Qui dit 14 juillet dit feu d’artifice. Et il n’y en aura probablement pas qu’un sur les 166,6 kilomètres de la 10e étape entre Aurillac et Le Lioran, où 3 800 mètres de dénivelé positif seront à vaincre sur les pentes du Massif Central ! Montée, descente, montée, descente : le peloton va s’y adonner toute la journée, avec pas moins de six ascensions répertoriées – dont deux de 1re catégorie – et une dernière montée placée à 2,7 kilomètres de l’arrivée.
Loin des sommets alpestres ou pyrénéens, la route n’atteint pas les 1.500 mètres d’altitude (le col de la Griffoul est le point le plus élevé, à 1.336m) mais le terrain n’en est pas moins propice à un grand affrontement mobilisant puncheurs et grimpeurs. C’est ici, au Lioran, que Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) avait vaincu Tadej Pogacar (UAE Emirates XRG) en 2024. À l’époque, le parcours était plus long, mais moins musclé. L’enchaînement de difficultés devrait inspirer le Slovène, toujours saignant lorsqu’il a une revanche à prendre.
La bataille pour le podium fera aussi rage puisque, du troisième au neuvième, sept coureurs se tiennent en une minute et 30 secondes : Isaac del Toro (UAE Emirates XRG), Remco Evenepoel (Red Bull-Bora-Hansgrohe), Juan Ayuso (Lidl-Trek), Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), Florian Lipowitz (Red Bull-Bora-Hansgrohe), Lenny Martinez (Bahrain Victorious) et Mattias Skjelmose (Lidl-Trek).
Les traditionnels candidats aux échappées montagneuses ont également une opportunité de se distinguer, notamment chez les Français qui voudront briller en ce jour de fête nationale. Intéressé par le maillot à pois, Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) pourrait être l’un d’eux, comme Martinez si les coureurs du général lui laissent du champ. Offensif en Corrèze, Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5) a confirmé sa volonté de chasser les étapes après avoir perdu du temps au classement général. Le Britannique pourra jouer cette carte dans le Massif Central, tout comme l’Équatorien Richard Carapaz (EF Education-EasyPost).

