2026 Edition
The history
L’équipe autrefois connue sous le nom de Garmin a débuté sur le Tour de France à Brest en 2008. Elle incarne l’idée que, dans le cyclisme du XXIe siècle, les moyens financiers et la puissance des effectifs ne font pas tout. Malgré l’un des budgets les plus modestes du WorldTour et des incertitudes récurrentes quant à son avenir, elle est parvenue à placer Rigoberto Urán sur la deuxième marche du podium en 2017. Depuis l’arrivée d’Education First comme sponsor principal en 2018, la formation américaine, reconnaissable à son maillot rose, a trouvé une stabilité nouvelle. Son identité est profondément liée à la philosophie antidopage défendue par son manager Jonathan Vaughters et incarnée par David Millar, revenu au plus haut niveau après une suspension qui a marqué sa carrière.
La quatrième place de Christian Vande Velde en 2008 annonçait une série de performances inattendues au classement général : Bradley Wiggins, 4e en 2009, Ryder Hesjedal, 7e en 2010, puis Tom Danielson, 9e en 2011. Andrew Talansky, 10e en 2013, a relancé une équipe sortie meurtrie d’un Tour 2012 marqué par une chute collective en Lorraine. Vainqueur du Critérium du Dauphiné en 2014, l’Américain a ensuite dû abandonner la Grande Boucle, blessé, mais la victoire de Ramūnas Navardauskas à Bergerac a offert un moment d’émotion à toute l’équipe.
La formation basée à Boulder, dans le Colorado, est ensuite entrée dans une période plus difficile jusqu’au succès de Rigoberto Urán à Chambéry en 2017. En 2015, Talansky avait terminé 11e du général et 2e à Pra-Loup, Dan Martin s’était classé deux fois deuxième, à Mûr-de-Bretagne et Cauterets, tandis que Ryder Hesjedal avait pris la troisième place à l’Alpe d’Huez. La fin des années 2010 a été plus discrète, Urán se contentant de la 7e place en 2019. Le Tour 2018 est surtout resté célèbre pour Lawson Craddock, premier coureur de l’histoire à terminer lanterne rouge du premier au dernier jour après avoir poursuivi la course malgré une fracture de l’omoplate dès la première étape. En 2020, les débuts prometteurs de Sergio Higuita ont été éclipsés par la victoire de Daniel Martínez au Puy Mary. Higuita a néanmoins confirmé son potentiel en 2021 avec une 3e place à Quillan, une 8e place au col du Portet et une 7e à Luz Ardiden, tandis que Rigoberto Urán glissait de la 2e à la 10e place du classement général entre le Mont Ventoux et Paris.
Avant de remporter une étape sur La Vuelta, Urán a connu un Tour 2022 difficile, conclu à une modeste 25e place. Il a été éclipsé par son coéquipier américain Neilson Powless, 12e du classement général après avoir frôlé le Maillot Jaune à deux reprises, derrière Wout van Aert après l’étape des pavés puis derrière Tadej Pogacar à Longwy. Alberto Bettiol, deuxième à Mende, n’a pas réussi à imiter Magnus Cort, vainqueur à Megève. Le Danois s’était déjà illustré auparavant en multipliant les échappées lors du Grand Départ au Danemark, franchissant en tête chaque difficulté pour conserver le maillot à pois jusqu’à la neuvième étape, malgré les déboires de Stefan Bissegger, tombé à deux reprises lors du contre-la-montre de Copenhague.
Le recrutement de Richard Carapaz, champion olympique en titre et troisième du Tour 2021, devait ouvrir une nouvelle ère après le déclin d’Urán, seulement 71e en 2023. Mais l’Équatorien a chuté dès la première étape et n’a pas repris le départ le lendemain. Son coéquipier britannique James Shaw semblait lui aussi promis à un beau Tour après ses 5e et 7e places à Cauterets et au Grand Colombier, avant d’être victime de la même chute qui élimina Romain Bardet. Carapaz a finalement pris sa revanche en 2024 : Maillot Jaune à Turin au terme de la troisième étape, vainqueur à SuperDévoluy, meilleur grimpeur et super combatif à Paris. Il a ensuite confirmé son retour au plus haut niveau avec une 4e place sur La Vuelta 2024 puis une 3e place sur le Giro 2025, déjouant les pronostics qui annonçaient son déclin.
En 2025, Ben Healy a brillamment pris le relais. Le puncheur irlandais a remporté l’étape de Vire-Normandie, porté le Maillot Jaune pendant deux jours et décroché le prix du super combatif. Deuxième au sommet du Mont Ventoux, son style offensif et sa position caractéristique sur le vélo ont fait de lui l’un des coureurs les plus populaires de l’édition.
- Final victory0
- Stages victories12
- Yellows Jerseys10
- Other races Won4
Victoire finale : 0
Place d’honneur : 1
* 2017 : Rigoberto Urán, 2e
Victoires d’étapes : 12
* 2011 : contre-la-montre par équipes aux Essarts ; Tyler Farrar, à Redon ; Thor Hushovd, à Lourdes et Gap
* 2012 : David Millar, à Annonay-Davézieux
* 2013 : Dan Martin, à Bagnères-de-Bigorre
* 2014 : Ramūnas Navardauskas, à Bergerac
* 2017 : Rigoberto Urán, à Chambéry
* 2020 : Daniel Martínez, au Puy Mary
* 2022 : Magnus Cort, à Megève
* 2024 : Richard Carapaz, à SuperDévoluy
* 2025 : Ben Healy, à Vire-Normandie
Victoires dans les classements annexes : 4
* 2011 : classement par équipes
* 2024 : Richard Carapaz (meilleur grimpeur et super combatif)
* 2025 : Ben Healy (super combatif)
Maillots Jaunes : 10
* 2011 : Thor Hushovd, sept jours
* 2024 : Richard Carapaz, un jour
* 2025 : Ben Healy, deux jours
PARTICIPATIONS : 18 (depuis 2008)
LE CHIFFRE
2 : la meilleure place obtenue au classement général du Tour de France par l’équipe de Jonathan Vaughters, grâce à Rigoberto Urán en 2017, après les quatrièmes places de Christian Vande Velde (2008) et Bradley Wiggins (2009).
LES DATES
* 4 juillet 2011 : Au lendemain de la victoire de Garmin dans le contre-la-montre par équipes, Jonathan Vaughters savoure le succès de son sprinteur Tyler Farrar à Redon ainsi que le Maillot Jaune de Thor Hushovd.
* 13 juillet 2012 : David Millar, figure de la politique antidopage de l’équipe, signe sa plus belle rédemption en retrouvant la victoire sur le Tour à Annonay-Davézieux.
* 1er juillet 2024 : Richard Carapaz porte le Maillot Jaune pendant une journée, prélude à son triomphe dans le classement du meilleur grimpeur et au prix du super combatif.
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