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Alpes finales, épisode 1

Place au grand final alpestre ! Au dix-huitième jour de course, on pourrait croire que Paris est à l'horizon, mais quelques géants se dressent encore sur la route du peloton, à commencer par la montée d'Orcières-Merlette, ce jeudi. L'ascension de 1re catégorie est moins redoutable que les monstres hors-catégorie qui attendent les coureurs avec un double feu d'artifice final à l'Alpe d'Huez vendredi et samedi. Mais cette 18e étape cumule pas moins de 3.900 mètres de dénivelé (400 de plus que vendredi). Et les opportunités de livrer bataille s'amenuisent au moment de s'avancer vers Orcières-Merlette, où l'on convoque forcément le souvenir de la grande offensive de Luis Ocaña, vainqueur sur ces pentes en 1971.

Depuis, le Tour est régulièrement revenu dans la station de ski perchée à 1.850 mètres d'altitude. La dernière fois, en 2020, Primoz Roglic domptait Tadej Pogacar. Le Slovène d'UAE Emirates XRG en garde un souvenir particulier : c'était son premier podium sur le Tour. Depuis, il a pris l'habitude de tout emporter, et il met un point d’honneur à gagner sur les lieux où il a été battu par le passé. Cette année, il a également pris l'habitude de favoriser les desseins de son coéquipier Isaac del Toro, dont l'explosivité pourrait parfaitement s'accomoder du final d'Orcières-Merlette. Mais le week-end dernier, ce duo a subi la loi de Remco Evenepoel (Red Bull-Bora-Hansgrohe)... Quant à Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), il est prêt à bondir sur la moindre opportunité de prendre du temps au Mexicain, qui le devance de 20 secondes pour le podium et le maillot blanc.

Les traditionnels candidats à la victoire en montagne ont coché l’arrivé à Orcières-Merlette. Richard Carapaz (EF Education-EasyPost), Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5), Quinn Simmons (Lidl-Trek), Thymen Arensman (Netcompany Ineos), Tobias Johannessen (Uno-X Mobility) ou Pablo Castrillo (Movistar) ont déjà essayé à plusieurs reprises depuis le départ, et ont une nouvelle opportunité d’enfin lever les bras sur cette édition 2026. Les chances françaises de décrocher une première victoire s’amenuisent au fur et à mesure que le peloton approche de Paris. Des hommes comme le porteur du maillot à pois Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) ne manqueront pas d’être inspirés.

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