Tour de France 2022

Rendez-vous le jeudi 14 octobre pour la révélation du parcours du Tour de France 2022

13 fois ville étape
Sous-préfecture de la Haute-Garonne (31)

Population : 12 000 hab. (Saint-Gaudinois, Saint-Gaudinoises) et 45 000 hab. dans la communauté de communes.
Spécialités : gastronomie du Sud-Ouest, canard, confit
Personnalités : Pierre Berbizier, William Servat (rugby), Élie Baup (football), Marie-Laure Brunet (biathlon), Pavel Sivakov (cyclisme), Jacqueline Boyer (comédienne)
Sport : Ours de Saint-Gaudens (rugby à XIII). Tournoi de tennis AITF. Route d’Occitanie.
Économie : papeterie, recherche géophysique.
Festivals : Pronomade(s) (arts de rue, avril), Festival de la BD (mai), Jazz en Comminges (juin), Festival de la montagne (octobre), Sing Go Gospel (Novembre), Les Pyrénéennes (décembre), Concerts au Cube.
Labels : ville ludique et sportive, ville fleurie
Sites web : www.tourisme-stgaudens.com / www.stgo.fr / www.coeurcoteaux-comminges.fr

Place Napoléon © Alexandre Lamoureux
Place Jean Jaurès © Alexandre Lamoureux

SAINT-GAUDENS, UNE HISTOIRE

Le retour des tapisseries volées
Le 30 août 1661 est une des dates principales de l’histoire de Saint-Gaudens, puisqu’elle marque le retour dans la collégiale des reliques du saint qui donna son nom à la ville, dispersées pour échapper aux pillages et aux guerres. Le 26 septembre 1997 pourrait également devenir une date fêtée par les Saint-Gaudinois puisqu’elle marque le retour dans la même collégiale de deux inestimables tapisseries d’Aubusson dérobées par d’audacieux cambrioleurs plus de sept ans plus tôt.
Le Triomphe de la Foi, copie d’un tableau de Rubens, et le Martyre de Saint-Gaudens, qui retrace la légende du saint, décapité par les Wisigoths, se volatilisèrent dans la nuit du 20 décembre 1989. Réalisées aux alentours de 1760 par la Manufacture royale d’Aubusson, les deux œuvres ne réapparurent que sept ans plus tard lors d’une vente aux enchères à New York, chez Sotheby’s. C’est une documentaliste d’Aubusson qui identifiera les œuvres volées en consultant par curiosité le catalogue de la vente.
Une longue enquête du FBI établit la bonne foi du vendeur et de multiples tractations entre les autorités américaines et les ministères français concernés permirent de récupérer, sans doute moyennant finances, les tapisseries envolées. Le pauvre berger Gaudens retrouvait ainsi à nouveau le lieu de sa sépulture. Quant aux voleurs, ils courent toujours…

Tapisserie "Le martyre de saint Gaudens" © Creative Commons 1.0/Patrice Bon

SAINT-GAUDENS ET LE CYCLISME


Saint-Gaudens fait partie des cités pyrénéennes dont le nom est familier aux amateurs de cyclisme. Certaines grandes étapes de montagne de l’histoire du Tour s’y sont achevées, comme en 1955, lorsque Louison Bobet a définitivement endossé le Maillot Jaune qui allait faire de lui le premier vainqueur de trois Tours de France consécutifs. C’est aussi après un départ de Saint-Gaudens que Lucien Van Impe, en 1976, avait relégué Joop Zoetemelk à plus de 3’, prenant à Saint-Lary-Soulan une option ferme sur la victoire finale.
Située au carrefour des différents axes pyrénéens, la ville a accueilli neuf arrivées d’étapes et dix départs, dont le dernier en 2009, y ont été donnés. En 1970, par exemple, c’est en quittant Saint-Gaudens que Bernard Thévenet est allé chercher sa première victoire d’étape, à La Mongie.
Lors des deux derniers passages du Tour en ville, Saint-Gaudens avait servi de tremplin à des étapes pyrénéennes remportées au Plateau de Beille par Jelle Vanendert en 2011 puis à Saint-Lary-Soulan par Rafal Majka en 2014.

Lucien Van Impe vainqueur de l'étape Saint-Gaudens/Saint-Lary-Soulant du Tour de France de 1976 © Presse Sports

À VOIR :


Le monument des trois maréchaux
Maréchaux Foch, Joffre et Galliéni, originaire des Pyrénées, combattants de la guerre 1914-1918. Faisant face, le monument aux morts réalisé en 1923, œuvre de Paul Ducuing, sculpteur né à Lannemezan.
Derrière, la table d'orientation permet de découvrir un magnifique panorama sur la chaîne des Pyrénées et le pic emblématique du Cagire.
En contrebas, au pied des escaliers, une stèle érigée à la mémoire d'Augustus Saint-Gaudens, sculpteur américain dont la famille était originaire d'Aspet, village à 17 kms au sud.

La halle aux grains
Au XIXe siècle, le commerce des grains étant très actif, la construction d'une halle est décidée. Jusqu'au milieu des années 70, la halle accueille, au gré des marchés, vendeurs et acheteurs de grains et volailles. Le bâtiment est inscrit au titre de Monument Historique en 2004. Ré-ouvert en 2018, elle abrite désormais un marché couvert destiné aux commerces de bouche.

Les Grands Prix du Comminges de 1922 à 1954
De l’épreuve de régularité du circuit des stations thermales créée en 1922, à l’ultime course de vitesse de 1954, quelques-unes des plus belles pages du sport automobile et motocycle ont été écrites dans ce secteur par les meilleurs pilotes. Un passé glorieux dont témoignent encore les tribunes monumentales qui bordent la célèbre côte de la Garenne face à la chaîne des Pyrénées, là où triomphèrent des marques de légende au cours des 18 grands prix Auto et des 16 grands Prix Moto. Chiron, Williams, Etancelin, Sommer, Wimille, Villoresi, Pozzi, Ascari ont gagné sur des Bignan, Bugatti, Alfa Romeo, Talbot, Maserati, Delahaye, Ferrari, Monomill… Le circuit du Comminges accueillit aussi, dans les années 50 et 60, des arrivées d’étapes du Tour de France. Restent aujourd’hui, toujours, les gradins du Circuit du Comminges. Un musée du Circuit retrace l’histoire de la course automobile en Comminges.

Le square Azémar
Le square Eugène Azémar, baptisé ainsi en l’honneur du créateur du Grand prix automobile du Comminges (1922-1954) est le jardin public de la ville. Il présente une reconstitution partielle du cloître de l'ancienne abbaye de Bonnefont avec 20 chapiteaux, classés aux titres des monuments historiques en 1927.
En 2019, le bassin qui ornait depuis des décennies le centre de ce jardin a été remplacé par un miroir d'eau.

Le Bleu de Valentine
Le musée de Saint-Gaudens conserve la plus importante collection publique de porcelaine de Valentine, avec plus de 500 pièces. À partir de 1829, la famille Fouque-Arnoux, faïenciers originaires de Moustiers-Sainte-Marie (04), choisit de s’implanter à Saint-Gaudens sur les bords de la Garonne, en face du village de Valentine pour fabriquer un nouveau produit : la porcelaine. Les beaux bleus foncés dont elle allait s’orner la firent surnommer « bleu de Valentine ».

La collégiale
Avec son cloître et sa salle capitulaire, elle était un important édifice religieux du Comminges. Elle abritait un collège de chanoines, communauté de clercs créée par l'évêque Bertrand.
L'édifice roman du XIe siècle, à plan basilical pyrénéen à trois nefs, a été construit sur un édifice plus ancien. Il fut agrandi avec la construction du cloître et de la salle capitulaire aux XIIe et XIIIe siècles. Puis celle du portail latéral Nord au XVIe siècle. Cet ensemble fut restauré ainsi que le clocher aux XIXe et XXe siècles.

Le cloître
Vendu comme bien national, le cloître est détruit vers 1810. Il est reconstruit en 1987 sur les bases du cloître d’origine à l’aide de chapiteaux originaux restitués et de moulages d’œuvres conservées dans les musées et collections particulières. La galerie nord représente les plus beaux chapiteaux de l’époque romane avec de riches sculptures à entrelacs, à motifs zoomorphes ou historiés. Saint-Pierre et les apôtres nous rappelle que la collégiale lui est dédiée, de même que saint Jacques est à l’honneur sur ce chemin de Saint-Jacques de Compostelle. La partie romane se prolonge dans la galerie occidentale alors que la partie orientale est gothique.

Cloître de St-Pierre et St-Gaudens © Creative Commons 3.0/Daniel Villafruela
Collégiale Saint-Pierre et Saint-Gaudens © Creative Commons 4.0/Didier Descouens
Musée Arts et Figures des Pyrénées Centrales éclairé Saint-Gaudens © Ville de Saint-Gaudens
Jeux d'eau Square Azémar St-Gaudens © Ville de Saint-Gaudens
Halle Gourmande Saint-Gaudens © Ville de Saint-Gaudens
Monument 3 Maréchaux Foch Joffre Galliéni © Ville de Saint-Gaudens

À MANGER :

La mounjetade
La mounjetade, qui tire son nom du mot occitan munjeto (haricot blanc), est la version ariégeoise du cassoulet. C’est aussi le plat traditionnel du Comminges et de Saint-Gaudens.

Mounjetade © Getty/Martin Silva Cosentino

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