« Je ne me rends pas encore bien compte, mais c’est formidable de remporter une étape dur la Tour de France. Surtout qu’en début d’année j’ai eu beaucoup de galères, j’ai trouvé le temps très long. Puis peu à peu je me suis senti bien et sortant du Giro j’ai retrouvé les sensations que j’avais durant l’année 2004. Tout cela était très rassurant. _ Ce matin je me suis dit qu’il y avait la possibilité de faire quelque chose. J’ai pris confiance quand nous avions plus de sept minutes d’avance, mais quand le peloton est revenu à 2’20’’, là j’ai commencé à douter. Alors je me suis dit qu’il fallait attaquer : qui ne tente rien n’a rien ! Je ne savais pas si j’étais capable de fournir un effort solitaire de 30 km, mais ça a marché. Je suis passé par toutes les émotions, j’ai pensé à tous les scénarios. Puis à 10 km de la ligne, je savais que ça allait passer. _ On me pose beaucoup la question en ce moment, et je pense que je vais décevoir beaucoup de monde, mais ce soir je suis pour l’Italie. _ Maintenant que nous avons eu notre victoire d’étape, je compte tout donner pour notre leader Christophe Moreau, en espérant qu’il porte le maillot jaune ».
Interviews
9 juillet 2006
- 17:27
Sylvain Calzati : « Qui ne tente rien... »

