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J-1 : Grand Départ Infos

198 COUREURS, 49 DEBUTANTS
Après la publication de la liste officielle des partants, la physionomie du peloton prend forme avec précision, avec une répartition géographique qui fait honneur aux nations historiques du vélo, avec 39 coureurs pour la France, 18 pour l'Italie et 16 pour la Belgique. L'Allemagne bénéficie peut-être d'une forme de « prime au Grand Départ », puisqu'ils seront également 16 à se présenter demain pour le chrono, un chiffre que la délégation n'a plus atteint depuis 2008 (record : 19 en 2007). Parmi les 198 coureurs, le plus expérimenté est Sylvain Chavanel, qui participe à son 17e Tour et égale le record de George Hincapie, Suart O'Grady et Jens Voigt. En revanche, même s'il achève la Grande Boucle, il restera en dessous du score Joop Zoetemelk qui a terminé l'intégralité de ses 16 Tours de France. Tout en bas de la pyramide des âges, 29 coureurs sont inscrits dans le classement des jeunes. Cette année, le benjamin s'appelle Elie Gesbert. Le coureur de Fortuneo-Oscaro est le seul âgé de 22 ans dans la course. Au total, 49 cyclistes feront leur baptême du Tour sur  cette 104e édition. Le chiffre des novices se situe dans la fourchette haute, puisque depuis l'an 2000 la moyenne s'établit précisément à 46. Enfin, la moyenne d'âge la plus élevée parmi les 22 équipes est enregistrée chez Dimension Data avec 32 ans et 55 jours, tandis que la plus faible se trouve chez Cannondale, avec 27 ans et 238 jours.

BARDET, L'ESPRIT DE CONQUÊTE
Vincent Lavenu, manager d'AG2R La Mondiale, ouvre la conférence de presse avec l'annonce des reconductions de contrat jusqu'en 2020 de trois piliers de son équipe : Oliver Naesen, Pierre Latour et Romain Bardet. Mais pour entrer dans le vif du sujet, son leader est surtout appelé à se prononcer sur ses objectifs immédiats, après avoir terminé 2e du Tour de France l'année dernière. Tout aussi mesuré dans ses propos qu'audacieux sur les routes bien pentues, le coureur auvergnat affiche davantage une méthode qu'un pronostic, et l'a d'ailleurs apposé en grosses lettres sur le cadre de son vélo : « Take the risk or loose the chance ». Pour Romain Bardet, la définition de l'opportunité s'accompagne d'une attitude offensive : « Je n'ai jamais adopté de posture défensive. A fortiori après avoir terminé deuxième du Tour, je vais m'autoriser à prendre encore plus de risques pour le meilleur, quitte à  le payer un peu plus tard. Je préfère me mettre en danger pour essayer de continuer à tutoyer les sommets. La réussite passe par l'attaque. La prise de risques doit aussi être calculée, je sais qu'il faut être patient, puisque l'année dernière j'ai construit mon podium sur les derniers jours de course. Mais je ne vends pas du rêve, je ne promets pas un résultat. Vous pouvez juste compter sur moi pour me battre jusqu'à Paris ».

QUINTANA : « BRILLER EN MONTAGNE, SUR MON TERRAIN »   
Les aptitudes de Nairo Quintana en montagne ne font plus de débat, après trois participations et autant de podiums sur le Tour de France. A la veille de sa quatrième tentative, le Colombien s'avance prudemment et plus sobrement vers son « sueño amarillo », notamment en raison des particularités du parcours : « Il y a moins d'arrivées en sommet que les années précédentes, il nous faudra être plus ambitieux. Tout se jouera sur la stratégie et le travail des équipes ». Le manager de l'équipe Movistar, Eusebio Unzue, soulignait quant à lui le contexte sportif tout à fait différent de son leader : « Les 33 jours qui se sont écoulés depuis la fin du Giro lui ont servi à se remettre dans la peau d'un coureur de grand tour. Mais Nairo est quelqu'un à qui on ne peut que faire confiance ». L'intéressé confirme d'ailleurs le point de vue de son employeur : « je suis sorti du Giro en bonne forme, et je me présente avec de bonnes jambes. J'espère bien briller en montagne, sur mon terrain. Aujourd'hui, on peut tous dire qu'on veut gagner, mais sur les Champs-Elysées il n'y aura qu'un vainqueur ».

CAVENDISH S'EN REMET À LA CHANCE
Mark Cavendish fête ses dix ans sur le Tour ! Le ton n'est pourtant pas à l'enthousiasme lorsqu'il s'agit de se projeter vers les arrivées au sprint qui se profilent dès l'étape de Liège. A l'exception de sa première participation en 2007 et de son énorme désillusion de 2014 où il a chuté dans le final de la première étape à Harrogate, le plus gros collectionneur de bouquets en activité (30 victoires sur le Tour) n'est jamais reparti sans une victoire au minimum. Mais ses chances  semblent bien plus maigres de surprendre les Kittel, Greipel, Démare, Kristoff ou Bouhanni après un début de saison perturbé par une mononucléose. Pour autant, « Cav » n'a pas abdiqué et détaille avec lucidité son potentiel 2017 : « Je me suis soigné et j'ai pu m'entraîner. Ensuite j'ai pu me tester sur le Tour de Slovénie et les championnats d'Angleterre. J'ai au moins la certitude que je ne serai pas lâché dans le  départ fictif ! Mais je suis réaliste, et en fait je ne sais pas quel est vraiment mon niveau. En revanche, je sais que dans les sprints, on peut avoir de la chance. Il n'y a pas toujours besoin d'avoir le meilleur train, parfois on peut très bien suivre la bonne roue, et arriver à gagner ».

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