Ville-étape pour la 6e fois
Population : 14 361 hab. (Lourdais, Lourdaise)
Spécialités : gâteau à la broche, Porc noir de Bigorre, chocolats Pailhasson, bonbons Malespine, fromage des Pyrénées, garbure, haricots tarbais
Personnalités : Jean-Pierre Maransin (Baron de l’Empire), Bernadette Soubirous, François Abadie (ancien maire et ministre), Philippe Douste-Blazy (ancien maire et ministre), Jean Prat, Michel Crauste et Jean-Pierre Garuet (anciens internationaux de rugby), Hubert Arbes (ancien co-équipier de Bernard Hinault), Arnaud et Jean-Marie Larrieu (réalisateurs et producteurs de cinéma).
Économie : tourisme spirituel, plasturgie électroménager, montage aéronautique, équipement de la maison, industrie textile, produits bio-technologiques
Sport : Football Club Lourdais XV (rugby, Fédérale 2), Football Club Lourdais XI, Union Tarbes Lourdes Pyrénées Basket. 48 associations sportives, environ 7 400 licenciés. Clubs Cyclistes : Union Vélocipédique Lourdaise avec une école de cyclisme cadets et juniors (FFC), Randonneurs Lourdais (FFCT), Cyclo Club Lourdais (UFOLEP, FFCGT) et Lourdes VTT (FFC)
Festivals : Festival International de Musique Sacrée de Lourdes, Festival Nightscapades, Festival Arts et Cinéma
Slogan : Lourdes, l’Inspiratrice
Labels : 3 fleurs, Grand Site d’Occitanie
Sites web : https://www.lourdes.fr/https://www.lourdes-infotourisme.com/https://www.lourdes-france.org/https://www.pyrenees-trip.com

Feu d'artifice à Lourdes © OT Lourdes/P.Vincent
Fontaine Place Peyramale © OT Lourdes/P.Vincent
Grotte de Lourdes © OT Lourdes/P.Vincent

LOURDES, UNE HISTOIRE

FC Lourdes, la longue quête du renouveau

S’il y a un miracle qui a du mal à se produire à Lourdes, c’est bien le retour du club de rugby local, le FC Lourdes, à un niveau digne de son passé. Emmené par l’inégalable Jean Prat, capitaine du club et du XV de France, baptisé Monsieur Rugby par les Anglais tant son influence sur le jeu à la Française fut essentielle, le club lourdais a trusté les succès entre 1948 et 1968, disputant onze finales du championnat de France pour lever à huit reprises le bouclier de Brennus. Les noms des vedettes du club à cette époque bénie se lit comme un gotha de l’ovalie française de l’après-guerre : Jean Prat, Michel Crauste, Jean Barthe, Pierre Lacaze et un peu plus tard Jean Gachassin, futur président de la Fédération française de tennis. La suite n’est qu’un long déclin, qui n’est pas sans rappeler celui du Stade de Reims en football. Relégué en groupe B en 1992 et 1994, le FC Lourdes sombre en Fédérale 1 en 1998 et frôle la faillite, évitée de justesse par Michel Crauste, rappelé pour sauver le club. Les miracles désormais concernent la survie du club. Aujourd’hui en Fédérale 2 (le niveau 5 du rugby français), Lourdes n’a évité une relégation au niveau inférieur que grâce au Covid. La volonté est là pourtant de remonter la pente. Les grands cols pyrénéens ne sont pas loin pour rappeler que la foi peut déplacer les montagnes. 

Jean Prat (avec ses lunettes) lors des Championnats de France de rugby de 1960 © Pressesports

LOURDES ET LE CYCLISME

La ville aux 5 millions de visiteurs par an, troisième site de pèlerinage du catholicisme, reçoit aussi de façon plus épisodique le peloton du Tour. Ce n’est qu’en 1948 qu’une ligne d’arrivée a été tracée à Lourdes pour la victoire de Gino « le Pieux » Bartali. Ce jour-là, le héros national du cyclisme italien, chargé avec Fausto Coppi de redonner le moral à son pays, porta son bouquet de vainqueur dans la grotte et attribua sa victoire miraculeuse dans le Tour, dix ans après la première, à Notre-Dame de Lourdes. Il ne manqua pas par la suite de revenir se recueillir dans le sanctuaire à chacun de ses passages dans la région. D’autres étapes se sont jouées sur les hauteurs, dans la station voisine d’Hautacam mais, en 2011, la victoire en ville était revenue à Thor Hushovd, alors vêtu du maillot de champion du monde. En 2018, le parvis de la basilique avait servi d’aire de départ pour l’avant-dernière étape de cette édition, remportée avec maestria à Laruns par Primoz Roglic, sorti dans le final d’un groupe de costauds. À l’arrivée, le Slovène, en qui on ne voyait pas encore un vainqueur potentiel du Tour, y enlevait sa deuxième étape après celle glanée l’année précédente à Serre-Chevalier.

Thor Hushovd vainqueur d'étape à Lourdes du Tour de France 2011 © Pressesports/Bernard Papon
Départ d'étape à Lourde lors du Tour de France 2018 © Pressesports/Stéphane Mantey

À VOIR :

Le Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes et la Procession aux Flambeaux
Séparé du reste de la cité par une boucle du Gave, à l’ouest de la ville, le domaine de la Grotte, également dénommé le Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes, est un domaine privé de 52 ha. Il est ouvert tous les jours de l’année.
D’avril à octobre, chaque soir à 21h, une procession aux flambeaux rassemble des milliers de pèlerins et touristes, depuis la grotte des apparitions à l’esplanade de la Basilique Notre-Dame du Rosaire.

Château fort de Lourdes
Fondation : époque romaine
Style : médiéval
Caractéristiques : témoin remarquable de l’évolution des fortifications du piémont pyrénéen depuis le haut Moyen-âge jusqu’au XIXe. Il domine la ville et les sanctuaires. Sa position stratégique à l’entrée des sept vallées du Lavedan en a fait une forteresse imprenable. Multiples espaces extérieurs, du donjon aux remparts.
Histoire : restauré en 1590 par Henri IV puis en 1828 par l’État et acquis en 1894 par la commune. Transformé en prison d’état sous Louis XIV et jusqu’au milieu du XIXe.
Destination actuelle : en 1921, le château accueillit dans ses murs le Musée Pyrénéen, musée des Arts et Traditions Populaires et d’histoire régionale.
Classement : Monument Historique depuis 1995.

Musée pyrénéen
Il a été créé en1920 par le grand pyrénéiste Louis Le Bondidier et son épouse Maragalide, qui réunirent des collections de qualité et d’importance relevant des cultures de l’ensemble de la chaîne pyrénéenne, française et espagnole Le musée est la mémoire de la région. De très beaux meubles locaux y sont mis en situation dans la reconstitution d’une cuisine béarnaise et d’une chambre bigourdane. Les costumes traditionnels, les étoffes, les outils et les objets usuels d’une civilisation rurale disparue y sont exposés. La salle du pyrénéisme contient des souvenirs chargés d’émotion : instruments scientifiques de Ramond et de Schrader, piolets immenses des grimpeurs et guides d’autrefois, avec, en prime, une superbe vue plongeante sur la ville et sur les sanctuaires du haut du donjon construit en 1407.

Le Pic du Jer
Reconnaissable à sa grande croix illuminée la nuit, le Pic du Jer est un belvédère unique qui offre une vue époustouflante sur la ville et les Pyrénées. C’est par un funiculaire plus que centenaire et plein de charme que l’on accède en son sommet qui culmine à 1 000 m. La visite des grottes (les plus hautes aménagées de France) est un incontournable. Le Pic du Jer offre aux vététistes trois pistes de descente, d’initiation à la plus engagée, et pour les spécialistes, la piste noire de la Coupe du Monde UCI de descente (à Lourdes de 2015 à 2017).

Les halles de Lourdes
Construction : 1900
Style : Baltard
Caractéristiques : halles à structure métallique de type Baltard provenant du marché dit de la Pierre à Toulouse et inaugurées en 1900. Les Halles accueillent chaque matin un joyeux marché destiné aux gourmands. On y trouve toutes les spécialités : foie gras, confit, magret, Porc Noir de Bigorre, haricot tarbais, fromage fermier de vache ou de chèvre, mais aussi le gâteau à la broche et bien sûr le madiran, fameux vin rouge. Récemment rénovées (2005-2007), les halles abritent également la médiathèque du Pays de Lourdes.

Le Lac et le golf 18 trous
À quelques minutes du centre-ville s’étend le lac de Lourdes, vaste lac glaciaire de toute beauté. Il s’étend sur 50 ha au cœur d’une nature de grande pureté, source de quiétude mais aussi d’activités grand air, comme la promenade, le VTT, la pêche, le paddle-board Situé à proximité, le parcours 18 trous du golf séduit novices comme passionnés.

La Voie verte des Gaves
Aménagée sur une ancienne voie ferrée, la Voie Verte des Gaves se compose de deux tronçons. Le premier, entre Lourdes et Pierrefitte-Nestalas, est accessible à la fois aux vélos, rollers, piétons, skis à roulettes, handbikes et fauteuils roulants. Des informations touristiques sont disponibles sur des bornes sonores et des panneaux traduits en six langues et en braille. Il est particulièrement adapté aux personnes déficientes et bénéficie du label Tourisme et Handicap (pour les quatre handicaps : moteur, mental, auditif et visuel). Un deuxième tronçon mène à Cauterets. À la fois pentu et gravillonné, il s’adresse plutôt aux vététistes et cyclistes confirmés.

Musée Christhi
Musée de la calligraphie et de l’imagerie ancienne, il possède une collection unique en France. De 1870 à 1920, la télévision et la presse étaient peu présentes. Les marques avaient besoin de se faire connaître. La réclame naît, étroitement associée à l’imagerie de collection. Les consommateurs collectionnent les images des marques parmi lesquelles Chocolat Poulain, Liebig, Lu, Savon Lechat, Chocolat Meunier, Félix Potin… Plus de cent ans de collections de ces magnifiques images, dans un état de conservation exceptionnel.

Esplanade procession aux flambeaux © OT Lourdes/P.Vincent
Château fort de Lourdes © Creative Commons 2.0/Dennis Jarvis
Funiculaires au Pic du Jer © OT Lourdes/P.Vincent
Les Halles de Lourdes © OT Lourdes/P.Vincent
Golf de Lourdes © OT Lourdes/P.Vincent
La Voie verte des Gaves © Creative Commons 4.0/Sotos

À MANGER :

La presse de porc noir de Bigorre au sautoir, physalis compotés au Pineau des Charentes

À 20 km de Lourdes, à Saint-Savin, le restaurant Le Viscos était le repaire de Jacques Chancel et est devenu l’une des cantines des suiveurs les plus émérites du Tour de France. Voici une recette de son chef, Alexis Saint-Marin, à base de porc noir de Bigorre, bien sûr, mais aussi de touradisse, une pâte à base de farine de maïs.

Ingrédients (pour 4 personnes)
- 2 pièces de presse de porc noir de Bigorre
- 500 gr de physalis
- 20 cl de fond de veau
- 2 bouquets de thym
- échalotes
- 100 gr de farine de maïs
- ½ litre de bouillon de poule
- 10 gr de beurre
- 1 bouteille de Pineau des Charentes (75 cl)
- Sel, poivre

Effeuiller les physalis et les tailler en fonction de la grosseur. Ciseler les échalotes.

Réalisation de la touradisse : porter à ébullition le bouillon de poule et y incorporer la farine de maïs. Cuire à feu doux pendant 5 mn. Incorporer le beurre, saler et poivrer à discrétion. Etaler sur une plaque à pâtisserie

Cuisson : dans un sautoir, saisir les presses et les réserver sur une plaque à rôtir, sur un lit de thym. Cuire au four à 180° pendant 8 à 10 mn en les retournant régulièrement. Dégraisser le sautoir et faire suer les échalotes. Ajouter les physalis et faire revenir. Déglacer au Pineau des Charentes, puis ajouter le fond de veau. Réserver les physalis. Faire réduire à demi glace.
Filtrer et rectifier l’assaisonnement. Découper la touradisse en 6 triangles et les colorer dans une poêle anti adhésive.

Dressage : trancher la presse en fines lamelles. Au centre de l’assiette disposer la touradisse et déposer les lamelles de presse harmonieusement. Couvrir la touradisse de la réduction de physalis et de Pineau des Charentes.

Porc noir de Bigorre © Getty/Lukas Rosen

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