Et Philipsen voit triple

Tour de France 2023 | Étape 7 | Mont-de-Marsan > Bordeaux

Pour le retour du Tour de France à Bordeaux, l’autre capitale du sprint, c’est bien à une explication royale qu’ont eu droit les spectateurs de la place des Quinconces. Les équipes de sprinteurs ont laissé peu de suspense quant aux chances de l’échappée solitaire Simon Guglielmi puis à celles des contre-attaquants Nans Peters et Pierre Latour. Dans le final, le sprinteur en forme du moment, Jasper Philipsen, est allé chercher une troisième victoire d’affilée sur les rendez-vous massifs, ce qui n’était plus arrivé depuis Marcel Kittel en 2014 (Harrogate, Londres, Lille). Pour réaliser ce « hat-trick », le Belge a pu compter sur Mathieu Van der Poel comme meilleur allié, puis a dû contenir une accélération de Mark Cavendish, qui a tout tenté pour décrocher une 35e victoire d’étape sur les lieux où il s’était déjà imposé en 2010. Mais le Britannique a dû se contenter de la deuxième place, juste devant Biniam Girmay.

Le Résumé Long - Étape 7 - Tour de France 2023

Guglielmi en solo
Le peloton qui a franchi les Pyrénées est réuni au complet avec 172 coureurs au départ de Mont-de-Marsan, sur un profil d’étape qui n’encourage pas les candidats à l’échappée. Quatre volontaires semblent se décider dans le premier kilomètre, mais entre Simon Guglielmi (Arkea-Samsic), Nelson Oliveira (Movistar), Jonas Abrahamsen (Uno-X) et Mathieu Burgaudeau (TotalEnergies), seul le coureur d’Arkea-Samsic montre la volonté de se lancer dans un long périple aux chances infimes de réussite. Il ne rencontre aucune opposition pour prendre le large, et obtient rapidement un écart maximal de 7’15’’ dès le kilomètre 18.

Latour et Peters, à retardement
Les équipes Alpecin-Deceuninck et Lotto Dstny se chargent de maintenir une distance qu’elles estiment raisonnable, autour de 3 minutes, bien que le passage au sprint intermédiaire remporté au sein du peloton par Biniam Girmay occasionne un rapprochement à 45’’ (km 88). À la suite de cet épisode, Pierre Latour (TotalEnergies) et Nans Peters (AG2R-Citroën) sortent en contre-attaque et rejoignent Guglielmi au km 96. Le trio se réduit ensuite à un duo dans la côte de Béguey (km 131), où Guglielmi cède au rythme des deux contre-attaquants qui ont décidé de vendre chèrement leur peau. L’allure s’est très sensiblement élevée à 25 km de l’arrivée, mais ils s’accrochent à une avance d’une minute.  

Accélération fulgurante de Cavendish
La pression exercée par le peloton augmente dans le final, mais Pierre Latour résiste en solitaire jusqu’au trois derniers kilomètres, où le train des Alpecin-Deceuninck se met en place. Ce sont eux qui se présentent dans une position privilégiée dans le dernier kilomètre. Dans son rôle de poisson-pilote, Mathieu Van der Poel lance Jasper Philipsen, qui se retrouve sur les quais de la Garonne confronté à un énorme défi. Mark Cavendish a en effet placé une accélération fulgurante qui lui autorisait d’envisager la victoire. Mais la puissance du coureur belge finit par payer dans les 50 derniers mètres pour dépasser son rival britannique.     

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