Concours "Ma Ville en Jaune"

Cette année, le Tour de France et son partenaire LCL mettent à l’honneur le Maillot Jaune à travers un concours entre les 8 villes-étapes du Grand Départ 2021.

Ville étape pour la 2e fois
Préfecture de la Mayenne (53)

Population : 49 728 hab. (Lavallois et Lavalloises), et 17 301 hab. dans les 34 communes de la Communauté d'agglomération de Laval
Personnalités : Ambroise Paré (chrirurgien), Henri Rousseau (peintre), Alfred Jarry (dramaturge), Alain Gerbault (navigateur), Ousmane Dabo, Pierre-Emerick Aubameyang (football), Franck Rénier, Ludovic Turpin (cyclisme).
Spécialités : Pommeau du Maine, Sabot de Pégase (chocolat), le M (gâteau), le véritable Trappe (fromage des bonnes sœurs de Laval)
Sport : Stade lavallois Mayenne FC (football, National), Stallions (foot US), Laval Water-Polo (N3A), Francs Archers Laval, Stade lavallois hockey sur gazon (N2), etc. Evénements : Boucles de la Mayenne (cyclisme, juin), Grand National du Trot (hippisme, juin)
Economie : Industrie laitière, électronique, chimie.
Culture : Laval Virtual (innovation, nouvelles technologies, avril), Festival des 3 éléphants (musiques actuelles, mai), Chaînon Manquant (rencontres artistiques, septembre), Lumières de Laval (illuminations, décembre)
Devise : « Eadem mensura », devise de la famille de Laval, qui signifie « de même mesure »
Labels : Ville fleurie (3 fleurs) / Ville active et sportive (3 lauriers) / Ville d'Art et d'Histoire / Capitale française de la Réalité Virtuelle / 3 sites labellisés centres de préparation aux Jeux 2024
Sites internet : www.laval-tourisme.comwww.laval.frwww.agglo-laval.frwww.lamayenne.frwww.m-mayenne.frwww.mayenne-tourisme.com

La Gare de Laval © Ville de Laval /Kevin Rouschausse
La Mayenne en automne © Ville de Laval /Kevin Rouschausse
La Mayenne et le Vieux-Château © Ville de Laval /Kevin Rouschausse
Panorama sur Laval © Ville de Laval /Kevin Rouschausse

LAVAL, UNE HISTOIRE

L'héritage singulier du Douanier Rousseau

Aujourd'hui exposée au Museum of Modern Art à New-York, « La bohémienne endormie », l'un des tableaux les plus emblématiques de l’œuvre du Douanier Rousseau, aurait pu constituer le joyau des collections muséales lavalloises. En effet, en 1898, criblé de dettes, l'ancien fonctionnaire parisien de l'octroi qu'est Henri Rousseau, natif de Laval, propose au maire de la ville l'acquisition de cette toile pour la somme de 2.000 francs. Victor Boissel reste cependant sourd aux suppliques de l'artiste dont l’œuvre tarde à être reconnue. Et pourtant, son heure viendra bientôt, mais malheureusement après sa mort dans la misère en 1910. Le succès rencontré par l'exposition « Les primitifs modernes » organisée à Paris, en 1932, par Wilhelm Uhde consacre définitivement le Douanier Rousseau comme le maître à penser du courant pictural dit naïf. Laval se souvient alors de cet illustre citoyen inhumé dans une sépulture modeste au cimetière de Bagneux. Des démarches sont alors entreprises pour assurer le transfert de ses cendres dans sa ville natale. En 1947, Henri Rousseau rejoint en grande pompe le jardin botanique de la Perrine où il repose depuis sous une pierre tombale ornée d'une épitaphe rédigée par le poète Guillaume Apollinaire. Vingt ans plus tard, l'ouverture, au cœur du Vieux-château, d'un musée dédié à l'Art Naïf et aux Arts Singuliers entérine de façon définitive la réconciliation entre le maître et sa ville natale.

Peinture d'Henri Rousseau © MOMA

LAVAL ET LE CYCLISME

Laval n’a accueilli le Tour de France qu’en 1999 pour une étape partie de Nantes enlevée au sprint par Tom Steels, aujourd’hui directeur sportif de l’équipe Deceuninck-Quick Step. Il s’agissait de la deuxième des trois victoires d’étape du quadruple champion de Belgique dans cette édition et du sixième de ses neuf succès sur la Grande Boucle.
La préfecture de la Mayenne a donné le jour à de nombreux coureurs ayant participé au Tour de France. Au premier rang d’entre eux, Jacky Durand, vainqueur de trois étapes en 1994, 1995 -porteur du Maillot Jaune pendant deux jours- et 1998, et deux fois vainqueur du Prix de la combativité en 1998 et 1999, année où il finit pourtant lanterne rouge de l’épreuve. Jacky est devenu un consultant reconnu du cyclisme pour Eurosport. Ludovic Turpin a de son côté participé à cinq Tours de France sous les couleurs d’Ag2R tandis que Frank Rénier a pris part à l’épreuve à quatre reprises entre 2001 et 2004 dans les formations de Jean-René Bernaudeau.
Il convient d’ajouter à cette liste Marcel Duchemin, le meilleur amateur français des années 1970 qui ne passa jamais professionnel malgré ses trois victoires dans la Course de la Paix ou les Dalibard père et fils, Philippe et Antoine.
Laval est par ailleurs ville d’arrivée des Boucles de la Mayenne et a souri à Bryan Coquard, vainqueur en ville en 2016 et 2019.

Tom Steels vainqueur de l'étape 3 Nantes/Laval du Tour de France 1999 © Presse Sports/Bernard Papon

À VOIR :

Château de Laval
La dynastie des seigneurs de Laval traverse l’Histoire de France : la ville a été longtemps le point de passage entre l’Île-de-France et la Bretagne. Il y a 1 000 ans, un premier château fut fondé sur l’actuelle place de la Trémoille, puis au XIIe siècle un édifice de pierre sur l’éperon rocheux dominant la rivière La Mayenne. Le donjon est ensuite devenu un symbole de la ville. La tour maîtresse, érigée au début du XIIIe siècle, domine de plus de 34 mètres la Mayenne et le Vieux pont qui l'enjambe. La cour du château, accessible librement, offre une vue remarquable sur le corps de logis, dont les fenêtres en tuffeau sont ornées d'un décor Renaissance. Transformé en prison durant le XIXe siècle, le château accueille depuis 1967 le Musée d'art naïf et d'arts singuliers.
www.patrimoine.laval.fr

Musée d'art naïf et d'arts singuliers - Le MANAS
Depuis 1967, le musée de Laval explore avec enthousiasme les créations naïves et singulières et possède la plus belle collection d’art naïf d’Europe en hommage au Douanier Rousseau, enfant du pays. Le musée possède entre autres des œuvres de Jules Lefranc, Séraphine de Senlis et bien d’autres ! Assurant une veille sur la création hors-les-normes, il est identifié au niveau national comme découvreur et soutien aux plasticiens éloignés des circuits de diffusion.
www.musees.laval.fr

Bâteau-lavoir Saint-Julien
Construit en 1904 pour le buandier Alphonse Fouquet, ce grand bateau en bois à deux ponts mesure 28 mètres de long pour 5,10 mètres de large. Avec sa vingtaine de planches à laver protégées par un auvent en zinc, sa coque à fond plat servait de lavoir à la quarantaine de laveuses qui y lavaient et rinçaient leur linge. La partie centrale a conservé les deux chaudières qui alimentaient en eau chaude les cuves situées au-dessus. Outre ces grandes bassines dans lesquelles le linge était mis à bouillir, l’étage renferme les pièces d’habitation du buandier et de sa famille.

Bains-Douches
La nécessité de promouvoir l’hygiène corporelle dans une ville où la possession d’un cabinet de toilette est alors exceptionnelle, a conduit la municipalité à commander à son architecte Léon Guinebretière un bâtiment à usage de bains publics. Cet édifice, dont la construction débute en 1925, ouvre au public en 1927. L’extérieur se veut modeste mais moderne. On puise ici dans le répertoire art déco dans un esprit proche de la sécession viennoise. Les lignes géométriques sont adoucies par l’emploi de motifs du répertoire égyptien. Composée de seize douches et six bains, la salle d’eau est dominée par le bleu des mosaïques commandées à l’artiste Isidore Odorico, par ailleurs auteur de la piscine de Rennes. Ce fleuron de l'architecture Art Déco accueille aujourd'hui régulièrement des expositions temporaires ou des manifestations culturelles.
www.patrimoine.laval.fr

Cité du Lait
Ce n’est pas un hasard si l’entrée du musée de la Cité du Lait se fait par la façade de la Société laitière de Laval A. Besnier et Cie. C’est à cet endroit, au bout de l’ancienne rue du Moulin, que dans les années 50 les camions de collecte arrivaient chargés de bidons de lait. Depuis 1933, dans le sillage d’André Besnier, fondateur de l’entreprise, Lactalis a été le témoin et l’acteur des métamorphoses de ce métier. La Cité du Lait raconte cette histoire, en offrant d’abord une immersion dans l’ambiance des années 50. Cette reconstitution permet d’appréhender l’environnement et l’organisation de la laiterie de l’époque.
C’est ensuite au premier étage du musée qu’est présenté le Groupe Lactalis, petite entreprise lavalloise aujourd’hui leader du marché et présente sur les cinq continents.

Musée vivant de l’école publique
Le musée, situé exactement à l’emplacement de l’ancienne école Henri Chantrel donne le ton en présentant fidèlement l’ambiance d’une école primaire de la fin du XIXe et début XXe, dans une de ses salles permanentes. Au plus fort de sa fréquentation, l’école compta sept classes. Concurrencée par celle du quartier d’Hilard, elle ferme définitivement en 1970. Elle reste la propriété de la ville de Laval. Et l’année de la célébration du centenaire des lois laïques et de l’instruction publique, en 1982, nait l’idée de créer un musée de l’école. Il ouvre au public en 1991 grâce à un groupe de bénévoles qui, en 1988, crée une association loi 1901 pour le gérer et en faire un musée vivant et évolutif.

Cathédrale Notre-Dame de la Trinité
L'église de la Trinité a été édifiée aux abords du château en 1070 par les moines de la Couture du Mans. L'édifice a été profondément remanié au fil des siècles et n'est érigé au rang de cathédrale qu'en 1855. C'est pourquoi il présente une architecture assez composite (romane, gothique, renaissance, baroque, ...). Sa visite permet de découvrir les différentes phases de transformation, visible notamment au niveau des fenestrages et des voûtes, ainsi que la richesse de son mobilier : retables, statues, triptyque, monuments funéraires, tapisseries, orgues, ...

Le Vieux-Château de Laval © Ville de Laval /Kevin Rouschausse
Musée d'art naïf et d'arts singuliers - le MANAS © Ville de Laval
Bâteau-lavoir Saint Julien © Ville de Laval
Bains-Douches © Ville de Laval
Cathédrale Notre-Dame de la Trinité © Getty/Leonid Andronov

À MANGER :

Le sabot de Pégase
Spécialité mayennaise, le sabot de Pégase présenté dans une boîte de 380g, est un bonbon de chocolat créé par le pâtissier Moïse Derval en hommage à sa ville natale. En effet, Pégase, ce cheval ailé, est le symbole de la Mayenne, département connu pour ses nombreux haras et ses courses hippiques de renom. Le sabot de Pégase se présente sous la forme d’un demi-sabot de cheval et se décline en chocolat blanc, au lait ou en chocolat noir au caramel praliné noisettes.

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