Kristoff et Thomas au sommet

29 juillet 2018 - 19:27

La dernière étape sur les Champs-Elysées n’a pas échappé à la règle : c’est au sprint que se sont départagés les coureurs les plus rapides du peloton, avec un avantage pour Alexander Kristoff, qui avait été surpassé pendant les sprints de la première semaine mais a été récompensé de sa résistance et de sa persévérance. Le Norvégien s’impose sur la plus prestigieuse des étapes de sprinteurs et renoue avec la victoire, quatre ans après ses succès à Saint-Etienne et à Nîmes.   
L’arrivée du jour n’a pas perturbé Geraint Thomas, qui remporte le Tour de France pour la première fois, à sa neuvième participation et après avoir endossé le Maillot Jaune lors de l’étape qu’il a remportée à La Rosière. Egalement victorieux le lendemain à l’Alpe d’Huez, Thomas a ensuite contrôlé ses rivaux durant la séquence pyrénéenne, y compris jusqu’au chrono d’Espelette qu’il avait abordé avec une avance confortable sur son premier poursuivant, Tom Dumoulin. Le premier vainqueur gallois du Tour de France apporte une sixième victoire à son équipe Sky, qui connaît aussi la satisfaction de voir le tenant du titre Chris Froome  monter sur la troisième marche du podium. Six, c’est également le nombre de victoires de Peter Sagan au classement par points, depuis  son arrivée sur le Tour en 2012. Le maillot à pois est quant à lui remporté par Julian  Alaphilippe, tandis que Pierre Latour s’impose avec sa 13e place au général comme le meilleur jeune de l’épreuve. Le classement par équipes revient à la formation espagnole Movistar. 

Champagne et photos
Les 145 coureurs ayant bouclé le chrono  d’Espelette et rallié la région parisienne par la voie des airs ce matin se trouvaient bien au départ d’Houilles pour la dernière étape. Les premiers kilomètres de course sont consacrés à des félicitations au Maillot Jaune et à son équipe, accompagnées de séances de photos et de dégustation de champagne. Mondanités obligent, le peloton ne parcourt que 32,3 km dans la première heure. A l’entrée dans Paris, on accorde à Sylvain Chavanel, qui achève son 18e et dernier Tour de France, le privilège de rentrer seul en tête sur le circuit final et de se présenter en tête pour le premier passage sur la ligne d’arrivée.

Une échappée à six
La course débute alors, avec 8 tours de circuit et 54,5 kilomètres à parcourir. Le rythme s’accélère, sous l’impulsion d’un petit groupe d’échappés constitué de Dillier, Phinney, Schär, Gaudin, Politt et Van Keirsbulck. Ils obtiennent un écart de 35’’ au 4e passage sur la ligne d’arrivée, à 34 km du but, mais sont surveillés de près par les formations Bora-Hansgrohe et Groupama-FDJ. A 20 kilomètres de l’arrivée, l’écart maximal est enregistré avec 45’’ d’avance, mais les coureurs de Cofidis participent également à une poursuite qui ne laisse que peu de chances aux attaquants. Le dernier d’entre eux, Nils Politt, est repris à 6 km de  l’arrivée.

Lampaert en tête sous la Flamme Rouge
Les équipes de sprinteurs prennent en mains la préparation de l’explication finale, perturbée par  une attaque à deux kilomètres de Marco Marcato, puis une réplique encore plus convaincante d’Yves Lampaert, qui rentre dans le dernier kilomètre avec deux cents mètres d’avance sur le peloton. Mais le champion de Belgique est repris à 300 mètres de l’arrivée, laissant place à une explication n dominée en puissance par Alexander Kristoff.

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