Sagan reprend sa collection

10 juillet 2019 - 17:45

C’était une étape de baroudeurs… mais Peter Sagan n’était pas de cet avis. Très rapidement après la constitution d’une échappée qui n’a impliqué que quatre coureurs, les ambitions des formations Bora-Hansgrohe et Sunweb ont été très claires. Avec un écart limité au maximum à 2’30’’, le mouvement d’attaque a asurtout permis à Tim Wellens de soigner son avantage au classement des grimpeurs, mais pas d’envisager un bouquet à Colmar. Dans les ascensions des 70 derniers kilomètres, les formations de Sagan et de Matthews ont fait le nécessaire pour débarrasser le peloton de ses sprinteurs les plus rapides. Dans ces conditions, le triple champion du monde slovaque s’est retrouvé dans des conditions idéales pour faire parler sa puissance. Avec une 12e victoire d’étape sur le Tour, il continue de placer ses pions sur sa carte de France personnelle après son dernier succès à Valence en 2018. La machine est relancée…   

Wellens dans l’échappée
Le peloton se réunit à Saint-Dié-des-Vosges, la ville natale de Jules Ferry, avec toujours 176 coureurs au départ. Parmi eux, les volontaires pour l’échappée sont nombreux et placent des offensives à répétition mais sans succès. C’est le cas dans le désordre de Thomas De Gendt, d’Alexis Gougeard ou de Nils Politt par exemple. Mais au bout de 22 kilomètres de tergiversations actives, c’est un groupe de quatre coureurs qui parvient à se détacher, avec Simon Clarke (Education First), Toms Skujins (Trek), Tim Wellens (Lotto-Soudal) et Mads Würtz (Katusha).

Bora et Sunweb à la manoeuvre
La progression est laborieuse pour l’échappée, surveillée de près par les formations Bora et Sunweb, qui ne dissimulent pas l’intérêt de Peter Sagan et de Peter Matthews pour l’étape du jour. En attendant, Tim Wellens se concentre sur la consolidation de son maillot à pois, passant en tête la côte de Grendelbruch (km 44), où le peloton n’a que 2’05’’ de retard. Sur le sprint intermédiaire de Heiligenstein (km 71), la marge n’est plus que de 1’50’’.  

Skujins en solitaire
L’échappée obtient un avantage maximal de 2’30’’, peu avant d’aborder la montée au Haut-Koenigsbourg, sur laquelle elle perd 45’’. Le net rapprochement ne permet plus aux quatre attaquants de temporiser dans la difficulté suivante, la côte des Trois-Epis. A 2 kilomètres du sommet, Toms Skujins se sépare de ses compagnons de route et résiste en solitaire, mais la tâche est trop ardue avec seulement 20’’ d’avance en abordant la côte des Cinq Châteaux. Il est repris à mi-pente et laisse à regrets la formation Sunweb dicter l’allure du peloton sur la fin de l’ascension.

Costa tente un coup
Le peloton a perdu une bonne partie de ses sprinteurs, mais c’est bien une explication en nombre qui se prépare, les Sunweb, Bora et Bahrain-Merida étant les plus actifs à l’avant du peloton. Ce qui n’empêche pas l’ancien champion du monde Rui Costa de tenter sa chance à 7,5 km de l’objectif, pour une mini-aventure qui s’achève à 2 km du but. Dans les 300 derniers mètres, c’est un autre ancien champion du monde, Peter Sagan, qui se montre le plus puissant et devance tous ses rivaux avec une nette avance.
 

Résumé - Étape 5 - Tour de France 2019

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