Sur la route

Palais Royal

Avec le Palais de la Nation, siège du Parlement fédéral qui se trouve à l'autre extrémité du Parc royal, le Palais royal de Bruxelles symbolise la Monarchie constitutionnelle. Il est la résidence administrative et le lieu de travail principal du roi. Construit entre 1815 et 1829, il est né de la réunion de quatre hôtels particuliers du XVIIIe siècle. Depuis 1965, il est de tradition que le Palais royal de Bruxelles soit accessible au public chaque été après la Fête nationale du 21 juillet jusque début septembre.

Km 4

Woluwé-Saint-Pierre (41 000 hab.)

Adossée au Ring de Bruxelles, Woluwé-Saint-Pierre intéresse l’amateur de cyclisme parce qu’Eddy Merckx y a grandi. Son père, Jules, y tenait une épicerie. Aujourd’hui, une station de métro -où est exposé le vélo avec lequel il battit le record de l’heure en 1972- et une école de la ville portent son nom.
Dans le Tour 1969, la première demi-étape s’acheva à Woluwé-Saint-Pierre par la victoire au sprint de Marino Basso. L’après-midi, le futur Cannibale s’offrait en hors d’œuvre son premier Maillot Jaune après la victoire de son équipe Faema dans le contre la montre par équipes. Le lendemain, Eddy quittait la ville de son enfance bardé de jaune en direction de Maastricht. Il abandonnait pourtant le soir la tunique à son compatriote Julien Stevens, vainqueur légèrement détaché de cette deuxième étape. Merckx reprit son bien quatre jours plus tard au Ballon d’Alsace pour ne plus le lâcher.
Sur la commune, un bâtiment novateur est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Le Palais Stoclet, qui annonce l’Art Déco, a été conçu en 1905 par l’architecte autrichien Josef Hoffmann pour le financier belge Adolphe Stoclet. La décoration intérieure a été réalisée notamment par Gustav Klimt et Fernand Khnopff. En proie à des querelles d’héritage, ce chef d’œuvre ne se visite pas.

Km 6.5

Auderghem (33 740 hab.)

En dépit de sa proximité avec Bruxelles et une intense urbanisation, Auderghem a préservé l’essentiel de son patrimoine, à commencer par le prieuré et le château de Val Duchesse, où se réunit parfois le gouvernement fédéral, ou l’abbaye de Rouge-Cloître, transformée en centre d’art, et son domaine prisé des promeneurs. Très en vogue auprès de la grande bourgeoisie à la fin du XIXe siècle, la ville vit la construction de grandes résidences dont subsistent le château de la Solitude où le château Sainte-Anne. La chapelle Sainte-Anne, dont les origines remontent au XIIe siècle, est le plus ancien monument de la ville.

Km 8

Watermael-Boitsfort (25 000 hab.)

Cette commune résidentielle, l’une des plus huppées de Bruxelles et siège de nombreuses entreprises, eut des habitants célèbres, comme Hergé, le père de Tintin, André Franquin, le père de Gaston Lagaffe, qui y vécut jusqu’à sa mort, ou encore les peintres Paul Delvaux, Rik Wouters et Fernand Verhaegen.

Km 12.5

Le bois de la Cambre

Depuis son aménagement en parc forestier, dans le dernier quart du XIXe siècle, le Bois de la Cambre est un lieu de promenade, de sport et de loisirs très prisé des Bruxellois. Le weekend, certaines voies sont interdites aux voitures, ce qui laisse place libre aux cyclistes, aux joggeurs et aux amateurs de roller. Les Robinsons du dimanche peuvent emprunter le bac pour rejoindre l’île et s’y restaurer. L’inventaire des arbres remarquables de la Région de Bruxelles-Capitale reprend plus de 80 arbres du bois de la Cambre. Celui-ci a été désigné en 2004 comme zone spéciale de conservation Natura 2000 grâce à l’habitat qu’il offre à 16 espèces de chauve-souris. Les chevreuils de la forêt de Soignes viennent également y faire une discrète incursion de temps à autre.

Km 14.5

Ixelles (87 000 hab.)

Faubourg populaire de Bruxelles, Ixelles accueille également une importante population étudiante en raison des deux campus qui y sont installés. La commune ne manque pas de charme avec ses célèbres étangs et la jolie abbaye de la Cambre, transformée en école nationale supérieure des arts visuels. Tout aussi remarquable est l’ancien bâtiment de la radio nationale, de style Art Déco, le Flagey, devenu une maison culturelle dédiée à la musique et à l’image.

De très nombreuses personnalités y sont nées, comme le pilote automobile Jacky Ickx, la cinéaste Agnès Varda, les écrivains Julio Cortazar et Françoise Mallet-Joris, la comédienne Audrey Hepburn ou la chanteuse Maurane. Ixelles a également son côté révolutionnaire puisque Karl Marx, Lénine, Pierre-Joseph Proudhon ou l’opposant à Staline Victor Serge y vécurent, tandis que le général Boulanger s’y suicida !

Km 18

Saint-Lambert-Woluwé (56 000 hab.)

Banlieue résidentielle de Bruxelles. Hergé y a vécu à la fin de sa vie et y est mort. C’est aussi la ville natale des frères Borlée, Jonathan et Kevin, spécialistes du 400 m, et de leur sœur Olivia.

Km 19

Schaerbeek (133 000 hab.)

Ville natale de Jacques Brel, cette grande commune aux portes de Bruxelles, populaire et cosmopolite, compte quelques lieux remarquables comme ses nombreuses façades Art Nouveau, notamment avenue Louis Bertrand ou à la maison Autrique, son imposant Hôtel communal, mais aussi sa Maison des Arts, demeure bourgeoise du XIXe siècle qui accueille concertes expositions et manifestations culturelles. Les grandes Halles de Schaerbeek sont également devenues un haut lieu de la musique et de la danse à Bruxelles.

Km 23

Laeken

À voir

Église Notre-Dame de Laeken
Cette église néo-gothique du XIXe siècle se trouve à l’extrémité de l’avenue de la Reine, à Laeken (Bruxelles). Construite sur ordre de Léopold Ier pour y recevoir la dépouille de sa femme, la reine Louise-Marie d’Orléans (dont l’avenue rappelle le souvenir), elle sert depuis lors de nécropole à la famille royale belge.

Palais royal de Laeken
Ce château de style Louis XVI est bâti sur l'emplacement d'un vieux manoir acheté par les gouverneurs généraux Marie-Christine et Albert de Saxe-Teschen. Napoléon acheta le domaine et l'embellit pour l'offrir à son épouse Joséphine de Beauharnais. Ensuite le roi Guillaume Ier des Pays-Bas unifiés s'y installa, puis les rois des Belges en firent leur résidence.

Km 26

Parc d’Osseghem

Aménagé entre 1927 et 1935 par l’architecte paysagiste Jules Buyssens pour l’exposition universelle de 1935, le parc d’Osseghem est  situé sur le plateau du Heysel, au pied de l’Atomium. Le site d’Osseghem appartenait autrefois à l’abbaye d’Afflighem qui y exploita la pierre. Lorsque les carrières furent abandonnées, l’endroit fut planté de hêtres. En 1909, c’est ce massif forestier que Léopold II acquit à cet endroit pour y édifier un quartier résidentiel de luxe. Ces terres sont cédées en 1927 à la Ville de Bruxelles dans la perspective de l’organisation d’une exposition universelle.

Cette exposition universelle, qui se tint de mai à novembre 1935, accueillit près de 20 millions  de personnes sur le site du Heysel. Le palais du Centenaire (et ses palais annexes), le stade, le réseau des voiries et le parc d’Osseghem seront les premiers jalons de l’urbanisation du plateau du Heysel, alors voulu comme un quartier voué aux expositions, aux sports et aux loisirs. Son développement s’interrompit lors de la Seconde Guerre mondiale pour prendre vraiment son essor avec l’exposition universelle suivante, celle de 1958.

Km 28

Atomium

Devenu l’un des symboles de Bruxelles depuis sa construction à l’occasion de l’Exposition universelle de 1958, l’Atomium est une représentation de la maille élémentaire du cristal de fer agrandie 65 milliards de fois. Contrairement à une croyance répandue, les neuf boules de l’édifice ne représentent pas les neuf provinces de la Belgique. Conçu par l’ingénieur André Waterkeyn, il culmine à 102 mètres et sa structure métallique pèse 2.400 tonnes. Destiné à être démoli après l’exposition, ce monument à la gloire de la science est devenu si populaire qu’il fut finalement conservé.

En 1958, le départ du Tour de France de Bruxelles avait coïncidé avec l’Exposition universelle. Et c’est au pied des neuf boules de métal que le peloton s’était ébranlé en direction de Gand, où André Garridade s’était imposé au sprint à l’issue d’une étape marquée par la chute de Jacques Anquetil. En 2010, lors du dernier passage du Tour de France à Bruxelles, un drapeau français avait été placé au sommet de l’édifice pour l’arrivée d’une étape remportée par Alessandro Petacchi.

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