RÉVÉLATION DES PARCOURS 2023

La révélation des parcours 2023 du Tour de France et du Tour de France Femmes avec Zwift aura lieu le jeudi 27 octobre à partir de 11h30 (UTC+2) au Palais des Congrès de Paris.

Ville-étape pour la 1ère fois
Capitale du Danemark
Population : 638 000 hab. (Copenhaguois et Copenhaguoises), 1 336 000 dans les 18 communes de la Communauté urbaine du Grand Copenhague
Spécialités : stegt flaesh (rôti de porc à la sauce au persil avec des pommes de terre), smorrebrod (tranche de pain de seigle avec charcuterie, poisson, fromage et condiments), wienerbrod (viennoiserie)
Personnalités : Hans Christian Andersen (écrivain, conteur), Soren Kierkegaard (philosophe), Mads Mikkelsen (acteur), Lars von Trier (cinéaste).
Sport : capitale européenne du sport en 2006, FC Copenhague, Brondby (football), KIF Copenhague (handball), KSF Kopenhagen (hockey sur glace). Evénements : marathon de Copenhague (mai), Round Christiansborg Open Water Swim (natation en eau libre), championnats du monde de cyclisme sur route (1921, 1931, 1937, 1949, 1956, 2011)
Festivals : Copenhagen Jazz Festival, Distortion (fêtes de rues), Copenhagen Light Festival
Économie : centre économique et financier du pays, activité tournée cers le secteur tertiaire. Plusieurs sièges de compagnies internationales pour leurs implantations scandinaves : Microsoft (informatique), Maersk (transport), Novo Nordisk, Ferring Pharmaceuticals (industrie pharmaceutique), etc.
Labels : régulièrement désignée comme la ville la plus cyclable du monde / élue en 2021 ville la plus sûre du monde par le magazine The Economist / Capitale mondiale de l’architecture pour 2023 par l’UNESCO
Sites web : international.kk.dkvisitcopenhagen.comletourcph.dk

Vue aérienne de Copenhague © Getty/Chunyip Wong
Le canal Nyhavn à Copenhague © Getty/Cinoby
Smorrebrod © Getty/Anikona

CYCLISME

Si Copenhague a figuré, et pas si souvent que cela, sur le parcours du Tour du Danemark, c’est surtout grâce au championnat du monde sur route que la capitale danoise s’est affirmée comme un haut-lieu du cyclisme mondial. D’abord organisatrice en 1911 d’une toute première édition uniquement ouverte aux amateurs, la ville du Grand Départ a ensuite délivré le maillot arc-en-ciel à cinq reprises entre 1931 et 2011. Cette dernière année, Copenhague avait sacré Mark Cavendish, le plus grand sprinteur de l’histoire du Tour de France, et révélé un espoir désormais confirmé, Arnaud Démare.
Le premier titre décerné sous les yeux de la Petite Sirène était revenu à l’Italien Learco Guerra, également vainqueur d’un Giro (1934), de Milan-San Remo (1933), de huit étapes du Tour de France et de 31 étapes du Tour d’Italie. En 1937, Éloi Meulenberg, également vainqueur de neuf étapes du Tour, devenait champion du monde en ville, avant que son compatriote Rik Van Steenbergen, ne s’y adjuge le titre à deux reprises en 1949 et 1956.
De très nombreux coureurs sont nés à Copenhague. On citera, parmi les anciens, Rolf Sorensen, vainqueur de deux étapes et Maillot Jaune du Tour de France, Soren Lilholt, ancien champion du monde junior, Johnny Weltz, vainqueur d’une étape du Tour en 1988, ou Anders Lund, l’actuel sélectionneur de l’équipe du Danemark. Dans le peloton actuel, Mikkel Bjerg, triple champion du monde du contre la montre espoirs, et Casper Pedersen, vainqueur de Paris-Tours en 2020, sont aussi natifs de Copenhague.

Rik Van Steenbergen en 1949 lors des championnats du Monde © PRESSE SPORTS
Mark Cavendish lors des Championnats du Monde de 2011 à Copenhague © Pressesports/Yuzuru Sunada
Casper Pedersen, vainqueur de Paris-Tours 2020 © A.S.O / Jonathan Biche

À VOIR

La Petite sirène
Depuis 1913, elle accueille les voyageurs au port de Copenhague. La statue en bronze renvoie au célèbre conte de fées écrit en 1887 par l'écrivain danois Hans Christian Andersen : l'histoire d’une sirène qui rêve de pouvoir marcher sur la terre ferme pour rejoindre son amoureux, en sacrifiant ainsi sa vie dans la mer. Pour sa réalisation, le sculpteur Edvard Eriksen s'est inspiré de la danseuse Ellen Price, qui en 1909 était danseuse étoile au Royal Theatre de Copenhague dans le ballet La Petite Sirène. C'est la femme du sculpteur, Eline Eriksen qui servit de modèle pour la sculpture. La statue originale a ensuite été donnée à la ville de Copenhague par le fondateur de la brasserie Carlsberg, Carl Jacobsen qui l’avait commandée à Edvard Eriksen après avoir été séduit par la grâce de la danseuse Ellen Price.

Jardins de Tivoli
C’est l’un des parcs d’attractions les plus vieux au monde, créé en 1843, et le parc saisonnier le plus visité. Il est composé de manèges de toutes sortes, d’attractions, de concerts et d’événements, qui rendent l’expérience unique... surtout à Halloween et à Noël ! On y ressent la présence des personnalités qui se sont promenées dans le parc dans le passé, comme Hans Christian Andersen. Pour les courageux, le parc contient l’un des plus grands carrousels
au monde, et un grand nombre de manèges de toutes sortes.
Tivoli est connue pour sa garde des enfants, qui défile dans le parc en fanfare dans les uniformes de la garde royale.

Château de Rosenborg
Fondation : 1606
Style : Renaissance
Caractéristiques : Le château de Rosenberg servit de résidence royale jusqu’en 1710, lorsque Frédéric IV échangea pour un palais plus moderne. Avec ses briques rouges, ses décorations de grès gris, ses pignons à volutes et ses proportions minces, le château de Rosenborg possède les traits architecturaux caractéristiques du style flamand et néerlandais de la Renaissance.
Signes particuliers : Parmi les salles royales de Rosenborg se trouve la collection de joyaux de la Famille Royale du Danemark : couronnes originales de plusieurs monarques danois, sceptres, boucles d'oreilles, bagues en diamants et autres pierres précieuses. La reine Margrethe II porte certains de ces bijoux lors d'occasions très spéciales.
La petite histoire : Le château attire environ 200 000 touristes chaque année (2,5 millions de visiteurs pour le jardin)

Château de Christianborg
Fondation : 1740
Style : Baroque, néo-classique, néo-baroque
Caractéristiques : c’est le siège du Parlement danois, le Folketing, du ministère d'État et de la Cour suprême. Il est situé sur l'île de Slotsholmen au centre de Copenhague. La famille royale occupe encore plusieurs parties de ce château qui fut la résidence principale du roi jusqu'en 1794.
Signes particuliers : Le château fut incendié et reconstruit à deux reprises et les pièces sauvées des incendies côtoient celles de la dernière campagne de construction. Les bâtiments regroupés autour du carrousel (écuries, stalles et théâtre) appartiennent au premier Christiansborg. Il en va de même pour le musée Thorvaldsen qui occupe l'ancienne remise des carrosses royaux, remaniée par Michael Gottlieb Bindesbøll.
La petite histoire : le premier château était un magnifique palais rococo composé de quatre ailes, et dont le carrousel et l'église nous sont parvenus. Le prix des travaux fut très élevé, coûtant l'équivalent d'un semestre de revenus pour l'ensemble du royaume, ou encore la valeur des biens de toute l'île de Zélande. Il prit feu et fut presque entièrement détruit en 1794.

Château d’Amalienborg
Fondation : 1750
Style : néo-classique
Caractéristiques : la résidence d'hiver de la famille royale danoise se compose de quatre palais aux façades néo-classiques identiques et aux intérieurs de style rococo. Les palais entourent une place octogonale au centre de laquelle se trouve une statue équestre monumentale du fondateur d'Amalienborg, le roi Frédéric V de Danemark.
Signes particuliers : Les quatre rois du Danemark Christian VII, Christian VIII, Frederik VIII et Christian IX, ont donné leur nom aux quatre palais. Entourant la place, ils sont conçus comme des hôtels particuliers pour des familles issues de la noblesse. Leurs extérieurs sont identiques, mais les intérieurs diffèrent.
La petite histoire : Le premier palais, appelé Sophie Amalienborg, est construit entre 1669 et 1673 pour la reine Sophie Amalie et son époux le roi Frederik III (décédé en 1670), sur une partie du terrain acquise par le roi Christian IV à l'extérieur de la vieille ville fortifiée de Copenhague, au début du XVIIe siècle. La reine douairière y habite jusqu'à sa mort le 20 février 1685.

Château de Frederiskborg
Fondation : entre 1560 et 1630
Style : Renaissance
Caractéristiques : il a été construit sur trois îlots par Hans van Steenwinckel l'Ancien, architecte flamand originaire d'Anvers. Il est considéré comme le chef-d'œuvre de la Renaissance danoise. Le roi Christian IV l’a commandé pour affirmer son pouvoir. Il est ainsi nommé en l'honneur de Frédéric II. Le château a été reconstruit après un incendie dans la moitié du XIX siècle.
Signes particuliers : la chapelle de 1617 a survécu à l'incendie de 1859 et, en 1693, Christian V l'a transformée en chapelle des Chevaliers pour les deux ordres danois : l'Ordre de l'Éléphant et l'Ordre de Dannebrog.
La petite histoire : sa splendeur fait qu’il a été baptisé le « Versailles danois »
Destination actuelle : depuis 1878, il accueille le Musée d'Histoire Nationale, doté de la plus importante collection d’œuvres au Danemark.

SMK Galerie nationale
Le Statens Museum for Kunst (en français : Musée national d'art), en abrégé SMK, est le principal musée du Danemark consacré aux beaux-arts. Le musée abrite des collections artistiques dont les pièces les plus anciennes remontent au XIIe siècle. La section d’art ancien européen et danois comprend notamment des œuvres de Mantegna, du Titien, du Tintoret, de Brueghel l'Ancien, Rubens, Frans Hals ou Rembrandt, ainsi que des tableaux parmi les plus représentatifs de l’âge d’or de la peinture danoise. Dans la section d’art moderne, on trouve notamment les œuvres d'artistes tels que Picasso, Braque, Léger, Matisse, Modigliani ou Emil Nolde ; les artistes danois modernes -comme le peintre Christoffer Wilhelm Eckersberg ou le sculpteur Carl Bonnesen- sont largement représentés.

Musée d’Art Moderne Arken
Ce musée d'art moderne est installé dans un bâtiment dont l'architecture résolument nautique, signée Søren Robert Lund, joue un rôle décisif dans l'expérience du visiteur. Appelée « axe de l'art », la nef centrale est l'espace d'exposition principal. On y trouve également trois autres salles, un auditorium et un café aux murs de verre regardant la mer. Les expositions temporaires accueillent des œuvres d'art contemporain danois, nordique et international provenant des 26 musées d'art du pays.

Musée d’Art Moderne Arken © Creative Commons 4.0/Henry Kellner
Le Château de Frederiksborg © Getty/Domenikach
Le Château d’Amalienborg © Getty/Lindrik
Le Château de Christianborg © Getty/agafapaperiapunta
Vue aérienne des Jardins de Tivoli © Getty/Mindaugas Dulinskas
Le Château de Rosenborg © Getty/TanyaSv
La Petite Sirène © A.S.O./Gautier Demouveaux

À MANGER

La gastronomie fait partie intégrante du Tour de France et les suiveurs ne pouvaient pas être mieux servis que par un hors d’œuvre à Copenhague puisque la capitale danoise accueille les deux meilleurs restaurants du monde en 2021, selon un classement annuel de référence établi par un jury britannique. En tête se trouve le restaurant Noma (pour Nordic Mad : cuisine nordique). Dirigé par René Redzepi, chef danois d’origine albanaise, nommé à quatre reprises meilleur chef du monde depuis une dizaine d’années, le restaurant est connu pour sa réinterprétation de la cuisine nordique avec des plats évoquant la nature. Dans le menu proposé pour la compétition, il y avait par exemple des courgettes farcies aux larves d'abeilles. Les menus de Noma suivent le cycle des saisons : produits de la mer de janvier à juin, légumes l’été, gibier en hiver. Il faut compter 350 euros, sans le vin, pour manger dans le meilleur restaurant du monde.
La deuxième meilleure table de la planète, selon le même classement, est Geranium, le premier restaurant danois à avoir obtenu trois étoiles au Guide Michelin en 2016. Le Danemark compte aujourd’hui 26 restaurants étoilés. Geranium, installé au 8e étage d’un bâtiment avec une vue panoramique sur la ville, est dirigé par Rasmus Kofoed qui a remporté le Bocuse d’or en 2011. La carte propose des menus de seize plats adaptés aux saisons. Il faut aussi compter dans les 350 à 400 euros pour un repas.

Le restaurant Noma © Noma/Ditte Isager
Plat du restaurant Noma © Noma/Ditte Isager
Nature morte du restaurant Noma © Noma/Ditte Isager

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