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RÉGION NOUVELLE AQUITAINE

Départements : Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Creuse, Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Deux-Sèvres, Vienne, Haute-Vienne.

Population : 6,15 millions hab.

Préfecture : Bordeaux

Superficie : 2 011 km2

Spécialités : Vins de Bordeaux, Cognac, Armagnac, piment d’Espelette, noix du Périgord, tomates de Marmande, huitres du bassin d’Arcachon, viande de Salers, vache blonde d’Aquitaine, jambon de Bayonne, agneau de Pauillac, canelés bordelais. Oie, canard, pommes sarladaises, poulet basquaise, garbure, lamproie. Truffe noire.

Clubs sportifs : Girondins de Bordeaux (Football), Stade montois, l’Union sportive dacquoise, l’Aviron bayonnais, Union Bordeaux Bègles Atlantique, Stade rochelais, CA Brive Corrèze Limousin, Section paloise, Biarritz olympique, SU Agen (rugby), Elan Béarnais Pau-Orthez, CSP Limoges (basket).

Compétitions : Tour de France, surf à Lacanau (Lacanau Pro) et Biarritz. Tour du Limousin.

Festivals : Fêtes de Bayonne, fêtes de Dax, fêtes de la Madeleine à Mont-de-Marsan, Francofolies de la Rochelle, festival de la BD d’Angoulême, foire du livre de Brive, Nuits de nacre à Tulle, Grand Pavois de La Rochelle, Garorock à Marmande, festival du film policier de Cognac.

Économie : Vins de Bordeaux, Cognac et Armagnac, industrie aéronautique et spatiale, biotechnologies, chimie, recherche scientifique. Filière image et numérique. Agroalimentaire. Port de Bordeaux. Tourisme. Universités.

Sites touristiques : Bordeaux, Saint-Émilion, La Rochelle, Biarritz, bassin d’Arcachon, dune du Pilat, grottes de Lascaux, Futuroscope de Poitiers, plages de Lacanau, Biarritz, Biscarosse, Hourtin, Carcans, Soulac-sur-Mer, embouchure de la Gironde, vignobles du Bordelais, châteaux de Dordogne, château de Pau, Pyrénées, ile d’Oléron, île de Ré.

Sites web et réseaux sociaux : www.nouvelle-aquitaine.fr

DORDOGNE (24)

Population : 417 614 hab.

Préfecture : Périgueux

Sous-préfectures : Nontron, Bergerac, Sarlat

Superficie : 9 100 km²

Spécialités : Foie gras, truffe, vins de Bergerac, cabécou du Périgord, châtaigne, noix du Périgord, Pôle d’Excellence Cuir, artisanat d’art.

Clubs et événements sportifs : Boulazac Basket Dordogne, enduro moto la Grappe de Cyrano, course à pied les 100 kilomètres de Belvès, Périgord Raid Aventure, manifestations VTT et cyclotourisme. Tour du Limousin, Tour du Périgord (cyclisme). Marathon Dordogne-Périgord ?

Festivals et expositions : Les Jeux du Théâtre et le festival du cinéma à Sarlat, Mimos et Sinfonia à Périgueux, Le Grand Souk à la Jemaye, festival du Périgord Noir, Itinéraire baroque en Périgord Vert, exposition d’art contemporain au château de Biron. Bastides en fête. Festival La Vallée.

Tourisme : Les sites les plus visités du département sont Lascaux 4 avec 372 000 visiteurs, le château de Castelnaud (220 000), les jardins de Marqueyssac (202 000), la Roque Saint-Christophe (153 000), l'Aquarium du Périgord noir (145 000), le château de Beynac (140 000), le gouffre de Proumeyssac (131 000), le parc du Bournat (123 000), le château des Milandes (112 000) et le parc préhistorique et animalier du Thot (98 000). La ville de Sarlat est le 50e site français le plus visité avec un million de visiteurs.

Économie : Tourisme, agriculture, viticulture, agroalimentaire, industrie du papier, sous-traitance industrie de pointe, industrie du luxe (Hermès, Repetto)

/ www.instagram.com/cddordogne

Km 3.5

BOULAZAC ISLE MANOIRE (10 400 hab.)

Boulazac-Isle-Manoire est une commune formée du regroupement en des communes d’Atur, Boulazac, Saint-Laurent-sur-Manoire et Sainte-Marie-de-Chignac. C’’est notamment la ville de l’ancien ministre des Affaires étrangères Roland Dumas, qui a créé dans le manoir de Saint-Laurent-sur-Manoire un musée exposant les cadeaux reçus lorsqu’il était au Quai d’Orsay.

Château duLieu-Dieu

Construction : XIVe siècle.

Style : Médiéval.

Histoire : Le château du Lieu-Dieu de Boulazac est un petit édifice qui s’inspire de tous les éléments défensifs que l’on trouve sur des bâtiments plus importants. Situé en contrebas de la route de Brive, le château du Lieu-Dieu doit son nom au fait qu’il abrita un temps les reliques du monastère de Saint-Front de Périgueux, afin de les préserver des exactions protestantes. Il fut construit au XIVe siècle ou au XVe siècle par la famille de Saint-Astier, à l’emplacement d’une ancienne maison forte.

Destination actuelle : L’extérieur peut s’admirer, mais il ne se visite pas.

Classement : Inscrit Monument historique en 1959.

Km 8.4

SAINT-PIERRE-DE-CHIGNAC (870 hab.)

Construit en 1902 par l’architecte bordelais Ernest Minvielle, à qui l’on doit plusieurs châteaux du Médoc, le Chai de Lardimalie, classé en 2010, a été transformé en musée de la vigne et du vin.

Km 14.1

BASSILLAC ET AUBEROCHE 4 400 hab.)

Formée de la fusion des communes de Bassilac, Blis-et-Born, Le Change, Eyliac, Milhac-d’Auberoche et Saint-Antoine d’Auberoche, c’est une commune active, qui organise notamment en octobre un salon de la BD réputé, qui fête sa 28e édition en 2017. La commune compte, comme beaucoup d’autres en Dordogne, plusieurs chartreuses et châteaux, comme le château de Rognac, le château d’Eyliac, le château de la Besse, le château de la Cave ou le château de la Sandre. La plupart de ces jolies demeures sont privées mais le château de Rognac fait office de gîte à la belle saison.

Km 26.2

THENON (1 260 hab.)

À noter son château fort du XIIe siècle en ruines et l’église Saint-Martial, construite sur le donjon de l’ancien château.

Km 40

MONTIGNAC-LASCAUX (2 800 hab.)

Montignac et son trésor de l’art pariétal, la grotte de Lascaux, avaient vu passer le Tour de France masculin en 2017 au cours de la dixième étape entre Périgueux et Bergerac. Assez pour donner envie d’accueillir la version féminine en 2023 pour une arrivée de prestige et un podium royal, Lorena Wiebes s’y étant imposé au sprint devant Marianne Vos et Lotte Kopecky. Le village organise en juin la Périgordine, une cyclosportive qui gagne en popularité d’année en année et à laquelle participa Jeannie Longo en 2021. La marraine de l’épreuve est son ancienne coéquipière Annie Rebière, qui participa à cinq Tours de France dans les années 1980.

Les jolis châteaux de Coulonges, restauré par les Bâtiments de France et ouvert à la visite en été, ou de Montignac, ancien fief des comtes du Périgord, ne sauraient faire oublier la proximité des grottes de Lascaux qui font tout l’attrait touristique de la ville.

Grotte de Lascaux

Période : Paléolithique supérieur.

Caractéristiques : La grotte de Lascaux est l'une des plus importantes grottes ornées du Paléolithique supérieur par le nombre et la qualité esthétique de ses œuvres. Elle est parfois surnommée « la chapelle Sixtine de l'art pariétal ». Les peintures et les gravures qu'elle renferme n’ont pas pu faire l’objet de datations directes précises : leur âge est estimé entre environ 19 000 et 17 000 ans à partir de datations et d’études réalisées sur les objets découverts dans la grotte.

Histoire : Le 8 septembre 1940, Marcel Ravidat découvre l'entrée de la cavité lors d'une promenade, où son chien Robòt poursuit un lapin dans un trou situé à l'endroit où un arbre avait été déraciné : Marcel Ravidat constate que le trou communique avec une vaste cavité. Marcel Ravidat revient sur les lieux quatre jours plus tard avec trois amis. Les adolescents dévoilent leur découverte à leurs parents et à leur instituteur, qui finit par en informer le préhistorien Henri Breuil, qui sera le premier à authentifier et à explorer la grotte.

Destination actuelle : Lascaux 4, la reproduction presque intégrale de la grotte de Lascaux, a ouvert en 2016 au sein du Centre international d’art pariétal à Montignac. Elle s’inscrit dans la lignée de la grotte originale, découverte en 1940 par quatre adolescents et visitée par un million de visiteurs entre 1948 et 1963, date de sa fermeture, de Lascaux 2, la réplique partielle ouverte en 1983, et de Lascaux 3, une exposition itinérante à travers le monde démarrée en 2012. La réplique complète de la grotte originale est l’aboutissement de trois ans de travail. Ce nouvel espace invite les visiteurs à contempler et ressentir l’émotion authentique de la découverte de la grotte et à réfléchir au contexte environnemental et culturel dans lequel elle a été réalisée.

Classement : Classée Monument Historique en 1940. Classée au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Gisements préhistoriques

Les gisements préhistoriques du Regourdou et de la Balutie, remontant au Paléolithique, sont tous les deux classés Monuments Historiques depuis 1959 et 1960. La présence d’hommes de Neandertal et d’un culte de l’ours y a été découverte.

Château de Coulonges

Construction : XIVe et XVIe siècles.

Style : Médiéval et Renaissance

Caractéristiques : Grand manoir du XVIe siècle, avec tour découronnée du XIVe siècle non liée à l'ensemble. Chemin de ronde sur corbeaux allant de la tour du 16e à celle du 14e. Traces de glissières du pont-levis. Balustres Louis XIV aux fenêtres dont les meneaux ont été supprimés. Deux étages de caves voûtées. Dans la cour intérieure, bâtiments d'exploitation postérieurs. Dans la partie Renaissance en ruine, cheminées en pierre surplombant le vide.

Classement : Inscrit Monument Historique en 1948.

Km 50.5

THONAC (260 hab.)

À voir pour le parc muséographique du Thot, qui complète la visite de Lascaux, mais aussi pour les jolis châteaux de Belcayre et de Losse, ainsi que la tour penchée de la Vermondie, qui se dresse près du manoir du même nom. Thonac est la ville natale d’Yvon Delbos, qui fut ministre des Affaires étrangères du Front populaire.

Parc du Thot

Situé au coeur de la Vallée de la Vézère, le Parc animalier du Thot est le complément idéal à une visite de Lascaux. Le quotidien des hommes de Cro-Magnon et les animaux qu'ils ont côtoyés y est évoqué. Les différentes espèces du parc (cerf, aurochs, bisons ou cheval de Przewalski) et les loups gris d'Europe existaient déjà du temps de Cro-Magnon.

Le parc propose étalement de découvrir l'art des cavernes de manière inédite avec un atelier d'art pariétal et initie à d'autres savoir-faire préhistoriques tels que la fabrication de parures, la taille de silex ou encore le travail du cuir.

Km 54.3

SAINT-LÉON-SUR-VÉZÈRE (430 hab.)

Membre de l’association des « Plus beaux villages de France », Saint-Léon-sur-Vézère vaut le détour pour sa belle église romane Saint-Léonce, son manoir de la Salle et deux beaux châteaux, le château de Clérans et celui de Chaban, qui inspira à Jacques Delmas, futur Premier ministre de la France, son nom de résistant.

Château de Chaban (s)

Construction : XVe siècle.

Histoire : Le château occupe l'emplacement d'une forteresse détruite à la fin du XIVe siècle. Dans une cour fermée se trouve une grosse tour carrée, dont les créneaux ont été remplacés au XVIe siècle par une lucarne. Une tourelle en encorbellement lui est accolée, et elle est au milieu du corps de logis qui se continue dans la cour en retour d'équerre. Une grosse tour ronde séparée du XIIIe siècle devait servir de chapelle, représentant le reste du château fort. Sur la face regardant la vallée, une tour carrée fait le centre du bâtiment.

Caractéristiques : Remarquablement restauré depuis une quinzaine d'années par la famille Delautre, cette belle demeure du XVe siècle est entourée de jardins et de parcs nouvellement tracés. Ce château est remarquable par son mobilier de style ainsi que par les nombreuses broderies ou tapisseries venues d'Europe ou de Chine. Le site se distingue aussi par sa magnifique collection de vitraux d'origine alémanique ou française, l'une des plus importantes collections privées de France. Enfin, un salon de thé, avec sa belle terrasse, ouvre sur un paysage agreste, parsemé d'autres demeures de caractère.

La petite histoire : Jacques Chaban-Delmas a tiré son pseudonyme durant ses années de guerre clandestine.

Classement : Inscrit Monument historique en 1972.

Km 59.2

PEYZAC-LE-MOUSTIER (180 hab.)

À mi-chemin entre les Eyzies et Montignac-Lascaux s’élève, dans la Vallée de la Vézère, la haute falaise de la Roque Saint-Christophe. Le plus grand site troglodytique d’occident (1km de long) s’étage sur cinq niveaux et est resté habité de la préhistoire (-55 000 ans) à la fin de la Renaissance. On y découvre les habitations des populations anciennes ainsi qu’un conservatoire de machines de levage médiévales. La visite est libre ou guidée selon la période de l’année.

Km 61.4

Maison forte de Reignac

Construction : XVe siècle.

Histoire : Surgissant du roc dans lequel il est inséré, ce "château falaise" troglodytique surplombe la Vézère à Tursac. Bâti au XVe siècle sur un site précédemment occupé pendant la préhistoire, il fût habité jusqu'au XXe siècle avant d'ouvrir ses portes au public en avril 2006.

Caractéristiques : Beaucoup plus grande que l'on ne peut le soupçonner de l'extérieur, la Maison forte de Reignac est conservée dans un état exceptionnel. Entièrement meublée d'époque, elle cache d'impressionnants espaces souterrains, aériens et de vie : exposition d'objets préhistoriques dans l'abri sous roche, cuisine, grande salle d'honneur, chambres, salle des Grands Hommes, chapelle, salle d'armes, chambre de la comtesse, cachot, cul de basse-fosse.

Signe particulier : À la fin de la visite, une exposition facultative de renom sur le thème de la torture et de la peine de mort vous est dévoilée dans un espace dédié.

Km 63.1

TURSAC (350 hab.)

Château de Marzac

Construction : XVe siècle.

Histoire : Il doit son nom à la famille de Marzac qui occupait le site au XIIIe siècle. Lors de la guerre de Cent Ans, le repaire passe sous domination anglaise, puis française. Le château actuel est bâti au XVe siècle et des constructions ont été ajoutées ultérieurement : une chapelle au XVIe siècle et un grand pigeonnier au XVIIe siècle.

Le château a appartenu à Marie-Madeleine Bart (1697-1781), petite-fille du célèbre corsaire Jean Bart. En juin 1915, le propriétaire du château, le comte Alphonse Claret de Fleurieu, fait installer les peintres japonais Foujita et Kawashima dans la maison forte de Reignac puis, au départ de Kawashima à l'automne suivant, accueille Foujita dans son château, que le peintre va quitter en février 1916.

Destination actuelle : Inhabité pendant trente ans, le château a été racheté en 2019 pour accueillir un jeu d’évasion.

Classement : Inscrit Monument historique en 1963 et 1991.

Km 68.3

LES EYZIES (1 130 hab.)

Les Eyzies s’est mué d’un petit village du Périgord Noir au cœur de la vallée de la Vézère en capitale mondiale de la préhistoire. C’est ici que s’est construite la préhistoire en tant que science qu’ont illustrée les noms de Peyrony, Lartet, Capitan, des abbés Breuil et Glory, ici qu’a été découvert l’Homme de Cro-Magnon, ici que l’on trouve les merveilles mondiales de l’art pariétal, dont la dernière grotte ornée polychrome ouverte au public : Font de Gaume. C’est aux Eyzies qu’est implanté le Musée national de la Préhistoire, référence absolue pour le paléolithique supérieur et dont les collections proviennent en grande partie des sites et des gisements de la vallée de la Vézère. On peut aussi découvrir le Pôle International de la Préhistoire et l'abri Cro-Magnon au centre du village.

Musée national de Préhistoire

Fondation : 1913

Caractéristiques : À la fois lieu de mémoire pour l’histoire de la Préhistoire, conservatoire d’objets, centre d’études et lieu de diffusion de connaissances en constante évolution, le Musée national de Préhistoire est, depuis sa création au début du XXe siècle, un lieu de référence pour les préhistoriens autant que pour les visiteurs. Situé à proximité des principaux sanctuaires de l’art pariétal inscrits au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco (grottes de Font-de-Gaume, Combarelles…), le musée abrite des collections exceptionnelles qui permettent de retracer plus de 400 millénaires de présence humaine. L’extension conçue par l’architecte parisien Jean-Pierre Buffi a considérablement augmenté depuis 2004 les capacités d’accueil de l’établissement et offre aujourd’hui aux publics les meilleures conditions de visite. Plus de 18 000 pièces sont en effet déployées sur une surface de près de 1 500 m² dans une muséographie entièrement nouvelle.

Grotte de Font-de-Gaume

Période d’occupation humaine : Magdalénien.

Caractéristiques : La grotte de Font-de-Gaume est en Aquitaine la dernière cavité à peintures polychromes encore ouverte au public. Plus de 200 figurations pariétales peintes et gravées, organisées en composition voire en scènes, occupent les quatre parties principales du réseau long de 120 mètres. La thématique, tant animalière - où domine le bison - que non figurative (signes quadrangulaires, tectiformes, etc.) renforce l’intérêt de ces témoignages artistiques attribués au Magdalénien qui comptent parmi les premiers grands chefs-d’œuvre de l’humanité.

Classement : Classée Monument historique en 1902.

Km 72.6

Grottes du Roc de Cazelle

Site troglodytique occupé depuis la Préhistoire jusqu'en 1960.

Km 74.2

Grotte de Bernifal

Période d’occupation humaine : Magdalénien.

Histoire : La grotte de Bernifal est occupée à l'époque magdalénienne, comprise entre environ −15 000 et −10 000 ans. Ils y laissent des signes et animaux peints et gravés.

Elle est redécouverte en 1902 par Denis Peyrony. Louis Capitan et l'abbé Breuil l'étudient par la suite, suivis par Brigitte et Gilles Delluc en 1994 et 1995.

Caractéristiques : Bernifal rassemble, réparties sur toute sa longueur, 110 gravures et peintures, noires ou rouges, globalement attribuables au Magdalénien. Les mammouths sont les figurations dominantes, avec une vingtaine de spécimens, aux côtés de bovinés, équidés (dont un possible asinien) et cervidés. S'y ajoutent des images plus rares d'humains, de mains négatives, et une cinquantaine de signes, en particulier les tectiformes classiques de la région de la vallée de la Vézère, et des signes triangulaires ovalisés.

Signe particulier : C'est une grotte privée. La grotte et son guide-propriétaire ont fait l'objet d'un documentaire, « Le dernier paysan préhistorien », sorti en 2011.

Classement : Classée Monument historique en 1904.

Km 79.2

SAINT-ANDRÉ-D’ALLAS (890 hab.)

À voir pour ses cabanes en terre sèche du Breuil, classées Monument historique en 1995, et pour l’imposant château du Roc, Saint-André d’Allas est aussi la dernière demeure de Max Favalelli, qui repose dans le cimetière du village. Connu pour ses grilles de mots croisés et pour l’émission Des chiffres et des lettres, dont il fut l’un des premier animateurs, Max Favalelli fut également journaliste sportif et couvrit à neuf reprises le Tour de France dans l’immédiat après-guerre. En 1952, il écrivait : « Le Tour est une chose infiniment complexe et c’est vainement que l’on s’évertue à vouloir l’enfermer dans une définition. La reine des épreuves sportives ? La plus grande fête populaire du monde ? Une foire du muscle et de la publicité ? C’est tout cela. Mais c’est aussi un peu plus que cela. Si l’on me permet de céder la parole au critique dramatique dont j’exerce habituellement la fonction, je dirai que c’est le spectacle annuel où s’opère, avec la plus totale confusion, le mélange de tous les genres. L’on passe sans transition de la farce à la tragédie, de la comédie au vaudeville. Et chacun y trouve sa part. »

Km 88.2

SARLAT-LA-CANÉDA (9 100 hab.)

Ville d’art et d’histoire, Sarlat est réputée avoir la plus forte densité de monuments historiques classés au monde. La ville d’Étienne de la Boétie et de l’architecte Jean Nouvel doit beaucoup de ce patrimoine préservé à André Malraux, qui rédigea en 1964 la loi sur les secteurs sauvegardés pour sauver Sarlat de la démolition. Capitale du Périgord noir, aux confins des causses du Quercy, cette cité historique est un site touristique majeur, renommé pour sa parure monumentale datant essentiellement de la période médiévale et du début de la Renaissance (XIIIe au XVIe siècle). Son centre-ville, d'une grande homogénéité, est ainsi composé d'un lacis de ruelles et de venelles pittoresques, de placettes ombragées, bordées d'hôtels particuliers aux toits de lauze dont les plus célèbres sont la maison de La Boétie, l'hôtel du Barry, l'hôtel de Savignac ou encore le présidial. Centre névralgique de la ville, la place de la Liberté, bordée de terrasses, est le siège du marché, où se vendent les spécialités de la région : Foie gras, truffes, figues et noix. Dans son prolongement, s'ouvrent en perspective la cathédrale Saint-Sacerdos et le palais des évêques, qui rappellent que Sarlat a été cité épiscopale pendant plusieurs siècles.

Manoir de Gisson

Construction : XVe et XVIIe siècle.

Histoire : Situé dans le secteur sauvegardé de la vieille ville, le manoir de Gisson est l'un des plus remarquables édifices de la cité médiévale de Sarlat. Derrière ces façades se dévoilent aujourd’hui l’univers privé de personnages illustres : la famille de Gisson habitait ce manoir de quinze pièces et ses membres auront été notaire royal, avocat et même consul de la Ville, capitaine de dragons, chevalier de l’ordre royal de Saint-Louis.

Caractéristiques : La restauration de chaque espace a fait l’objet d’un très grand soin, pour restituer avec fidélité l’ambiance et le quotidien de la noblesse sarladaise au XVIIe siècle. Articulés autour de l’escalier à vis du XVe, sur plusieurs niveaux, les appartements privés des anciens occupants sont richement décorés.

Classement : Classé Monument historique en 1969.

Maison de La Boétie

Construction : 1525.

Style : Renaissance.

Histoire : C'est dans cette maison qu'Etienne de La Boétie, homme de lettres et grand ami de Montaigne, a vu le jour en 1530. De style Renaissance avec des baies à meneaux typiques de l'époque, la maison de La Boétie fut construite par son père, magistrat de la haute Cour de Justice royale, cinq ans auparavant, en 1525. Cette maison d'un des plus célèbres natifs de Sarlat-la-Canéda, connu pour son amitié avec Montaigne et son essai Le Discours de la servitude volontaire, fut entièrement restaurée au début du XXe siècle.

Signe particulier : En 2023, la maison fait partie des onze sites de la Nouvelle-Aquitaine retenus pour bénéficier de l'aide du Loto du patrimoine et a reçu à ce titre une aide de 170 000 euros de la part de la Mission Patrimoine de Stéphane Bern. D'un coût estimé à 716 000 euros, la restauration de l'édifice commence en septembre 2024 pour une fin de travaux envisagée à l'été 2025

Classement : Classée Monument historique en 1889.

Étienne de la Boétie

Étienne de La Boétie est un écrivain humaniste, un poète et un juriste français né le 1er novembre 1530 à Sarlat et mort le 18 août 1563 à Taillan-Médoc, près de Bordeaux. Il est célèbre pour son Discours de la servitude volontaire. Ce court réquisitoire contre la tyrannie surprend par son érudition et sa profondeur. Il pose la question de la légitimité de toute autorité sur une population et essaie d’analyser les raisons de la soumission de celle-ci (rapport domination / servitude). Les nombreux exemples tirés de l’Antiquité qui, comme de coutume à l’époque, illustrent son texte, lui permettent de critiquer, sous couvert d’érudition, la situation politique de son temps.

À partir de 1558, il devient l’ami intime de Montaigne, qui lui rend un hommage posthume dans ses Essais. Leur amitié a été étudiée par de nombreux historiens et intellectuels. Les deux hommes correspondent régulièrement par voie épistolaire jusqu’à la mort de La Boétie.

Cathédrale Saint-Sacerdos

Construction : XIIe au XVIIe siècle.

Style : Gothique.

Histoire : Des religieux fuyant la tyrannie du duc Waïfre d'Aquitaine se sont retirés dans la vallée où se trouve la ville actuelle. Pépin le Bref leur fait bâtir un monastère qu'il dote de terres. Les fondements de l'église abbatiale datent de cette époque. À l'est se situaient les cloîtres qui n'existent plus. Le clocher est du XIIe siècle. Il est carré dans son soubassement et s'élève en s'amoindrissant. Des colonnes ornent les fenêtres plein cintre. Leurs chapiteaux sont d'ordre corinthien. Sur le devant de la porte principale, pratiquées dans le mur du clocher, se trouvent des niches destinées à recevoir des statues. La porte a été reconstruite au XVIIe siècle. L'abside est plus récente que le clocher. L'église du couvent étant devenue trop petite pour une cathédrale, un autre édifice fut bâti à partir du XIVe siècle, en commençant par l'abside. La nef fut commencée au XVe siècle, et a absorbé les cloîtres. Le nouvel édifice ne fut achevé qu'en 1682.

Classement : Classée Monument historique en 1840.

Km 96.7

VITRAC (840 hab.)

Vitrac est dominé par l’imposant château de Montfort, dont les premières traces remontent au IXe siècle. Haut lieu des luttes entre Simon de Montfort et les Cathares, de la Guerre de Cent ans et des Guerre de Religion, le château va être détruit à cinq reprises entre 1214 et 1606, où le roi ordonne en vain son démantèlement. C’est aujourd’hui un édifice privé qui ne se visite pas.

Km 102.2

DOMME (930 hab.)

À une dizaine de kilomètres au sud de Sarlat, Domme est perché sur une falaise vertigineuse qui lui permet de jouir d’une vue exceptionnelle sur la vallée de la Dordogne. Cette bastide créée en 1281, aux pierres dorées et aux fortifications parfaitement conservées – notamment la porte des Tours – marie avec réussite patrimoine architectural, naturel et gastronomique du Périgord Noir. Baptisée « l’acropole du Périgord », la commune est, comme ses voisines La Roque-Gageac et Beynac-et-Cazenac classée aux Plus beaux villages de France.

Km 108.3

LA ROQUE-GAGEAC (450 hab.)

Le village de la Roque-Gageac, classé parmi les Plus beaux villages de France, est niché entre sa falaise et la Dordogne. La commune aligne les façades blanches et ocres de ses maisons et de ses forts troglodytiques. De nombreuses petites ruelles mènent au pied de la falaise, depuis laquelle on peut profiter d’une vue magnifique sur la rivière. À côté de l'église, à mi-falaise et grâce à ce solarium naturel, s'épanouit un étonnant jardin exotique composé de palmiers, bananiers, agaves, figuiers, cactus, bambous… En prolongeant la promenade, on découvre le manoir de Tarde, vestige de la Renaissance qui domine toujours le cœur du village.

Km 109.3

VÉZAC (600 hab.)

Vézac bénéficie d’un point de vue unique sur les nombreux châteaux environnants : Castelnaud, Fayrac, Beynac ou encore Marqueyssac somptueux site classé. Ce château, date du XVIIIe siècle et possède un magnifique jardin orné de buis taillés, qui est classé jardin remarquable. Il se situe à 130 mètres au-dessus de la rivière. De là, on profite d’un point de vue exceptionnel sur toute la vallée et ses paysages ainsi que sur les villages de Beynac, La Roque-Gageac et Castelnaud.

Km 112.6

BEYNAC-ET-CAZENAC (560 hab.)

Beynac-et-Cazenac est facilement repérable par son imposant château. Ce dernier fut autrefois le théâtre de plusieurs guerres acharnées entre les seigneurs de la forteresse, alliés au roi de France, et les seigneurs du château de Castelnaud, allié au roi d'Angleterre. Dordogne, village et château : Tel est le trio magique de la rencontre avec Beynac, classé parmi les Plus beaux villages de France.

Château de Beynac

Construction : XIIe siècle.

Histoire : Le château fort est bâti dès le XIIe siècle par les barons de Beynac pour verrouiller la vallée. L'à-pic étant suffisant pour décourager toute escalade côté vallée, les défenses s'accumulent côté plateau : double enceinte crénelée, double douve dont l'une approfondissait un ravelin naturel, double barbacane. À la mort d'Adhémar de Beynac (1147–1189), croisé décédé sans postérité, Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre, offre Beynac à Mercadier, son fidèle routier. Celui-ci est assassiné à Bordeaux en 1200 et la baronnie revient dans la famille d'origine. Lors de la guerre de Cent Ans, Beynac est l'une des places fortes françaises. De l'autre côté du fleuve, le château de Castelnaud, rival de Beynac, est aux mains des Anglais du roi Henri VI.

En 1962, le château est acheté aux enchères pour par Lucien Grosso, qui a fait fortune dans le milieu des casinos et boîtes de nuit de Marseille et d'Abidjan. Il le restaure avec son épouse jusqu’à sa mort en 1999.

Caractéristiques : La partie la plus ancienne du château est un gros donjon roman carré, vertigineux, aux rares percements, agrafé d'une bretèche et d'une échauguette, accosté d'une cage d'escalier en vis et terminé par une terrasse crénelée. Un logis de la même époque lui est juxtaposé ; il a été retouché et agrandi aux XVIe et XVIIe siècles. De l'autre côté se trouve un logis du XIVe siècle, auquel sont accolés une cour et un escalier desservant des appartements du XVIIe siècle. Les appartements ont conservé des boiseries et un plafond peint du XVIIe siècle ; la salle de réunion des États du Périgord garde une belle cheminée Renaissance ; cette salle donne sur un petit oratoire entièrement décoré au XVe siècle de fresques. On peut également y voir de somptueuses tapisseries représentant des scènes de chasse ainsi que la reproduction de l'étendard de la famille de Beaumont-Beynac, propriétaire du château jusqu'en 1961.

Destination actuelle : Lieu de nombreux tournages, il se visite.

Classement : Classé Monument historique en 1944.

Km 115.6

SAINT-VINCENT-DE-COSSE (390 hab.)

C’est le village natal de Lucien Laval, qui participa au Tour de France en 1928, 1930 et 1931, mais aussi du rugbyman Jean-Luc Joinel, sélectionné à 51 reprises en équipe de France en troisième ligne. Il disputa la première finale de la Coupe du monde et remporta le Grand Chelem dans le Tournoi des Cinq Nations en 1981.

Km 122.4

SAINT-CYPRIEN (1 580 hab.)

Petite ville née autour d'une abbaye de chanoines réguliers de Saint-Augustin, qui aurait été bâtie sur la tombe d'un ermite appelé Cyprien. Cet ermite se serait installé en l'an 620 dans les grottes de Fages qui surplombent l'actuel village. Il y aurait fondé un monastère. Les invasions barbares, à partir de 848, obligent les religieux à s’entourer de remparts, dont le clocher-donjon est un vestige.

Église Saint-Cyprien

Construction : XIIIe et XIVe siècles.

Histoire : Édifice de vaste proportion pouvant être attribué aux XIIIe et XIVe siècles. La nef unique est recouverte de voûtes d'arêtes sur nervures. À l’est s’élève la tour carrée du clocher dont l'axe ne répondait pas à celui de l'édifice. Cette irrégularité a été corrigée en construisant, sur un des côtés, un mur de remplissage qui supporte une voûte d'arêtes. Au XVIIIe siècle a été réalisée une clôture décorée de colonnes, fermant le sanctuaire et laissant derrière elle un espace qui sert de sacristie. En 1585, église et prieuré furent incendiés. Sous Louis XIV, l'église fut restaurée et un monastère bâti à ses côtés, composé d'un corps de logis et de deux ailes.

Classement : Classée Monument historique en 1923.

Château de Fages

Construction : XVe et XVIe siècles.

Histoire : L'édifice du XIIe siècle a presque entièrement été reconstruit dans le style Renaissance à la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe. Il comporte deux grands pavillons carrés, réunis par un corps de bâtiment central. Le pavillon nord est flanqué d'une tourelle d'angle. Dans le pavillon sud, les croisées à meneaux sont accompagnées de pilastres ioniques supportant des frontons. Un chemin de ronde percé de meurtrières reposant sur des consoles ornementales, souligne la toiture. Le château a tenu une place importante au cours des guerres de Religion. Anne de Fages y accueillit son beau-frère, Blaise de Monluc, qui poursuivait l'armée des Huguenots de Guyenne, peu avant la bataille de Vergt. En 1568, Fages fut une première fois assailli et pillé par les Huguenots qui venaient de Provence. En 1574 ou 1575, il le fut par le seigneur de Limeuil et une explosion de poudre le détruisit partiellement. En 1585 ou 1586, un capitaine de bandes l'occupa. L'édifice fut laissé à l'abandon à la fin du XIXe siècle. Boson de Fages, l'un des compagnons de Jeanne d'Arc, naquit dans ce château.

Classement : Pavillon Renaissance classé Monument historique en 1965.

Km 136.3

LE BUISSON-DE-CADOUIN (1 980 hab.)

La commune est née en 1974 de la fusion de Cadouin, Le Buisson-Cussac, Paleyrac et Urval. L’écrivain et cinéaste Louis Delluc, qui a donné son nom à l’un des prix cinématographiques les plus prisés, est né à Cadouin. Cette localité s’est développée à partir du XIIe siècle autour d’une abbaye cistercienne.

Abbaye de Cadouin

Fondation : 1115.

Ordre : Cistercienne.

Histoire : En 1115, l'évêque Guillaume donne à Robert d'Arbrissel une partie de la forêt de Cadouin. L'ermite Géraud de Salles fonde un ermitage dans un vallon à l'écart de la vallée de la Dordogne en 1115. En 1119, il transforme l'ermitage en abbaye et fait venir comme premier abbé Henri, un moine de l'abbaye de Pontigny. Entre 1120 et 1140, l'abbaye de Cadouin va essaimer et va avoir six abbayes-filles sur le territoire aquitain qui vont elles-mêmes fonder des abbayes. L’abbatiale est consacrée en 1154. Prospère grâce à la présence d’un suaire ramené des croisades par Raymond de Toulouse, l’abbaye périclite pendant les guerres de religion. Vendue en 1791, elle est rachetée par le département en 1830 et protégée par divers classements.

Signe particulier : Aucune archive ne permet de retracer les origines du Suaire de Cadouin. Pendant des siècles, l'histoire se mêle de légende et l'héritage de cette relique de la Passion par les moines de Cadouin s'inscrit dans la lignée de biens des reliques médiévales. Cette relique vaut à l'abbaye de Cadouin de devenir un lieu de pèlerinage important, sur le chemin de Compostelle. À partir de 1214 l'histoire de l'abbaye est intimement mêlée à celle de sa relique : grandeur et décadence se succèdent jusqu'à la Révolution et au départ des derniers moines.

Classement : Classée Monument historique en 1840, 1898 et 1976. Classée au patrimoine mondial de L’UNESCO au titre des Chemins de Compostelle en France.

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