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Gerdemann a osé

Tour de France 2007 | Étape 7 | Bourg-en-Bresse > le_grand_bornand

L’apparition de Rasmussen _ Le rythme élevé, qui tranche avec les étapes précédentes, contredit toutes les velléités d’attaque en début de course, y compris celle d’Alessandro Ballan au km 9. L’ambiance des étapes de plaine se poursuit momentanément avec la bataille pour les points du premier sprint intermédiaire : Boonen, Zabel et Bennati franchissent dans cet ordre la ligne. Mais l’air de la montagne gagne vite le peloton avec la première ascension, dans laquelle le double tenant du maillot à pois fait son apparition : Rasmussen passe en tête avec Verdugo, avec une marge symbolique sur Chavanel, désormais officiellement informé des intentions du Danois. _ _ 15 coureurs en tête _ Les attaquants se dévoilent en nombre immédiatement après cette mise en bouche. La tâche est laborieuse, mais six coureurs, Gerdemann (TMO), Perez (EUS), Fofonov (C.A), Martinez (DSC), Lefèvre (BTL) et Vaugrenard (FDJ), parviennent à se détacher. Ils sont rapidement rejoints par Savoldelli (AST), puis le groupe s’étoffe jusqu’à atteindre 15 coureurs, avec les arrivées de Gutierrez (GCE), Flecha (RAB) et Tankink (QST) au km 55, et de Elmiger (A2R), Wegmann (GST) et Pineau (BTL) au km 72. L’échappée du jour atteint la ligne du sprint d’Anglefort avec un avantage maximal de 8’30’’ sur le peloton. _ _ De la Fuente joue les points aussi _ Les équipes Predictor-Lotto et CSC, qui n’ont pas de représentants à l’avant, fixent le tempo du peloton afin que l’écart reste dans des proportions acceptables pour les favoris du Tour que sont notamment Evans, Sastre et Schleck. Après 100 km de course, l’écart s’est réduit à 7’. C’est suffisant pour les affaires de David De la Fuente, qui quitte systématiquement ses compagnons de route pour empocher le maximum de points au sommet des côtes de Cruseilles (km 122,5) et Peguin (km 134). _ _ Gerdemann lâche Fofonov _ La poursuite très régulière atteint exactement l’objectif fixé au pied de l’ascension vers le col de la Colombière : l’écart des leaders n’est plus que de 5’. C’est dans cette dernière difficulté du jour que se décompose le groupe, suite à une attaque de Gutierrez à 14 km du sommet. C’est toutefois un duo Gerdemann-Fofonov qui ouvre la route pendant la première partie de l’ascension. Lorsque la pente se raidit, à partir du village du Reposoir, l’Allemand lâche son éphémère partenaire. Il parvient seul au sommet, avec 18’’ d’avance sur Landaluze, qui a finalement été le plus résistant des échappés. _ _ Les favoris ne s’exposent pas _ Sans que la sélection soit impitoyable, le peloton se réduit légèrement et perd notamment le porteur du maillot à pois. Rasmussen profite de l’absence de Chavanel pour opérer un rapproché au classement de la montagne. Les favoris les plus en vue ont formé un groupe d’une trentaine de coureurs. Aucun d’entre eux ne s’est risqué à une réelle contre-attaque, ce qui a permis à Gerdemann de prendre, en plus de l’étape, la tête du classement général. Vinokourov et Klöden, dont les prestations étaient attendues après leurs chutes dans l’étape 5, ont tenu le rythme.

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