Le Tour de France 2026 touche à sa fin, mais le suspense règne toujours à l’attaque des 89 derniers kilomètres – parcours adapté en raison de la situation exceptionnelle liée aux incendies. Paris attend de couronner ses héros ax Champs-Élysées, mais il faudra gravir par trois fois la côte de la Butte Montmartre (un kilomètre à 6,5 %) pour atteindre l’arche d'arrivée, placée 10,3 kilomètres après la dernière des 68 ascensions répertoriées de cette 113e édition. Qui pour inscrire son nom au palmarès de la plus belle avenue au monde ?
Tadej Pogacar (UAE Emirates XRG) a échoué l’an dernier (4e), et il aime gagner là où il a été devancé par le passé, ce qu’il a fait cette année en triomphant au Lioran et l’Alpe d’Huez. Mais pour prendre sa revanche, et conclure en beauté sa cinquième conquête du Maillot Jaune, le Slovène devra terrasser son dauphin Remco Evenepoel (Red Bull-Bora-Hansgrohe). Champion olympique à Paris en 2024, le Belge garde de bons souvenirs de Montmartre, bien que la configuration de la course était différente. Il vient de montrer toute sa force et sa polyvalence durant trois semaines, jusque sur les plus hauts sommets. Les reliefs parisiens doivent lui permettre de libérer sa puissance.
Prince des Classiques, Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech) réunit toutes les qualités pour créer une différence à Montmartre, avant de faire parler sa puissance aux Champs-Élysées. Ce serait son quatrième succès sur le Tour de France. Autre champion ultra-polyvalent, Mauro Schmid (Jayco AlUla) rêve pour sa part de doubler la mise après son succès belfortain. Filippo Ganna (Netcompany Ineos) est lui toujours en quête d’un premier bouquet. Excellent rouleur, l’Italien aime les profils comme celui du jour. Et quel meilleur théâtre que celui des Champs-Élysées pour enfin rejoindre le club des vainqueurs sur les trois Grands Tours, en plus de débloquer le compteur de son équipe cette année ?
Jordi Meeus est le dernier sprinteur vainqueur à Paris en 2023, succédant à son compatriote Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) l’année précédente. Un sprint massif n'est certainement pas le scénario principal sur le circuit final. Mais certains hommes rapides ont de belles qualités d'explosivité et d'endurance à faire valoir pour se mêler à la lutte avec les spécialistes des Classiques. C'est le cas de Philipsen. Et surtout du maillot vert Mads Pedersen (Lidl-Trek). Héroïque dans les montagnes pour conquérir le maillot vert, le Danois compte bien honorer sa tunique sur les Champs-Élysées.

