Tour de France 2022

Rendez-vous le jeudi 14 octobre pour la révélation du parcours du Tour de France 2022

Ville étape inédite
Commune du département de la Mayenne (53)

Population : 6 322 hab. (Changéens, Changéennes), et 117 301 hab. pour les 34 communes de la communauté d’agglomération de Laval
Personnalités : Leb (artiste peintre et sculpteur), Berthe Marcou (artiste peintre et graveur), Famille d’Elva (noblesse française, du XVIe au XXe siècles), Jordi Weiss (boxeur)
Spécialités : miel de Changé, vigne pédagogique.
Sport : Union sportive changéenne (football), Golf de Laval et de la Mayenne
Economie : industrie laitière et fromagère, métallerie-mécanique, commerces, etc.
Culture : Changé ô jardin (printemps et automne), Les soudeurs dans la nuit (création de sculptures, septembre)
Labels : Villes et villages fleuris 4 fleurs et prix spécial du jury « Prix de la protection des espaces naturels» / Ville Internet 4@ / Ville sportive 4 flammes / Bien vivre ensemble / Ville Ludique & Sportive / Qualivilles / Démarche Agenda 2030 (Agenda 21 obtenu) / Tourisme et handicap / Sur le chemin de la nature / Éco-quartier / Ma commune a du coeur / Ma ville à vélo 2014 / Terre de jeux 2024 / Commune du civisme
Sites internet : www.change53.frwww.culture-change53.frwww.lamayenne.frwww.m-mayenne.frwww.mayenne-tourisme.com

Le lavoir © Ville de Changé
L'écoquartier de la barberie à Changé © Ville de Changé
La ville de Changé face à la Mayenne © Ville de Changé
Labyrinthe pedagogique fleuri de Changé © Ville de Changé

CHANGÉ, UNE HISTOIRE

La mairie… au château

La localité entre dans l'histoire sous le nom latin de Cambiacus, puis dès le Moyen Age elle s'appelle Changeium. Vers 1697, Miroménil écrivait que la région ne produisait que seigle, avoine et « blé breton ». Après la Révolution de 1789, plusieurs Changéens payèrent de leur vie leur participation à la chouannerie. C'est sur les caves voûtées du Prieuré en ruine - qui avait été vendu comme bien national en 1790 - que fut construit le château, fin XVIIIe et début XIXe siècles. Jusqu'à son acquisition par la commune en 1962 pour y installer la mairie, ce château resta la propriété de la famille d'Elva, d'origine piémontaise, établie en France sous Louis XV, dont trois membres assurèrent la fonction de premier magistrat municipal, pendant trois générations, de 1813 à 1925. L'ancienne église paroissiale Saint-Pierre, en mauvais état et jugée trop petite, fut démolie pour faire place à l'édifice actuel, dont la construction, commencée en 1869, ne put être achevée que dix ans plus tard. Au XVIIIe siècle, Changé avait six fours à chaux, dont quelques vestiges subsistent encore. Changé a connu diverses activités industrielles : dès le XIVe siècle, lavanderies et blanchisseries de toiles dans les quartiers de Bootz et de la Maillarderie (rattachés à Laval en 1863) ; plus tard carrières d'ardoise, de pierre, de sable ; au siècle dernier, une briqueterie et une blanchisserie-teinturerie avec machine à vapeur ; depuis de nombreuses entreprises sont venues s'implanter sur la commune.

L'hôtel de ville de Changé © Ville de Changé

CHANGÉ ET LE CYCLISME

Changé, où l’on retrouve la trace d’un critérium enlevé par Bernard Hinault en 1980, fut régulièrement ville d’arrivée des Boucles de la Mayenne, la dernière fois en 2019, lorsque l’Uruguayen Mauricio Moreira s’était imposé. Saïd Haddou (2004), Ramunas Navardauskas (2010) et Andrea Pasqualon (2015) l’avaient précédé au palmarès des victoires d’étape à Changé. La commune est la quatrième ville de la Mayenne à accueillir le Tour de France après Renazé, la ville des frères Madiot (1987), Mayenne (1995) et Laval (1999).

Bernard Hinault © Presse Sports/Franck Seguin

À VOIR

Église Saint-Pierre
L’actuelle église, de style néogothique, fut érigée de 1869 à 1879 par les architectes Renous et Boutreux car l’église construite au XIIe siècle était trop petite. La première pierre du nouvel édifice fut posée le 23 septembre 1869, la nef est érigée en 1870, le chœur et le transept en 1871-72. La tour n’a jamais été achevée, ni couronnée de la flèche de pierre prévue. L'intérieur est réalisé également dans le pur style néo-gothique : voûtes nervurées sur croisées d'ogives, nervures tombant sur des chapiteaux végétaux et colonnes à 3 faces d'un seul jet. Le mobilier est également de style néo-gothique (maître-autel et retable de Saint Joseph et la Vierge). À l’intérieur, le tableau Le Songe de saint Joseph de Charles Landelle, est classé. On y découvre aussi six tableaux réalisés par Jules d’Evry, un artiste changéen, représentant un épisode de la vie de Jésus tel que décrit dans les évangiles.

Château du Ricoudet
Le Château du Ricoudet, d’inspiration néo-moderne, doit sa construction en 1864 à « un caprice de dame ». Le comte Christian d’Elva avait reçu en dot le château familial, actuelle mairie de Changé. En contrepartie, son père, le comte Auguste d’Elva, fit construire pour son épouse, Alix de Quelen, le Château du Ricoudet. Inspiré des villas italiennes de la Renaissance, avec son plan massé, la saillie de son avant-corps ouvert sur la rivière, il offre depuis sa terrasse et son belvédère une large vue sur la vallée de la Mayenne. Le bâtiment à trois niveaux possède une tour carré belvédère au nord, une serre accolée au sud et un avant corps avec oriel (la loggia) au sud-est. La toiture est bordée de balustrades. Il accueille aujourd’hui des chambres d’hôtes.

La Châtaigneraie
Cet espace boisé de 4 hectares, abritant des arbres remarquables, surplombe le centre-ville et possède un sentier labellisé « sur le chemin de la nature ». Durant les siècles précédents, les châtaigniers ont été plantés et exploités à des fins nourricières. En cas de disette, les châtaignes servaient également à la fabrication du pain.

Le parc des Ondines
Avec ses larges pelouses, bordées d’allées appréciées des promeneurs, ce parc regroupe plus d’une trentaine d’essences différentes et une cinquantaine d’arbres dont l’un des plus vieux Thuyas d’Europe.

L'église Saint Pierre à Changé © Creative Commons 4.0/Change53
La Châtaigneraie © Ville de Changé
Le parc des Ondines © Ville de Changé

À BOIRE :

Le cidre mayennais
Aux XVIe et XVIIe siècles, les vergers ont supplanté progressivement les vignes défaillantes. En Mayenne, le cidre a fait le bonheur de nombreuses générations de journaliers et d’ouvriers agricoles… Puis la production cidricole a décliné, devenant marginale. Elle aurait pu s’éteindre si, depuis quelques générations, des familles n’avaient pas replanté, sélectionné, produit avec talent. Aujourd’hui, la Mayenne se distingue par la qualité de ses cidres, jus de pomme, pommeaux.
Souvent primés au Salon de l’agriculture, on les retrouve à la table des restaurants et des crêperies, chez les cavistes et dans les commerces de bouche, sur les marchés de terroir… ou en rendant visite aux cidriculteurs mayennais.

Verres de cidre © Getty/pilipphoto

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