Tour de France 2022

Rendez-vous le jeudi 14 octobre pour la révélation du parcours du Tour de France 2022

Sur la route

RÉGION NOUVELLE AQUITAINE
Départements : Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Creuse, Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Deux-Sèvres, Vienne, Haute-Vienne.
Population : 5,9 millions hab.
Préfecture : Bordeaux
Superficie : 2 011 km2
Spécialités : vins de Bordeaux, Cognac, Armagnac, piment d’Espelette, noix du Périgord, tomates de Marmande, huitres du bassin d’Arcachon, viande de Salers, vache blonde d’Aquitaine, jambon de Bayonne, agneau de Pauillac, canelés bordelais. Oie, canard, pommes sarladaises, poulet basquaise, garbure, lamproie. Truffe noire.
Clubs sportifs : Girondins de Bordeaux (Football),Stade montois, l’Union sportive dacquoise, l’Aviron bayonnais, Union Bordeaux Bègles Atlantique, Stade rochelais, CA Brive Corrèze Limousin, Section paloise, Biarritz olympique, SU Agen (rugby), Elan Béarnais Pau-Orthez, CSP Limoges (basket).
Compétitions : Tour de France, surf à Lacanau (Lacanau Pro) et Biarritz. Tour du Limousin.
Festivals : fêtes de Bayonne, fêtes de Dax, fêtes de la Madeleine à Mont-de-Marsan, Francofolies de la Rochelle, festival de la BD d’Angoulême, foire du livre de Brive, Nuits de nacre à Tulle, Grand Pavois de La Rochelle, Garorock à Marmande, festival du film policier de Cognac.
Économie : vins de Bordeaux, Cognac et Armagnac, industrie aéronautique et spatiale, biotechnologies, chimie, recherche scientifique. Filière image et numérique. Agroalimentaire. Port de Bordeaux. Tourisme. Universités.
Sites touristiques : Bordeaux, Saint-Émilion, La Rochelle, Biarritz, bassin d’Arcachon, dune du Pilat, grottes de Lascaux, Futuroscope de Poitiers, plages de Lacanau, Biarritz, Biscarosse, Hourtin, Carcans, Soulac-sur-Mer, embouchure de la Gironde, vignobles du Bordelais, châteaux de Dordogne, château de Pau, Pyrénées, ile d’Oléron, île de Ré.
Sites web et réseaux sociaux : www.nouvelle-aquitaine.fr

PYRÉNÉES-ATLANTIQUES (64)
Région : Nouvelle-Aquitaine
Population : 679 354 hab.
Préfecture : Pau
Sous-préfectures : Bayonne, Oloron-Sainte-Marie
Nombre de communes : 546
Superficie : 7 645 km2
Spécialités : piperade, madiran (vin), pacherenc (vin), poule au pot, garbure, jurançon (vin), axoa, piment d'Espelette, poulet basquaise, gâteau basque, Irouléguy (vin AOC), jambon de Bayonne.
Clubs sportifs : AS Bayonne, RC Lons (rugby féminin), Aviron Bayonnais, Biarritz Olympique, Section Paloise (rugby masculin), Elan Béarnais (basket), Hormadi d’Anglet (hockey), Pau FC (football), Billère HB (handball).
Compétitions : Grand prix automobile de Pau, concours complet de Pau, Coupe du monde de canoë-kayak à Pau.
Festivals : Fêtes de Bayonne, Festival Hestiv'Òc
Patrimoine : Château de Pau, Pic du Midi d’Ossau, sommet de La Rhune, remparts de Bayonne, Rocher de la Vierge à Biarritz, route de la corniche basque.
Économie : agropastoralisme, hydroélectricité, agroalimentaire, aéronautique, thermalisme, pétrochimie.
Sites web et réseaux sociaux : http://www.le64.fr/ https://www.facebook.com/pages/D%C3%A9partement-des-Pyr%C3%A9n%C3%A9es-Atlantiques/720037604708106 / https://twitter.com/departement64 / https://pro.tourisme64.com


Bordées à l'ouest par l'Océan atlantique et au sud par la chaîne pyrénéenne, les Pyrénées-Atlantiques (Béarn Pays basque) sont marquées par cette double influence. Elles lui doivent leur richesse paysagère, leur climat doux et la complexité de leur histoire.

Au sud, la montagne offre une grande variété de sites exceptionnels : pics enneigés, cirques immenses, gorges étroites, lacs, grottes et cascades se succèdent. Elle offre aussi au département des liens privilégiés avec l'Espagne toute proche. Plus de la moitié des passages transpyrénéens se font par les Pyrénées-Atlantiques (Col du Somport, Hendaye). Ils témoignent de la tradition d'échange et de rencontre. Le département est également le lieu de convergence des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle : Ostabat, Lacommande, Irissarry, l'Hôpital-Saint-Blaise, Saint-Engrâce... sont autant de signes de ce passé d'accueil.

Au nord, le piémont pyrénéen est une zone de coteaux et de vallées que les gaves élargissent en plaines. Vignobles, maïs, élevage, forêts alternent dans une mosaïque de petites exploitations qui donnent au paysage un charme indéniable.

A l'ouest, au fond du golfe de Gascogne le département s'ouvre sur l'immensité du monde.
Trente-deux kilomètres de côte seulement, mais qui offrent de longues plages de sable fin, puis de hautes falaises percées d'anses rocheuses comme à Biarritz ou Saint-Jean-de-Luz, ou par la large baie d'Hendaye.
Une fenêtre ouverte pour l'esprit des Pyrénéens et leur culture nourrie de diversité.
L'Atlantique donne aussi au département un climat doux et équilibré, une bonne pluviosité propice à l'agriculture.
Une fenêtre ouverte sur l'aventure pour les marins basques chasseurs de baleine ou pêcheurs de thon qui découvrirent le nouveau monde et entraînèrent dans leur sillage l'émigration de nos bergers.
Une fenêtre ouverte pour les productions forestières, pour le maïs ou le soufre de Lacq.

Km 0 : Jurançon (7 100 hab.)
Jurançon est mondialement connu pour ses vins blancs (un sec AOC en 1975 et un moelleux AOC depuis 1936) fréquents sur la table d’Henri et particulièrement prisés de la romancière Colette. La légende prétend qu’Henri IV aurait été baptisé en se faisant frotter les lèvres d’une gousse d’ail et de jurançon. Les cépages principaux de l’appellation sont le petit et le gros manseng. Ces vins se découvrent à la Maison du jurançon et à la Cave du jurançon, située à Gan.
Jurançon est la ville natale de la skieuse Annie Famose, double médaillée olympique aux Jeux olympiques de Grenoble en 1968, et l’une des fondatrices de la station d’Avoriaz dans les Alpes.
La ville fut également le départ d’un contre-la-montre individuel remporté par Primoz Roglic lors de la Vuelta 2019.

Km 0 : Gelos (3 500 hab.)
Installés au début du XIXème siècle sur décision de Napoléon 1er au château du Duplàa, les Haras nationaux de Gelos sont un des plus beaux sites de ce type avec un parc arboré de 13 hectares. Il s’agit de l’ancienne résidence d’été du Président de la chambre des comptes du Parlement de Navarre, l’un des rares logis du XVIIIe siècle qui subsiste dans le paysage local. Les écuries hébergent 140 étalons de 10 races différentes. 12 voitures hippomobiles inscrites au monument historique.
Aujourd’hui, il est une entreprise vivante dont l’activité principale est la reproduction des équidés, symbole de l’élevage équin qui classe le département des Pyrénées-Atlantiques au premier rang en France.
Né à Gelos en 1920 et décédé en 1989, Jean Matheu-Gelas fut capitaine du XV de France en 1949 et compte 24 sélections.

Km 6.7

Km 6,7 : Bosdarros (1 020 hab.)
Un pionnier du rugby français, Hélier Tilh, six fois international en 1912 et 1913 et champion de France à cinq reprises avec le Stade Bordelais, est né en 1881 à Bosdarros et est mort en 1946.

Km 19

Km 19 : Nay (3 200 hab.)
La ville du béret est aussi celle de Raymond Mastrotto, 6e du Tour 1960 et vainqueur d’une étape à Pau en 1967. Après sa victoire, le « Taureau de Nay » avait aussitôt été entouré, bousculé. Des journalistes qui collaient sous son nez leurs micros et calepins, lui avaient même marché sur les pieds. Et Raymond Mastrotto, se baissant pour masser ses membres malmenés, avait lâché : « Hé bé ! C’est pas demain que je vous en gagne une autre ! ». Il a tenu parole.
Patrice Estanguet, vice-champion du monde de canoë, frère aîné et ancien entraîneur de Tony Estanguet, est professeur d’EPS à Nay.
Le patrimoine de la ville est riche. Outre la mairie, installée dans les halles de la ville, la superbe Maison carrée, chef d’œuvre Renaissance (classée MH) ou l’ancienne manufacture de bonnets à la turque, qui fabriquait des fez, on pourra se rendre au Musée du béret, qui rend hommage à la principale production de la ville.

Musée du béret
C’est bien au cœur du Béarn, dans la région de Nay et d’Oloron‐Sainte‐Marie que le béret a vu le jour, même si l'histoire l'a par la suite assimilé au Pays Basque. C’est aussi à Nay, au bord du Gave, qu’un magnifique bâtiment style Directoire (ancienne manufacture de bérets) a été restauré et aménagé en musée pour lui offrir un écrin et accueillir le public. On y découvre l’histoire de ce couvre‐chef emblématique de la France dans le monde entier, ses origines et les différentes étapes de sa fabrication, le savoir‐faire unique qu’elle requiert, mais aussi son parcours étonnant depuis les pâturages béarnais jusqu’aux podiums des défilés de haute couture, en passant par les révolutionnaires et les studios de cinéma.

Km 26.5

Km 26,5 : Lestelle-Bétharram (850 hab.)
À voir pour son vieux pont classé sur le Gave de Pau, ainsi que pour son important patrimoine religieux classé. Chassé d’Espagne avec sa famille par la Guerre civile de 1936, l’écrivain Jorge Semprun se réfugia un temps à Lestelle-Bétharram.

Grottes de Bétharram
Asson est le point de départ d’une balade de 2,8 km dans les grottes de Bétharram, ouvertes au public depuis 1903 grâce aux travaux de Léon Ross, pionnier de l’électricité dans la ville de Lourdes. L’exploitation des grottes est toujours gérée par l’arrière-petit-fils de Léon Ross, Albert.

HAUTES-PYRÉNÉES (65)
Population : 225 219 hab.
Préfecture : Tarbes
Sous-préfectures : Argelès-Gazost, Bagnères -de -Bigorre
Superficie : 4 464 km²
Spécialités : Porc Noir de Bigorre (AOC), Haricots tarbais, Vins (Madiran et Pacherenc du Vic Bilh AOC), mouton AOC Barèges-Gavarnie, Oignon de Trébons, Poule Gasconne, Garbure, Foie gras, Gâteau à la broche…
Clubs sportifs : Tarbes Pyrénées rugby, TGB (basket)
Compétitions : Coupe du Monde de VTT de descente (Lourdes), La Montée du Géant du Tourmalet, Grand Raid des Pyrénées, Pyr’Epic…
Festivals : Festival de Gavarnie (Théâtre), Tarbes en tango, Equestria festival de la création équestre (Tarbes), Festival de Musique sacrée (Lourdes), Festival de Jazz (Luz St Sauveur), Piano Pic dans le Grand Tourmalet, Festival des petites églises de montagne (Vallée du Louron), Fête des Mariolles, Foire aux fromages, Fête du vin en Madiran, Fête des chiens des Pyrénées, Foire aux Côtelettes Luz St Sauveur, Foire aux traditions à Loudenvielle.
Sites touristiques majeurs : Pic du Midi de Bigorre, Cirque de Gavarnie (patrimoine Unesco), Cascades du Pont d’Espagne (Cauterets), Parc National des Pyrénées, Pèlerinage à Lourdes
Économie : agro-alimentaire, industrie ferroviaire, aéronautique, hydroélectricité, tourisme 4 saisons, thermalisme…
Site web / FB / Insta : www.pyrenees-trip.com / www.facebook.com/hautespyrenees / www.instagram.com/hautespyrenees

Tourmalet, Aspin, Peyresourde…des noms qui évoquent des paysages fantastiques. Oui, mais voilà. Tout le monde n’a pas l’âme et les capacités d’un héros du vélo, d’un as de la danseuse, d’un porteur de maillot à pois. Lorsqu’il s’agit d’avaler cols, sommets et kilomètres de montagnes, beaucoup préfèrent l’auto. Qui peut les en blâmer. C’est pour eux que les Hautes-Pyrénées ont créé, à l’instar de leurs illustres aînées que sont la Route 66, la Route de la Soie ou la Transamazonienne, un itinéraire touristique en mode Pyrénées Roadtrip.
Au programme : 2 pays (la France et l’Espagne) ; 8 cols mythiques ; 3 sites inscrits au Patrimoine Mondial de l’Unesco ; 4 parcs naturels et des coins secrets que seules les Pyrénées sont capables d’offrir. Au final, une aventure authentique et inoubliable mais surtout une idée pour les vacances entre copains, en amoureux ou en famille.
Côté logistique, la Boutique des Pyrénées, spécialiste des vacances sur-mesure, s’occupe de tout : hébergements de choix, accès aux Grands Sites, entrées pour les centres de balnéo, balades accompagnées, bonnes tables, etc.

Km 32

Km 32 : Saint-Pé-de-Bigorre (1 160 hab.)

Abbaye et église de Saint-Pé-de-Bigorre
Fondation : XIe siècle
Style : roman prédominant
Caractéristiques : de l'édifice roman, il ne reste que deux absidioles dans la partie orientale, un pan de mur du bas-côté méridional, un porche médiéval à l'ouest de celui-ci, et quelques éléments du transept sud. Quelques chapiteaux du cloître et de l'église, ainsi que des éléments du portail oriental détruit, sont encore conservés.
Histoire : l'abbaye fut fondée par des moines appartenant à l'ordre de Cluny, elle prit rapidement de l'importance car située sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Le monastère eut à souffrir des guerres de religions : saccagé en 1569, puis sérieusement endommagé par le tremblement de terre de 1661.
Signe particulier : rachetée en mai 2017, elle est devenue la « Maison Maronite de la Mère de la Miséricorde » et a fait l’objet d’une restauration pour accueillir les pèlerins en route pour Compostelle.
Classement : Monument historique depuis 1977

Km 41

Km 41 : Lourdes (14 400 hab.)
Cosmopolite, Lourdes reçoit chaque année des millions de visiteurs venus de tous les continents. Depuis 1858, ils viennent en pèlerinage se recueillir à l’endroit où Bernadette Soubirous rencontra la Vierge dans une grotte près du gave. Ils viennent se ressourcer dans ce lieu de fraternité et de spiritualité, mais aussi découvrir un site exceptionnel au cœur des Pyrénées. En 2018, Lourdes a célébré les 160 ans des apparitions. Une étape du Tour de France s’y était élancée en direction de Laruns, où Primoz Roglic avait enlevé son premier succès sur la Grande Boucle.
La ville aux 5 millions de visiteurs par an, troisième site de pèlerinage du catholicisme, reçoit en effet de façon plus épisodique le peloton du Tour. Ce n’est qu’en 1948 qu’une ligne d’arrivée a été tracée à Lourdes pour la victoire de Gino « Le Pieux » Bartali. Ce jour-là, le héros national du cyclisme italien, chargé avec Fausto Coppi de redonner le moral à son pays, porta son bouquet de vainqueur dans la grotte et attribua sa victoire miraculeuse dans le Tour, dix ans après la première, à Notre-Dame de Lourdes. Il ne manqua par la suite de revenir se recueillir dans le sanctuaire à chacun de ses passages dans la région. D’autres étapes se sont jouées sur les hauteurs, dans la station voisine d’Hautacam mais, en 2011 la dernière arrivée en ville était revenue à Thor Hushovd, alors vêtu du maillot de champion du monde.

Le Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes et la Procession aux Flambeaux
Séparé du reste de la cité par une boucle du Gave, à l’ouest de la ville, le domaine de la Grotte, également dénommé le Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes, est un domaine privé de 52 ha. Il est ouvert tous les jours de l’année.
D’avril à octobre, chaque soir à 21h, une procession aux flambeaux rassemble des milliers de pèlerins et touristes, depuis la Grotte des apparitions à l’esplanade de la Basilique Notre-Dame du Rosaire.

Km 59

Km 59 : Trébons (760 hab.)
Tire son nom du général romain Trebonius (un des futurs assassins de César).
Culture de l’oignon de Trébons, dit « des quatre saisons ». Il est cultivé dans la région de Bagnères de Bigorre et le Val d’Adour. Cet oignon long possède une teneur en sucre exceptionnelle qui lui confère une douceur inimitable. On le retrouve toute l’année : frais de mai à juillet, sec à la fin de l’été, en cébar pendant l’hiver et en confit toute l’année.
Sobriquet : « Cebassès », cultivateurs ou mangeurs d’oignons.

Km 62

Km 62 : Pouzac (1 110 hab.)
Patrie du général Laffaille (1778-1840). Le village fut spécialisé dans la culture du millet. Il se trouve au pied d’un oppidum pré-romain, appelé à tort « Camp de César ». Sur le Montimars, a été trouvé un autel votif au dieu Mars. Reste d’une villa gallo-romaine près de l’église. Église Saint Saturnin gothique (fin XVe) entourée de son cimetière et d’une petite enceinte fortifiée. Elle est classée pour son clocher élevé au XIXe siècle et pour son monumental retable baroque, ouvrage du XVIIe siècle attribué à Élie Corau et Jean I Ferrère. Sa voûte de bois, peinte tel un ciel étoilé, est encore remarquable. Le manoir de Serre-Devant ou château de l’Angle est inscrit MH depuis 1990.

Km 64

Km 64 : Bagnères-de-Bigorre (7 970 hab.)
Un peu moins fréquentée par le Tour que son homonyme de Luchon, la cité thermale de Bigorre a néanmoins sacré de grands noms du cyclisme, comme Raphaël Geminiani, vainqueur de la première étape en ville en 1952, ou son poulain Jacques Anquetil, onze ans plus tard en 1963. En 1952, « Gem » l’avait emporté au lendemain d’une journée de repos, comme à Gap en 1950. Le « Grand Fusil » ne roulait jamais lors des journées de repos, préférant retrouver son épouse. Une méthode efficace… La victoire d’Anquetil fut particulièrement significative pour le Normand puisqu’il s’agissait de son premier succès dans une étape de montagne, et sa première dans une étape en ligne depuis 1957 !
Par la suite surtout utilisée comme rampe de lancement pour des étapes pyrénéennes, Bagnères-de-Bigorre accueilli deux nouvelles arrivées en 2008 et en 2013, où Dan Martin s’y était imposé aux dépens de Jakob Fuglsang, l’année de sa victoire dans Liège-Bastogne-Liège. En 2019, Simon Yates s’y était imposé en solitaire.

Les Thermes
Les eaux thermales de Bagnères, naturellement chaudes, sont extraites à 50°C. Elles sont naturellement chargées en calcium, sulfate et magnésium.
L’histoire de Bagnères-de-Bigorre tient tout entière dans le nom de Vicus Aquensis donné par les Romains, qui savaient déjà apprécier les vertus de ses eaux chaudes. Au fil des siècles, Bagnères s’est enrichie d’une histoire écrite autour de cette richesse naturelle qu’est l’eau thermale. Deux thermes principaux accueillent les curistes, les Grands Thermes, établis au sein d’un élégant bâtiment XIXe qui valorise de nobles matériaux tels que le marbre des Pyrénées, et les Thermes de la Reine. L’eau de Bagnères est utilisée notamment en rhumatologie, pour les affections psychosomatiques telles que le stress ou pour les voies respiratoires.

Tour des Jacobins
Classée monument historique, la Tour des Jacobins dite aussi Tour de l’Horloge demeure l’unique vestige du couvent des Dominicains fondé en 1344. De style gothique flamboyant, la tour octogonale rachetée par la municipalité en 1833 fut grâce à une généreuse donation en 1836 rehaussée d’un étage et pourvue d’une horloge puis d’un porte-sirène.

Musée des Beaux-Arts Salies
Entre les Thermes et le Casino, le musée a été constitué en 1852 par la volonté d’Achille Jubinal, député des Hautes-Pyrénées de 1852 à 1870. Ce dernier fit don d'une partie de sa collection, à laquelle vinrent s'ajouter d'importants envois de l'Etat dus à l'amitié qui le liait à la princesse Mathilde, cousine de Napoléon III et maîtresse en titre du comte de Nieuwerkerke, directeur général des Musées Impériaux. La collection s'accrut à la suite des legs de Justin Daléas, drapier toulousain, qui fit construire le bâtiment actuel, auquel Daléas imposa le nom de la source voisine (Salies) qui l'aurait guéri. Achevée en 1931, sur les dessins de l'architecte Jaussely, la façade est directement inspirée du style mis à la mode par l'exposition Internationale des Arts Décoratifs à Paris, en 1925.

Km 71

Km 71: Campan (1 500 hab.)
Au pied du Tourmalet, chef-lieu du canton qui porte son nom, Campan fut au début du XIe siècle la troisième ville la plus peuplée du département des Hautes-Pyrénées avec près de 4 500 habitants, qui vivaient de la forêt, du marbre vert et de l’élevage. Le tourisme est aujourd’hui l’une des principales ressources d’une localité qui a conservé une belle halle du XVIe siècle, témoin d’un important marché aux bestiaux, et plusieurs édifices religieux remarquables, comme l’église Saint-Jean-Baptiste (XVIe) et Notre-Dame-de-l’Assomption à Sainte-Marie de Campan. Parmi les célébrités de Campan figurent Dominique Gaye Mariolle, célèbre grognard des armées napoléoniennes, qui mesurait plus deux mètres et était réputé pour ses facéties.
Une statue d’Eugène Christophe se trouve sur la place qui porte son nom devant l’église du village, en hommage à son exploit de 1919, lorsque le Vieux Gaulois fut contraint de réparer sa fourche sur la forge du hameau voisin de Sainte-Marie-de-Campan.
En 2016, une arrivée d’étape fut jugée au Lac de Payolle, sur la commune de Campan, et remportée par le Britannique Stephen Cummings.

Lac de Payolle
Il est surnommé « le petit Canada » avec sa forêt, son lac et son atmosphère de tranquillité. Le lac satisfait les contemplatifs, mais aussi les visiteurs les plus remuants grâce à un vaste choix d’activités : VTT, accrobranches, randonnées pédestres, équestres, activités nautiques (pédalo, kayak, stand up paddle, pêche), cyclotourisme (ascension du Col d’Aspin ou de la Hourquette d’Ancizan)

Km 77

Km 77 : Sainte-Marie de Campan
C’est dans ce hameau de Campan qu’Eugène Christophe fut contraint de réparer sa fourche chez le forgeron local. Une plaque le rappelle.

Km 90

Km 90 : La Mongie
La station a reçu trois étapes du Tour (1970, 2002, 2004) et accueilli des épreuves de coupe du monde de ski en 1985. Le téléphérique qui monte au pic du Midi de Bigorre (2 872 m) permet d’en visiter l’observatoire.

Km 94

Km 94 : Col du Tourmalet (2 115 m)
Il y avait un grand absent au sommet de la première ascension du Tourmalet en 1910 : Henri Desgrange lui-même. Le créateur du Tour avait longuement hésité à faire figurer le col sur le parcours, une difficulté qui avait d’ailleurs rebuté de nombreux coureurs, et l’édition 1910 s’était élancée avec seulement 110 participants. L’étape Perpignan-Luchon et ses premiers cols pyrénéens conforta le patron de l’Auto dans l’idée que le programme du Tour était décidément peut-être trop copieux... Déjà, avant le départ, il avait subi les foudres de certains concurrents. Après l’arrivée à Luchon, il sent bien que le moral des troupes, à commencer par celui du leader Octave Lapize, n’est pas des plus enjoué. Prétextant une indisposition, Desgrange reste prendre les eaux à Luchon et confie les clefs de la course à Victor Breyer. Grand amateur de boxe, ce dernier saura montrer les poings en cas de besoin. Desgrange n’a pas vraiment tort de s’éclipser. Arrivé au sommet du Tourmalet, puis en vainqueur à Bayonne, Lapize ne décolère pas : « Des criminels ! », accuse-t-il. Desgrange n’est pas là pour l’entendre. Voilà un crime qui reste impuni depuis un siècle !
Depuis, les coureurs ont en effet franchi ce géant du Tour à 81 reprises et reviendront une fois de plus rendre hommage au successeur d’Henri Desgrange, Jacques Goddet, au pied de la stèle qui lui est dédiée. Au cours de sa longue histoire d’amour-haine avec la course, le Tourmalet a déjà accueilli trois arrivées d’étape, en 1974 (victoire de Jean-Pierre Danguillaume), en 2010 (Andy Schleck) et en 2019 (Thibaut Pinot).

Km 105.1

Km 105,1 : Barèges (230 hab.)
Station thermale la plus haute de France, elle est spécialisée dans les séquelles de traumatismes articulaires, d’entorses, fractures et luxations et dans la rhumatologie. En 1675, Madame de Maintenon et le petit duc du Maine sont venus à Barèges soigner sa claudication. En effet, depuis que des paysans avaient remarqué que leur bétail qui allait patauger dans l’eau de certaines sources guérissait aisément de ses blessures, les eaux de Barèges étaient réputées cicatriser les plaies.
Malgré l’inconfort des installations, les fréquentes inondations du Bastan, les éboulements, malgré la rudesse des lieux et des gens, Barèges devint la station thermale à la mode. Avant 1730, la route de Lourdes à Barèges fut entreprise, suscitant l’admiration des contemporains. Le pénible détour par le Tourmalet devint inutile dès 1744. Les militaires affluèrent. On leur construisit une caserne et un hôpital aux façades austères en 1732, reconstruit par Napoléon III en 1859. Et l’empereur signa, le 6 mai 1860, le décret ordonnant la construction des routes thermales, réhabilitant ainsi celle de Bagnères-de-Bigorre à Barèges par le Tourmalet. Les thermes sont construits de 1861 à 1864. Longtemps simple hameau thermal, les Bains de Barèges sont devenus commune indépendante en 1946.
Dès 1920, Barèges se tourne vers les sports d’hiver. Le funiculaire de l’Ayré est mis en service durant l’année 1939.
Barèges a vu à de nombreuses reprises passer le Tour de France en raison de sa proximité avec le Tourmalet et eut même le droit de voir son nom accolé au grand col lors d’une arrivée d’étape en 2019, remportée par Thibaut Pinot.

Km 112

Km 112 : Esterre (190 hab.)

Château Sainte-Marie
Construction : Xe siècle.
Style : château fort.
Caractéristiques : perché au sommet d'un éperon rocheux, il a servi de forteresse pour la vallée mais aussi de lieu de refuge pour les populations. En ruine.
Histoire : sa construction date du Xe siècle par les comtes de Bigorre. Au XIVe siècle, il passa aux mains des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem puis plus tard aux chevaliers de Malte. Les Anglais s’en emparèrent jusqu'en 1404, où le comte de Clermont, aidé des habitants de la vallée commandés par Aougé de Coufitte les en chassa. Le château fut ensuite abandonné.
Signe particulier : la restauration est entreprise dans les années 1980, sauvegardant ainsi un des vestiges les plus marquants de l'histoire de la vallée.
Classement : vestiges inscrits aux Monuments historiques depuis 1930.

Suivez-nous

Recevez des informations exclusives sur le Tour de France