29/08 > 20/09/2020

Sur la route

ISÈRE (38)

Population : 1,2 million d’habitants

Préfecture : Grenoble

Sous-préfectures : Vienne, La Tour-du-Pin

Superficie : 7 431 km²

Patrimoine : Parc national des Ecrins, Parc naturel régional de Chartreuse, Parc naturel régional du Vercors, Réserve des Hauts Plateaux du Vercors, plus grande réserve naturelle de France. Domaine de Vizille, monastère de la grande Chartreuse, Saint-Antoine l’Abbaye, classé parmi les plus beaux villages de France, Pont-en-Royans, grottes de Choranche, téléphérique de Grenoble, caves de Chartreuse, funiculaire de St Hilaire du Touvet, cité médiévale de Crémieu, Vienne, parc d’attractions Walibi Rhône-Alpes, château de Virieu, château du Touvet.

Spécialités : noix de  Grenoble (AOC), St Marcellin (fromage IGP), Bleu du Vercors-Sassenage (fromage AOP), ravioles, liqueur de Chartreuse, chocolats Bonnat, antésite. Vins : coteaux du Grésivaudan, Balmes dauphinoises, Collines rhodaniennes (vins IGP),  Vitis Vienna (vins de Vienne), truite du Vercors, viandes d’alpage (bœuf, agneau), gratin dauphinois, brioche de Bourgoin, murçon (charcuterie)…

Principaux clubs sportifs : FC Grenoble (Rugby), Brûleurs de loups (Hockey sur glace), GF38 (Foot), CSBJ (Rugby), Les ours de Villard (Hockey), Rugby Sassenage Isère (Rugby féminin).

Compétitions majeures : Foulée Blanche à Autrans, Vélo Vert Festival à Villard de Lans, l’Ut4M (Ultra tour des 4 massifs), Trail des passerelles du Monteynard, Echappée Belle (Ultra traversée de Belledonne), EuroNordicWalk Vercors, La Marmotte à l’Alpe d’Huez (épreuve cyclosportive), Coupe Icare en Chartreuse, Mégavalanche à l’Alpe d’Huez.

Festivals : Festival de l’Alpe d’Huez (festival du film de comédie en Isère - janvier), Festival Berlioz à la Côte Saint-André (août), Festival Jazz à Vienne (juillet), Festival du film de montagne d’Autrans (décembre), Festival du film court en plein air à Grenoble (juillet), Musée Electronique Festival au Musée dauphinois à Grenoble (juin), Vercors Music Festival à Autrans (juillet), Festival Cabaret Frappé à Grenoble , Festival Musiques en Vercors, Rencontres ciné-montagnes de Grenoble

Économie : Industrie, électronique, numérique, micro et nanoélectronique, informatique, recherche, santé, hydroélectricité, chimie et environnement, énergies, thermalisme, tourisme (21,4 millions de nuitées marchandes et non marchandes - 2 milliards € de chiffre d’affaires générées par les entreprises du tourisme)

Sites Web : www.isere.fr / www.evasion.ishere.fr / www.alpes-isere.com / www.cyclo-alpes.com

L’Isère, avec ses massifs montagneux, ses trois parcs naturels (le Vercors, la Chartreuse et le parc national des Ecrins), ses grands espaces et ses territoires de plaines, offre de nombreux atouts en réponse aux attentes des visiteurs en quête de ressourcement, de grand air et d’expériences nouvelles à partager.
Grâce à la diversité de ses reliefs, depuis les bords du Rhône, jusque vers les sommets de l’Oisans à 3 983 mètres d’altitude, l’Isère offre un vaste terrain de jeux. Vingt-deux stations de sports d’hiver, réparties dans quatre massifs (Belledonne, Chartreuse, Oisans, Vercors) et une palette infinie d’activités sont à découvrir : randonnées, parcours de trail, itinéraires à vélo, canyoning, spéléologie… Ceux qui préfèrent se faire chouchouter opteront pour des séjours détente et santé dans les stations thermales d'Allevard-les-Bains et d'Uriage-les-Bains, une véritable pause bien-être pour se ressourcer.
Parcourir l’Isère c’est la promesse d’emplir ses yeux de paysages à couper le souffle et ses poumons d’air pur dans une nature préservée, d’explorer les joyaux du patrimoine, de vibrer au rythme des festivals, de retrouver le goût vrai et simple des produits du terroir, de faire de belles rencontres avec des habitants passionnés et partager leur attachement au territoire…

Km 9.5

Val-de-Virieu (1 550 hab.)

Val-de-Virieu est né en 2019 de la fusion des communes de Virieu et Panissage. La commune doit surtout sa renommée à la présence sur son sol de l’imposant château de Virieu, haut-lieu touristique de la réigon.

Château de Virieu
Étonnant par son caractère militaire et ses jardins à la française, il offre à la visite de très belles pièces : la chambre Louis XIII, la cuisine médiévale, la chapelle (XVIIe) et le donjon avec sa voûte en entonnoir.
C'est autour de l’an mille que s'installe une lignée seigneuriale représentée par Wilfrid de Virieu. Comme les châteaux en pierre n'existent pas encore à l'époque dans la région, Wilfrid réside sur une motte castrale. Au début du XIIe siècle, elle est remplacée par un petit château en pierre. Cependant, les constructions les plus imposantes datent du XIIIe siècle après que Siboud IV de Clermont acquiert la seigneurie par son mariage avec Béatrix de Virieu. Grâce à sa fortune, Siboud de Clermont fait construire une puissante forteresse en moellon de tuf (donjon, enceinte et tours d'angle). Le château connaît ensuite d'autres transformations importantes, surtout à partir de la fin du XVIe siècle et début XVIIe. Le château reste inhabité pendant 50 ans jusqu’en 1924, année à partir de laquelle François-Henri de Virieu entreprend sa restauration avec l'architecte Sainte-Marie Perrin.
La famille de Virieu possède également à proximité, à Chabons, un beau château néo-médiéval classé, le château de Pupetières, en partie conçu par Eugène Viollet-le-Duc et où résidèrent les poètes Alphonse de Lamartine et Anna de Noailles.

Musée d’histoire de la galoche
Il présente l'histoire des galochiers et des chaussures à semelle de bois, à l'occasion de visites commentées. La galoche, cousine du sabot... On prend souvent l'un pour l'autre, pourtant la différence est simple : le sabot est entièrement taillé dans un morceau de bois, alors que la galoche est composée d'une semelle de bois sur laquelle est clouée la partie supérieure, la « Tige », réalisée en cuir. La galoche, ignorée dans la plupart des musées de la chaussure, est mise à l'honneur en Isère dans le seul endroit qui lui est entièrement consacré en France.

Km 16

Villages du Lac de Paladru

Lac de Paladru
Il a été modelé à l’époque glaciaire par le puissant glacier du Rhône. Avec 6 km de long et 1 km de large, il est le 5e plus grand lac naturel de France. Situé au creux des collines voironnaises à 500m d’altitude, il affiche une température idéale de ses eaux à 25°C en plein été. La profondeur moyenne est située autour de 30 mètres. D’une belle couleur turquoise due à la présence de craie lacustre, le lac est idéal pour les randonnées, la pêche et les activités nautiques. Il recèle aussi des trésors archéologiques.
Plusieurs espaces sont classés « zones naturelles protégées », dont la roselière de Colletière ou celle des « Grands Roseaux » à l’extrémité nord du lac. Ils constituent le lieu privilégié de nidification des oiseaux (colverts, cygnes, foulques ou grèbes huppés) et du frai des poissons (carpes, tanches…) et restent donc inaccessibles.
Dans le film d’Alain Resnais, On connaît la chanson, Agnès Jaoui prépare une thèse sur Les Chevaliers de l’An Mil au lac de Paladru.

Km 31

Voiron (20 000 hab.)

Bourg d’importance au Moyen-âge, Voiron conserve de cette époque des traces encore visibles aujourd’hui : l’église Saint-Pierre (édifiée en 752), la Tour Barral (vestige du château médiéval) et le quartier Sermorens, son cœur historique. Au XVIIe siècle, de nombreuses activités artisanales s’enracinent : chanvre, toile, cuir… À la révolution industrielle, Voiron devient réputée pour ses soieries et ses industries papetières qui s’installent le long de la rivière la traversant : la Morge. Au fil des années, des entreprises de renom prennent source à Voiron : les skis Rossignol, les composants électroniques Radiall, la chocolaterie Bonnat, les boissons aux extraits de plantes Antésite, les tissages Denantes, le grossiste en jouets propriétaire de l’enseigne King Jouet, les technologies du sport Sidas… Sans oublier les fameuses Caves de Chartreuse et leurs liqueurs vertes et ambrées.
La ville change de visage après la Seconde Guerre mondiale, en étendant ses frontières avec de nouveaux quartiers. Voiron devient une ville moderne et ouverte sur le monde, engagée sur la voie de l’international par son dynamisme commercial et ses jumelages avec les villes d’Herford (Allemagne), Bassano del Grappa (Italie) et Sibenik (Croatie).
Voiron est la ville natale de la handballeuse Véronique Pecqueux-Rolland, pivot de l’équipe de France championne du monde en 2003. La ville a accueilli à cinq reprises le Critérium du Dauphiné, la dernière fois en 2019, où Wout Van Aert s’y était imposé.

Caves de la Chartreuse
Tout d’abord agriculteurs, éleveurs, bûcherons puis maîtres de forge, les moines Chartreux sont devenus distillateurs. Dans les plus grandes caves à liqueur du monde se cachent leurs secrets de fabrication… Une mignonnette est offerte (aux personnes majeures) pour les détenteurs de la carte Chartreuse +.
Le site touristique doit faire peau neuve durant plusieurs mois de travaux. La visite des Caves sera fermée et rouvrira à l'été 2021. Une offre temporaire sera proposée très prochainement, pour toute information : www.chartreuse.fr

Km 47.5

Saint-Laurent-du-Pont (4 530 hab.)

Saint-Laurent-du-Pont était la ville natale du cycliste Charles Berty, ancien détenteur du record du monde du 100 km. Ce rouleur, qui participa au Tour de France en 1935, 1936 et 1939, disparut en déportation à Mauthausen en 1944 à l’âge de 32 ans. Un stade de Grenoble porta son nom avant d’être démoli pour la construction du Stade des Alpes.

Km 58

Saint-Pierre-de-Chartreuse (1 020 hab.)

Connu essentiellement pour la présence sur son sol de la Grande Chartreuse, Saint-Pierre-de-Chartreuse a connu un nouvel essor après la Seconde Guerre mondiale grâce au développement du ski et de plusieurs sites sur son sol dédiés à la pratique des sports d’hiver.
Jacques Brel a eu une maison à Saint-Pierre-de-Chartreuse et un festival, les Rencontres Brel, s’est déroulé sur la commune enter 1988 et 2018 avant de disparaître. Le village a été très souvent traversé par le Tour de France et le Critérium du Dauphiné, le peloton attaquant ici-même l’ascension menant au col de Porte.

Musée de la Grande Chartreuse
La Grande Chartreuse, fondée par Saint Bruno en 1084, est une destination incontournable. Si le monastère reste un lieu de prière, le musée se visite et éclaire sur la vie des moines retirés dans la solitude et le silence. Au cœur du parc naturel de Chartreuse, le musée propose des documents originaux et témoignages sur les 900 ans d'histoire des chartreux, leur vocation et leur vie quotidienne et spirituelle. La totalité de la visite se fait avec un audio guide, disponible en plusieurs langues (parcours spécial enfants). En 2020 une visite guidée entièrement nouvelle, mêlant l'histoire de l'exploitation forestière au pastoralisme, la métallurgie, jusqu'à la réalisation de l'Elixir est proposée.

La chartreuse
En 1605, le Duc d’Estrées remet aux moines de la Chartreuse de Vauvert, à Paris, un manuscrit révélant la formule d’un élixir contenant la quasi-totalité des plantes médicinales de l’époque, dont nul ne sait l’origine. En 1737, le monastère de la Grande-Chartreuse décide d’en faire une étude exhaustive. Son apothicaire, Frère Jérôme Maubec, est chargé de cette tâche. En 1764, il parvient à fixer définitivement la formule de ce qui devient l’Elixir Végétal de la Grande-Chartreuse. Toujours exploité aujourd’hui, cet élixir titre 69°. La Chartreuse Verte, à 55°, est mise au point en 1840. Son succès est immédiat.
En 1903, les chartreux sont expulsés de France. Ils emportent leur secret et implantent une distillerie à Tarragone puis à Marseille jusqu’en 1929. Les moines retrouvent alors l’usage de l’appellation Chartreuse; ils reprennent la distillation en France, dans leur ancienne distillerie de Fourvoirie, proche du monastère de la Grande Chartreuse. Ces bâtiments sont détruits en 1935 par un éboulement de terrain. La fabrication est alors transférée à Voiron, où elle demeurera jusqu’en novembre 2017 avant d’être assurée à Entre-Deux-Guiers.
Investis de cette mission par leur Ordre, deux moines travaillent dans le plus grand secret et sont seuls à connaître les détails de la production. Aujourd’hui comme hier, la formule reste un mystère que les méthodes modernes d’investigation n’ont pu percer.

Km 66.5

Col de Porte (1 326 m)

Franchi à dix-huit reprises par le Tour de France depuis 1907, il fut jusqu’en 1910 l’une des principales difficultés de la course, bientôt éclipsée par le Tourmalet et le Galibier. Il n’a plus été gravi depuis 1998, où Stéphane Heulot était passé en tête. Mais le col est resté un classique du Critérium du Dauphiné.

Km 77.5

Corenc (4 000 hab.)

Toute proche de Grenoble, cette discrète commune bénéficie depuis la fin du XIXe siècle de l’installation sur son sol de plusieurs luxueuses résidences secondaires appartenant aux grandes familles grenobloises comme les Bouchayer, les Balthazar ou les Cartier-Millo, propriétaires des pâtes Lustucru. D’où son surnom de Petit Nice et son revenu moyen par habitant parmi les plus hauts de France, puisque les hauts revenus des entreprises des nouvelles technologies installées en Grenoble ont suivi le mouvement et se sont installés à Corenc ou dans les communes limitrophes. Le monument le plus intéressant de la commune est le château (privé) de Bouquéron Si une légende attribue la construction du ce château à Roland (le neveu de Charlemagne) lors de son (supposé) siège de Grenoble, la première mention connue de ce château date de 1100. Il sera ensuite réaménagé et agrandi au XVe siècle puis deviendra en 1852 un établissement thermal, avant d’être revendu en 1908.

Km 80.5

Meylan (17 300 hab.)

Siège de la technopôle Innovallée, axée sur les technologies de l’information et de la communication, Meylan fait partie de métropole Grenoble-Alpes-Métropole.
C’était la ville de résidence de l’ancien international de football Albert Batteux, qui y est décédé en 2003. Pilier du Stade de Reims entre 1937 et 1952, il deviendra par la suite l’un des entraîneurs les plus respectés de France, dirigeant notamment Reims, Saint-Etienne, et l’équipe de France entre 1955 et 1962.

Km 87

Domène (6 700 hab.)

Siège d’un prieuré bénédictin au XIe siècle, dont les belles ruines sont inscrites aux monuments historiques, Domène a prospéré à partir de la fin du XIXe siècle grâce à la papeterie. Léon Trotski (1879-1940) séjourna 56 route de Savoie, dans la villa de l'instituteur de Domène, Laurent Beau, pendant une année (de juillet 1934 à juin 1935) après son expulsion de l'URSS.

Km 93

Revel (1 310 hab.)

C’est le village natal de la biathlète Anaïs Chevalier, multiple médaillée aux championnats du monde et médaillée de bronze du relais aux Jeux olympiques de Pyeongchang.

Km 106.5

Vaulnaveys-le-Haut (3 350 hab.)

Chartreuse de Prémol
Un peu en aval du lac Luitel, on découvre les restes de l'ancienne Chartreuse de Prémol, fondée en 1234 par Béatrix de Montferrat (épouse du Dauphin Guigues André), plusieurs fois éprouvée par des incendies (notamment en 1467 et 1707) et détruite durant la Révolution Française. Après que la Chartreuse fut désertée en 1791, les paysans des environs se ruèrent à l'assaut des bâtiments pour les piller et les démanteler. La Chartreuse de Prémol et ses terrains furent inscrits comme site naturel le 2 décembre 1943.
La Porterie, imposante bâtisse en ruine fit office de maison forestière. Elle fait l’objet d’une étude de réhabilitation. Les restes de Béatrix de Montferrat seraient encore présents, là où était érigée l'église.

Km 116

Vizille (7 700 hab.)

Point de passage important entre l’Italie et Grenoble, Vizille fut à l’origine un oppidum gaulois. Les Romains durent renoncer souvent à ce passage, repoussés par les Allobroges. Elle devint Castra Vigiliae, station militaire sur la voie romaine. Possession de l'abbaye de Cluny au Xe siècle, elle fut prise par les protestants au XVIe siècle, puis par les catholiques. Lesdiguières, devenu lieutenant général du Dauphiné, acquit le vieux château et le fit reconstruire.
Le 21 juillet 1788, faisant suite à la Journée des Tuiles (7 juin), des notables de la région de Grenoble organisèrent l'Assemblée de Vizille réunissant 50 prêtres, 165 nobles et 276 représentants du tiers état. L'assemblée réclame la réunion des États généraux et leur vote par tête. Bien que donnant une apparence démocratique annonçant la Révolution française, l'Assemblée de Vizille est d'abord l'expression de l'opposition des classes privilégiées aux tentatives de réformes, notamment fiscales, de Brienne.
Thierry Claveyrolat, meilleur grimpeur du Tour 1990, était surnommé « l’aigle de Vizille ». Vainqueur de deux étapes du Tour, il s’est donné la mort dans le village proche de Notre-Dame de Mésage.

Domaine départemental de Vizille
Le domaine comprend le Château de Vizille, anciennement château du Duc de Lesdiguières, qui devint une résidence des présidents de la République française avant d'être revendu au Conseil général de l'Isère. Le château abrite depuis 1984 un musée de la Révolution française.
Les jardins du Parc du Domaine départemental de Vizille s'étendent devant le château sur une centaine d'hectares. Ils étaient autrefois territoire privé de chasse du Duc de Lesdiguières. Ils comprennent de larges étendues de pelouses bordant un canal, des parterres à la française, une forêt avec des arbres centenaires aux essences multiples, une roseraie et un parc animalier d'une soixantaine d'hectares

Km 123.5

Le Pont-de-Claix (10 400 hab.)

La ville tire son nom du pont bâti entre 1608 et 1611 sur le Drac sur l’initiative de François de Bonne, futur Duc de Lesdiguières, qui fit entreprendre de grands travaux après la prise de Grenoble en 1590. Ce pont, prouesse technique en son temps, a été doublé par un pont plus accessible à la fin du XIXe siècle, à l’époque où le village prospère grâce à l’industrie du papier puis à l’implantation des Grands moulins de Villancourt.
La ville accueillit des départs du Critérium du Dauphiné en 2013 et 2016. En 1950, c’est en brûlant un ravitaillement au Pont-de-Claix que Louison Bobet avait mené une grande offensive sur la route de Saint-Etienne.

Km 125.5

Claix (8 000 hab.)

Le jeune Stendhal passa de longs moments de son enfance à Claix, où sa famille possédait une propriété. Ce fut aussi le cas d’Hector Berlioz, dont l’oncle Victor Berlioz possédait le château de la Balme. Des dizaines de petits châteaux, maisons fortes ou manoirs de trouvent encore sur le territoire de la commune. Le monument le plus spectaculaire de Claix est sans doute le Fort de Comboire, bâti pour protéger Grenoble pendant la guerre de 1870 et qui est remarquablement préservé.

Km 131

Seyssins (7 700 hab.)

Seyssins est notamment la ville d’Yves Brouzet, ancien recordman de France du lancer du poids, et de son fils, le rugbyman international Olivier Brouzet, sélectionné à 72 reprises en équipe de France.
C’est aussi le club formateur d’Andy Flickinger, qui participa au Tour de France en 2002 et 2003 avant de devenir directeur sportif chez Europcar puis Delko Marseille-Provence.
En 2012, Seyssins accueillit une étape du Critérium du Dauphiné remportée par Cadel Evans.

Km 143

Saint-Nizier-du-Moucherotte (1 100 hab.)

Saint-Nizier accueillit en 1968 les épreuves de saut à ski des Jeux olympiques de Grenoble au pied des Trois Pucelles, les trois aiguilles rocheuses qui surplombent le village. D'après une légende, il s'agit des trois filles du Seigneur de Naves qui furent transformées en pierre par Charlemagne.

Mémorial et nécropole nationale de Saint-Nizier-du-Moucherotte
Le mémorial est un site national historique qui se situe à environ 1 km du centre du village. Ce monument a été édifié pour accueillir les dépouilles et commémorer les résistants civils et les quelques militaires morts lors de la Seconde Guerre mondiale. Cet espace se situe sur le lieu même des combats qui se déroulèrent, entre le 13 et le 15 juin 1944 de ce qui fut la bataille du Vercors. La nécropole Nationale rassemble les corps et la mémoire de 98 résistants, notamment de l'écrivain Jean Prévost (capitaine Goderville), d'Eugène Chavant (Clément) et de François Huet (Hervieux).

La montée de Saint-Nizier-de-Moucherotte (14,6 km à 6,8%) a été gravie à quatre reprises sur le Tour de France entre 1950 et 1989. Cette dernière année, Laurent Fignon y était passé en tête au cours d’une étape qu’il avait remportée à Villard-de-Lans.

Km 150.5

Lans-en-Vercors (2 650 hab.)

Située dans le secteur septentrional du Massif du Vercors dit des « Quatre Montagnes », aux portes du Parc naturel régional du Vercors, la station climatique de Lans-en-Vercors, qui attirait déjà les Grenoblois il y a plus d’un siècle, est progressivement devenue une station-village dont le domaine skiable accessible plait aux familles et aux débutants.
Sur le territoire du Val de Lans, en pays de Sassenage, entouré des sommets du Grand Cheval (1 827 m), du Pic Saint Michel (1 966 m) et des Virets (1 768 m), le domaine de ski alpin des Montagnes de Lans propose 24 pistes de tous niveaux étagées entre 1 400 m et 1 807 m d’altitude.
Si les liens de Stendhal avec la commune, souvent évoqués, paraissent lointains, l’artiste Niki de Saint-Phalle s’y installa pendant trois ans en 1958.
En 1985, le Colombien Fabio Parra avait remporté l’unique étape du Tour de France accueillie par Lans-en-Vercors devant son compatriote Lucho Herrera. En 2018, Julian Alaphilippe y remporta une étape du Critérium du Dauphiné.

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