Sur la route

Département du Morbihan (56)

Région : Bretagne
Population : 750 863 hab.
Superficie : 6 880 km²
Préfecture : Vannes
Sous-préfectures : Lorient, Pontivy
Spécialités : Ostréiculture, Conchyliculture (moules de bouchot de Pénestin), Coquille St-Jacques, Homard bleu, Andouille de Guémené-sur-Scorff, Cidre Royal Guillevic (label Rouge), Breizh Cola, Whisky (Belle-île-en-Mer), Confiseries (Caramel au Beurre Salé, Niniches, Carabreizh), épice (Kari Gosse), chou de Lorient.
Sport : Football club de Lorient (Ligue 1), Rugby Club de Vannes (Pro D2), Garde du Vœu Hennebont (tennis de table, Pro A), Lanester Handball (Nationale 1), Cep Lorient Basket, Lorient La Base - Skippers (Franck Cammas et Charles Caudrelier, Thomas Coville, Sam Davies)
Patrimoine : Mégalithes (Alignements de Carnac, Cairns de Gavrinis et du Petit Mont à Arzon, La Table des Marchand à Locmariaquer, les mégalithes de Monteneuf…), Château de Suscinio (Sarzeau), Domaine de Kerguéhennec (Bignan), le château de Josselin, le calvaire de Guéhenno, Citadelle de Port-Louis, Musée de la Résistance (Saint-Marcel), dunes sauvages de Gâvres Quiberon, îles Atlantiques (Belle-Ile-en-Mer, Houat, Hoëdic, Groix), baie de Quiberon, golfe du Morbihan (île d’Arz et Ile-aux-Moines, …), le Pays de Lorient, Brocéliande et les légendes (forêt de Brocéliande, château de Comper, centre de l’imaginaire Arthurien, etc.),
Économie : industrie agroalimentaire, agriculture et pêche, filière nautique (sailing valley), tourisme. industrie mécanique, cosmétique, construction navale, plasturgie, technologies de l'information et de la communication…
Culture : Festivals photo de La Gacilly et de Vannes / La Semaine du Golfe (vieux gréements) / L’Art dans les chapelles (Pontivy, vallée du Blavet) / Festival au Pont du Rock (Malestroit) / Belle-Ile On Air / La Madone des Motards (Porcaro) / Le Mille Sabords (Arzon) /
Festival Interceltique de Lorient / Les fêtes d’Arvor à Vannes / Salon du livre à Vannes…
Sites web et réseaux sociaux : www.morbihan.fr /www.morbihan.com / www.instagram.com/morbihantourism/ / www.facebook.com/morbihantourisme/ / twitter.com/MorbihanTourism / www.youtube.com/c/morbihantourisme

Niché au sud de la Bretagne, le Morbihan « Petite mer » en breton s’illustre de couleurs aussi variées que ses paysages. Des trésors se cachent ici et là au détour d’une route ou d’un chemin. Partout, l’homme a laissé son empreinte : mégalithes, chapelles et manoirs, Petites Cités de Caractères®, plages à perte de vue ou campagne verdoyante… Un large éventail de sensations et d’instants inoubliables vous attend sur les routes du Morbihan.

Lanester (22 800 hab.)
La ville est entourée par le Scorff et le Blavet. Des vestiges gallo-romains, découverts au bord du Blavet, témoignent de la présence de pêcheries dès le IIe et IIIe siècles.
La reprise par la Marine Royale en 1790 de la Compagnie des Indes Orientales est à l’origine de la création de la ville. A partir de 1827-1829, les ateliers de construction se développent sur la rive gauche du Scorff. Appelés les « chantiers de Caudan », ils sont à l’origine du quartier ouvrier des Chantiers.
Lanester a accueilli à deux reprises le Tour de France, la première en 1985, avec une victoire du Belge Rudy Matthijs puis en 2002 pour le départ d’un contre la montre jusqu’à Lorient, enlevé par le Colombien Santiago Botero.

Le pont du bonhomme et ses statues :
Long de 282 m, il relie les villes de Kervignac et de Lanester en franchissant le Blavet. Il a été construit entre 1972 et 1974, remplaçant un ancien pont à haubans dont subsistent seulement les pylônes. Sur ce pont ont été installées des statues, réalisées en chêne polychrome par le sculpteur Goanvic. À l’ouest du pont se trouve un personnage féminin, présentant une tabatière au personnage masculin, lui situé à l’est. En 1905, ces statues sont placées aux sommets des deux piles. Volées en 1977, elles furent retrouvées devant l’immeuble du journal La Liberté du Morbihan. Pour éviter que cela ne se reproduise, des copies ont été créées en 1995 et fixées en haut des deux piliers du pont. Les statues originales appartiennent au département du Morbihan.

Km 9

Merlevenez (3 200 hab.)
Le nom de la localité signifie « colline de la joie », d’où le vocable de son église : Notre-Dame-de-Joie. Les origines de sa construction restent inconnues. Les parties les plus anciennes de l’édifice sont antérieures à l’époque de l’installation des Templiers dans la région, vers 1130. La tour-lanterne romane supportée par les piles de la croisée a été reconstruite après son écroulement en 1533. Les grandes baies de style flamboyant des croisillons sont un apport du XVe siècle. Cette église conserve l’un des plus beaux ensembles de sculptures de l’époque romane en Bretagne.

Km 21

Erdeven (3 700 hab.)
Station balnéaire dans la baie de Quiberon.
Commune du bord de mer avec sa plage de Kerhilio, qui s’étend sur 8 km de sable fin. C’est sur son territoire que se trouvent les alignements de Kerzérho, deuxième plus important site mégalithique breton après Carnac. Le site est composé de quelques 190 menhirs, sur environ 2 km. L'ensemble des menhirs date de l'époque néolithique (âge de la Pierre Polie, de - 5000 à - 2000 avant notre ère).
Selon certains chercheurs, les menhirs de Kerzérho, dont les plus hauts mesurent 6 m et pèsent 40 tonnes, étaient ceints primitivement d'une enceinte, formant ainsi un cromlech.

Km 27

Plouharnel (2 160 hab.)
Station balnéaire dans la baie de Quiberon
Sur la côte des mégalithes, Plouharnel cache en son sein plusieurs monuments néolithiques : dolmens, tumulus, menhirs, dont un circuit de dolmens en forêt, parcours balisé. Le vieux bourg est composé de bâtisses des XVIe et XVIIe siècles. Plouharnel possède également le plus grand complexe militaire enterré de la Seconde Guerre mondiale de plus de 30 bâtiments.
Spot incontournable pour les amateurs de surf.

Km 30

Carnac (4 300 hab.)
Carnac est l’un des deux sites en Bretagne où l’on retrouve les premières traces humaines. Les vestiges des fondations d’une villa gallo-romaine située au Bosséno et des bains découverts à Légenèse attestent de l'occupation du territoire durant l'Antiquité. Le tourisme apparaît à la fin du XIXe siècle grâce à la révolution industrielle et la construction des lignes de chemins de fer en Bretagne-Sud. Et c’est à cette même période que les archéologues et savants commencent à s’intéresser aux sites mégalithiques.
En 1977, un site du Paléolithique Ancien fut découvert au sud-ouest de la commune, à Saint-Colomban.

Les alignements de Carnac :
Les alignements mégalithiques ont été érigés vers 4 500 avant J.C. Le site rassemble la plus forte concentration de mégalithes du monde. Sur près de 4 km, on trouve un alignement de près de 4 000 pierres levées : menhirs, dolmens et allées couvertes.

L’alignement du Ménec (classé Monument Historique en 1889) : plus de 1 170 de menhirs, répartis en 11 rangées, sur une distance d'environ 950 m. L’alignement de Toulchignan (classé Monument Historique en 1889) : les menhirs dépassent les 2 m de haut dans la partie orientale du site. L’alignement de Kermario (classé Monument Historique en 1889) : alignement composé d'environ 980 menhirs, répartis en 10 rangées, sur une distance d'environ 1 100 m. L’alignement de Kerloquet (classé Monument Historique en 1939) : composé de 82 pierres, sur une longueur d'environ 180 m. L’alignement de Kerlescan (classé Monument Historique en 1889) : composé de 555 pierres subsistantes, réparties sur 13 files, sur environ 350 m. L’alignement du Petit-Ménec (classé Monument Historique en 1889) : 101 pierres recensées sont réparties sur 7 rangées (sur la commune de La Trinité-sur-Mer).

Parc naturel régional du golfe du Morbihan
Créé en octobre 2014. 568 km de linéaire côtier. C’est le 50e parc naturel régional en France. La surface des communes labellisées couvre 70 347 hectares, à laquelle est associée une aire d’intérêt maritime d’environ 17 000 hectares. On compte environ 181 117 habitants sur les 33 communes en 2016. L’emblème du Parc est un hippocampe moucheté. Il s’agit de l’un des deux hippocampes qui fréquentent les eaux du Golfe du Morbihan. Rare aujourd’hui, autrefois courant, il symbolise l’impérieuse nécessité de préserver le Golfe du Morbihan, et l’interaction terre-mer des nombreux enjeux de ce territoire.

Golfe du Morbihan
Mer intérieure (20 km de long sur 15 km de largeur) parsemée d’îles et îlots. Son nom breton Mor Bihan veut dire « petite mer ». Il s’ouvre sur la baie de Quiberon par un étroit passage (1 km de large) entre Locmariaquer et Portnavalo. On y rencontre, de ce fait, de très forts courants de marée. Le cycle des marées est décalé par rapport à celui de l'océan (lorsque la marée est haute en baie de Quiberon et à l'entrée du golfe, le fond continue à se remplir et le niveau à y monter). Un tiers de la surface du golfe est constitué de vasières que l’on découvre à marée basse. Ces dernières et les marais ont favorisé le développement d’un écosystème varié, notamment par la présence d'un herbier de zostère (plantes aquatiques), le deuxième plus important de France. Il contribue à stabiliser les terrains, à diminuer la turbidité de l'eau, à favoriser l’oxygénation, la production du phytoplancton et constitue un abri naturel pour la reproduction.
Le golfe reçoit les eaux des trois principales rivières d’Auray, de Vannes et de Noyalo. L'économie de la région du golfe s'est développée autour de l’agriculture et de l’ostréiculture, plus un pôle industriel autour de Vannes. Le tourisme se développe ainsi que la navigation de plaisance.
La légende bretonne raconte que les îles du golfe auraient été créées par les larmes des fées chassées de la forêt de Brocéliande. Ces dernières y auraient ensuite jeté leurs couronnes qui seraient devenues des îles.

Km 37

La Trinité-sur-Mer (1 600 hab.)
Les premières traces du village et de son port datent du XIIIe siècle. Dès le XVIIIe siècle, les premiers parcs à huîtres apparaissent dans le chenal. Cette implantation privilégiée dans l’une des plus belles rias de Bretagne-sud lui vaut le surnom de « berceau de l’huître plate ». Très florissante jusqu’en 1922, l’activité ostréicole -première atteinte par la maladie de l’huître plate- connaît des années difficiles avant de se relever pour être aujourd’hui une activité phare de la ville.
La Trinité-sur-Mer se tourne vers la pêche au début du XXe siècle et sert alors de refuge à 500 navires par an, en plus des 300 bateaux de pêche qui y sont rattachés. L’augmentation du trafic et l’arrivée de chalutiers motorisés entre 1945 et 1954 rendent nécessaire la rénovation du port.
Ville de chanteurs (Alain Barrière y est né et y est enterré, Alain Souchon y a une maison), la Trinité-sur-Mer est aussi la ville natale de Jacques Botherel, champion du monde sur route amateurs en 1965, qui participa à trois Tours de France entre 1971 et 1974.
Le port de la Trinité-sur-mer a été choisi par Éric Tabarly pour y faire construire le Pen Duick II qui l’a rendu célèbre en 1964 en remportant la seconde édition de la Transat Anglaise.

Marais salants de Kervillen
Après deux siècles d'existence, les marais salants de Kervillen étaient inexploités depuis une soixantaine d'années et laissés à l'abandon. En 1980, le conseil général du Morbihan rachète les salines. Le site devient espace naturel sensible et en 2010, la réhabilitation des marais débute. Ils sont composés d’une importante mosaïque de milieux naturels : marais, mares, boisements de pins, dunes, pelouses sèches. Plus de 250 espèces végétales, dont la renouée maritime et la linaire des sables, protégées en Bretagne.

Km 49

Auray (14 000 hab.)
Autrefois seigneurie relevant de Guingamp, la commune d'Auray s'est fondée autour de son port de cabotage Saint-Goustan, qui permettait de se rendre autrefois jusqu'en Espagne et en Grande-Bretagne. Elle se développe au fil des siècles avec son château, ancienne motte castrale du IXe siècle, devenant le lieu de débarquement de l'Américain Benjamin Franklin (1705-1790) au XVIIIe siècle, lors de sa recherche de fonds pour la guerre d'Indépendance.
C’est la ville du chef chouan Georges Cadoudal, mais aussi du regretté journaliste et animateur de télévision Philippe Gildas, grand amateur du Tour de France.
Auray a accueilli en 2008 le départ d’une étape du Tour, remportée à Saint-Brieuc par Thor Hushovd. L’Alréen Pierre Cogan termina six de sept Tours de France disputés entre 1935 et 1951 dans les vingt premiers, finissant 7e en 1950. Longtemps doyen des coureurs du Tour, il est décédé à Auray en 2013 à l’âge de 98 ans.

Église Saint-Gildas
Fondation : entre 1623 et 1663
Style : coexistence de formes médiévales et d’un style baroque.
Caractéristiques : un gisant du Christ du XVIe siècle, un imposant retable de style Levallois datant du XVIIe siècle, une voûte ornée de caissons peints, un orgue de Waltrin datant de 1761.
Signe particulier : le clocher qui domine toute la ville a servir de modèle dans toute la région.
Classement : Monument Historique depuis 1995.

Le quartier Saint-Goustan
Du nom de saint Goustan, patron des marins et des pêcheurs. Ancien port de pêche et de commerce, Saint-Goustan perd progressivement ses activités marchandes dès la fin du XVIIe siècle, Vannes lui faisant de plus en plus d’ombre. Jusqu’à la fin du XVIIe siècle, le port possède un quai en bois, il faudra attendre le XVIIIe siècle pour voir les quais et cales parés de pierres. Le quai Benjamin-Franklin rappelle que le 3 décembre 1776, l'illustre Américain chargé de négocier un traité avec la France débarqua à Auray, des vents contraires ayant empêché son navire, le Reprisal, de remonter jusqu'à Nantes. La maison où il logea, au n° 8, porte une plaque commémorative.

Km 55

Sainte-Anne-d’Auray (2 700 hab.)
Principal lieu de pèlerinage de la Bretagne, depuis 1625, pour commémorer l'apparition de sainte Anne, grand-mère maternelle du Christ, à Yves Nikolazic (1591-1645). Tous les étés, le 26 juillet, un pèlerinage y a lieu : le pardon de sainte Anne. On compte une moyenne de 500 000 visiteurs par an à Sainte-Anne-d’Auray, dont le pape Jean-Paul II qui y est venu le 20 septembre 1996, rassemblant 150 000 personnes (première visite d'un pape en Bretagne). Désormais ville étape du chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Basilique Sainte-Anne d’Auray
Fondation : 1866-1872
Style : Néo-Gothique.
Caractéristiques : tour carrée surmontée d'une flèche qui supporte à 80 mètres du sol une statue de bronze représentant sainte Anne.
Signe particulier : accueille chaque 26 juillet 20 000 à 30 000 pèlerins au grand pardon de sainte Anne, le 3e en France après ceux de Lourdes et de Lisieux.
La petite histoire : En 1947, après sa victoire dans le Tour de France, le très pieux Jean Robic fit don de son Maillot Jaune à la basilique.

Km 67

Grand-Champ (5 400 hab.)
Situé en grande partie dans les landes de Lavaux, région naturelle en forme d'étroite crête granitique relevant du Massif armoricain. Jadis partagée entre plusieurs fiefs, la cité s'est développée grâce à son agriculture et sa vocation commerciale au carrefour de plusieurs places fortes, dont Vannes, Auray ou Malestroit. Le village est resté dans l'histoire pour avoir été le théâtre d'une sévère bataille entre les troupes républicaines et les chouans insurgés menés par Cadoudal, à la fin du XVIIIe siècle.
Typiques de la Bretagne, les fontaines de dévotion de Loperhet (XVIIe) et Burgo (XVIe), avec leurs bassins.

Château de Penhouët
Fondation : au XVIe siècle par la familles d'Arradon, puis dans sa version actuelle vers 1756 par Blévin sieur de Penhoët
Style : classique du XVIIIe siècle
Caractéristiques : les jardins à la française sont attribués à Le Nôtre, le château possède une chapelle privée dédiée à Notre-Dame et une orangerie.
Signe particulier : ancienne propriété du couturier allemand Karl Lagerfeld (1933-2019), le château a accueilli la visite de la reine mère d’Angleterre, mère de la reine Elisabeth II, en juin 1990.

Km 73

Locmaria-Grand-Champ (1 700 hab.)
Devient indépendante en 1889. Elle tire son nom de la rivière qui la traverse, le Loc’h, et de sa commune « mère ».
La commune, et plus particulièrement le pont du Loc’h, furent le théâtre d'une bataille opposant les partisans de Georges Cadoudal, chef des chouans bretons, aux soldats révolutionnaires du général Harty. La bataille du pont du Loc’h mettra fin aux troubles de la chouannerie. Sans vainqueur défini, cet affrontement fit plusieurs centaines de morts dans les rangs des deux parties…

Km 82

Plaudren (1 950 hab.)
Les nombreux sites mégalithiques attestent de la présence des hommes depuis fort longtemps (menhir du Coleho, dolmen de Men Gouarec, Quenouille de Gargantua…). Le village est situé au carrefour des voies romaines Vannes-Corseul et Rennes-Carhaix : les Romains possédaient un camp imposant dont subsiste la trace au lieu-dit Guerneuvé.
Plaudren est le village de Laurent Madouas, qui participa à huit Tours de France entre 1993 et 2000, terminant à la 12e place en 1995. Ses parents y tenaient une boulangerie. Son fils Valentin, 27e de la dernière édition du Tour, est l’un des grands espoirs du cyclisme français.

Km 91

Plumelec (2 700 hab.)
Son nom vient de Plu ou Plou (paroisse) et de saint Mélec, son fondateur, le premier évêque de Londres puis archevêque de Canterbury au VIIe siècle.
Sous l'Occupation, la commune fut le théâtre de nombreuses actions héroïques.
Cette période marqua la population mélécienne -un monument a été́ élevé́ dans le bourg à la mémoire des parachutistes et des victimes civiles.
La commune est aussi un haut lieu du cyclisme breton, grâce notamment à la côte de Cadoudal, qui sera franchie par le peloton au kilomètre 91,6. Elle accueille depuis 1974 (victoire de Roger Pingeon) le Grand Prix de Plumelec, devenu À travers le Morbihan puis le Grand Prix du Morbihan. Son dernier lauréat, en 2019, était Benoît Cosnefroy. Mais Plumelec a également accueilli le Tour de France à cinq reprises, dont un Grand Départ en 1985, et un prologue enlevé par Bernard Hinault. La dernière visite de la Grande Boucle a eu lieu en 2015 pour un contre-la-montre par équipes depuis Vannes, remporté par l’équipe BMC. Mais Plumelec a également organisé un championnat d’Europe en 2016, qui a sacré Peter Sagan en ligne et Jonathan Castroviejo contre la montre. La ville a enfin été le théâtre de trois éditions du championnat de France en 1973 (Bernard Thévenet), 1979 (Roland Berland) et 2003 (Didier Rous).

Km 108

Josselin (2 500 hab.)
Labellisé Petite cité de caractère et Village étape. Étape capitale sur la route des Ducs de Bretagne, Josselin fut fondée au XIe siècle par le vicomte du Porhoët. Du XVe au XVIIIe siècle, la ville prospère grâce à ses fabriques de draps, ses tanneries, ses foires. En déclin à la fin du XVIIIe siècle, Josselin reprend un certain dynamisme au XIXe siècle avec la canalisation de l'Oust et le développement du culte marial. Au gré des ruelles, le patrimoine architectural ancien se teinte de modernité avec de nombreuses manifestations culturelles.

Basilique Notre-Dame du Roncier
Fondation : fin XIIe siècle
Style : gothique, néo-gothique pour le clocher
Caractéristiques : garde des vestiges de l’ancienne église romane, principalement ses piliers ornés d’animaux. Un reliquaire de la Vierge miraculeuse y est conservé ainsi que la statue de Notre-Dame du Roncier.
Signe particulier : en avril 1891, le pape Léon XIII lui octroie le titre de basilique mineure. Les fidèles qui se rendaient au pèlerinage entraient parfois en transe et poussaient des cris rauques. On les appela « les aboyeuses de Josselin ».
Classement : Monument Historique en 1927 et 1929

Château de Josselin
Fondation : d’abord une forteresse en 1370 par Olivier de Clisson, connétable de France ; puis un magnifique logis Renaissance par Jean II de Rohan, au début du XVIe siècle.
Styles : gothique flamboyant, Renaissance bretonne
Caractéristiques : impressionnant donjon entouré de neuf tours, jardin à la française créé au début du XXe siècle par le paysagiste Achille Duchêne, la roseraie étant l’œuvre du paysagiste Louis Benech (160 rosiers appartenant à 40 variétés différentes).
Signe particulier : suite à d’importantes dégradations lors des guerres de religion puis pendant la Révolution française, le château est resté à l’abandon jusque vers 1850, date à laquelle Josselin de Rohan et son fils Alain entament une grande restauration avec l’aide des architectes Jules de la Morandière et Henri Lafargue.
Classement : Monument Historique en 1928.

Km 121

Radenac (1 050 hab.)
Jean Robic (1921-1980) a vécu sa jeunesse à Radenac où son père tenait un magasin de cycles. Sa mère était originaire du village voisin de Pleugriffet. La commune a rendu hommage au vainqueur du Tour 1947 en créant la rue Jean-Robic, où existe toujours la maison de son enfance. Elle se situe derrière l'église, où il officia en tant qu'enfant de chœur.
Le Tour de France fêtera, en passant par la commune, son centenaire avec un mois et demi de retard puisque « Biquet » ou « Tête de cuir » est né le 10 juin 1921 et est décédé d’un accident de la route en 1980. Très populaire après son succès dans le premier Tour de l’après-Guerre, conquis sans avoir jamais porté le Maillot Jaune, Jean Robic a également remporté six étapes, trois l’année de son sacre et une en 1949, en 1952 et en 1953.
Il sera éliminé, hors délais, lors de son dernier Tour de France en 1959, celui-là même où son ennemi intime, Louison Bobet, tira sa révérence au sommet de l’Iseran.

Km 136

Locminé (4 300 hab.)
Locminé signifie en breton « le lieu des moines », rappelant ainsi l'origine de la ville, un monastère fondé au VIIe siècle.

Domaine de Kuerguéhennec (à 9 km, sur la commune de Bignan)
Fondation : début du XVIIIe siècle, puis remanié au XIXe siècle.
Style : classique du XVIIIe siècle, surnommé le « Versailles breton »
Destination actuelle : propriété du département du Morbihan depuis 1972, le château accueille des expositions temporaires dans les anciennes écuries et la bergerie, tandis que le domaine abrite également un centre de recherche consacré à l’œuvre de Pierre Tal Coat (1905-1985), figure majeure de la peinture de la seconde moitié du XXe siècle.
Signe particulier : sur un domaine de 175 hectares, offre le parc de sculptures le plus grand d’Europe, créé à partir de 1986 et où une trentaine d’artistes majeurs sont représentés.
Classement : Monument Historique en 1988

Km 143.5

Remungol (1 000 hab.)
Devenue commune déléguée le 1er janvier 2016, de la nouvelle commune d'Évellys. Remungol est la commune natale de Jean Gainche, deux fois lauréat du Grand Prix de Plouay et vainqueur d’une étape du Tour de France 1958 à Versailles. Jean Gainche a participé à huit éditions du Tour entre 1958 et 1965, se classant 14e en 1961. Remungol est aussi le village de la famille de Bruno Roussel, l’ancien directeur sportif de l’équipe Festina.

Km 155

Pluméliau-Bieuzy (4 360 hab.)

Chapelle de Saint-Nicodème et ses fontaines
Fondation : de 1520 à 1540, construite en pierre de taille de granit.
Caractéristiques : clocher carré surmonté d'une flèche culminant à 48 m et abritant une cloche de bronze datant de 1507.
Signe particulier : Devant, dans l’enclos, une fontaine sacrée de 1608 de style gothique s’écoule dans trois bassins encadrés de piédroits et voussures sculptées et surmontés de niches hélas délestées depuis longtemps des statues des trois saints qu’elles abritaient.
La petite histoire : la légende raconte que saint Nicodème, apparu à plusieurs habitants du pays, réclama une chapelle. Ceux-ci, afin de connaître le lieu où le saint désirait qu’elle fût bâtie, lâchèrent des bœufs, qui vinrent s’arrêter dans un bourbier marécageux, à l’endroit même où la chapelle se dresse aujourd’hui.
Classement : Monument Historique en 1910 / Site naturel en 1933

Suivez-nous

Recevez des informations exclusives sur le Tour de France