonté d’une flèche octogonale, culmine à 52 mètres. Autrefois murée, la cité médiévale conserve les empreintes de son passé. Les maisons à pans de bois en encorbellement, arcades, tourelles, modillons, bas-reliefs, hôtels particuliers et autres venelles font la richesse de son patrimoine bâti et lui valent d’être classée Site patrimonial remarquable, cas unique dans l’ancien Limousin. Au Pont-de-Noblat, ancien faubourg de caractère, les maisons se resserrent en bord de Vienne et un viaduc ferroviaire domine la vallée avec ses 22 arches. Son histoire est à découvrir au Musée HistoRail®. Tous ces atouts font de Saint-Léonard-de-Noblat l’un des 100 Plus Beaux Détours de France.
La prospérité de la ville a longtemps reposé sur ses savoir-faire artisanaux et industriels : cuir, papier et porcelaine. Les lieux de production ouvrent leurs portes aux visiteurs : les manufactures de porcelaine, le Moulin du Got, vieux de cinq siècles, où l’on fabrique du papier fait main et du carton d’art et où on fait appel à des techniques d’imprimerie allant du XVe au XXe siècle. Pour les gourmands : massepains, pruneaux confits, etc. sont à déguster dans les boutiques du centre-ville, restaurants, marché (samedi matin) et foire mensuelle (1er lundi du mois). Berceau de la race bovine limousine, Saint-Léonard la célèbre durant deux jours couplés à la fête médiévale le week-end qui suit le 15 août.

Raymond Poulidor
Raymond Poulidor était déjà célébré de son vivant par une statue au cœur de Saint-Léonard-de-Noblat, mais le passage du Tour dans sa ville, quelques mois seulement après sa disparition, sera l’occasion d’un vibrant hommage au plus populaire des coureurs français de son époque.
Le temps n’a jamais eu de prise sur Raymond Poulidor. Plus de quarante ans après son dernier Tour de France, et près de soixante après son premier, « Poupou », recyclé en ambassadeur de LCL sur la caravane, était toujours aussi populaire auprès de ceux qui l’avaient vu courir que de ceux qui en avaient simplement entendu parler. C’est que de 1962 à 1976, il a incarné une certaine image de la France, vaillante et rurale, endurante et entreprenante à défaut d’être victorieuse. Pendant que son rival Jacques Anquetil enfilait les victoires et les maillots, Raymond Poulidor collectionnait les podiums, huit en tout, pour devenir le symbole de l’éternel second, une image en phase avec un pays qui, à cette époque du moins, ne portait pas les vainqueurs dans son cœur. Troisième de sa première Grande boucle en 1962, il terminait à la même place de la dernière, quatorze ans plus tard, enchaînant les coups d’éclat année après année sans jamais porter le Maillot Jaune. Pourtant, Poupou était tout sauf un loser. Il comptait à son palmarès 189 victoires, dont un Tour d’Espagne, un Milan-San Remo, une Flèche wallonne, deux Paris-Nice, deux Critérium du Dauphiné. Mais c’est surtout sa déveine, tout autant que sa rivalité avec Anquetil, qui a marqué les esprits et bâti des liens d’affection que les amateurs de cyclisme avaient auparavant noués avec deux autres guignards : Eugène Christophe dans les années 1910 et 1920 puis René Vietto dans les années 40 et 50. Et peu importe s’il a tout de même remporté sept étapes !
Sa carrière a surtout souffert de croiser celles de deux des plus grands phénomènes de l’histoire du vélo, Anquetil dans les années 1960, Eddy Merckx dans les années 1970, et de ne pas avoir su profiter du déclin des deux hommes.
En 1964, c’est une erreur d’appréciation qui lui coûte la victoire : arrivé en tête sur le vélodrome de Monaco, terme de la 9e étape, il s’arrête après avoir franchi la ligne, oubliant qu’il lui reste un tour de piste à accomplir. Anquetil le double, remporte l’étape et une minute de bonification. Poulidor perd le Tour pour 55 secondes ! Dans cette édition, c’est surtout le duel étouffant que se livre les deux hommes dans l’ascension du Puy de Dôme qui marque les esprits et reste gravé dans les souvenirs télévisuels. S’il triomphe ce jour-là, il ne peut creuser l’écart sur son rival.
En 1965, alors qu’Anquetil est forfait, Poulidor est surpris par la fougue d’un jeune Italien inattendu, Felice Gimondi. En 1968, Anquetil retraité, Merckx encore trop jeune, le Tour de France lui est acquis lorsqu’il est renversé par une moto à Aurillac. En 1974, s’il fait le spectacle à Saint-Lary et termine deuxième comme en 1964 et en 1965, Merckx demeure trop fort. En 1977, Poupou tire sa révérence sur un goût d’inachevé. Il restera le numéro un dans le cœur du public.

Km 135.5

Linards (1 000 hab.)

Cette petite commune d’un peu plus de mille âmes tient une place importante dans le cœur des amis du Tour de France parce que c’est ici qu’Antoine Blondin avait choisi de vivre loin de Paris. Le village a donné le nom du romancier et chroniqueur du Tour de France à son centre culturel et lui rend régulièrement hommage. L’auteur de Un singe en hiver était ainsi voisin de Raymond Poulidor, avec qui il formait, dit la légende, un redoutable tandem à la belote.

Km 144.5

La Croisille-sur-Briance (640 hab.)

La Croisille-sur-Briance était le village du pionnier du sport automobile Jean Chassagne, qui disputa plusieurs courses et Grand Prix dans les années 1920 pour Sunbeam ainsi que les 24 Heures du Mans sur Bentley. Ancien pilote de chasse et sous-marinier, il faisait partie de la bande des Bentley Boys, connus pour leurs exploits sur les pistes et leurs excès en dehors. Une place porte son nom à Crewe, siège de Bentley. Il est inhumé dans le cimetière du village.

CORREZE (19)


Population : 241 464 hab.
Préfecture : Tulle
Sous-préfectures : Brive, Ussel
Superficie : 5 857 km2
Spécialités : accordéons Maugein, couteau le Corrèze, ardoises de Travassac, maroquinerie Le Tanneur, produits de beauté Sothys, apéritif Salers, distillerie Denoix, vin paillé « Le Miel des Muses », châtaignes, fraises de Beaulieu, cèpes et truffes, noix, pommes AOP du Limousin, veau de lait sous la mère, bœuf Limousin…
Clubs sportifs : CABC Corrèze en rugby
Compétitions : Trail Aquaterra, Trail Tulle-Brive-Nature, Trail Bugeat-Monédières Raidlight, Xtrail Dordogne, Championnat de France de canoë-kayak sur la Vézère, Dordogne intégrale canoë-kayak sur la Dordogne, Kenny Festival (moto), concours d'équitation à Pompadour…
Festivals : Brive Festival (musiques actuelles), Festival de la Vézère (musique classique/opéra), Festival de Saint-Robert (musique classique), Festival de Chanteix (musiques actuelles), Festival de Sédières, Foire du Livre de Brive…
Économie : agriculture, sylviculture, hydroélectricité avec les barrages, tourisme, agroalimentaire, mécanique/électronique de pointe…
Sites remarquables : Lac de Viam (Parc Naturel Régional de Millevaches), Bugeat (centre sportif des 1000 Sources), Site gallo-romain des Cars, Tourbière du Longeyroux, village de Meymac, etc.
Sites web / FB / Twitter : www.correze.fr / www.facebook.com/departementcorreze / www.tourismecorreze.com / www.facebook.com/correzetourisme / twitter.com/correzetourisme / instagram.com/correzetourisme

Km 168

Treignac (1 370 hab.)

Bâtie au pied des Monédières, dans les gorges de la Vézère, Treignac est une cité médiévale avec son pont du XIIIe siècle, ses église et chapelles, sa halle aux grains, sa tour panoramique du XVe siècle et ses maisons à colombages. Elle a obtenu le label « Petites Cités de Caractère » pour son patrimoine architectural et naturel. Cette reconnaissance au niveau national lui permet d'entrer dans la cour des grands et de sensibiliser les Treignacois et visiteurs à ce patrimoine insolite. Le clocher tors de la Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix en est un illustre exemple... Étape appréciée des pèlerins de Compostelle en route sur la Voie de Rocamadour, elle est également réputée pour ses eaux vives qui en font un spot mondial de canoë-kayak.

Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix et son clocher tors
Au milieu des maisons anciennes du centre-ville de Treignac se trouve une petite église dédiée à Notre Dame de la Paix. Elle fut construite au XVIIe siècle pour réconcilier catholiques et protestants car il n’existait aucun lieu de culte catholique à l’intérieur de la ville murée. Puis elle fut désaffectée en 1789. Utilisée d’abord comme siège de la Société des Amis de l’égalité et de la liberté, elle sera transformée en mairie en 1808. Les services municipaux, trop à l’étroit dans ces locaux exigus, furent installés dans un bâtiment voisin en 1987. Aujourd’hui, l’ancienne église sert de salle de réunion au Conseil municipal, de salle des mariages et accueille des artistes qui exposent leurs œuvres surtout pendant la période estivale. Le clocher fait partie des flèches composites. La flèche surmonte le bâtiment. Elle a d’abord la forme d’une pyramide à base carrée. Une autre pyramide de même forme, mais aplatie, vient ensuite, puis une section hexagonale supporte une portion octogonale torse d’un seizième du tour de la gauche vers la droite. Le tout est surmonté par un lanternon hémisphérique. C’est le seul exemple en France d’une construction aussi compliquée.

Km 182

Pradines (90 hab.)

Village abandonné de Clédat
Seuls quelques êtres féériques semblent encore habiter Clédat... Ce village abandonné depuis 1963, est aujourd'hui accessible par une piste forestière (carrossable en voiture). Jadis lieu d'accueil des pèlerins et voyageurs, il renaît aujourd’hui comme attraction touristique et but de randonnée avec sa chapelle restaurée au début des années 2000 ainsi qu'une chaumière trônant au milieu des vestiges du village. A voir aux alentours : la fontaine Ste Madeleine, le point de vue le Rocher, la Sape de Maquisards, les Tumulus gaulois.

Km 187

Chaumeil (160 hab.)

Le village de l’accordéoniste Jean Ségurel, dont Bernadette Chirac fut la conseillère générale, a accueilli en 1987 une étape du Tour de France, remportée par Martial Gayant. La localité est d’ailleurs un fief du cyclisme puisque s’y déroulait de 1952 à 2002 le Bol d’Or des Monédières, prestigieux critérium d’après-Tours, puis Paris-Corrèze, de 2001 à 2012. Le Tour du Limousin perpétue la tradition.

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