Ewan, acte II

23 juillet 2019 - 18:30

On peut déjà commencer à établir la comptabilité de Caleb Ewan, qui démarre sa carrière sur le Tour avec ambition. Après avoir légèrement tardé à trouver la formule payante, il était devenu à Toulouse le plus jeune vainqueur d’étapes des trois grands tours (hormis Nino Defilippis à une époque, 1956, où la Vuelta ne durait pas trois semaines), battant de quelques mois Mark Cavendish au classement de la précocité. En s’imposant à Nîmes, le sprinteur australien roule encore dans les traces du Britannique, qui en 2008 avait également fait le doublé Toulouse-Nîmes lors de la première édition sur laquelle il a remporté des étapes. Plus que 28 bouquets pour égaler le « Cav » !

L’échappée sous contrôle
Après le forfait de Wilco Kelderman (Sunweb), 163 coureurs prennent le départ de Nîmes. Alexis Gougeard (AG2R) et Stéphane Rossetto (Cofidis) sont les premiers à attaquer, dès le premier kilomètre, puis sont imités par Lukasz Wisniowski (CCC), Paul Ourselin (Total Direct Energie) et Lars Bak (Dimension Data), avec qui ils font route à partir du kilomètre 6. L’échappée ne rencontre pas immédiatement d’obstacle, mais évolue sous le contrôle très serré des équipes des sprinteurs, en particulier des formations Lotto-Soudal, Jumbo-Visma et UAE. Ils obtiennent un avantage maximal de 2'15" au km 41. Mais en passant sur la ligne du sprint intermédiaire de Vallérargues (km 65), le peloton pointe déjà à 1’15’’ des attaquants.

Abandon de Fuglsang
La pression exercée sur les attaquants est constante et l’ambiance de la poursuite devient électrique sur la pression la plus exposée aux vents du parcours, où le peloton se rapproche à 30’’. C’est dans cette configuration que la course traverse Uzès, à 27 km de l’arrivée, où une chute met à terre plusieurs coureurs dont Jakob Fuglsang, qui se résigne à l’abandon. L’incident ne déconcentre pas les équipes des sprinteurs, qui se chargent de préparer une arrivée massive et fondent sur l’échappée : plus que 20’’ d’écart à 10 km de l’arrivée, puis une aventure qui s’achève à 2,5 km de la ligne. A l’entrée dans le dernier kilomètre, les équipes Lotto-Soudal et Jumbo-Visma sont les mieux positionnées pour lancer leurs sprinteurs. Sans aucune perturbation, le sprinteur australien place son effort dans les deux cents derniers mètres et s’impose avec autorité devant Elia Viviani et Dylan Groenewegen.

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