Tour de France 2022

Rendez-vous le jeudi 14 octobre pour la révélation du parcours du Tour de France 2022

Sur la route

Département de la Drôme (26)
Population : 494 000 hab.
Préfecture : Valence (63 700 hab.)
Sous-préfectures : Die et Nyons
Superficie : 6530 km²
Spécialités : fruits à noyaux, plantes à parfum aromatiques et médicinales, lavande et lavandin, ail. 19 AOC / AOP dont 10 vins, 3 fromages et 6 autres produits : Noix de Grenoble, Olives noires de Nyons, Huile d’olive de Nyons, Huile d’olive de Provence, Huiles essentielles de Lavande de Haute-Provence, Châtaigne d’Ardèche. Les produits drômois bénéficient par ailleurs de 9 labels rouge et 13 IGP.
Clubs sportifs : Drôme HandBall Bourg-de-Péage, Valence HandBall, Team Drôme BMX, Saint Vallier Basket Drôme. Compétitions : Critérium du Dauphiné, Drôme Classic (UCI Europe Tour), Corima Drôme Provençale (cyclosportive), Drômoise (cyclosportive), Raid VTT les chemins du soleil (Marathon X Country international)
Festivals : Fêtes nocturnes de Grignan, Crest Jazz Vocal, Saoû chante Mozart
Économie : 44300 établissements et 13000 entreprises. Cuir et luxe, agroalimentaire, transport-logistique, etc.
Principaux sites touristiques : Ferme aux crocodiles (Pierrelatte), château de Grignan, Palais idéal du facteur Cheval (Hauterives)
Sites web et réseaux sociaux : www.ladrome.fr / www.ladrometourisme.com / www.facebook.com/ladromeledepartement

Km 3.4

Pierrelatte (13 500 hab.)
Pierrelatte est, avec Saint-Paul-Trois-Châteaux, Bollène et Lapalud, l’une des trois communes sur lesquelles est établi le site nucléaire du Tricastin, créé en 1961. Pierrelatte était surtout le siège de l’usine chargée d’enrichir l’uranium à des fins militaires, qui a fermé en 1996. Le commissariat à l’énergie atomique (CEA) y a conservé un pôle de recherche civile.
Le Musée municipal de paléontologie, minéralogie, archéologie et histoire, aménagé dans une ancienne prison du XVIIIe siècle.

Rocher de Pierrelatte
Classé « site naturel de caractère artistique en 1921. Rocher en calcaire urgonien.
La légende raconte que Gargantua, fatigué d’avoir voyagé à travers la France et boitillant, s'était assis un instant sur le mont Ventoux pour souffler un peu et se libérer d'un méchant caillou dans sa botte le faisant horriblement souffrir. C'est ainsi que serait né Pierrelatte, ou du moins son Rocher, petite pierre tombée d'une botte géante au milieu d'une large plaine : insolite rocher, première pierre d'immenses réalisations futures.
Au Moyen-âge, le rocher sert d’assise à un château. Le château, progressivement démantelé dès 1633, le Rocher (re)devient une carrière de pierre.

La Ferme aux crocodiles
La Ferme aux Crocodiles est le plus grand parc animalier européen dédié à la découverte des reptiles. Plus de 600 animaux y vivent en semi-liberté, dont 400 crocodiliens, des tortues géantes, des varans, des serpents et anacondas, des iguanes, des lézards, mais aussi des poissons et autres oiseaux tropicaux.
Classée jardin botanique, la Ferme présente également plus de 600 espèces et variétés de plantes exotiques : plantes aromatiques, arbres fruitiers, plantes aquatiques, épices ou encore herbes géantes.

Canal et barrage de Donzère-Mondragon
Construction : de 1947 à 1952
Architecte : Théodore Sardnal.
Caractéristiques : 24 km de long
Signe particulier : le plus long canal de dérivation du Rhône de 24 km entre Donzère et Mondragon, possédant aussi la plus haute écluse. Inauguré par le président Vincent Auriol en 1952.
Classement : Monument Historique en 1992 (barrage)

ARDÈCHE (07)
Région : Auvergne-Rhône-Alpes
Population : 324 000 habitants et une densité de 58h/km²
Préfecture : Privas
Sous-préfectures : Largentière, Tournon-sur-Rhône
Point culminant : le Mont Mézenc, 1754 m.
Nombre de communes : 339
Superficie : 5529 km², dont 172 000 ha de forêts (31 % du département).
Spécialités : la châtaigne sous toutes ses formes (AOC), Picodon (AOC), Maoche, la bombine, Caillette, l’olive, le boeuf fin gras du Mézenc (AOC), les pommes de terre (violine, truffole, les échamps de l’Eyrieux), la myrtille, la framboise, le miel et le vin dont quelques cépages ancestraux comme le chatus.
Clubs sportifs : Union cycliste d’Aubenas (division nationale), Rugby club Aubenas-Vals (fédérale 1), US Aubenas basket (N2 masculin), Basket club Nord Ardèche (N2 masculin), Pouzin handball (N1 féminine)
Compétitions : Les boucles Drôme-Ardèche (fin février), L’Ardéchoise (cyclosportive, juin), Tour cycliste féminin international de l'Ardèche (septembre), Rallye Monte Carlo (passage lors de certaines éditions), Rallye Monte Carlo historique (janvier), Marathon international des Gorges de l’Ardèche (canoë-kayak - novembre), Triathlon des Gorges de l’Ardèche (début juillet), raid nature du Pont d’Arc (Vallon pont d’arc, avril)…
L’Ardèche à vélo : La Viarhôna de Sarras à Bourg St Andéol, le long du Rhône, partagée entre la Drôme et l’Ardèche. La Dolce Via, 77 km de voies douces à partir de la Voulte-sur-Rhône le long de l’Eyrieux. La Grande Traversée de l’Ardèche VTT. Les 13 parcours « Sur les Routes de l’Ardéchoise ».
Festivals : Aluna (mi-juin), L’Art de l’envol, fête de la Montgolfière (juin), Festival du cirque d’Alba la Romaine (arts du clown et du cirque, juillet), Rencontre des cinémas d’Europe (Aubenas, novembre), États généraux du film documentaire (Lussas, août), festival des humoristes (Tournon, août), Labeaume en musiques (Sud-Ardèche, juillet-août), Equiblues (Saint-Agrève, août), Castagnades (octobre-novembre), Les fascinants week-ends vignobles et découvertes (octobre).
Économie : 22 663 entreprises (hors agriculture) dont 29% activités de service (hors information et communication), 24% commerces, réparation auto et moto-cycle, 19 % construction 4 176, 12% hébergement et restauration, 5 % fabricants de produits industriels (hors denrées et équipement), 4 % industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets et pollution, 3 % fabricants de denrées alimentaires, boissons et produits à base de tabac, 2 % information et communication, 2 % Transport et entreposage. Agriculture (source Agreste) : 4 713 exploitations dont 34 % élevage, 22 % viticulture, 20 % fruits. Tourisme : 18,1 millions de nuitées d’avril à octobre et 2,2 millions de séjours.
Sites web et réseaux sociaux :
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Instagram : https://www.instagram.com/ardeche_tourisme (#ardeche et #emerveillesparlardeche)

Km 9

Bourg-Saint-Andéol (7 200 hab.)
Entre ses collines, qui l’abritent du Mistral, faisant partie de l’Ardèche méridionale, cette commune se trouve sur la rive droite du Rhône. Le nom de la ville remonte au XVe siècle perpétuant la mémoire d’Andéol (?-208), venu évangéliser la région.
Le peloton a eu la chance de découvrir Bourg Saint-Andéol en 2016 pour le départ d’un contre-la-montre individuel jusqu’à la Caverne du Pont d’Arc remporté par Tom Dumoulin, qui n’avait pas encore remporté le Giro. Située en bordure du Rhône, la commune est d’ailleurs une habituée des courses cyclistes. Le sprinteur Juan José Haedo y avait en effet gagné une étape du Critérium du Dauphiné 2010 tandis que la ville a accueilli à plusieurs reprises la Classic Sud Ardèche.
Bourg-Saint-Andéol fut aussi régulièrement ville étape du Tour de l’Ardèche féminin et vit triompher les plus grandes, dont les deux championnes du monde 2015, la Britannique Lizzie Armistead (route) et la Danoise Linda Villumsen (contre-la-montre).

Église Saint-Andéol et tombeau de saint Andéol
Construction : 858, à l’exception du clocher à la dentelle gothique du XVIe siècle, elle sera remaniée en 1108, puis aux XVIe et XVIIIe siècle.
Style : roman carolingien rhénan
Caractéristiques : comporte une abside à l’ouest, type exceptionnel en France. À l’intérieur, à la croisée du transept, la coupole est d’un type rare avec ses quatre séries d’arcatures aux chapiteaux sculptés entre les trompes.
Signe particulier : contient le sarcophage païen en marbre blanc de saint Andéol, au nom de Julius Valerianus pour ne pas éveiller les soupçons et pour le protéger de toute profanation. Il fut retrouvé, en 1876, par l'abbé Paradis.
Classement : Monument historique en 1862

Palais des Evêques
Construction : fort médiéval embelli aux XVe et XVIIe siècles.
Style : façade Renaissance
Caractéristiques : se situe sur le rocher Saint Michel dominant le Rhône.
Signe particulier : à partir du XIVe siècle, cette demeure est la résidence des évêques de Viviers. Le premier étage présente de somptueuses fresques du XVIIe siècle.
Classement : Monument historique en 1946

Km 14.5

Saint-Marcel (2 400 hab.)
Saint-Marcel est l’une des communautés les plus anciennes du Vivarais et en garde un cœur médiéval pittoresque. Dès la première moitié du XIIIe siècle, le village se dote de solides institutions dirigées par des recteurs, souvent en conflit avec le consulat des nobles. Pour affirmer leur puissance, les nombreux co-seigneurs édifient des tours et de belles demeures dont certaines sont encore visibles. À l’abri de ses remparts, Saint-Marcel-d’Ardèche est au XVe siècle une des quatre villes du Bas Vivarais. Son clocher caractéristique date de cette époque.
La Révolution balaye le pouvoir seigneurial et détruit le château. Ce dernier est reconstruit au XIXe siècle avec le retour temporaire du pouvoir des Bernis. La même époque voit la démolition des remparts, la construction de fontaines et de lavoirs, la reconstruction de l’église derrière son clocher du XVe siècle. Le village se développe grâce à la soie, au vignoble, à ses tuileries. Mais la fin du siècle est terrible : maladie du ver à soie, crise du phylloxera… En un siècle, la communauté perd la moitié de ses habitants. Il faut attendre les années 1980 pour que le village connaisse un nouvel essor avec le développement industriel du Tricastin, la qualité de son vignoble et sa qualité de vie.

Km 18

Grotte Saint-Marcel
La grotte fut découverte en 1836 par un chasseur dont le furet s’était glissé dans une cavité. À ce jour, 57 km de galeries ont été explorées et répertoriées. À la croisée de la géologie, de l’archéologie et de la spéléologie, une visite guidée d’une heure permet de découvrir tout un monde souterrain, aménagé et illuminé de façon féérique. La grotte de Saint Marcel renferme un vaste réseau de galeries souterraines, des bassins en cascade, de somptueuses cathédrales, d’étranges concrétions, des salles immenses aux noms évocateurs tels que la fontaine de la vierge, la galerie des peintres, la table des rois. Des visites de spéléoenologie sont même proposées, qui permettent de goûter en aveugle les vins du terroir… sous ce terroir.

Km 21

Saint-Martin-d’Ardèche (970 hab.)
Depuis 2012, Saint-Martin fait partie du Pays d'Art et d'Histoire Vivarais méridional.
Sur le parvis entre l'église et l'Office du tourisme, une mosaïque a été réalisée en hommage à Max Ernst qui a résidé à Saint-Martin-d’Ardèche de 1938 à 1941 dans la maison de l’artiste mexico-britannique Leonora Carrington. Des bas-reliefs de Max Ernst subsistent dans la maison classée, qui ne se visite pas.

Km 30

Saint-Remèze (800 hab.)
Saint-Remèze, commune de 800 habitants regroupée autour de son église et de son château, située à l’extrémité sud du département de l’Ardèche, jouit d’une situation géographique incomparable entre la vallée du Rhône, les Gorges de l’Ardèche et le Massif de la Dent de Rez. Elle est dotée d’un patrimoine environnemental d’exception avec ses falaises et plateaux calcaires couverts de bois et garrigue, et ses grottes dont la célèbre grotte de la Madeleine. En limite du climat méditerranéen, elle dispose aussi d’une position géoclimatique privilégiée, qui en fait un terroir de vignes et de lavande, de couleurs et de saveurs, propice à la villégiature. Elle est au cœur de la Réserve naturelle des Gorges de l’Ardèche.

À VOIR :

Grotte de la Madeleine
Au cœur d’un site naturel d’exception, la grotte de la Madeleine est l’une des plus belles de France, avec des volumes grandioses, des ensembles de concrétions aux formes étonnantes et un panel de couleurs peu courant. Le spectacle son et lumière dans la plus grande salle connaît un vif succès. La grotte se trouve sur la route touristique des gorges de l’Ardèche, elle est célèbre encore pour son magnifique point de vue avec en particulier le Rocher de la Cathédrale.

Gorges de l’Ardèche
Les Gorges de l’Ardèche sont connues pour être un terrain de jeu estival remarquable. La région est caractérisée notamment par ses formations géologiques très particulières creusées par la rivière au cours des millénaires. Il en résulte des gorges parfaitement adaptées aux sports d’eaux vives, dont le canoë-kayak est le principal représentant. Les Gorges de l’Ardèche sont l’une des cent cinquante-trois réserves qui protègent les joyaux naturels de la France, métropolitaine et d’outre-mer. Elles attirent chaque année près d’un million de personnes en quête de nature sauvage, de loisirs verts et de sports de plein air. Crée en 1980, la réserve naturelle a pour mission de concilier cet engouement et la préservation du site.

Km 58

Vallon-Pont-d’Arc (2 350 hab.)
À l’extrême sud du département de l’Ardèche, Vallon-Pont-d’Arc annonce les fameuses Gorges de l’Ardèche sises dans une réserve naturelle préservée bien que visitée. Le village est l’emblème du tourisme dans la région. Il se situe en pleine garrigue et ses airs provençaux attirent les visiteurs, qui ont la possibilité de découvrir divers sites uniques (arche naturelle du Pont d’Arc, grottes, plages, avens, tunnels, dolmens), d’y pratiquer des sports de plein air (descente des gorges en canoë et kayak, escalade, spéléologie).
Dans ce fief du canoë-kayak, le cyclisme a trouvé sa place : en 2009, Jérémy Roy y remportait une étape de Paris-Nice. En 2016 enfin, c’est à proximité du village, dans le site de la Caverne du Pont d’Arc, que Tom Dumoulin avait enlevé un contre-la-montre du Tour de France battu par les vents.

À VOIR :

La Caverne du Pont d’Arc
Dans une grotte profonde, les premiers artistes de l’histoire de l’Humanité ont réalisé un chef d’œuvre : des chevaux, des lions, des rhinocéros et bien d’autres animaux saisis sur le vif. Trente-six mille ans plus tard, des scientifiques, des ingénieurs et des artistes ont réalisé un exploit unique au monde. Ils ont reconstitué cette grotte originale : la Caverne du Pont d’Arc, rendant visible cet extraordinaire ensemble de peintures et gravures, et perceptible l’émotion qui a frappé les découvreurs de la grotte vingt ans plus tôt. Cette cathédrale inviolée depuis des millénaires a été découverte en 1994 par trois spéléologues, Jean Marie Chauvet, qui a donné son nom à la grotte, Éliette Brunel et Christian Hilaire. Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco en 2014, la grotte ne pouvait être ouverte au public sans risquer d’être endommagée. Sa nécessaire reconstitution fut achevée en avril 2015. En pénétrant dans la caverne, on découvre l’univers qui a été celui des hommes et des femmes d’il y a 36 000 ans. Dans un jeu d’ombres et de lumières qui anime les parois et dévoile les draperies, les œuvres se révèlent. Des centaines d’animaux, de quinze espèces différentes apparaissent. Peint à l’ocre rouge, gravé au silex, tracé au doigt ou au fusain, le bestiaire prend vie tant les techniques de l’estompe et de la perspective sont maîtrisées.

Le Pont d’Arc
Le Pont d’Arc est un spectaculaire pont naturel creusé par l’Ardèche. Le pont a une longueur de 59 m pour une hauteur de 54 m. C'est un endroit réputé des canoéistes, car ils peuvent passer dessous et même toucher la roche. Il est considéré comme l’entrée naturelle des Gorges de l’Ardèche.

Km 65

Vagnas (570 hab.)
Occupé par l'Homme depuis 280 000 ans en raison de la présence de sources, de terrains de cueillette et de chasse, puis de terres cultivables. Le village est situé sur le trajet de voies de communication (drailles néolithiques, chemin pour les marchandises grecques du Rhône aux Cévennes, voie romaine d'Antonin le Pieux ­Alba-Nîmes). La bataille de Vagnas, en 1702, ponctuée par la défaite de Jean Cavalier, le chef des Camisards, marque le début de la victoire des troupes royales catholiques dans les Cévennes.

À 4 km, sur la commune de Labastide-de-Virac
Château des Roure
Construction : XIVe siècle
Caractéristiques : flanqué de deux tours rondes plates aux tuiles orangées. Du chemin de ronde, on découvre la magnifique vue panoramique sur les Cévennes, le plateau ardéchois et le Coiron.
Histoire : haut lieu des guerres de religion de la région qui surveillait le passage du Pont d’Arc jusqu'à la révolte des camisard. Après la révocation de l'Édit de Nantes en 1685, le comte de Roure abjure la religion protestante et devient catholique. En 1703, le chef camisard Jean Cavalier prend le château et brûle l'église.
Destination actuelle : abrite un Musée de la soie (2002), qui offre un aperçu très complet des différentes étapes de fabrication du fil à soie au sein d’une magnanerie, dans ce château qui fut, avec ses environs, un centre important de production de ce fameux fil.
Classement : Monument historique 1978

GARD (30)
Population : 736 029 hab.
Préfecture : Nîmes
Sous-préfectures : Alès, Le Vigan
Superficie : 5 853 km2
Spécialités : quatre sites remarquables du goût , 9 AOC-AOP et 5 IGP : vins des Costières, Uzège, Cévennes et Côtes du Rhône (Laudun, Lirac, Chusclan, Tavel, Listel…), pélardon, olive et huile d’olive de Nîmes, oignon doux des Cévennes, fraise de Nîmes, poulet et chapon des Cévennes, riz et taureau de Camargue, truffe noire d’Uzès et bientôt châtaigne et miel des Cévennes. Artisanat : poteries d’Anduze, vannerie, carrières de pierres, bottes gardiannes.
Clubs sportifs : Nîmes Olympique (football), USAM (handball), ASPTT (Tennis de table), RCN (rugby). Soutien aux jeunes talents, objectif JO 2024 : Lucie Gauthier (tennis de table), Enzo Giorgi (escrime handisport), Jean-Marc Pontvianne (athlétisme), Tom Poyet (Hand-ball) et Lorenzo Serres (VTT). Evénements : Etoile de Bessèges (cyclisme), Critérium des Cévennes (rallye), Marathon des Côtes-du-Rhône.
Festivals : le Gard compte de nombreux festivals, dont les Transes Cévenoles (musiques actuelles), Jazz à Junas, Itinérances (cinéma), Cratère Surfaces (Arts de la Rue) et Uzès Danse.
Economie : tourisme (romanité, 1er port de plaisance d’Europe à Port-Camargue, stations balnéaires, thermalisme), œnotourisme, agriculture, filière bois, pôle de compétitivité Areva, Textile Well, Perrier, CEA Marcoule.
Patrimoine : trois sites inscrits au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco : le Pont du Gard, l’Abbatiale de Saint-Gilles et l’agropastoralisme en Causses et Cévennes. Quatre Grands Site de France : le Pont du Gard (également réserve biosphère Unesco), le Cirque de Navacelles, la Camargue et les Gorges du Gardon. Quatre "Plus beaux villages de France". Trois villes d’art et histoire : Beaucaire, Nîmes et Uzès. Et aussi, les remparts d’Aigues-Mortes, le duché d’Uzès, l'abbaye de Saint Roman, la Chartreuse et le Fort Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon.
Sites web et réseaux sociaux : www.gard.fr / www.tourismegard.com / www.climattitude.gard.fr / https://fr-fr.facebook.com/legard30/ / https://fr-fr.facebook.com/GardTourisme/

Km 69

Barjac (1 620 hab.)
Petit bourg établi sur un replat du plateau à 170m d'altitude. Des spéléologues ont récemment découvert une grotte exceptionnelle dans le village, remplie de nombreuses concrétions très rares (notamment des coupelles parmi les plus grandes au monde) et ont aussitôt décidé, avec l’accord de la mairie et de spécialistes internationaux, de la placer sous « protection totale », c’est-à-dire d’interdire son accès au public.

Château de Barjac
Construction : entamée au XIe siècle, réaménagé à la fin du XVe. Reconstruit après la paix d’Alès (1629).
Style : place forte médiévale classique
Caractéristiques : ensemble architectural comprenant 3 bâtisses, regroupées autour d'une cour intérieure.
Destination actuelle : nombreuses festivités estivales comme le festival Chansons et Paroles, qui a lieu chaque année à la fin du mois de juillet.
Classement : inscrit Monument Historique en 1993


À 2 km de Barjac
Aven d’Orgnac et Cité de la Préhistoire
Labellisé Grand Site de France, le site réunit la Cité de la Préhistoire et la grotte avec ses paysages souterrains.
Cet espace muséographique moderne et ludique, qui traverse 350 000 ans d'aventures humaines, développe le temps long et donne enfin à voir des objets authentiques en vitrine. Entièrement rénové en 2014, il explique la préhistoire de l'Europe occidentale. Tables de jeux, démonstrations de feu, silex et tir de sagaies et autres animations préhistoriques offrent un regard nouveau sur les vestiges exposés, issus de fouilles en Ardèche et dans le nord du Gard.
La grotte, qui jouxte la Cité de la Préhistoire, surprend par ses volumes gigantesques et la beauté de ses paysages souterrains. Palmiers géants, fistuleuses translucides, excentriques, cierges, buffets d'orgue, colonnes, draperies ocrées, sapins d’argiles... lovés en équilibre sous des plafonds pouvant atteindre jusqu’à 55 mètres de haut.
www.orgnac.com.

Km 90

Lussan (500 hab.)
Labellisé plus beau village de France. Perché sur un piton rocheux dominant la garrigue. La population étant à majorité protestante, le village fût touché de plein fouet par la guerre des Camisards qui suivit la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Le château de Lussan (XVe) abrite aujourd'hui l'Hôtel de Ville. À l'intérieur, on admirera le très beau plafond peint du XVIIe siècle de l'ancienne salle d'apparat, classé Monument Historique.

Château de Fan
Construction : XVIe siècle
Style : Renaissance
Histoire : aurait été construit à l’emplacement d’un temple consacré aux nymphes Fanum. Au retour de la campagne d’Italie en 1550, Gaspard d’Audibert, qui avait pu admirer les résidences italiennes, fait construire ce château près de la source d’un ruisseau, Le Fan. Sous la Révolution française, il devient hostellerie puis est vendu en 1795 à Théophile Gide, habitant de Lussan, l’arrière-grand-père de l’écrivain André Gide (1869-1951).
Destination actuelle : vendu en 1920 à la municipalité, il est devenu une gendarmerie puis un immeuble d’habitation.
Classement : inscrit Monument Historique en 1972

Guerre des Camisards
Les Cévennes furent le théâtre de cette guerre qui opposa les partisans de la Réforme (protestants) aux troupes (catholiques) du roi Louis XIV (les dragons) entre 1702 et 1704-1705 (en fait, la répression durera jusqu’en 1787, date de l’Édit de tolérance. Dès le XVIe siècle les diocèses de Nîmes, d’Alais et d’Uzès furent agités par les guerres religieuses. Les protestants y étaient nombreux lors de la révocation de l’Édit de Nantes. Forcés de se convertir, un grand nombre se cacha dans le maquis cévenol pour ne pas partir aux galères ou être jetés en prison. Les paysans cévenols s’armèrent de faux, de fourches, de fusils. Des montagnes du Gard, la révolte se propagea dans le pays d’Alais, guidée par des chefs intrépides, dont Jean Cavalier. Ainsi commença la Guerre des Camisards (1702), mobilisant les protestants des Cévennes, d’une partie du Bas-Languedoc, voire de la Provence contre le pouvoir royal. Presque tous les villages que nous traversons ont été touchés par cette révolte.

Km 97

Vallérargues (150 hab.)

Le mont Bouquet
Vaste promontoire calcaire qui culmine à 629 m au couronné d'une chapelle abritant une Vierge (la « mère admirable du mont Bouquet », lieu de pèlerinage) ainsi que d'une grande antenne TDF (Télédiffusion de France) de 60 m. Site apprécié des parapentistes.
Ce ne sont pas moins de 360 voies d'escalade, ouvertes aux amoureux de la varappe, qui sont disponibles sur le site des falaises de Seynes, village que le mont surplombe. Avec plus de 10 km de voies, pour tous niveaux, ce site conventionné est un incontournable de la région.

Km 133

Uzès (8 500 hab.)
Ville principale de l’Uzège, où alternent garrigues, vignes et champs. Elle est classée ville d’art et d’histoire. Son centre-ville est classé secteur sauvegardé.
Point de départ de l’aqueduc romain de Nîmes, dont le Pont du Gard est le digne représentant, qui récupérait l’eau de la fontaine d’Eure (groupe d'une dizaine de sources pérennes, sur la rive gauche de l’Alzon) pour alimenter Nîmes (ouvrage qui cessa de fonctionner définitivement au VIe siècle). Marquée par les Guerres de religion, Uzès n'a pas ou peu connu la révolution industrielle. Au XVIe siècle, Uzès était la cinquième ville protestante du royaume. Au XVIIe siècle la cathédrale accueillait les nouveaux convertis, quand les réformés vivaient leur foi dans la clandestinité́ au risque d’être emprisonnés ou de partir aux galères.
L’ancien couvent des Cordeliers, du XVIIe siècle, sur l’esplanade, devient en 1791 le nouveau temple en remplacement de celui détruit durant les Guerres de religion.
Au hasard des rues piétonnes et pavées et des ruelles, de superbes façades des XVIe et XVIIIe siècles, de nombreux hôtels particuliers, un bel hôtel de ville (plus de 40 édifices inscrits ou classés aux Monuments Historiques), la place aux Herbes ombragée de platanes, entourée de maisons à arcades, avec une grande fontaine en fonte, la place Albert Ier (ex place du marché au blé́) avec également une belle fontaine et la chapelle des Capucins, à présent Office de tourisme, qui accueillit les sépultures des Ducs d’Uzès jusqu’en 1789.
Uzès a plusieurs fois été ville étape de Paris-Nice, du GP du Midi-Libre et de l’Étoile de Bessèges.

Cathédrale Sainte-Théodorite et Tour Fenestrelle
Construction : à partir de 1090.
Style : façade de style néo-roman plaquée en 1873 sur l'ancien édifice
Caractéristiques : à l’intérieur, des galeries ont été construites après la révocation de l’Édit de Nantes de 1685 pour y loger les « nouveaux convertis ». Une grande partie du mobilier a disparu durant la Révolution française à l’exception de l’orgue, un des plus beaux de la région. Tableaux de Simon de Châlons, maitre de l’école d’Avignon (1550), reliquaire de saint Firmin, évêque d’Uzès de 538 à 553.
Histoire : partiellement démolie lors de la croisade des Albigeois en 1177, reconstruite au début des Guerres de religion, elle est à nouveau détruite (1621), seule la Tour Fenestrelle reste debout (deux étages, en moins). Une nouvelle reconstruction a lieu de 1642 à 1663.
Signe particulier : la Tour Fenestrelle est l’un des symboles de la ville d’Uzès avec le palais ducal. De 42 m, du XIIe siècle, vestige de l’ancienne cathédrale, restaurée dans son style originel au XVIIe siècle, elle doit son nom aux nombreuses baies géminées à chacun de ses étages. Assimilée aux campaniles italiens de style lombard, elle est l’unique exemple en France de clocher rond.
Classement : Monument Historique en 1862 et 1963

Duché d’Uzès
Construction : du XIe au XIXe siècle.
Style : médiéval, roman, gothique flamboyant, Renaissance, dorique, ionique, corinthien
Caractéristiques : ensemble architectural composite remarquable par la variété́ de ses styles et des époques de sa construction. Dominé, au sud, par une puissante tour médiévale la Tour Bermonde, (XIe siècle) ancien donjon. Son décor est d'un raffinement Renaissance extrême, avec superposition des trois ordres architecturaux : dorique, ionique et corinthien. Deux autres tours au sein de cet ensemble : la tour polygonale, couverte d'une toiture pointue en tuile vernissées au XIXe siècle, et la tour ronde de la vigie médiévale.
Signes particuliers : les pièces meublées sont ornées de multiples portraits, accessibles par un très bel et exceptionnel escalier d'honneur Renaissance à l'italienne, rampe sur rampe, voûté́ en caissons et à pointes de diamants.

Km 142

SAINTE-ANASTASIE (1 700 hab.)

Pont Saint-Nicolas
Construction : 1245 à 1260
Style : pont en arc
Caractéristiques : relie Nîmes et Uzès. Long de 120 m.
Signe particulier : restauré sous le Second Empire, en 1862, afin d’éviter le passage devant l’ancien prieuré de Saint-Nicolas de Campagnac.

Gorges du Gardon
Le Gardon, en fait, c’est le Gard (dont le nom, aujourd’hui, est moins usité). De 127 km, il prend sa source dans les Hautes Cévennes ... Associé à celui d’une ville ou d’un village, son nom est utilisé de façon générique car la plupart de ses affluents sont nommés également Gardon. Alors il a fallu mettre de l’ordre ... pour les besoins de sa classification, le Service d’administration nationale des données et référentiels sur l’eau (Sandre) décida que la rivière principale serait le Gardon, qui prend sa source à 1 050 m, à Saint-Martin-de-Lansuscle près du Prat Reboubalès (1 082 m). Il débuterait pour les locaux, au sens strict, à la confluence du Gardon d’Alès et du Gardon d’Anduze (page 383) en amont de Ners entre Cassagnoles et Vénénobres, où la rivière prend enfin le nom de Gard, pour confluer en rive droite du Rhône, sur la commune de Vallabrègues.
Ses gorges ont été creusées en l’espace de six millions d'années, créant une faille de 150 m dans le calcaire, offrant un contraste paysager bien marqué entre les plateaux et le cours d’eau (paysage spectaculaire, aux villages médiévaux). Pendant les mois les plus chauds, la rivière devient souterraine sur la première partie de son parcours pour resurgir quelques kilomètres, en aval (c’est ainsi qu’elle est toujours fraîche, même par temps de canicule). En automne, des crues importantes sont provoquées par des pluies intenses (épisodes cévenols). La Réserve naturelle régionale des gorges du Gardon occupe une surface de 492 hectares. Le 9 juin 2015, les gorges ont été désignées réserve de biosphère par l’Unesco.

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