29/08 > 20/09/2020

Van Aert, à la tarnaise

Les arrivées dans le Tarn sont décidément palpitantes. En 2013, la route d’Albi avait donné lieu à un coup de force des hommes de Peter Sagan, qui portait alors le maillot de Cannondale, pour aller s’imposer et larguer ses rivaux pour le maillot vert. Sans originalité mais avec une redoutable efficacité, il a mobilisé ses équipiers de chez Bora-Hansgrohe pour une mission identique en direction de Lavaur. L’opération a dans un premier temps fonctionné puisque le maillot vert Sam Bennett était déjà absent au franchissement du sprint intermédiaire. En revanche, la deuxième partie du plan a été contrariée par l’appétit des Ineos-Grenadiers qui ont eux aussi manœuvré pour faire sauter des rivaux de Bernal au général, comme Pogacar, Porte et Landa. Une fois en vue de l’arrivée, Sagan était toujours de la partie au sein d’une élite de 41 coureurs, dominée sur la ligne par Wout van Aert, selon une recette qu’il avait déjà servie à ses adversaires l’année dernière pour sa première victoire sur le Tour… à Albi.

Un coup de force des Bora-Hansgrohe
Le peloton comprend 172 coureurs au départ de Millau. Avec l’ambition de saisir 2 points au sommet de la côte de Luzençon, Benoît Cosnefroy sort immédiatement du peloton en solitaire. Mais derrière lui, Peter Sagan et ses coéquipiers se mettent très rapidement à forcer l’allure pour lâcher dès ce début d’étape ses rivaux pour le maillot vert, à commencer par son porteur Sam Bennett. Cosnefroy parvient tout juste à empocher les deux points à la bascule, mais l’élimination de l’essentiel des sprinteurs est bel et bien en marche : Ewan, Kristoff et Nizzolo font partie des premiers lâchés, puis après une quinzaine de kilomètres, le maillot vert irlandais est relégué dans un groupe pointant à 20’’.

De Gendt en solo
Bennett est sur le point de revenir au contact du groupe de tête au km 19, mais une nouvelle accélération l’élimine cette fois-ci définitivement des débats du jour. Même avec l’appui des ses coéquipiers Asgreen et Declercq, le maillot vert n’est pas en mesure de participer au sprint intermédiaire de Saint-Sernin-sur-Rance (km 58), où l’écart est enregistré à 2’05’’, puis double au col de Peyronnenc (km 73,5, 4’10’’). Il n’y a plus de mystère lorsque le groupe comprenant 92 coureurs dont l’essentiel des favoris (à l’exception de Dani Martinez, vainqueur du Dauphiné) franchit le a côte de Paulhe (km 97,5, 4’55’’), mais c’est dans cette petite bosse que Thomas De Gendt s’engage dans une aventure en solitaire.

Les Ineos passent à l’action
Le Belge obtient un avantage maximal de 50’’, mais son ambition est anéantie à la sortie de Castres, à 35 km de l’arrivée, alors que les Ineos-Grenadiers provoquent à leur tour une cassure qui exclut cette fois-ci de sérieux candidats aux honneurs : Richie Porte, Tadej Pogacar et Mikel Landa sont piégés dans cette manœuvre. A 15 km de l’arrivée, les 40 coureurs du groupe de tête font ainsi monter leur avantage à 1’ à 15 km du but, puis 1’20’’ en entrant dans les 10 derniers kilomètres, Richard Carapaz ayant quant à lui perdu sa place dans le groupe sur crevaison. Le sprint final se prépare alors que l’écart est monté à 1’15’’. Dans les 300 derniers mètres, l’accélération de Wout van Aert met tout le monde d’accord : il devance sans contestation Edvald Boasson Hagen et Bryan Coquard.

Résumé d'étape
04/09/2020 - Tour de France 2020 - Etape 7 - Millau / Lavaur (168 km) -
04/09/2020 - Tour de France 2020 - Etape 7 - Millau / Lavaur (168 km) - © A.S.O./Alex Broadway

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