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BORDEAUX
Ville étape pour la 82e fois
Préfecture de la Gironde.
Préfecture de la Région Nouvelle Aquitaine.
Population : 260 000 hab. (994 000 hab. dans l’aire urbaine). 
Personnalités : Montaigne, Montesquieu, François Mauriac, Jean Anouilh (écrivains), Jacques Chaban-Delmas, Alain Juppé (anciens Premiers ministres), Goya (y est mort), Rosa Bonheur, Albert Marquet, Odilon Redon (peintres), Sempé (dessinateur), Alain Giresse, Christophe Dugarry (football), Serge Lama, Marcel Amont (chanteurs), Francis Castaing, Blel Kadri (cyclisme).
Spécialités : vins de Bordeaux. Canelé bordelais. Bouchons (chocolats). Sarments du Médoc (chocolats). Entrecôte à la bordelaise. Lamproie à la bordelaise. Grenier médocain. Caviar de la Gironde. 
Sport : Girondins de Bordeaux (football), Union Bordeaux Bègles (rugby), Boxers de Bordeaux (hockey sur glace).
Évènements : Jumping international, Open international de golf, BNP Paribas Primrose Bordeaux (tournoi de tennis organisé à la Villa Primrose), Open international de tennis de table de Bordeaux, Traversée de Bordeaux à la nage, Bordeaux-Saintes et Bordeaux-Paris (cyclisme).
À vélo : 1 182 km d’aménagements cyclables. Bordeaux Bike Expérience. Piste cyclable Roger Lapébie.
Économie : capitale mondiale du vin (38 appellations : Bordeaux, Saint-Émilion, pauillac, sauternes, graves, médoc, saint-julien, moulis, pomerol, entre-deux-mers, agneau rosé, clairet, pessac-léognan, cadillac...) Gastronomie. Tourisme d’affaires. Aéronautique et espace (Dassault Aviation, ArianeGroup, Safran et Thales). Administrations. Universités.    
Festivals : Fête du vin, fête du fleuve. Festival Climax, Bordeaux Congo Square, Bordeaux Jazz Festival, Festival Bordeaux Rock, Festival Relâche, Escale du livre, Vinexpo. Foire aux plaisirs.
Labels : Patrimoine mondial de l’Unesco. French Tech. Ville et territoire vélotouristique. Territoire Bio. Qualiville. Ruban du développement durable.
Sites web / réseaux sociaux : www.visiter-bordeaux.comwww.bordeaux-tourisme.com / https://www.bordeaux.fr/ / https://www.bordeaux-metropole.fr/ / Facebook: Ville de Bordeaux / Instagram: villedebordeaux

Le jardin public et l'ancien monument du jardin botanique de la ville © ©Thomas Sanson
Une terrasse sur la place du Palais © ©Vincent Bengold
Rive droite de Bordeaux avec la place de la Bourse en fond © ©Thomas Sanson

BORDEAUX ET LE CYCLISME

Avec 81 étapes, Bordeaux est, après Paris, la ville qui a accueilli le plus souvent le Tour de France, mais la course lui faisait des infidélités depuis treize ans, puisque le dernier vainqueur en ville (un sprinteur, comme le veut la tradition), n’était autre que le plus grand d’entre eux, Mark Cavendish. Avant lui, des finisseurs du calibre de Rik van Looy, André Darrigade, Walter Godefroot, Marino Basso, Freddy Maertens, Jan Raas, Eric Vanderaerden, Jean-Paul van Poppel, Djamolidine Abdoujaparov, Tom Steels ou Erik Zabel s’y étaient également imposés. Bordeaux, ce fut également pendant 86 ans à partir de 1891, le point de départ de Bordeaux-Paris, classique unique de 600 km disputée en partie derrière derny. Les plus grands, Henri Pélissier, François Faber, Ferdi Kübler, Louison Bobet, Jacques Anquetil, Jan Janssen, s’y sont imposés, et certains coureurs, comme le Belge Hermann van Springel, vainqueur à sept reprises, en avaient fait leur spécialité. Bordeaux, ancien fief des Six Jours, dispose aussi d’un vélodrome de premier plan, le Stadium de Bordeaux-Lac, où se disputèrent les championnats du monde sur piste 1998 et 2006 et où Chris Boardman, Graeme Obree, Miguel Indurain et Tony Rominger établirent à tour de rôle un record du monde de l’heure en 1993 et 1994. Parmi les cyclistes bordelais, on compte deux vainqueurs d’étape du Tour, Francis Castaing, en 1985, et Blel Kadri, en 2014.

Blel Kadri, Vainqueur de l'étape 8 lors du Tour de France 2014 © A.S.O./Xavier Bourgois
Le Tour de France 1908 à Bordeaux © Pressesports/Collection Laget
Marc Cavendish, dernier vainqueur à Bordeaux lors du Tour de France 2010 © Pressesports/Mons

À VOIR 

Patrimoine mondial de l’Unesco
Le 28 juin 2007 à Christchurch en Nouvelle-Zélande, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a inscrit Bordeaux, Port de la lune, sur la liste du patrimoine mondial au titre d'ensemble urbain exceptionnel. La distinction de ce vaste périmètre de 1810 hectares était une première. La commission du patrimoine mondial de l'Unesco n'avait encore jamais honoré un ensemble urbain de cette ampleur. Le périmètre inscrit au patrimoine mondial, entre Garonne et boulevards comprend le port de la lune et s'étend, du nord au sud le long du fleuve, du quai de Bacalan à celui de Paludate, incluant les bassins à flot et le pont de pierre. Il englobe la quasi-totalité de Bordeaux à l'intérieur des boulevards, à l'exception du quartier situé au-delà de la gare Saint Jean, entre les voies ferrées et le boulevard Jean-Jacques Bosc.  

Place de la Bourse
Construction : 1730 à 1755
Style : classique
Architectes : Jacques Gabriel et Ange-Jacques Gabriel
Histoire : la place de la Bourse est la première brèche dans les remparts du Moyen Âge et, en tant que place Royale. Elle sert de somptueux écrin à la statue équestre du roi de France Louis XV. Inaugurée en 1743, elle est aussi le symbole de la prospérité de la ville, et son nom s'est adapté aux différents régimes politiques. De place Royale à son origine sous l'Ancien régime, elle devint place de la Liberté pendant la Révolution, puis place Impériale sous Napoléon Ier, à nouveau place Royale avec la Restauration de la monarchie, et enfin, à la chute de Louis-Philippe en 1848, elle a pris son nom actuel de place de la Bourse.
Caractéristiques : cette place est une des œuvres les plus représentatives de l'art architectural classique français du XVIIIe siècle, et un exemple remarquable des « places Royales ». Se trouvent sur la place les monuments suivants : l’hôtel des douanes, qui abrite le musée national des douanes, le palais de la Bourse, siège de la chambre de commerce et d’industrie, le centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine, la Fontaine des Trois Grâces et le miroir d’eau, plus grand miroir d’eau du monde (3 450 m2).
Classement : patrimoine mondial de l’Unesco au sein de Bordeaux, Port de la Lune.  

Hôtel des douanes et musée national des douanes
Construction : 1735 à 1738
Style : néo-classique
Architecte : Jacques Gabriel.
Histoire : appelé à l'origine Hôtel des Fermes du Roi, l'édifice a été conçu spécifiquement pour accueillir la Ferme Générale, compagnie privée, ancêtre de la douane sous l’Ancien Régime, qui prélevait pour le compte du roi les droits et taxes sur les marchandises. Le bâtiment abrite encore aujourd'hui la Direction interrégionale des douanes de Bordeaux. En 1984, l'institution a décidé d'installer dans l'ancienne halle de dédouanement, au rez-de-chaussée, le premier musée national des Douanes.
Caractéristiques : l'architecture est de style néoclassique. Les deux frontons, représentant Mercure favorisant le commerce de la Garonne (côté quais) et Minerve protégeant les arts (côté place), ont été réalisés par le décorateur flamand Jacques Verberckt, qui a également conçu la fontaine dite « à congélations » adossée au mur de la cour intérieure. Le bâtiment s'organise autour d'une cour rectangulaire qui recevait les marchandises avant et après le dédouanement, opéré dans la grande halle.
Classement : Monument Historique depuis 1914, puis 1961 et 2020.   

Palais de la Bourse
Construction : 1742 à 1749
Style : néo-classique
Architecte : Ange-Jacques Gabriel.
Histoire : le palais de la Bourse fait partie de l'ensemble architectural qu'est la place de la Bourse. L’architecte Jacques Gabriel dessina d'abord les façades de l'hôtel des Fermes du Roi, puis après sa mort en 1742, c'est son fils Ange-Jacques Gabriel qui poursuivit son œuvre, sous l'intendance du marquis de Tourny. À la fin du chantier en 1749, la bourse des marchands (située auparavant place du Palais), la chambre de commerce et la juridiction consulaire ont pu s’installer dans leurs nouveaux locaux.
Destination actuelle : la chambre de commerce (CCI) et le tribunal de commerce sont toujours en place dans le bâtiment. En revanche la bourse de Bordeaux, en tant que place de cotation, a fermé comme les autres bourses régionales en 1990.
Classement :  Monument Historique depuis 1916, puis 1942.   

Grand Théâtre
Construction : 1780
Style : néo-classique.
Architecte : Victor Louis.
Histoire : commandé par le maréchal de Richelieu, gouverneur de Guyenne, il a été inauguré le 7 avril 1780 avec la représentation de l'Athalie de Jean Racine.
Caractéristiques : inspiré de l'Antiquité avec son péristyle, l'ouvrage de 88 mètres sur 47 de style néo-classique s'inscrit dans l'opulent urbanisme bordelais hérité du siècle des Lumières. Il abrite une salle de spectacle d'un millier de places, exemple parfait de théâtre à l'italienne. Il a retrouvé à la fois sa décoration intérieure bleue, or et marbre blanc d'origine à l'occasion de sa dernière restauration en 1991 et sa perspective de temple des muses avec l'aménagement de la place de la Comédie et du cours du Chapeau-Rouge en 2006.
Destination actuelle : le Grand-Théâtre est aujourd'hui le siège de l'Opéra national de Bordeaux qui y programme sa saison lyrique et ses ballets. Il accueillait également les concerts symphoniques de l'Orchestre national Bordeaux Aquitaine avant l'ouverture de l'Auditorium de Bordeaux en 2013.
Classement : Monument Historique depuis 1899. 

 
Monument aux Girondins
Construction : 1894-1902
Architecte : Henri Deverin.
Histoire : envisagé dès 1868, le projet de monument aux députés girondins victimes de la Terreur a eu bien du mal à se réaliser. Un temps confié à Auguste Bartholdi, dont le projet, jugé trop coûteux, devint la fontaine de la place des Terreaux à Lyon, le monument est finalement érigé entre 1894 et 1902 sous la direction de l’architecte Henri Deverin. Il reste cependant inachevé, les bustes des huit députés girondins initialement prévus n’étant jamais réalisés. 
Caractéristiques : il se compose d'un large socle encadré de deux bassins, ornés de chevaux et de groupes en bronze, et surmonté d'une colonne de 43 mètres où culmine (à 54 mètres de hauteur) la statue en bronze de la Liberté brisant ses chaînes.
Classement :  Monument Historique depuis 2011.   

Porte Cailhau
Construction : XVe siècle
Style : gothique
Caractéristiques : la porte Cailhau se dresse sur la place du Palais du côté du fleuve. Située entre les embouchures des deux principales rivières de Bordeaux, le Peugue (cours d'Alsace et Lorraine) et la Devèze (rue de la Devise), c'était la principale entrée dans la ville depuis le port. Elle donnait accès au Palais de l'Ombrière, résidence des ducs de Guyenne, puis siège du Parlement de Bordeaux à partir de 1462.
Histoire : la porte d’origine était implantée dans le rempart du XIVe siècle. Elle a été remplacée par le monument actuel, construit près de la Garonne entre 1493 et 1496. Le hasard a voulu qu'en fin de construction, le roi Charles VIII remporte en 1495 la bataille de Fornoue, au cours de laquelle l'archevêque de Bordeaux, André d'Espinay, conduisait un contingent. Pour fêter cette victoire, la porte a été dédiée à Charles VIII et ornée de sa statue en marbre blanc, entourée du cardinal d'Espinay et de saint Jean-Baptiste. La statue, brisée en 1793, a été remplacée par une copie en pierre en 1880. L'édifice a été remanié, notamment par l'élargissement de la baie en 1753-1754. Mais c'est surtout, l'architecte Charles Durand qui l’a restauré et l’a dégagé des édifices accolés, de 1880 à 1890.
Classement : Monument Historique depuis 1883. 

Cathédrale Saint-André
Construction : XIIe au XVIe siècle.
Style : gothique angevin.
Histoire : elle est consacrée le 1er mai 1096 par le pape Urbain II, en tournée pour prêcher la Première Croisade. Elle est reconstruite dans le style gothique du XIIe au XVIe siècle. Dans cette église furent célébrés deux mariages royaux : en 1137, le mariage d'Aliénor d'Aquitaine, alors âgée de quinze ans, avec le futur Louis VII, roi des Francs ; et en novembre 1615, le mariage d'Anne d'Autriche, Infante d'Espagne, et de Louis XIII, roi de France et de Navarre.
Caractéristiques : c’est sous le pontificat de Clément V, ancien archevêque de Bordeaux, que l'ancienne cathédrale romane prend l'aspect d'un édifice gothique. Le chœur et les chapelles rayonnantes ont été réalisés au XIVe siècle. C’est aussi à cette époque que furent érigées les façades des bras du transept. Le clocher, les tours et les flèches du transept sud furent terminés au XVe siècle.  La cathédrale est flanquée d'une tour du XVe siècle : le clocher ou tour Pey-Berland, construite sur ordre de l'archevêque du même nom.
Classement : Monument Historique depuis 1862. Patrimoine mondial de l’Unesco au titre des chemins de Compostelle.  

Palais Rohan (Hôtel de Ville)
Construction : 1771-1784
Style : néoclassique
Architecte : Richard-François Bonfin
Histoire : construit pour l'archevêque Ferdinand-Maximilien-Mériadec, prince de Rohan, entre 1771 et 1784. Hôtel de l’Archevêché jusqu’à la Révolution, hôtel du département puis siège du tribunal révolutionnaire en 1791, hôtel de la préfecture en 1800, palais impérial de Napoléon Ier en 1808 et palais royal en 1815 sous Louis XVIII, le palais Rohan devient hôtel de ville en 1835.
Caractéristiques : Cet ensemble est réalisé dans un style néoclassique monumental, sobre et équilibré. Il reprend la configuration des hôtels particuliers « entre cour et jardin ».
Classement : Monument Historique depuis 1997.  

Cité du vin
Création : 2016.
Caractéristiques : lieu phare de l’œnotourisme bordelais et nouveau totem de Bordeaux, la Cité du Vin a accueilli deux millions de visiteurs depuis son ouverture en 2016. Ce lieu à l’architecture unique dévoile toutes les richesses et la diversité viticole mondiale. Il a été classé septième musée du monde par le National Geographic. Le bâtiment, conçu par le cabinet d’architectes Anaka XTU surprend par les rondeurs de sa forme extérieure et sa flèche de 55 mètres, qui impose sa présence dans le ciel de Bordeaux. Sa voûte en bois du tore rappelle la charpente d’un bateau et l'impact environnemental du bâtiment est maîtrisé.
Signe particulier : le lieu accueille également des expositions temporaires, comme l’exposition Picasso de l’été 2022. La flèche permet de déguster les meilleurs crus avec une vue panoramique sur la ville.  

Bassin des lumières
Les Bassins des Lumières comprennent quatre bassins en eau, de 110 m de long sur 22 m de large et 12 m de hauteur : 90 vidéoprojecteurs et 80 enceintes permettent de projeter les images sur 12 000 m2. Les Bassins des Lumières se présentent comme le centre d’art numérique le plus grand au monde. Ils représentent trois fois la surface des Carrières des Lumières des Baux-de-Provence, et cinq fois l’Atelier des Lumières de Paris, deux autres sites gérés par la société Culturespaces.

La Cité Frugès (Le Corbusier)
Commandée à l’architecte Le Corbusier (Charles-Edouard Jeanneret-Gris de son vrai nom) par l’industriel sucrier Henry Frugès qui voulait faire de Pessac un laboratoire de l’avant-gardisme, la cité est en rupture complète avec l’architecture bordelaise : formes géométriques strictes, béton travaillé et laissé brut, terrasses panoramiques, couleurs vives. Et à la livraison des 51 logements en 1926, le scandale fut immédiat.  

La Cité Frugès © ©Guillaume Roustaing - Tourisme TV
Vue aérienne de la Cité du vin © ©Thomas Sanson
Le Palais Rohan © Getty/trabantos
La Cathédrale Saint-André © Getty/Jogn Abernethy
La Porte Cailhau © Getty/MarioGuti
Le Monument aux Girondins © ©Thomas Sanson
Le Grand Théâtre illuminé © ©gb27photo
Le Palais de la Bourse © Getty/Lisur
Le musée national des Douanes à Bordeaux, © Creative Commons 3.0/Dominique Repérant
Le miroir d'eau et la place de la Bourse © ©Alexander Demyanenkov
Le pont de Pierre © ©Vincent Bengold

À MANGER 

Le cannelé bordelais
Le cannelé, également écrit canelé, est un petit gâteau en forme de cylindre cannelé, à pâte molle et tendre, parfumé au rhum et à la vanille, et cuit dans un moule originellement en cuivre, qui lui donne une fine croûte caramélisée. Le cannelé n’a pas d’origine certaine. La légende tient qu’il fut inventé dans le couvent des Annonciades de Bordeaux, préparé par les nonnes pour nourrir les pauvres. La fermeture du couvent en 1791 aurait mené à une lente désuétude de la recette, mais celle-ci reparut progressivement à partir du début des années 1980.

Les Cannelés bordelais © Getty/Eric Cowez

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