Sur la route

RÉGION OCCITANIE

Départements : Ariège, Aude, Aveyron, Gard, Haute-Garonne, Gers, Hérault, Lot, Lozère, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Tarn, Tarn-et-Garonne.
Population : 5,9 millions hab.
Préfecture : Toulouse
Superficie : 72 724 km2
Spécialités : foie gras, cassoulet, aligot, tielle sétoise, brandade de morue, haricots tarbais, garbure, oignon doux, cerises de Céret, vins (Pic Saint-Loup, Corbières, Cahors, Costières de Nîmes, blanquette de Limoux, Minervois, Tavel, Madiran). Eau source Perrier.
Clubs sportifs : Stade Toulousain, Castres Olympique, Montpellier HR, USAP Perpignan (rugby), Montpellier HSC, Nîmes Olympique, Toulouse FC (football), Dragons Catalans (rugby à XIII), Montpellier Handball, Fenix Toulouse, USAM Nîmes-Gard (handball) 
Compétitions : Tour de France, Open Sud de France (tennis), Route d’Occitanie (cyclisme).
Économie : aéronautique et espace (Airbus, Ariane, Toulouse), défense, informatique, nucléaire, agro-alimentaire, agriculture (vins, céréales) tourisme, industrie pharmaceutique. Universités (Montpellier, Toulouse).  
Festivals : férias de Nîmes et Béziers,  Rio Loco (Toulouse), Festival Radio France Montpellier (classique), Comédie du Livre (Montpellier), Electro Beach (Port Barcarès) , Jazz in Marciac, Cinémed (Montpellier), Circa Auch, festival du roman noir à Frontignan.
Sites  touristiques : Cité de Carcassonne, basilique de Lourdes, Toulouse (Capitole, Saint-Sernin, ville rose), Montpellier (place de la Comédie, Écusson), plages, Pont du Gard, Arènes de Nîmes, châteaux forts cathares, Canal du Midi, cathédrales d’Albi, Castres et Rodez. Viaduc de Millau, grottes de Niaux et du Maz d’Azil. Pont Valentré à Cahors. Villages de caractère. Plages de l’Aude, du Gard et de l’Hérault. Stations de ski des Pyrénées et de l’Ariège.
Site web : www.laregionoccitanie.fr

HAUTE-GARONNE (31) 

Population : 1 400 039 hab.
Préfecture : Toulouse
Sous-préfectures : Muret, Saint Gaudens
Superficie : 6 309 km²
Spécialités : cassoulet, saucisse de Toulouse, foie gras, magret de canard, violette de Toulouse, vin AOP Fronton, ail AOC Cadours, agneau IGP des Pyrénées, porc noir de Bigorre (AOC), veau fermier du Lauragais (Label Rouge).
Sports : Alpinisme, équitation, escalade, randonnées pédestres (nouveauté 2017 : Via Garona GR861, GR10, GR46, GR653, GR86), rugby, spéléologie, sports d’eaux vives sur la Garonne (canoë kayak, hydrospeed, rafting), sports aériens (parapente, planeur, ULM), sports d’hiver (ski, raquettes, chiens de traîneau), VTT (espace FFC Pyrénées Comminges), voile.
Clubs sportifs : Stade Toulousain, Toulouse Football Club, Fénix Toulouse Handball, Toulouse Métropole Basket, Spacers Volley, TOXIII, l’Union Sportive Colomiers Rugby.
Compétitions : Luchon Aneto Trail (la ville de Luchon est labellisée Station Trail©, trail du Mourtis », Trail Toulouse Métropole, Trail du Cagire.
Économie : Aéronautique et spatial, Tourisme, 4 stations de ski, viticulture (Fronton)
Sites remarquables : Musée de l’Aurignacien, Saint Bertrand de Comminges classé « Plus beaux villages de France » ; Martres-Tolosane et Revel labellisées « Villes et Métiers d’Art » ; Lac de Saint Ferréol ; le Canal du Midi classé à l’Unesco avec sa voie verte ; Lac d’Oô dans les Pyrénées centrales ; La Cité de l’Espace, site touristique le plus fréquenté et son expo 2019 « Lune : épisode 2 » pour célébrer les 50 ans du premier pas de l’homme sur la lune,lLa Piste des Géants avec « la Halle de la Machine » et « l’Envol des Pionniers » qui ont ouvert fin 2018, La basilique Saint Sernin, l’une des plus grandes basiliques romanes conservées d’Europe… Festivals : 31 Notes d’Eté, Jazz sur son 31, Festival des créations télévisuelles de Luchon, Printemps du rire, Rio Loco, Festival du Comminges à Saint Bertrand de Comminges, Toulouse les Orgues…
Sites web et réseaux sociaux : http://www.haute-garonne.fr/ / http://hautegaronnetourisme.com / https://www.facebook.com/TourismeHG/ / https://twitter.com/TourismeHG / https://www.instagram.com/tourismehg   

Haute-Garonne, une destination vélo 

50 sites labellisés Accueil Vélo. Route des cols Pyrénéens avec panneaux de signalisation spécifiques (dénivelé, altitude…) . Département traversé par le Canal des 2 Mers à Vélo, avec une  voie verte qui longe le Canal du Midi. . 3 parcours cyclables dont un le long de la Garonne, de Carbonne aux Pyrénées qui reliera bientôt l’Espagne (Trans Garona).

Km 2.2

LABARTHE-RIVIÈRE (1 320 hab.)
C’est à Labarthe-Rivière qu’est né et que s’était établi comme colporteur le grand père d’un journaliste qui allait faire beaucoup pour la réputation du Tour de France : Albert Londres. À la mort du colporteur, sa veuve s’était installée à Vichy avec ses trois enfants, dont Jean-Marie, le père d’Albert, chaudronnier de métier. Le patronyme Londres aurait d'abord été Loundrès, terme gascon désignant des zones humides ou marécages, puis Londrès.

Km 11.7

LABROQUÈRE (300 hab.)

Château de Vidaussan
Construction : XIVe, XVIe et XVIIIe siècles.
Caractéristiques : le château est situé sur la rive droite de la Garonne, en face du village de Valcabrère. Excentré, il est cependant encadré par deux gués : celui de Mercadieu conduisait au marché médiéval de Valcabrère et celui de Martrouil menait à Saint-Bertrand-de-Comminges. Le passage était d'autant plus important que le moulin des Moines, qui appartenait aux cordeliers de Valcabrère se situait de l'autre côté du fleuve.
Histoire : les traces du premier propriétaire sont datées de 1329. Les deux tours furent remaniées au XVIe siècle, ainsi que la façade, qui fut encore modifiée au XVIIIe siècle.
Destination actuelle : reconverti en chambres d’hôtes.

Km 12.6

VALCABRÈRE (140 hab.)

Basilique Saint-Just-de-Valcabrère
Fondation : construite au XIe siècle
Style : édifice de style roman des XIe et XIIe siècles.
Caractéristiques : à l'écart du village, isolé au milieu des champs, c'est un édifice original, construit à l’emplacement d’une nécropole d’époque romaine. Elle présente ainsi de très nombreux réemplois antiques dans son architecture. Son accès s'effectue en pénétrant d'abord dans le cimetière. Son portail d'entrée, du XIIIe siècle est inscrit aux monuments historiques (1926). Élément remarquable avec le chevet fort beau également. À l'intérieur le vaisseau central est divisé en 4 travées. Le chœur est en hémicycle. Une impression de puissance se dégage de la voûte en plein cintre portée par des arcs-doubleaux. L'autel formé d'un massif rectangulaire est recouvert d'une table de marbre creusée en cuvette avec 2 magnifiques statues moyenâgeuses.
Signes particuliers : la basilique accueille plusieurs concerts du Festival du Comminges fondé en 1975.
Classement : Monument Historique depuis 1840. Cette basilique fait partie des 70 monuments français inscrits au patrimoine mondial de l'Humanité au titre des chemins de Compostelle en France (UNESCO).

Km 13.8

SAINT-BERTRAND-DE-COMMINGES (250 hab.)
Jadis Lugdunum, ville romaine de 10 000 habitants, remarquable pour ses ruines antiques et plus encore pour sa cathédrale romano-gothique (XI-XIIe), inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

Cathédrale Sainte-Marie
Fondation : Construite au XIe siècle.
Histoire : au XIe siècle, Bertrand de l’Isle érige une nouvelle cathédrale romane sur les ruines d’un premier monument religieux incendié lors des invasions barbares du Ve siècle. La tour clocher qui donne à la cathédrale des airs de château fort a été ajoutée un siècle plus tard. Au XIVe siècle, la cité est devenue un lieu de culte et de pèlerinage important, une halte prisée sur les chemins de Compostelle. Bertrand de Got, futur pape Clément V, décide de l’agrandissement de la cathédrale, impose alors le style gothique et s'occupe personnellement de transférer et d'élever les reliques de Saint-Bertrand, canonisé à la fin du XIIe siècle pour les miracles accomplis de son vivant et à titre posthume.
Caractéristiques : de l’époque romane, on peut encore admirer la tour carrée du clocher et le linteau du portail représentant les douze apôtres. À l’intérieur de la cathédrale, au milieu de la nef gothique, le regard est ébloui par le chœur de stalles en bois et par le magnifique buffet d’orgue, considérés comme des joyaux de la Renaissance.
La petite histoire : la légende raconte que Saint-Bertrand aurait occis d'un coup de son bâton pastoral le terrible crocodile qui dévorait les jeunes femmes avant leur mariage. La réalité est toute autre. Ce crocodile empaillé est sans doute un ex-voto rapporté de Terre Sainte au XIVe par un pèlerin pour remercier le saint de l'avoir protégé lors de son périlleux voyage.
Classement : Monument Historique depuis 1840, puis 1889. Ancienne cathédrale inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France depuis 1998.

HAUTES-PYRÉNÉES (65)

Population : 229 567 hab.
Préfecture : Tarbes
Sous-préfectures : Argelès-Gazost, Bagnères-de-Bigorre
Nombre de communes : 469
Superficie : 4 464 km²
Spécialités : Porc Noir de Bigorre (AOC), Haricots tarbais, Vins (Madiran et Pacherenc du Vic Bilh AOC), Mouton AOC de Barèges-Gavarnie, Oignon de Trébons, Poule Gasconne, garbure, Foie gras, Gâteau à la broche, Truite des Pyrénées…
Clubs sportifs : Clubs de rugby de fédérale 1 (Tarbes Pyrénées Rugby, Bagnères-de-Bigorre, Lannemezan), Tarbes Gespe Pyrénées Basket en ligue féminine de basket. Compétitions : Coupe du Monde de VTT Lourdes 26 et 27 mars 2022, Coupe du monde de VTT Enduro Loudenvielle 22 au 25 septembre 2022, Montée du Géant du Tourmalet 4 juin 2022,Grand Raid des Pyrénées (24 au 28 août 2022), Balnéaman (17 septembre 2022) , Pyrénées Cycl’n trip (11 cols réservés du 25 au 29 juillet 2022, Patou Trail (17 au 19 juin 2022)
Festivals : Festival de Gavarnie (théâtre), Tarbes en tango, Equestria festival de la création équestre (Tarbes), Festival de Musique sacrée (Lourdes), Festival de Jazz (Luz St Sauveur), Piano Pic dans le Grand Tourmalet, Festival des petites églises de montagne (vallée du Louron), Fête des Mariolles, Foire aux fromages, Fête du vin en Madiran, Fête des chiens des Pyrénées, Foire aux Côtelettes Luz St Sauveur, Foire aux traditions à Loudenvielle.
Sites touristiques majeurs : Parc National des Pyrénées, Réserve Naturelle Nationale du Néouvielle, Cirque de Gavarnie inscrit au Patrimoine Mondial par l’Unesco, Réserve Internationale du Ciel Etoilé du Pic du Midi, 5 Grands Sites d’Occitanie (Pic du Midi, Gavarnie - Cauterets Pont d’Espagne, Lourdes et Pyrénées Aure Louron), 5 Grands Cols (Peyresourde, Val Louron-Azet, Aspin, Tourmalet, Soulor)
Économie : Groupement européen de coopération territoriale (GECT) PYRENESS-PIRINEOS, projet de territoire HaPy 2020-2030, Hapysaveurs démarche collective de valorisation des circuits courts. French Tech, transition énergétique. Tourisme : première activité économique. Entreprises innovantes et dynamiques notamment dans le secteur aéronautique, Filière bois, etc.
Sites web / FB / Twitter : www.tourisme-hautes-pyrenees.com / www.hautespyrenees.fr /
https://twitter.com/hautespyrenees / https://www.facebook.com/hautespyrenees/ / http://www.facebook.com/departementHautesPyrenees

Tourmalet, Aspin, Peyresourde…des noms qui évoquent des paysages fantastiques. Oui, mais voilà. Tout le monde n’a pas l’âme et les capacités d’un héros du vélo, d’un as de la danseuse, d’un porteur de maillot à pois. Lorsqu’il s’agit d’avaler cols, sommets et kilomètres de montagnes, beaucoup préfèrent l’auto. Qui peut les en blâmer. C’est pour eux que les Hautes-Pyrénées ont créé, à l’instar de leurs illustres aînées que sont la Route 66, la Route de la Soie ou la Transamazonienne, un itinéraire touristique en mode PYRÉNÉES ROADTRIP.
Au programme : 2 pays (la France et l’Espagne) ; 8 cols mythiques ; 3 sites inscrits au Patrimoine Mondial de l’Unesco ; 4 parcs naturels et des coins secrets que seules les Pyrénées sont capables d’offrir. Au final, une aventure authentique et inoubliable mais surtout une idée pour les vacances entre copains, en amoureux ou en famille.
Côté logistique, la Boutique des Pyrénées, spécialiste des vacances sur-mesure, s’occupe de tout : hébergements de choix, accès aux Grands Sites, entrées pour les centres de balnéo, balades accompagnées, bonnes tables, etc.

Km 20.4

AVENTIGNAN (210 hab.)

Grotte de Gargas
Époque : gravettien ancien
Caractéristiques : c'est l'une des plus célèbres grottes ornées du paléolithique supérieur en Europe. L'analyse des différentes couches de dépôt accumulées sur le sol de la grotte révèle outre l'activité et la présence humaine, un usage par les animaux, principalement des ours. On retrouve d'ailleurs de nombreux ossements de plantigrades réutilisés par les femmes et les hommes utilisant cette grotte. La grotte de Gargas a livré des indices d'occupation (ossements, industrie lithique, art mobilier) allant du Moustérien au Moyen- ge mais elle est surtout célèbre pour ses peintures et gravures du paléolithique supérieur.
Art pariétal : les peintures comportent 231 empreintes de mains négatives réalisées par la technique du pochoir. Ces mains sont rouges (ocre) ou noires (oxyde de manganèse), des deux sexes, allant du nourrisson à l'adulte. Dans près de la moitié des cas, les doigts sont réduits à une phalange (à l'exception du pouce, toujours complet), ce qui a donné lieu à de nombreuses hypothèses. De nombreuses gravures figuratives sont également présentes dans d'autres parties de la cavité, accompagnées de signes. Les animaux figurés les plus fréquents sont le cheval, le bison, l'aurochs, le bouquetin et le mammouth.
Histoire : connue par la tradition populaire locale depuis la fin du Moyen ge, la grotte est mentionnée pour la première fois en 1575 par François de Belleforest, puis décrite de manière détaillée en 1758 par Marc-François de Lassus. La grotte a fait l'objet de recherches scientifiques dès la fin du XIXe siècle. De 1884 à 1887, Félix Régnault y découvre les « oubliettes », cheminées naturelles remplies d’ossements du début du Quaternaire, et découvre les empreintes de mains en 1906.
Destination actuelle : la grotte se visite sur réservation.
Classement : Monument Historique depuis 1910.

Km 31.6

LA BARTHE-DE-NESTE (1 220 hab.)
La Maison des quatre vallées, au centre du village, rappelle la vicomté qui régnait sur la région, de même que le vieux château sur les bords de la Neste.

Château de la Barthe
Construction : XIe siècle.
Caractéristiques : de cet important site médiéval supposé construit au XIe siècle par Sanche 1er, deuxième vicomte de Labarthe, il ne reste qu’une partie de l’imposant donjon bâti de galets et quartzite savamment agencés et de pierres taillées, la basse-cour et des murs renversés.
Histoire : face aux Pyrénées, aux vallées de Neste, d’Aure et à l’Aragon, ce château a eu une importance de premier ordre. Les vicomtes de Labarthe l’habitèrent jusqu’en 1330 Barthe jusqu’à ce qu’il passe aux Comtes d’Armagnac. En 1475 il devient propriété des rois de France jusqu’à Louis XI. Durant les guerres de religions, il est le refuge de ligueurs ; Henri IV ordonne alors sa destruction. Il est reconstruit plus tard et devient le repère de brigands qui terrorisent la population. Puis il est acheté par Pierre de Lassus en 1759 : la famille en est encore propriétaire et porte le titre de baron de Labarthe.

Km 45.8

SARRANCOLIN (670 hab.)
Village fortifié, Sarrancolin était réputé pour son marbre, utilisé dans la construction du petit Trianon de Versailles, puis pour l’opéra de Paris et même l’Empire State Building.

Église Saint-Ébons
Fondation : XIIe-XIIIe siècles.
Style : du plus pur style roman.
Caractéristiques : plan en croix grecque, clocher-tour, carré à flèche d’ardoise à clochetons et baies romanes à trois voussures. Mobilier remarquable - reliques du saint qui lui donne son nom, évêque de Barbastro (Espagne), saint Ébons meurt en 1104. Cette église est contiguë aux vestiges du prieuré bénédictin (qui dépendait de l’Abbaye de Simorre) autour duquel Sarrancolin se développa.
Classement : Monument Historique depuis 1903.

Km 53.7

ARREAU (810 hab.)
Capitale des Quatre-Vallées de la Vallée d’Aure, ses habitants sont appelés les Arrois. La commune est une plaque tournante sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, et fut un important centre drapier jusqu'à la Révolution.
L’église Notre-Dame, du XIIe siècle, a été bâtie dans le style romanogothique, avec un clocher-tour à baies géminées du XVIe siècle. Elle servait à la défense du village. Dans la tour, se trouvait d'ailleurs une salle d'armes.
Le village aux toits d'ardoise, avec sa place centrale, est dominé par sa jolie Mairie. La place accueille également un marché tous les jeudis sous les arcades. L’édifice municipal est relativement récent (1930), mais il s'intègre parfaitement avec le style architectural des demeures plus anciennes. En se promenant, on trouve également de belles maisons à colombages.

Château des Nestes
Construction : entre les XVe et XVIIIe siècles.
Histoire : bâti sur l'enceinte qui clôturait le nord du quartier de la Neste du Louron, il servait de protection au sanctuaire voisin dédié à St-Exupère et faisait office de commanderie des Hospitaliers. L'aile nord en équerre était le siège d'une juridiction. Il prend le nom de Château de Camou (« terre d'eau ») du fait de l'humidité des lieux (XVII - XVIIIe siècles). Le château a été réhabilité en 1989 dans le cadre des Grands Travaux du président François Mitterrand.
Signes particuliers : outre la beauté de cette ancienne commanderie, le musée comporte une curiosité unique dans la région, avec une partie consacrée aux « cagots », ces êtres exclus de la société, sorte d’intouchables de l’époque médiévale, omniprésents dans la région et en Béarn.

Les Cagots
Ils furent présents dans toute l’Europe au Moyen ge. Les montagnes des Pyrénées, pourtant terres de refuge, furent néanmoins le lieu où le phénomène des Cagots fût le plus appuyé. Les explications les plus diverses ont été données quant à l'origine de ces parias. Le terme de Cagots, semblerait tirer d'un mot béarnais signifiant lépreux, et qui apparaît dans les textes vers l'an 1300. La lèpre désignait au Moyen-âge, différentes maladies qui inspiraient la peur de la contagion. Race maudite à vie, leur condition était mentionnée dès la naissance dans l'acte de baptême, célébré à la nuit tombée, sans carillons. Ils ne portaient pas de nom, mais un prénom suivi du terme Chrestiaa, Cagot, Gézitain et étaient parqués dans un quartier extérieur au village où ils travaillaient le bois. Dans certaines églises, ils étaient reclus dans une partie qui leur était réservée ou utilisaient un bénitier spécial. Cet isolement qui leur était imposé entraînait deux conséquences : la consanguinité qui engendrait de la dégénérescence et même du crétinisme, et l'afflux, parmi eux, de personnages suspects qui, bravant la contagion, ne risquaient pas d'être poursuivis, en de tels lieux, par la maréchaussée. Dans certains endroits, ils devaient porter une patte de canard ou d'oie d'étoffe rouge cousue sur leurs vêtements. Une fois, décédés, ils étaient inhumés à l'écart des « vrais chrétiens » comme ils avaient vécu. Pendant plus de trois siècles, ce furent brimades, procès gagnés (encagés par les Cagots), appui du haut clergé et des princes, mais résistance des autorités locales et du peuple.

Km 65.8

COL D’ASPIN (1 489 m)
L’Aspin est l’un des cols les plus fréquemment empruntés par la route du Tour puisqu’il fut franchi par le peloton et la caravane à 74 reprises. Depuis Arreau, l’ascension est de 12 km, à 6,7% de moyenne.
La liste des coureurs l’ayant franchi en tête depuis la première ascension en 1910 se lit comme un Who’s who des grands grimpeurs, d’Octave Lapize à Richard Virenque en passant, par Jean Robic, Gino Bartali, Fausto Coppi, Louison Bobet, Charly Gaul, Federico Bahamontes ou Lucien Van Impe. Le dernier en date a été Julian Alaphilippe en 2018.

Km 73.1

LAC DE PAYOLLE
Il est surnommé « le petit Canada » avec sa forêt, son lac et son atmosphère de tranquillité. Le lac satisfait les contemplatifs, mais aussi les visiteurs les plus remuants grâce à un vaste choix d’activités : VTT, accrobranches, randonnées pédestres, équestres, activités nautiques (pédalo, kayak, stand up paddle, pêche), cyclotourisme (ascension du Col d’Aspin ou de la Hourquette d’Ancizan).

Km 81.7

HOURQUETTE D’ANCIZAN (1 564 m)
Ce col relie la vallée de Payolle et la vallée d'Aure. Hourquette est un nom féminin gascon dérivé de hourque, « fourche », du latin furca. Il est fréquent en toponymie pyrénéenne où il désigne des cols, par analogie de forme avec la fourche.
Le col a été franchi à quatre reprises par les coureurs du Tour de France entre 2011 et 2019. Le dernier coureur passé en tête a été Simon Yates, juste avant de s’imposer sur l’étape de Bagnères-de-Bigorre.

Km 91.5

Guchen (380 hab.)
Inscrite aux Monuments Historiques, l'église Saint-Brice Sainte-Catherine date des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Elle dévoile en son intérieur de très belles fresques peintes datant du XIIe siècle. Le centre historique du village dévoile des bâtiments anciens d'exception à l'instar de la maison du procureur, beau monument à colombages, ou encore la fontaine du village et le château Rolland. Ce dernier présente encore une tour d'angle ainsi que sa cour.

Km 95.9

BOURISP (150 hab.)
Joli village de moins de 150 âmes, Bourisp est notable pour son église du XVe siècle abritant de belles fresques du XVIe et pour avoir eu pour maire pendant 24 ans le très actif ancien sénateur et secrétaire d’État Henri Caillavet, fondateur entre autres de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL).

Km 97.8

SAINT-LARY-SOULAN (877 hab.)
Au cœur de la vallée d’Aure, à 800 m d’altitude et aux portes des plus beaux espaces naturels pyrénéens, Saint-Lary, est l’une des plus importantes stations de ski des Pyrénées et un village habitué du Tour de France. Vélo, randonnée, parapente, canyoning ou rafting entre autres, sont praticables par tous dans un cadre authentique et préservé. Sans oublier un patrimoine exceptionnellement protégé des aléas de l'histoire dans cette vallée sur l'un des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle et classée Pays d'Art et d'Histoire.
C’est aussi le fief de la famille Mir, et notamment d’Isabelle, médaille d’argent en descente aux Jeux de Grenoble et de son cousin Jean-Henri Mir, ancien maire de la ville (remplacé par son cousin André en 2020), qui avait remporté la même année le Grand Chelem avec le XV de France.
L’été, ce sont à intervalles réguliers les grimpeurs du Tour qui prennent possession des lieux. En s’y imposant, Lucien Van Impe y a forgé sa victoire finale en 1976 (voir Saint-Gaudens). Le grimpeur belge y avait aussi consolidé son maillot à pois en 1981. Ce fut aussi le cas de Mariano Martinez (1978) et plus récemment de Rafal Majka (2014), sur les hauteurs du village au Pla d’Adet. En 2018, Nairo Quintana avait sauvé un Tour un peu décevant en s’imposant au col du Portet au terme d’une courte étape de 65 km partie de Luchon sur une grille de départ à la manière d’un Grand Prix de F1.
L’an dernier, c’est Tadej Pogacar qui y avait largement dominé les débats à quelques jours de sa deuxième victoire finale à Paris.

Maison du Patrimoine de Saint-Lary Soulan
Cette toute nouvelle structure propose dans ses espaces de visite différentes expositions présentant l'histoire des vallées, les modes de vie d'autrefois en montagne mais aussi des expositions temporaires comme actuellement celles sur la neige et sur le Tour de France. Elle dispose d'un fond documentaire pyrénéen, d'une salle de conférence et d'un web salon gratuit.

Km 109.9

COL DE VAL LOURON-AZET (1 580 m)
Situé près de la station de Val Louron, le col d’Azet a été emprunté par le Tour à neuf reprises depuis 1997. Au cours de la dernière décennie, il a été proposé aux coureurs quasiment une année sur deux. Le dernier homme passé en tête était Anthony Perez en 2021. Il était alors le dernier combattant d’une échappée anéantie par Tadej Pogacar, en jaune et en route vers une nouvelle victoire d’étape au col du Portet.

Km 117.2

GÉNOS (100 hab.)
Deux visites s’imposent à Génos : la première dans l’église Saint Roch, petit bijou récemment classée par les Monuments Historiques, et la chapelle Notre Dame du Bien sur les hauteurs du village. Cette dernière date du XIIe siècle.

Km 118.8

LOUNDENVIELLE (490 hab.)
Petit village de montagne, situé dans un environnement naturel pittoresque, Loudenvielle fait preuve d’un attachement à son patrimoine culturel, témoin de son identité pyrénéenne, grâce à la réhabilitation et à l’embellissement du village.
À découvrir : l’église paroissiale Sainte-Marie Madeleine, l’Arixo (musée cinématographique et muséographique) logé dans une vieille ferme restaurée, où l’on peut découvrir également le patrimoine de la vallée du Louron, l’art religieux, les savoirs faire…
Tout comme le village de Génos, Loudenvielle bénéficie d’une source d’eau chaude sulfurée, qui est mise en valeur grâce au centre de relaxation en eau thermale Balnéa, principale infrastructure de ce type dans les Pyrénées françaises, qui invite les visiteurs à la découverte de tous les bains du monde.
Pour se divertir, le lac de Génos-Loudenvielle, à 1 000 m d’altitude est équipé pour proposer de nombreuses activités aquatiques : baignade, pédalos, canoës…
Loudenvielle a accueilli trois étapes du Tour de France en 1997, 2003 et 2007.

Km 125.1

LOUDERVIELLE (54 hab.)

Château de Moulor
Fondation : construit au XIIe siècle.
Histoire : le fief de la seigneurie comprenait une partie des territoires actuels des communes de Germ, Loudervielle, Armenteule et Aranvielle et quelques terres dans le Larboust, vallée voisine. Le donjon et la chapelle appartenaient aux seigneurs de Montlaur, vassaux des barons d’Espagne-Montespan. Les derniers membres de la famille des seigneurs de Moulor ayant résidé au château se sont éteints en 1753 et 1754. Ne reste du château qu’une tour de guet carrée dressée sur la butte où se trouvait le château.
Caractéristiques : la Tour de Moulor a été édifiée afin de parer aux attaques des Maures. Ces tours, comme celles de Bordères, Louron, Estarveille et Génos pouvaient être incluses dans un château ou entourées d’une simple enceinte. Toutes de formes carrées, elles possédaient une seule entrée donnant sur une pièce surmontée d’une voûte formant le plafond. Cette voûte était percée d’un orifice par lequel on atteignait, à l’aide d’une simple échelle, l’étage supérieur.

Parc national des Pyrénées
Depuis plus de 25 ans, ce parc protège un territoire de 46 000 ha auxquels s'ajoutent 15 000 ha du parc national d'Ordesa en Espagne avec une flore riche de plus de 400 espèces dont la ramondie, la fritilaire, la saxifrage ou le lys des Pyrénées et une faune exceptionnelle. On peut également y apercevoir dans le ciel le gypaète barbu, l’aigle royal, le percnoptère d’Égypte, mais aussi plus près de nous, la marmotte, l’isard et par chance, l'ours brun ... enfin, ceux qui restent !

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