Concours "Ma Ville en Jaune"

Cette année, le Tour de France et son partenaire LCL mettent à l’honneur le Maillot Jaune à travers un concours entre les 8 villes-étapes du Grand Départ 2021.

Ville étape pour la 3e fois
Commune de Saône-et-Loire (71)

Population : 21 782 hab. (Creusotins, Creusotines)
Spécialités : vignobles (côtes chalonnaises et mâconnaises), élevage de charolais, pavé bourguignon (mélange de jambon et saucisson)
Personnalités : Eugène Schneider (industriel et homme politique, XIXe siècle), Claudie Haigneré (astronaute), Marie-Pierre Cazey, Robin Renucci (acteurs), Christophe Alévêque (humoriste), Pierre-Michel Bonnot (ancien journaliste de L’Equipe), Jean-Christophe Péraud (cyclisme), Fabrice Moreau, (skiff, médaillé olympique Athènes 2004)
Sport : Club Olympique Creusot Bourgogne (rugby), JOC Jeunesse Ouvrière Creusotine (football), , Creusot Cyclisme.
Economie : administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale, industrie, etc.
Culture : Festival estival des Beaux Bagages (théâtre, cirque, musique, danse…).
Devise : « Fac ferrum fer spem » (Travaille le fer apporte l'espoir)
Signature : La ville de toutes les énergies /
Labels : Villes et villages fleuris 3* / label ville internet @@@
Sites web / FB / Twitter / Insta : www.le-creusot.fr / www.creusotmontceautourisme.fr / www.creusot-montceau.org / www.saoneetloire71.fr / www.destination-saone-et-loire.fr / www.facebook.com/villeducreusot / www.facebook.com/saoneetloire / twitter.com/saoneetloire / www.instagram.com/saoneetloire

Chateau de la Verrerie au Creusot © Ville du Creusot
Bogie du TGV ayant fait le record du monde de vitesse exposé devant l'hotel de ville du Creusot © Ville du Creusot
Bibliothèque universitaire dans l'atelier le plus vieux du Creusot © Ville du Creusot
Hotel de ville du Creusot © Ville du Creusot

LE CREUSOT, UNE HISTOIRE

Avec la dynastie Schneider

Il est impossible d’évoquer Le Creusot sans parler de la famille Schneider, qui a régné plus d’un siècle sur la ville et lui a donné sa renommée mondiale. L'origine du Creusot remonte à 1782, lorsque Louis XVI fait implanter dans ce hameau aux sous-sols riches en charbon, une Fonderie Royale, puis la Cristallerie de la Reine. Viendra ensuite une forge qui est rachetée en 1836, par les frères Schneider, Adolphe et Eugène. Cet événement marque un tournant dans l’histoire de la ville qui voit ses productions se diversifier et s’exporter partout dans le monde, essentiellement dans les domaines du transport et de l’énergie. Les Schneider développent une politique paternaliste, se chargeant de construire logements, écoles, hôpital, maisons de retraite, lieux de culte...

Des traces de cette histoire glorieuse demeurent au Creusot avec notamment son monument le plus emblématique : le Marteau Pilon, visible à l’entrée de ville. Cette imposante machine de 100 tonnes, conçue en 1877 a été la plus puissante du monde pendant de nombreuses années permettant de forger des pièces aux dimensions spectaculaires.

Malgré les crises économiques, la ville a toujours su profiter de ses nombreux atouts pour rebondir. Elle reste une ville industrielle qui rayonne à l’international grâce à de nombreux grands groupes mondialisés. Mais Le Creusot est aussi une ville étudiante, une ville de culture, d’art, de tourisme et de sport. Elle offre un cadre de vie agréable alliant plaisirs de la nature et équipements de qualité qui attirent chaque année de nombreuses familles.

Vue sur les usines du Creusot © Ville du Creusot

LE CREUSOT ET LE CYCLISME

Le Creusot a déjà eu à deux reprises la visite du Tour de France pour des contre-la-montre décisifs, placés en toute fin d’épreuve. En 1998, Jan Ullrich y avait remporté sa troisième étape de cette édition mouvementée sur les 52 km d’un chrono parti de Montceau-les-Mines, reléguant Marco Pantani à 2’35”, mais cet écart permettait quand même à l’Italien de conserver 3’21” d’avance sur l’Allemand au général avant l’arrivée à Paris. En 2006, c’est l’Ukrainien Serhiy Honchar, champion du monde du contre la montre en 2000, qui enlevait sa deuxième étape de ce Tour entre Le Creusot et Montceau-les-Mines, devant Andreas Klöden et Oscar Pereiro, futur vainqueur au général.


À VOIR :

Le marteau-pilon
Le principe du marteau-pilon à vapeur semble avoir été inventé en même temps en Grande-Bretagne et en France. La paternité en revient respectivement à James Nasmyth (1808-1890), inventeur écossais, et François Bourdon (1797-1865), ingénieur et directeur des ateliers de construction mécanique des Établissements Schneider du Creusot. En 1876, les Établissements Schneider construisent un marteau-pilon de 100 tonnes. Installé dans la Grande forge, il est alors le plus puissant du monde. Avec ses dimensions et sa masse utile impressionnantes (21 mètres de haut et poids total de 1300 tonnes), il permet de réaliser des pièces de plus en plus grandes. Lorsqu’il est en action, on peut entendre son retentissement jusqu’à plusieurs kilomètres alentours. Au début du XXe siècle, les presses hydrauliques font leur apparition et les années du marteau-pilon sont comptées. Il est démonté dans les années 1930. De nos jours, le marteau-pilon se dresse à l’entrée sud de la ville du Creusot, carrefour du 8 Mai 1945. Il reste le symbole de la cité et de l'industrie triomphante. Le marteau-pilon du Creusot est reconnu à ce titre « patrimoine historique du génie mécanique » par The American Society of Mechanical Engineers.

La cheminée de la forge
Monument historique du Creusot, la cheminée de la Forge a été construite en 1870. Elle était l’une des premières cheminées en tôles rivetées, destinées à supplanter les cheminées en briques. Pour fêter le passage à l’an 2000, elle a été illuminée par l’éclairagiste-scénographe Vittorio Sparta et a obtenu le troisième prix du concours national des villes lumières.

Château de la Verrerie
Tout commence à la fin du XVIIIe siècle lorsque la grande mode du cristal gagne la France. La Manufacture Royale des Cristaux et Émaux de la Reine Marie-Antoinette est érigée au Creusot en 1786 et fonctionne jusqu’en 1832, employant près de 350 ouvriers dans la production de cristaux, flambeaux, lustres et services de table en cristal alors très convoités par l’aristocratie et la bourgeoisie. Les bâtiments sont acquis en 1837 par la société Schneider Frères et Cie et deviennent la résidence de la famille Schneider, qui réaménage, embellit et rebaptise la cristallerie « château de la Verrerie ». Il abrite aujourd’hui le Musée de l'homme et de l'industrie, le splendide Petit Théâtre que Eugène II Schneider fit réaliser dans une des halles coniques et le Pavillon de l’Industrie, situé dans les dépendances du château.


Le parc de la Verrerie
D’une surface de 28 hectares, le parc de la Verrerie. Véritable poumon vert, on peut y découvrir des dizaines d’essences d’arbres dont de nombreux géants centenaires. Près du château, des jardins à la française et une immense terrasse panoramique permettent d’admirer la pelouse centrale qui coule jusqu’à l’étang. On trouve aussi le complexe aquatique du parc, totalement rénové en 2018, abritant entre autres : un bassin intérieur de 25m, un bassin extérieur de 50m, une fosse à plongeon, un espace bien être …

La locomotive 241-P 17
Fabriquée par les établissements Schneider en 1949, la locomotive à vapeur modèle 241 P 17 est affectée à la traction à grande vitesse, avec une vitesse commerciale de 120 km/h. C'est la seule locomotive à vapeur de ce type et de cette puissance (4000 chevaux) à encore circuler en Europe depuis l’extinction de cette série à la fin des années 1960. La 241 P17 détient un record de kilométrage, elle a parcouru 1 741 865 km. Rallumée en 1969 pour se rendre à une exposition de matériel ferroviaire, elle est finalement acheminée au Creusot en 1971. Après 13 ans de restauration, elle est remise en service en 2006 pour sillonner voies ferrées de France et d’Europe.


Parc des Combes
Aménagé à partir des années 80 sous l’impulsion de passionnés, le Parc des Combes est désormais la 2ème destination touristique de Saône et Loire. Il propose aux familles de profiter d’une vingtaine d’attractions, des plus douces aux plus sensationnelles dans un cadre privilégié. Une locomotive à vapeur de 1947, classée monument historique et remise en état récemment propose des voyages à travers la France et l’Europe.

L’arc
Implanté au cœur de ville en 1968, L’arc est un centre d'action culturelle qui a reçu dès 1991 le label Scène nationale. Une trentaine de spectacles (théâtre, musique, cirque, humour, danse), s’y déroule chaque saison. L’arc accueille également des artistes en résidence et des expositions d’envergure nationale comme celle de Pierre Soulages en 2019.

Photo antique: la fonderie au Creusot avec le marteau-pilon © Getty/ilbusca
Esplanade S. Veil et cheminée de la grande forge au Creusot © Ville du Creusot
Château de la Verrerie au Creusot © Photo Club Creusotin
Parc du Château de la Verrerie © Creative Commons 3.0/Christophe Finot
Locomotive 241P17 devant la Grande Forge du Creusot © Photo Club Creusotin
Parc Touristique des Combes au Creusot © Ville du Creusot

À MANGER :

Bœuf charolais


La race charolaise est bien connue des gastronomes pour ses qualités gustatives. Dans le Charolais, berceau de la race, les éleveurs accordent un soin particulier aux « prairies de finition » où paissent les troupeaux. Une AOC valorise ce savoir-faire depuis 2010 et une AOP depuis 2014. Contrairement aux idées reçues, cette viande d’exception ne se consomme pas « ultra fraîche » mais à l’issue d’un affinage au froid de plusieurs semaines, qui attendrit la viande et rehausse ses saveurs.
La qualité de la viande des vaches charolaises élevées dans le berceau de la race tient à la fois à la richesse des herbages et au mode d’élevage. Les bovins grandissent lentement et pâturent sur les herbages jusqu’à l’âge de deux ans. Avant l’abattage, les bêtes sont « fleuries » par un engraissement de 4 à 6 mois. Durant cette période, les animaux peuvent recevoir un complément alimentaire à base de céréales, de luzerne et de lin mais surtout, ils sont placés en « prés de finition », des pâtures très fertiles et bien orientées.
La mairie du Creusot a passé une convention avec les éleveurs pour ne fournir que du bœuf charolais dans les cantines scolaires de la commune.

Vache de race Charolaise © Getty/CraigRJD

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