29/08 > 20/09/2020

Sur la route

HAUTE-SAONE (70)

Population : 238 347
Préfecture : Vesoul
Sous-préfecture : Lure
Superficie : 5 360 km²
Région : Bourgogne Franche-Comté
Spécialités : Cancoillotte et munster (fromages), vin de Charcenne et de Champlitte, Biscuits de Montbozon , jambon de Luxeuil, Verrerie-cristallerie de Passavant la Rochère, Kirsch AOC de Fougerolles.
Principaux clubs sportifs : Tri Val de Gray (triathlon), Cercle Sportif Vésulien Haute-Saône (CSVHS-Handball), Handball Club Lure Villers (Handball), Groupe Triathlon Vesoul Haute-Saône (GTVHS-triathlon), Club Haltérophile Luxovien (Haltérophilie), ASA Luronne (Sport Automobile), Moto Club Haut-Saônois (MCHS-Moto)
Compétitions majeures : Cyclosportive les 3 Ballons, Semaine nationale et européenne des Jeunes Cyclotouristes, Tour Alsace, Championnat de France de Cyclisme sur Route Avenir, Slow Up Vallée de l’Ognon
Culture : Festival Rolling Saône à Gray, Festival itinérant Musique et mémoire, Festival les Pluralies à Luxeuil-les-Bains
Économie : tradition industrielle de métallurgie ancienne, industrie de savoir-faire d’excellence dans l’agroalimentaire, le textile, le bois, la métallurgie, le luxe, la fabrication d’équipements, l’automobile.
Sites Web et réseaux sociaux : www.haute-saone.fr /  www.facebook.com/departementhautesaone / www.destination70.com    

La Haute-Saône est située au pied du massif des Vosges, à mi-chemin entre l'Alsace et la Bourgogne et à proximité de l'Allemagne et de la Suisse. Quatre modes doux permettent de découvrir cette destination où la nature demeure préservée :

- À vélo sur des pistes forestières et chemins de campagne : le Chemin Vert, qui relie la Véloroute V50 à l’EuroVelo, ou les 21 boucles cyclables balisées aux niveaux de difficulté variables

- À cheval, près de 500 kilomètres de sentiers de randonnée équestre s’étirent des Vosges du Sud au Val de Saône.

- À pied, les quatre sentiers de Grande Randonnée (GR 5, 7, 59 et 533) et la Via Francigena. Les marcheurs en quête de sens et de spiritualité suivent volontiers les pas des pèlerins des chemins de Saint-Jacques de Compostelle et de Saint-Colomban.

- Sur l’eau, les 130 kilomètres de la Petite Saône : la navigation fluviale est facilitée par de nombreux aménagements. Le tunnel de Saint-Albin et ses 681 mètres de traversée ont de quoi surprendre.

Km 4

Froideterre (370 hab.)  

Aérodrome de Malbouhans :
L’aérodrome de Malbouhans est un site militaire désaffecté ayant servi autrefois de piste annexe de décollage de la Base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur. Il est situé sur le territoire des communes de Malbouhans, La Neuvelle-lès-Lure, Saint-Germain, Froideterre, Roye et La Côte. Le Conseil général de la Haute-Saône l’a racheté en 2005, mais les projets pour sa remise en service se sont heurtés aux préoccupations écologiques (présence d’espèces protégées). Un projet (Aremis) consiste en la reconversion des structures existantes en un petit pôle de compétitivité pour les véhicules du futur. L'espace de près de 240 hectares est utilisé plusieurs fois par an pour de grandes manifestations telles que des compétitions automobiles et des concours de labour.

Km 6

Saint-Germain (1 350 hab.)

La commune est principalement connue pour la tourbière de la Grande Pile qui est une référence pour l'histoire climatique de l'Europe occidentale. Une tourbière est un marais composé de tourbe, c'est-à-dire d'un amas de matières végétales en décomposition. Une faune et une flore particulièrement riches vivent dans ces marais au climat particulier, très froid l'hiver et très chaud l'été. À Saint-Germain poussent par exemple des droseras, petites plantes carnivores, et des canneberges, arbrisseaux que l'on ne trouve habituellement que dans les régions polaires et qui sont des survivants des glaciers qui occupaient la région il y a de cela des millénaires. Des insectes prédateurs, des oiseaux, des grenouilles, des serpents, des papillons et bien d'autres vivent également dans les tourbières de Haute-Saône. Le circuit « L'eau et la pierre » permet de découvrir les tourbières de Saint-Germain. Long de 12 kilomètres, il emprunte également le sentier des Mille Etangs.

Plateau des Mille Étangs
Depuis Servance s’étire le Plateau des Mille Étangs : une vaste contrée, façonnée par des glaciers disparus depuis 12 000 ans, ayant creusé mille et une cuvettes dans lesquelles étangs et tourbières se sont nichés. De cette mosaïque de terre et d’eau découle des paysages de forêts de chênes, de hêtres et de sapins, de prairies, fougères, bruyères et genêts. Parsemés ça et là, de gros blocs erratiques témoignent de l’héritage de la période glaciaire. Les hommes se sont ensuite associés à la nature pour modeler ces paysages sauvages.

Km 9.5

Mélisey (1 680 hab.)

Nul doute que le fan-club de Thibaut Pinot sera présent en masse dans le village de Mélisey d’où il est originaire et dont son père est le maire depuis 2008 (réélu au premier tour en 2020).
Une imposante église posée sur un piton rocheux domine le village. La partie orientale aurait été construite par les Templiers. La partie médiévale de l'église a été classée Monument Historique en 1986. La tour romane et le chœur sont les vestiges d'une architecture très ancienne (XI et XIIe siècles). Des tombes rupestres (sarcophages mérovingiens) creusées dans la roche ont été mises à jour sous la chapelle romane. Les deux sarcophages en grès sont de forme trapézoïdale. Ils présentent une cuve avec un encastrement pour loger la tête, appelée logette céphalique. La logette apparaît dès l'époque mérovingienne : elle permet de mieux dater l'histoire de la christianisation dans les Vosges Méridionales et de situer l'activité des communautés rurales fondées par les moines de Saint Colomban.

Km 13.5

Belonchamp (200 hab.)

Belonchamp faisait partie de la baronnie de Melisey dépendant des seigneurs de Faucogney. La commune devait alors avoir une certaine importance car elle possédait deux châteaux forts dont on peut encore voir les mottes. La mairie à l'architecture si particulière présente une porte de grès sculptée de trois soleils et de lauriers datant de 1823. La croix en granit située devant ce bâtiment est datée de 1349.
L'Ognon et les étangs (notamment l'étang du Rosbeck de 7 hectares) sont très appréciés par les pêcheurs. Des aires de pique-nique sont aménagées sur ces sites. Belonchamp est le point de départ de nombreuses randonnées organisées par l'Office du Tourisme de la Haute-Vallée de l'Ognon.  

Km 14.5

Raddon et Chappendu (860 hab.)

Selon une tradition, un camp romain aurait été situé à Raddon et Chapendu. Cependant, aucune recherche n'a pu confirmer l'existence de celui-ci.
Le nom étrange de « Chapendu » est également à la source de nombreuses légendes : il serait issu du fait que les moines de Saint-Colomban accrochaient leurs capes aux arbres pendant les travaux de défrichements, d'où le nom de « cape-tendues ». A moins que ce nom ne soit une déformation de « Champs pentus » ou une contraction de « Cha Pen Du », expression qui en celte signifiait « début de forêt noire »... Au XIXe siècle, de nombreuses exploitations animaient la commune : moulins à huile, carrières de grès et de lave, papeterie et tissage.
Le village compte un petit patrimoine architectural composé de calvaires, de fontaines, de lavoirs... On peut en outre encore voir quelques chalots à proximité des fermes : ces petits greniers à grains sont typiques des Vosges Saônoises.
Plusieurs blocs erratiques se trouvent dans la forêt communale. Leurs formes étranges a suscité de nombreuses légendes. Selon l'une d'elles, Saint Valbert aurait pris un repas sur la « Pierre de la Miche ».
Situé au coeur des Mille Etangs, Raddon et Chapendu est un cadre très agréable pour des randonnées cyclistes, pédestres ou équestres.

Km 18.5

Fresse (725 hab.)

Le village est le point de départ de nombreuses promenades dans le massif de Saint-Antoine. On y trouve la fontaine Sainte-Barbe, réputée pour les maladies des yeux et les inflammations du visage. Le bourg est parsemé de nombreux oratoires et calvaires, l'un d'eux classé monument historique. Mais l'attrait principal de la commune est à l'intérieur de l'église : la chaire, œuvre sculpturale du XVIIIe siècle est en chêne massif et sa boiserie est remarquable.
Lors de la première conquête de la Franche-Comté par Louis XIV, en 1667, un détachement de soldats français s'engagea par le bas de Fresse. Les habitants postés en embuscade massacrèrent l’avant-garde des troupes françaises. Un escadron de cavalerie appelé en renfort connut le même sort, seul un cavalier s'échappa pour porter la nouvelle au roi. Ce dernier dépêcha un grand nombre de soldats pour « mater » les insoumis. Vainqueurs, les Français ravagèrent le village, le mirent à feu et à sang, et égorgèrent les enfants. Les troupes Françaises s'avancèrent encore pour livrer bataille à la résistance qui perdurait dans un champ, qu'on appelle aujourd'hui « le champ des Chevaux ». Ils montèrent ensuite aux Larmets pour exterminer les derniers villageois. Malgré eux, comme à Faucogney et à Corravillers, les habitants de Fresse devinrent Français.

Km 27

Plancher-Bas (2910 hab.)

Plancher-Bas, commune du Parc naturel régional des Ballons des Vosges, est traversé par le Rahin. Plancher était sous l'autorité de l'abbé de Lure. Les habitants furent affranchis en 1552, mais ils devaient encore aller « à la traque » dans les forêts de l'abbaye, moyennant un morceau de pain. L'église date de 1448, même si la nef et le clocher ont été reconstruits au XVIIIe siècle. Elle abrite de nombreuses statues classées monuments historiques. Sur la commune de Plancher-Bas, un parcours de pêche à la truite a été mis en place.
Longtemps, Plancher-Bas fut renommé pour sa papeterie et ses exploitations forestières. Aujourd'hui, les principales ressources de la commune sont la métallurgie et la bonneterie.

Km 28

Plancher-les-Mines (2 550 hab.)

Plancher-les-Mines a longtemps été une partie de la commune de Plancher-Bas. Elle s'appelait alors Plancher-Haut. Elle s’en détacha au XVIIe siècle. Son suffixe est issu des mines d'argent qui ont fait la renommée de la commune : en 1619, elles étaient réputées comme étant les plus productives de l'Empire.
Au XVIIIe siècle, deux verreries ont à leur tour fait connaître Plancher-les-Mines : elles étaient exploitées par des verriers germanophones qui exploitaient les parcelles de la forêt de Saint-Antoine d'accès difficile. Au lieu-dit Marbranche, une carrière d'extraction de matière première est inscrite aux Monuments Historiques.
L'église néo-gothique de Plancher-Bas date du XIXe siècle. Un ciboire en argent du XVIIIe est conservé à la sacristie.
À Plancher-les-Mines, le musée de la Fête foraine expose de nombreuses maquettes de manèges traditionnels ou plus originaux, ainsi que des cartes postales, des affiches, des boîtes à musique, des ouvrages divers.

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