Un sprint Hushovd-Cavendish
_Les candidats à l’échappée sont systématiquement repris par le peloton en début d’étape. La première ascension donne l’occasion d’oser une attaque, mais Millar (GRM), Bennati (LIQ) et Lequatre (AGR), qui poursuivent leur effort après le passage au sommet, sont presque aussitôt réintégrés. La vivacité du peloton place Mark Cavendish dans des dispositions parfaites pour une nouvelle confrontation avec Thor Hushovd, sur la ligne du sprint de Channes (km 32), où il empoche deux points de plus que son rival.
_Mano a mano entre Pellizotti et Martinez
_La bataille pour les points se joue aussi dans la hiérarchie du classement de la montagne. Sur la côte de Gye-sur-Seine, puis sur la côte d’Essoyes, Franco Pellizotti et Egoi Martinez poursuivent leur mano a mano, tandis que Laurent Lefèvre profite de l’ascension pour placer un démarrage. La formation d’échappée la plus laborieuse depuis le début du Tour 2009 se dessine avec ses contours définitifs au km 75 avec Martinez (EUS), Pellizotti (LIQ), Pauriol (COF), Lefèvre (BBO), Calzati (AGR) et Fothen (MRM), rejoints par Nicki Sorensen (SAX).
_Pas de renfort pour AG2R
_Le groupe d’attaque progresse jusqu’au km 115, où il passe avec une avance maximale de 4’25’’. Si les coureurs de Columbia rompent avec leur habitude de mener la poursuite sur les étapes de plaine, AG2R La Mondiale se charge de maintenir un rythme suffisant pour garder l’écart dans des proportions acceptables, avec 4’10’’ à 50 km de l’arrivée. La perspective de voir un baroudeur s’imposer ne semble pas perturber les équipes des sprinteurs, qui restent en retrait toute la journée.
_Sorensen lâche Calzati
_A 25 km de l’arrivée, l’écart de 4’ semble suffisant pour les 7 attaquants du jour, mais Sorensen s’inquiète de ses chances dans le cas d’une arrivée dans cette configuration. Le Danois accélère donc à 23 km, emmenant avec lui Sylvain Calzati. Le duo se présente à 10 km de la ligne avec 13’’ d’avance sur leurs anciens compagnons de route. Nicki Sorensen prend son destin en mains et se débarrasse de son dernier rival à 5,5 km de l’arrivée. En solitaire, Sorensen impressionne immédiatement ses poursuivants : il termine son effort sans menace, et remporte sa première étape sur le Tour de France.

