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Province de Tarragone

Population : 822 300 hab.

Capitale : Tarragone.

Comarques : Baix Camp, Baix Ebre, Baix Penedès, Montsia, Tarraginès, Alt Camp, Conca de Barbera, Priorat, Ribera d’Ebre, Terra Alta.

Superficie : 6 283 km2

Spécialités : Vins de Penedès, cava, xató (sauce de poisson), calçots (oignons frits).

Clubs sportifs : Club Gimnastic de Tarragone (plus ancien club de sport d’Espagne, fondé en 1886). Club Basquèt Tarragona. Club de golf de la Costa Dorada. Anneau méditerranéen (créé pour les Jeux méditerranéens 2018).

Compétitions : Semi-marathon Ciutat de Tarragona (novembre), Otso Challenge (Salou), Tour de Catalogne, Tour de France 2026.

Festivals : Coso Blanco (Salou), Festival Dixieland de Tarragone (mars), Sant Jordi (fête nationale le 23 avril), Festival Trapezi de Reus (mai), Tarraco Viva (festival d’inspiration romaine, mai), Minipop (juin), Festival de la Renaissance à Tortosa (juillet), Nuits d’or de Salou (août), Reggus (reggae à Reus, septembre), Santa Tecla (Tarragone).

Économie : Chimie, pétrochimie, tourisme.

Principaux sites touristiques : Plages de la Costa Daurada, cité romaine de Tarraco (classé au patrimoine mondial de l’UNESCO), PortAventura Park (Salou), monastère de Poblet (classé au patrimoine mondial de l’UNESCO)

Sites web et réseaux sociaux : www.tarragonaturisme.cat

Km 2

Monnars (2 050 hab.)

Cet ancien village, aujourd’hui rattaché à Tarragone, abrite la Tour des Scipion. Située à un peu plus d'un kilomètre du centre du village, à côté de l'ancienne Via Augusta, elle a été déclarée patrimoine mondial de l'UNESCO dans le cadre de l'ensemble archéologique de Tàrraco.

Tour des Scipion

Construction : Ier siècle après J.C.

Histoire : Ce monument, qui a longtemps été considéré par erreur comme la sépulture des frères Publius Cornelius Scipio et Cnaeus Cornelius Scipio Calvus, est en réalité beaucoup plus récent puisqu'il date vraisemblablement de la première moitié du Ier siècle apr. J.-C. La tour est un monument funéraire élevé à la mémoire d'une riche famille terrienne de la région de Tarragone, mais aucune précision supplémentaire ne peut être apportée

Caractéristiques : Sa structure est celle d'une tour revêtue d'un parement en grand appareil en grès d'origine locale. Elle conserve une hauteur maximale de 9,17 mètres. Elle est constituée de trois parties superposées de dimensions décroissantes. La tour était auparavant couronnée d'une pyramide qui n'a pas été conservée, cette forme géométrique étant la plus plausible en raison du plan carré du monument.

Classement : Monument artistique et historique national, patrimoine mondial de l'UNESCO dans le cadre de l'ensemble archéologique de Tàrraco.

Km 6.8

Altafulla (5 840 hab.)

Cette localité dépendant de Tarragone abrite un joli ermitage Renaissance et baroque dédié à saint Antoine de Padoue (1727), mais surtout la villa romaine d’Els Munts, classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Villa romaine d’Els Munts

Construction : IIe siècle.

Style : Villa romaine.

Histoire : La villa fut initialement construite au Ier siècle apr. J.-C., mais les vestiges conservés aujourd'hui furent construits au milieu du IIe siècle. Quelque temps après 175 apr. J.-C., un incendie ravagea la villa d'Els Munts et ses habitants l'abandonnèrent. Le propriétaire de la villa était Caius Valerius Avitus, duumvir de la province romaine de Tarraco, comme en atteste une peinture murale.

Caractéristiques : La villa comprend plusieurs éléments, dont des thermes, des jardins et un temple. Elle comprenait un jardin, un couloir semi-enterré avec une citerne, un péristyle, une citerne connue localement sous le nom de La Tartana, un réservoir d'eau plus étendu, une salle à manger (triclinium), le mithraeum (un temple dédié au dieu Mithra), un couloir à portiques. Les thermes avaient une réception avec un atrium et un sol en dalles de pierre alcôve.

Il y avait des pièces chauffées : Caldarium, tepidarium et fourneaux avec hypocauste, et des chambres froides (frigidarium). Une chaudière (praefurnium), chauffait les pièces chaudes par le bas.

Classement : Classée Bien culturel d’intérêt national (1979), classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2000.

Km 7.3

Ferran (160 hab.)

Château de Ferran

Construction : XIe siècle.

Histoire : Ses origines remontent au XIe siècle, époque à laquelle il n'était qu'une tour de guet sur le territoire du château de Tamarit. Tout au long du XIVe siècle, cette tour fut sous le contrôle de l'église de Tarragone et passa, à la fin du XVIIe siècle, au marquis de Tamarit, Francesc de Montserrat i Vives. Actuellement, le château est une résidence privée et son intérieur n'est pas ouvert aux visiteurs.

Caractéristiques : Le château est actuellement une structure gothique-Renaissance, fortement modifiée à l'époque moderne dans un esprit historiciste et romantique. Il est composé de plusieurs blocs fortifiés, parmi lesquels se distingue une tour latérale crénelée avec une guérite angulaire. Il comporte plusieurs meurtrières de style gothique et d'autres de style Renaissance, de type mixtiligne, portant les armoiries des marquis de Tamarit, propriétaires du site à partir du XVIIe siècle.

Classement : Bien culturel d’intérêt national

Km 13

TORREDEMBARRA (18 000 hab.)

Torredembarra, sur la Costa Daurada, que ses habitants appellent communément La Torre, a le privilège de posséder l'une des rares plages naturelles de Catalogne, Els Muntanyans, constituée de dunes semi-mobiles et de lagunes d'eau salée : La Paella. Les falaises El Roquer, longues d'environ 2 000 mètres et hautes de 25 mètres, sont également intéressantes, tout comme le port animé et son phare, le dernier construit en Espagne et le plus haut de tous les phares de Catalogne. Dans la vieille ville, on peut admirer le château du milieu du XVIe siècle, dont la restauration a commencé en 1998. Son importance réside dans le fait qu'il s'agit du seul bâtiment civil de Catalogne construit pendant la Renaissance. La construction la plus ancienne de Torredembarra est la tour de la ville, probablement du XIIe ou XIIIe siècle et de style mudéjar. Des remparts qui entouraient la ville au XVIIe siècle, deux des portails d'entrée ont été conservés.

Né à Torredembarra, Pere Romeu, ami des arts, fréquenta les peintres de Montmartre avant de diriger le célèbre cabaret Le Chat Noir à Paris et d’en ouvrir un similaire à Barcelone. Un dessin célèbre le montre en train de pédaler sur un tandem avec le peintre catalan Ramon Casas.

À noter que la ville organisa en 1987 et 1990 des contre-la-montre individuels sur la Semaine catalane remportés par deux spécialistes, Miguel Indurain et Francis Moreau.

Château de Torredembarra

Construction : 1565.

Style : Renaissance.

Histoire : Entamée en 1565, la construction du château des Icart – culminant au sommet de la commune – fut commanditée par le seigneur Lluís Icart et dura pas moins d'une quinzaine d'années. Seul édifice civil de style Renaissance Catalane à avoir été conservé en Catalogne, il accueille aujourd’hui les services municipaux de la ville.

Caractéristiques : Le château de Torredembarra est de forme carrée et est encadré de quatre tours, avec en son centre un cœur garni d’arcades d’où partent les diverses dépendances de cette ancienne demeure fortifiée.

Classement : Bien d’intérêt culturel national.

Km 17

RODA DE BERÀ (8 000 hab.)

Depuis l'époque romaine, Roda de Berà est un point de communication important, car elle se trouvait sur l'ancienne Vía Augusta. Ses plages de sable fin et doré, son patrimoine culturel, ses places et ses ruelles font de Roda de Berà unedestination touristique de premier plan sur la Costa Daurada. C’est sur le territoire de la ville que se trouve la Porte de Berà, classée au patrimoine mondial par l'UNESCO. À voir également la chapelle Mas Carreras, décorée d'ornements modernistes de style Jujol, l'église San Bartolomé et l'ermitage de la Vierge Marie.

Porte de Béra

Construction : Ier siècle.

Histoire et caractéristiques : L’arc est situé sur le tracé de ce qui est la Via Augusta à l’époque romaine, actuellement sur la route N-340, à une vingtaine de kilomètres de Tarragone. Il est construit dans la première décade du Ier siècle en l’honneur de l’empereur Auguste, puis rénové après une disposition testamentaire de Lucius Licinius Sura à la fin du Ier siècle. Au cours de l’histoire moderne, il fait l’objet de diverses réhabilitations et modifications.

Classement : Patrimoine mondial de l’Unesco en 2000.

Km 25.6

EL VENDRELL (40 400 hab.)

Situé entre la Méditerranée et les montagnes, qui toutes les deux, ont forgé l'apparence du lieu, et le caractère de ses habitants, El Vendrell est la capitale du Baix Penedès (Bajo Penedés en espagnol), une des régions catalanes les plus particulières, avec un mélange de la culture viticole traditionnelle du Penedès et la modernité de son tourisme et de ses services.

El Vendrell est surtout connu comme la ville natale de Pablo Casals (Pau Casals en catalan), l’un des plus célèbres violoncellistes de tous les temps et un militant engagé contre les dictatures, notamment celle de Franco. Chaque année, le Festival international Pablo Casals est l’un des temps forts de la musique classique en Catalogne. Par ailleurs l’ancienne maison du violoncelliste a été transformé en musée et en fondation.

La ville a accueilli six arrivées d’étape du Tour de Catalogne entre 1940 et 2011, sacrant notamment Francesco Moser (1978 c.l.m), Mario Cipollini (1998), Sylvain Chavanel (2008) et Manuel Cardoso (2011).

Pablo Casals (El Vendrell, 1876 -San Juan de Porto Rico, 1973), fut l’un des musiciens les plus influents du XXe siècle. Violoncelliste, chef d’orchestre, compositeur, humaniste et fervent défenseur de la liberté et de la démocratie, son héritage lui a valu une renommée mondiale dans le domaine de la musique et de la paix. À vingt-trois ans, il triomphe à Paris grâce au grand chef d’orchestre Charles Lamoureux, et entame une brillante carrière en tant que soliste qui l’emmène jouer dans les meilleurs auditoriums du monde. En 1914, avec le début de la Première Guerre mondiale, il déménage à New York où il consolide sa carrière et devient l’un des meilleurs violoncellistes du moment. En 1919, il retourne à Barcelone et crée l’Orchestre Pau Casals, qu’il dirige jusqu’en 1936. Avec le début de la guerre civile espagnole et la victoire du général Franco, il s’exile à Prades, en France, en 1939, puis à San Juan au Porto Rico en 1957 où il décède à l’âge de quatre-vingt-seize ans en 1973. En novembre 1979, avec le retour des institutions démocratiques en Catalogne, sa dépouille est transférée au cimetière de sa ville natale, El Vendrell.

Km 30.9

CALAFELL (31 800 hab.)

Cette station balnéaire dispose de 5 km de plages aux eaux cristallines. Elle est peuplée depuis la plus haute antiquité, comme en témoigne la Citadelle ibérique de Calafell, fondée au Vie siècle avant J.C. est reconstituée par des archéologues dans les années 1990. À voir également son château médiéval du XIIe siècle (classé BIC) et l’église adjacente de la Sainte Croix.

La ville a accueilli la Vuelta à deux reprises, sacrant à chaque fois un coureur belge, Eddy Merckx en 1973 et Willy Teirlinck en 1978

Citadelle ibérique de Calafell

Construction : Vie siècle avant J.C., reconstituée en 1994.

Histoire : L'établissement a été fondé au début du VIe siècle av. J.-C., face à la mer et derrière une enceinte fortifiée. C'était le siège d'une chefferie de la tribu ibérique des Cessetani. Il était entouré de puissantes murailles avec des tours de défense, des portes, un palais et de nombreuses dépendances. Il aurait compté environ 65 habitants. Il fut abandonné, probablement en lien avec la deuxième guerre punique, lorsque le consul Caton l'Ancien écrasa la révolte générale des tribus ibères contre Rome, au IIe siècle av. J.-C.

Caractéristiques : Il s'agit du premier site archéologique de la péninsule Ibérique reconstruit avec des techniques d'archéologie expérimentale, sur les mêmes fondations, grâce à un projet conçu et exécuté par Joan Santacana entre 1992 et 1994. C'est un exemple de reconstitution architecturale d'un site archéologique, ainsi que de muséographie didactique. La reconstruction permet de voir et d'entrer dans les maisons, d'escalader les murs, les tours, ainsi que d'examiner des reproductions d'objets de la culture matérielle des Ibères.

Classement : Classé bien d’intérêt culturel national.

Km 35.1

CUNIT (15 800 hab.)

Cunit est la ville la plus à l’est du Baix Penedès. Cette station balnéaire, comme sa voisine Calafell, recèle des vestiges ibères, dont la ferme Fondo del Roig, l'une des mieux conservées de Catalogne. Municipalité à partir du XIIIe siècle, Cunit vaut notamment le détour pour sa belle église romane dédiée à Sant Cristofol. Le château de Cunit, bâti à l’époque médiévale a été reconstruit au XXe siècle et a perdu tout son cachet.

Église Sant Cristofol

Construction : XIe siècle.

Histoire : La première église romane date du XIe siècle. En 1626, les habitants acceptèrent de payer une dîme sur leurs récoltes afin d'agrandir l'église. C'est en 1762 que le temple actuel fut achevé, conservant une partie de l'ancienne église (la sacristie). C'est en 1864 que Sant Cristòfol de Cunit devint une paroisse indépendante.

Caractéristiques : De l'édifice roman, il ne reste que le chœur trilobé et le presbytère. L'abside orientée au nord est complètement intégrée au bâtiment du presbytère, adossé au mur nord, tandis que les deux autres conservent leurs ouvertures à double chanfrein et les cordons qui les décorent, même si elles ont été surélevées.

Classement : Bien d’intérêt culturel local.

Province de Barcelone

Population : 5, 74 millions d’hab.

Capitale : Barcelone.

Comarques : Alt Penedès, Anoia, Bages, Baix Llobregat, Barcelonès, Berguedà, Garraf, Maresme, Moianès, Osona, Vallès Occidental, Vallès Oriental.

Superficie : 7 733 km2

Spécialités : Escudella i carn d’olla (soupe), escalivada, pan con tomate (pain à la tomate), zarzuela (soupe de poissons), crème catalane, amanida catalana, vins de l’Emporda.

Clubs sportifs : FC Barcelone, RCD Espanyol (football), FC Barcelone (basket et handball), Joventut Badalone (basket). Club Natació Atlètic-Barceloneta.

Compétitions : GP d’Espagne de F1, GP moto de Catalogne. Tour de Catalogne, Semaine catalane (cyclisme), Zurich marathon de Barcelone, Ironman de Barcelone. Coupe de l’America 2024.

Festivals : Primavera Sound (mai/juin), Sonar (mi-juin), Festival Cruilla (juillet), Vida Festival (juillet). Grec Festival (théâtre, danse, musique, juillet), Festival international de jazz (octobre à décembre). Festival de la Merce. Semana negra (littérature noire)

Économie : Chimie, automobile, agroalimentaire, mode et textile, métaux, machines-outils. Tourisme. Administrations. Universités.

Principaux sites touristiques : Barcelone, Sagrada Familia, Parc Guell, immeubles de Gaudi, Palais de la musique catalane, marchés (Boqueria). Monastère et grotte de Montserrat. Monastère de Sant Cugat. Ville médiévale de Vic. Plages de la Costa Brava. Sitges.

Sites web et réseaux sociaux : www.barcelona.cat, www.barcelonaturisme.com

Km 44.6

VILANOVA I LA GELTRÚ (70 000 hab.)

Cette petite ville née au XIVe siècle de la fusion de Vilanova de Cubelles et de la Geltru, recèle quelques intéressantes attractions et notamment ses musées. Le musée ferroviaire de Catalogne est situé dans l’ancienne gare de Vilanova i la Geltrú (fin du XIXe siècle) : Il compte plus de cinquante véhicules de toutes sortes : électriques, diesels, de tourisme et même une réplique du premier train qui s’est rendu dans la péninsule en 1848. À deux pas de là, le musée de la Bibliothèque Victor Balaguer, l’un des plus anciens et des plus originaux de Catalogne, mérite également le détour, comme le petit musée romantique Can Papiol, à l’architecture et à la décoration typiques du XIXe siècle catalan, parfaitement préservées. Vilanova I La Geltru est la ville natale de Sergi Lopez, premier comédien étranger à obtenir un César du meilleur acteur en 2001 pour son rôle dans Harry, un ami qui vous veut du bien.

Le coureur le plus célèbre de la ville est Marc Soler, l’un des plus solides équipiers de Tadej Pogacar. Vainqueur de Paris-Nice en 2018, cet infatigable baroudeur a également remporté quatre étapes de la Vuelta. Il a été formé à l’école de cyclisme de Vilanova i La Geltru par le père d’Isaac Galvez, sprinter de poche des années 2000 qui a participé au Tour de France à deux reprises, en 2005 et 2006. Double champion du monde à l’Américaine, Galvez est décédé tragiquement fin 2006 aux Six Jours de Gand après un choc avec le coureur belge Dimitri de Fauw. Ce dernier, tombé en dépression après cet accident, s’est suicidé en 2009.

Bibliothèque-Musée Victor Balaguer

Ouverture : 1884.

Caractéristiques : Fondé en 1884 par le politicien et écrivain Víctor Balaguer, c'est l'un des musées les plus anciens et singuliers de Catalogne, qui conserve l’esthétique et les collections originales, de sorte que le visiteur puisse connaître l'état d'un musée au XIXe siècle. On y trouve des œuvres de peintres catalans tels que Ramón Martí Alsina, Santiago Rusiñol, Ramon Casas, Isidre Nonell, Joaquim Mir ou Xavier Nogués. Cette collection est complétée par l’exposition permanente d’une trentaine de tableaux du baroque espagnol et européen en dépôt du musée du Prado, avec notamment des toiles du Greco, de Ribera, de Goya, de Rubens et de Van Dyck. Parmi les collections ethnographiques, se trouvent des pièces provenant des Philippines, d’Égypte, de Chine et du Japon, ainsi qu’une exposition d’art précolombien, qui reflètent l’intérêt de Victor Balaguer, ministre de l’Outre-mer en 1874 et 1886.

Signe particulier : La collection égyptienne est particulièrement remarquable. C'est la plus ancienne de Catalogne et elle expose la momie d’un enfant.

Km 48

SANT PERE DE RIBES (32 120 hab.)

La ville abrite les vestiges d'un château du XIIe siècle jadis dirigé par le troubadour Guillem de Ribes. Né en 1140, il était à la fois le châtelain de Sant Pere de Ribes et un troubadour connu pour sa poésie lyrique, même si aucune de ses œuvres n’a survécu. Il fut raillé par Peire d’Auvergne, un autre troubadour qui dans sa chanson la plus célèbre éreinte douze de ses confrères et fait sa propre éloge.

Château de Ribes

Construction : Xe siècle.

Histoire : Le château de Ribes, également connu sous le nom de château de Bell-lloc, est mentionné pour la première fois en 990. Objet d’une querelle entre les évêques de Barcelone et les seigneurs locaux, il appartient à la famille Ribes jusqu'en 1389-1390, où Ramon d'Escales, évêque de Barcelone, rachète tous ses droits et juridictions. L’évêché de Barcelone le cède à la commune de Ribes en 1620. Utilisé comme prison et entrepôt, il est ensuite devenu une résidence d’agrément, puis un musée.

Caractéristiques : La disposition d'origine du château a été considérablement réduite et il se compose actuellement d'une tour et de deux nefs. Parmi les vestiges qui subsistent, la tour circulaire est remarquable, avec une hauteur d'environ 19 mètres et un diamètre de 7 mètres, deux étages voûtés, une ouverture en forme de fer à cheval et des créneaux.

Destination actuelle : Musée depuis 2021.

Signe particulier : Jusqu’à sa mort en 2009, le château appartenait au danseur José de Udaeta, surnommé « le roi des castagnettes ».

Classement : Bien d’intérêt culturel national.

Km 52.2

SITGES (32 400 hab.)

Au XIXe siècle, Sitges est une ville viticole que l’épidémie de phylloxera oblige à changer de vocation. Certains les chercheront outre-Atlantique, en particulier à Cuba. Chassés lors de la libération de l'île, los Cubanos reviennent dans leur région fortune faite. Certains ont marqué nouveau continent comme ce Catalan qui a créé le rhum Bacardi à Cuba. Les « Cubains » vont alors se faire construire des résidences qui font maintenant le charme de cette station balnéaire. On retrouve le même phénomène à Cadaqués. À la même époque, Sitges devient un centre artistique majeur sous l'influence des luministes, les premiers peintres bénéficiant des évolutions techniques permettant de peindre en extérieur. Le plus influent de ces peintres a sans doute été Santiago Rusinol, maître de « l’école de Sitges ». Le musée Cau Ferrat, ouvert en 1933, rend hommage aux peintres de cette époque.

Dans les années 1960, avec l'ouverture de l'Espagne au tourisme, Sitges devient la parente continentale d'Ibiza. L'établissement du Pacha Club, comme celui d'Ibiza, et le développement d'une communauté hippie puis gay contribuent à l'ouverture de la ville sur l'Europe. Avec la fin du franquisme et l'adhésion de l'Espagne à l’UE, la ville se développe en tant que station balnéaire, avec une vive impulsion donnée par les Jeux olympiques d'été de 1992. La renommée de la ville s'étend alors au-delà des frontières espagnoles et on la surnomme le Saint-Tropez catalan.

La ville a accueilli à plusieurs reprises le Tour de Catalogne et la Semaine catalane, mais aussi la Vuelta à trois reprises, en 1963, 1966 et 1967. En 1963, Jacques Anquetil, qui avait conservé le maillot de leader du Tour d’Espagne quasiment du début à la fin de cette édition, avait cependant subi la loi de l’enfant du pays, le Catalan Miguel Pacheco, dans un contre-la-montre de 52 km entre Sitges et Barcelone. Miguel Pacheco, 3e de la Vuelta en 1960 et en 1963, a participé au Tour de France à cinq reprises, terminant 17e en 1963. Il est décédé en 2018 à Barcelone.

À VOIR :

Festival international du film fantastique de Catalogne

Consacré aux films fantastiques, le Festival de Sitges est organisé tous les ans depuis 1968, d'ordinaire durant la première quinzaine du mois d'octobre. Parmi les films primés, on notera Le Dernier combat de Luc Besson (1983), La Compagnie des loups de Neil Jordan (1984), Blue Velvet de David Lynch (1986), Europa de Lars Von Trier (1991), C’est arrivé près de chez vous de Rémy Delvaux (1992) ou Le Pacte des loups de Christophe Gans (2001). La 59e édition aura lieu du 8 au 19 octobre 2026.

Église Saint Bartomeu Santa Tecla

Construction : 1660 à 1672.

Style : Baroque.

Histoire et caractéristiques : Il s'agit d'une église baroque à trois nefs et d'une voûte en berceau renforcée par des nervures. Elle date du XVIIe siècle et se trouve à l'emplacement où se dressaient auparavant deux autres églises, l'une romane et l'autre gothique (datant de 1322), construites à l'initiative de Bernat de Fonollar, dont on sait peu de choses en raison de la perte des documents antérieurs au XVIIe siècle. La construction a commencé en 1665 et l'église a été consacrée le 18 juillet 1672. L'un des deux clochers date de deux ans plus tard ; les cloches et l'horloge de la ville ont été installées en 1868, après la démolition de l'ancienne Tour de l’horloge sur la Carrer Major. Au XIXe siècle, d'autres travaux importants ont été entrepris : entre 1854 et 1856, la chapelle du Saint-Sacrement a été construite et, en 1868, le deuxième clocher, de plan octogonal, a été rénové.

Classement : Bien d’intérêt culturel national.

Km 71.7

CASTELLDEFELS (69 450 hab.)

Castelldefels, sur la Costa del Garraf, est encaissée entre les sommets du massif du même nom et la Méditerranée. À quelques minutes de Barcelone, la ville abrite plus de cinq kilomètres de plages au sable fin. Son exceptionnelle situation géographique en fairt une destination touristique de choix. Le visiteur pourra pratiquer n'importe quel sport nautique dans les installations de son port de plaisance y compris le kayak au Canal Olímpic, construit à l'occasion des Jeux Olympiques de 1992.

Castelldefels possède, par ailleurs, un magnifique patrimoine. L'ancien château de Fels, qui a donné son nom à cette localité, domine le littoral de la ville. Elle possède, en outre, des tours défensives bâties au XVIe siècle, comme celles de Can Ballester et de Torre Barona.

Station résidentielle huppée, elle est souvent le lieu de villégiature des joueurs du FC Barcelone : C’était notamment le cas de Lionel Messi.

Castelldefels accueilli à plusieurs reprises le Tour de Catalogne, la Semaine catalane, mais aussi le Tour d’Espagne en 2013 : Warren Barguil y avait signé sa première grande victoire pour sa première année chez les pros, avant de récidiver trois jours plus tard à Sallent de Gallego.

Château de Fels

Construction : Xe au XIXe siècles.

Style : Composite, néo-médiéval.

Caractéristiques : Il s'élève à 60 m au-dessus du niveau de la mer et domine la ville à laquelle il a donné son nom. Il surveille le corridor côtier vers Barcelone ainsi que le littoral, théâtre de nombreux combats navals. Les vestiges sont entièrement englobés dans la restauration réalisée en 1897. C’est donc un ensemble composite, résultat d'une évolution au fil des siècles. Le château lui-même, de plan cubique avec un rez-de-chaussée et trois étages, une tour cylindrique, a pris un air pseudo-médiéval lors de la restauration grâce à l'ajout de créneaux trilobés, de remparts et d'une tour d'angle. Les fenêtres de l'étage principal sont ornées de vitraux. L'accès se fait par une porte flanquée de deux tours carrées.

Signe particulier : À l’intérieur du château se trouve l’église Santa Maria de Castelldefels, contemporaine du premier château (Xe siècle). Pendant la guerre civile de 1936-1939, l'ancienne église romane a été utilisée comme prison.

Histoire : La première mention du château date du Xe siècle. En 1024, le château appartenait au monastère de Sant Cugat, qui le céda à la famille Ticio jusqu’au XIVe siècle. Le village de Castelldefels s'est développé et a pris forme au pied de son château, qui, à la fin du XVe siècle et au cours du XVIe siècle, a subi d’importantes transformations. Une série de tours défensives furent également construites le long de la côte pour se protéger des raids des pirates barbaresques. Transformé en baronnie, le fief fut vendu en 1897 au banquier Manuel Girona, qui entreprit la restauration d'un château en très mauvais état. Son fils acheva cette restauration.

Destination actuelle : Ouvert au public, le château abrite une attraction, Piratia, destinée aux plus jeunes.

Classement : Bien culturel d’intérêt national.

Km 76.7

GAVÀ (48 000 hab.)

Occupée depuis la plus haute antiquité comme en atteste la présence d’un village ibère à proximité, sur la colline de Calamot, Gavà a d’abord prospéré grâce à l’agriculture et notamment la culture de l’asperge, emblématique de la ville. Elle s’est ensuite développée dans l’ombre de Barcelone grâce à l’industrie et aux services la présence d’un parc prisé des Barcelonais. À proximité, sur les hauteurs de la ville, se trouvent les ruines du château d’Eramprunya, classées BIC.

Gavà est la ville natale du sprinter Angel Edo, vainqueur de deux étapes du Tour d’Italie en 1996 et 1998. Il a participé à deux reprises au Tour de France en 1994 et 1995.

Km 83.8

VILADECANS (67 8700 hab.)

Située sur le delta du Llobregat, la ville abrite la réserve naturelle Remolar-Philippines, une zone protégée riche en biodiversité, idéale pour l'observation des oiseaux migrateurs. Elle possède des plages comme celle de la Pineda ou d'El Remolar, souvent décrites comme vierges et faisant partie du littoral naturel. Sa vocation agricole originelle est conservée dans son Parc agraire connu pour la production de légumes frais (tomates, citrouilles) favorisant les produits en circuit court et la coexistence entre le monde rural et urbain.

Son patrimoine architectural est riche avec notamment la Can Modollel, actuel siège de la mairie, la Ca n'Amat, ancienne maison rurale avec des influences modernistes, qui abrite aujourd'hui le Musée de Viladecans, consacré à l'histoire locale. À noter aussi ses tours médiévales, la Torre Roja et la Torre Baró.

La ville est connue pour son Festival International de Théâtre de Rue et Musiques du Monde (en juillet)

Viladecans est un fief de la marche athlétique en Espagne, avec plusieurs marcheurs internationaux dont la plus connue est Maria Vasco, première Espagnole médaillée olympique en athlétisme grâce à sa médaille de bronze sur 20 km aux Jeux de Sydney en 2000. Elle récidiva en 2007 à Osaka en remportant à nouveau le bronze aux championnats du monde.

En 2024, Viladecans a accueilli une arrivée d’étape du tour de Catalogne remportée au sprint par le Français Axel Laurance devant Marijn van den Berg et Bryan Coquard.

Torre Roja (Tour rouge)

Construction : XIIe siècle.

Histoire : En 1148, elle est appelée Torre Marcusa. En 1265, Jacques Ier cède les fiefs de Gavà et Viladecans à Guillem Burguès. À sa mort, ce dernier divise le domaine familial entre ses deux fils. En 1532, son arrière-petit-fils vend la Torre Burguesa au juriste barcelonais Esteve Salavardenya. À partir du XVIIIe siècle, la tour appartient aux marquis de Puerto Nuevo jusqu’à la fin du XIXe siècle. Vers 1925, la tour passe entre les mains de Mercè Pratsmarsó qui en confia la rénovation à l'architecte Francesc de Paula Nebot.

Caractéristiques : C’est un bâtiment de plan carré, composé de trois étages avec une cour centrale. Les façades sont ornées d'un soubassement en pierre rouge. Les fenêtres sont jumelées et leurs chapiteaux sont décorés de feuilles et de fleurs. La façade arrière est remarquable, avec une partie en saillie de deux étages, des ouvertures encadrées par deux blocs de pierre, des gargouilles et un fleuron avec une croix en filigrane. Au centre de la façade principale se trouve une magnifique tour carrée de quatre étages, datant probablement du XIIIe siècle.

Classement : Bien d’intérêt culturel national.

Km 123.8

MOLINS DE REI (27 000 hab.)

Molins, avec 65% de terres forestières, propose un grand nombre d'itinéraires en pleine nature qui conduisent aux ruines du château de Ciuró (classées BIC), à l’ermitage de Sant Père del Romaní ou à la maison Can Santoi, entre autres. De plus, elle possède également un important patrimoine architectural de différents styles au cœur de la ville, comme le Palau de Requesens, Ca n'Ametller – avec des sgraffites géométriques –, le Molí ou le Bâtiment de la Federació Obrera, chef d’œuvre du modernisme local.

La festivité la plus renommée de Molins est la Fira de la Candelera, créée par la reine Isabel II en 1852. À l'origine importante exposition agricole et viticole, elle a fini par devenir une fête populaire organisée chaque année le premier week-end de février.

Ermitage Sant PeredelRomaní

Construction : XIe siècle.

Histoire : C’est un ermitage roman bâti au XIe siècle sur le versant ouest de la Serra de Collserola. Le bâtiment principal date du XIIe siècle et a été modifié à plusieurs reprises. La chapelle est construite sur l'une des collines entourant la montagne d'Olorda, à une altitude d'environ 100 mètres.

Caractéristiques : La chapelle est un petit édifice rectangulaire à nef unique, avec une abside semi-circulaire sans arcades, dont l'entrée se trouve sur le côté ouest. Vers le XVIe siècle, une tour de guet ou tour de signalisation appelée Torre de Sant Pere Romaní a été construite sur le côté droit, ainsi qu'une ferme appelée Mas Moriscot, qui a été construite autour.

Classement : En 1949, l'ermitage et la tour ont été déclarés bien culturel d'intérêt national.

Km 132.7

SANT FELIU DE LLOBREGAT (46 500 hab.)

La capitale du Llobregat dispose depuis 2004 d’une cathédrale après la création par le pape Jean Paul II d’un diocèse indépendant de l’archidiocèse de Barcelone. Promue au rang de cathédrale en 2004, l'ancienne église paroissiale Saint-Laurent a été détruite au début de la guerre civile en 1936 ; il n'en reste que le clocher. L'édifice actuel a été consacré en 1946, il est l'œuvre de Josep Rubio i Rubio. Le bâtiment n'a pas été construit en pierre mais avec des blocs formés de ciment et de sable du Llobregat que les paroissiens se sont chargés de transporter avec des charrettes depuis la rivière.

Km 135.6

SANT JUST DESVERN (20 880 hab.)

Walden 7

Construction : 1972 à 1975.

Architecte : Ricardo Bofill.

Histoire : Le Walden 7 est un célèbre ensemble résidentiel situé dans la commune de Sant Just Desvern près de Barcelone. Le projet est né en 1970. Le bâtiment a été conçu par Atelier Architecture, un groupe de travail interdisciplinaire composé d'ingénieurs, psychologues, philosophes et architectes, avec au premier rang Ricardo Boffil.

Peu après sa construction, il s’avère que les carreaux rouges qui tapissent les façades ont été mal collés et qu’ils tombent sur les passants. Le conseil municipal refuse de déclarer l'immeuble en ruines et récupère des terrains possédés par le promoteur pour financer le coût des réparations, qui s’élèvent à environ 6 millions d'euros. La restauration de l'immeuble s’est achevée en 1995 et les tuiles ont été remplacées par de la peinture rouge.

Caractéristiques : Le Walden 7 comporte environ 446 appartements où habitent près de 1 000 personnes. Le bâtiment est semblable à un véritable quartier s’étendant aussi bien horizontalement que verticalement. Au total, le bâtiment se compose de 16 étages (y compris la terrasse) pour superficie totale construite de 31 140 m2.

Km 141

SANT CUGAT DEL VALLES (98 620 hab.)

Sant Cugat del Vallès tire son nom de Saint Cucuphas (Cugat), qui aurait été martyrisé à l'endroit où se trouve aujourd'hui son monastère médiéval. La dernière partie de son toponyme, fait référence au comté historique où se trouve la ville, le Vallès. Outre le monastère, les autres bâtiments remarquables de la ville comprennent l'École d'architecture du Vallès et le Centre d'Alt Rendiment (Centre de haute performance), un centre réputé pour la formation sportive professionnelle.

Sant Cugat est devenue une banlieue aisée de Barcelone en raison de son emplacement (à seulement 20 kilomètres de la ville), de son environnement naturel et de sa zone commerciale piétonne. C'est également un bastion politique du conservatisme nationaliste catalan, avec Convergència i Unió qui a dominé la politique de la ville pendant 32 ans jusqu'en 2019, date à laquelle la Gauche républicaine de Catalogne a pris le contrôle du conseil municipal.

Sant Cugat est la ville natale de la chanteuse et comédienne Rosalia, sans doute la plus grande star espagnole du moment.

La ville a accueilli la Vuelta pour le départ d’une étape remportée au sprint à Lloret de Mar par Jean-Paul Van Poppel en 1991. Plus récemment, en é019, elle a accueilli l’arrivée d’une étape du Tour de Catalogne enlevée en solitaire par Maximilian Schachmann.

Monastère de Sant Cugat (Saint Cucufa)

Construction : IXe au XIVe siècle.

Histoire : Les origines du monastère remontent au IXe siècle, lorsqu'il est décidé d'unir l'église paléochrétienne du Ve siècle abritant les reliques de saint Cucufa (en catalan : sant Cugat) à la fortification annexe. Le monastère commence à étendre ses possessions à partir du Xe siècle. En l'an 985, il est endommagé par une attaque de troupes musulmanes dirigées par Al-Mansur, qui le répare et y ajoute un minaret, transformé plus tard en clocher. À la fin du XIe siècle, le comte Bérenger-Raimond II de Barcelone décrète que le monastère sera soumis à celui de Saint-Pons-de-Thomières dans le Languedoc, créant ainsi des troubles parmi les moines de Saint-Cucufa, qui est finalement rendu au diocèse de Barcelone. Au milieu du XIIe siècle, la construction d'un nouveau monastère commence. Elle s’achève en 1337. Pendant la guerre de Succession d'Espagne, il est occupé par les troupes de l'archiduc Charles VI, causant des dommages à la structure. Les travaux de restauration sont achevés en 1789. En 1835, les moines abandonnent le monastère, qui reste vide jusqu'en 1851, date à laquelle une nouvelle restauration débute.

Caractéristiques : C’est un des plus imposants ensembles conservés de l'art roman de Catalogne. Au Moyen Âge, il fut même le plus important monastère du comté de Barcelone. Son élément le plus remarquable est son cloître, chef d’œuvre de l'art roman, datant du XIIe siècle. Au XVIe siècle, un deuxième étage est ajouté, ainsi qu'un atrium et une entrée. Long de plus de 30 mètres, le cloître a été conçu par Arnau Cadell et son disciple Lluís Samaranch. Il présente un plan carré avec des arcs en plein cintre, soutenus par des paires de colonnes. Chacune de ces dernières est ornée d'un chapiteau finement décoré, avec divers détails allant d'animaux à des scènes bibliques. Bien que le cloître soit de style roman, l'église est de style gothique, avec une nef centrale et deux bas-côtés. La façade est ornée d'une grande rosace (8,2 mètres de diamètre), similaire à celles des cathédrales de Barcelone et de Tarragone. L'église abrite un retable gothique, connu sous le nom de Retable de Tous les Saints, réalisé en 1375 par Pere Serra.

Classement : Bien d’intérêt culturel national en 1931.

Km 155.6

Côte du château de Montjuïc

Château de Montjuïc

Histoire : La première pierre fut posée en 1640. Un an plus tard, le fort connut sa première bataille lors de la révolte catalane. Les Espagnols prirent plusieurs villes, mais furent vaincus à la bataille de Montjuïc par les Catalans de Francesc de Tamarit. En 1694, de nouveaux bastions et remparts furent bâtis et la forteresse devint un château. Lors du siège de Barcelone (1705), la place fut prise par les Anglais de William Southwell, ouvrant la voie au siège de Barcelone. L’ingénieur Giovanni Antonio Medrano dessina les nouveaux plans de la forteresse en 1730. L'ancien fort fut démoli en 1751 par l’architecte Juan Martin Cermeño, créant la structure actuelle. Elle fut achevée entre 1779 et 1799 et équipée de 120 canons. Pendant les guerres napoléoniennes, l'armée française s'empara du château sans tirer un seul coup de feu, ses troupes ayant reçu l'ordre de ne pas combattre.

Au cours des trois siècles derniers, le château de Montjuïc a joué un rôle décisif dans l'histoire de Barcelone, devenant un symbole de la défaite catalane face à l'Espagne en 1714. À la fin du XIXe siècle, Montjuïc était synonyme de barbarie en raison des tortures infligées aux prisonniers qui y étaient détenus. Le château est tristement célèbre en raison de son rôle dans la guerre civile de 1936 à 1939. Lluís Companys, qui était le président de la Generalitat de Catalogne pendant la guerre civile, a été exécuté au château en 1940. En juin 1963, Francisco Franco a inauguré un Musée militaire de l'armement.

Destination actuelle : En 2007, le gouvernement a transféré le château à la mairie de Barcelone. En 2010, le musée a été fermé pour être transformé en Centre international pour la paix. Le château accueille depuis des manifestations culturelles.

Classement : Bien d’intérêt culturel national en 1988.

Km 158

Stade olympique

Stade olympique LluísCompanys

Construction : 1929, 1989, 2010.

Architecte : Pere Domènech i Roura

Histoire : Il est construit par l'architecte Pere Domènech i Roura à l'occasion de l'exposition universelle de 1929. Réorganisé pour accueillir la cérémonie d'ouverture des Olympiades populaires de 1936 en réponse aux Jeux Olympiques de 1936 à Berlin, il sert d'abri pour les réfugiés républicains pendant la Guerre civile. Le stade est réhabilité en 1989 à l'occasion des Jeux olympiques de Barcelone de 1992 et accueille la cérémonie d'ouverture. En 2001, il est nommé stade olympique Lluís Companys en hommage au président de la généralité de Catalogne livré par la France de Vichy et exécuté dans le château de Montjuïc par les nationalistes de Franco en 1940 et dont le mausolée (Fossar de la Pedrera) est situé à proximité du stade.

Le stade a servi de paddock pour la F1 jusqu’en 1975 et a également été le terrain du RCD Espanyol de 1997 à 2009, jusqu'à ce qu'un nouveau stade soit construit. La piste du stade est refaite à l'occasion des championnats d'Europe d'athlétisme 2010. En mars 2022, le FC Barcelone annonce qu’il y jouera pendant près de deux ans le temps de la rénovation de son stade, le Camp Nou, dont les travaux débuteront en 2023 pour se terminer en 2025.

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