Tour de France 2022

Rendez-vous le jeudi 14 octobre pour la révélation du parcours du Tour de France 2022

Ville étape pour la 2e fois

Sous-préfecture d’Ille-et-Vilaine (35)

Population : 9 000 hab. (Redonnais, Redonnaises)

Personnalités : Nominoé (1er Roi de Bretagne), Arthur Bernède, Hervé Bazin (écrivains), Alain Madelin (homme politique), Chevalier et  Laspales (humoristes)

Spécialités : la châtaigne, reine de la gastronomie redonnaise.

Sport : 3700 licenciés sportifs dans les différents clubs de la ville (athlétisme, football, rugby, etc.). 

Economie : cosmétique, électronique, équipementiers automobiles, centre hospitalier (800 agents).

Culture :  Les Musicales, Confluences d’été (rencontres artistiques), Foire Teillouse (octobre, fête de la châtaigne), Festival de la Bogue d’or (octobre, chanson)

Devise : Petite ville, grand renom

Labels : « Ville historique », « Ville Active et Sportive »

Sites internet : www.redon.fr / www.tourisme-pays-redon.com / www.ille-et-vilaine.fr / www.bretagne35.com / www.tourismebretagne.com / www.redon-agglomeration.bzh/

L'hôtel de Ville de Redon © Emmanuel Berthier
La commune de Redon © © Teddy Verneuil
Abbatiale Saint Sauveur et son clocher © A.S.O.

REDON, UNE HISTOIRE

Autour du port… 

Redon doit son importance au développement d'une abbaye bénédictine jadis très influente : sa fondation par Conwoïon et six de ses compagnons remonte à 832, au carrefour des deux rivières les plus importantes de Bretagne : la Vilaine et l'Oust. Ces vallées constituaient une position stratégique remarquable. Nominoë, chef breton, s'appuie sur l'Abbaye de Conwoïon pour affermir son pouvoir. C'est à Ballon à quelques kilomètres de Redon, qu'il bat les Francs de Charles le Chauve en 845 et offre son indépendance à la Bretagne, qu'elle conservera jusqu'en 1532. 

La ville prospère grâce au développement de son port fluviomaritime. Le faubourg Notre-Dame concentre des abattoirs et tanneries. Au sud, le faubourg Saint-Pierre accueille les activités portuaires : aubergistes, voiliers, gréeurs, négociants… La construction navale se développe.

Au XVIe siècle, le régime de la Commende entraîne progressivement le déclin de l’abbaye et sa perte d’influence au profit d’une riche bourgeoisie qui dirige désormais la cité. À partir du XVIIe siècle, les navires de la Compagnie des Indes remontent à Redon. Des chalands à fond plat prennent le relais des navires à quille entre Redon et Rennes. Au milieu du XIXe siècle, l’ouverture du canal de Nantes à Brest donne à Redon sa nouvelle architecture et en fait le carrefour des voies navigables de l’Ouest, avec l’essor de la Batellerie.

Après la bourgeoisie d’affaires et les bateliers, une nouvelle génération utilise les voies d’eau : plaisanciers et rameurs.

Le port de Redon © Getty/Gary Le Feuvre

À VOIR 

L’abbaye Saint-Sauveur de Redon

Fondée en 832 par Conwoïon, elle connaît son apogée à la fin du XIe siècle et au cours du XIIe siècle; elle régente 27 prieurés et douze paroisses dans toute la Bretagne. On y vient en pèlerinage. Elle comporte une tour du XIIe siècle considérée comme le plus beau monument roman de Bretagne. La tour gothique du XIVe siècle est aujourd'hui séparée de l'église suite à un incendie qui détruisit une partie de la nef en 1780. Le cloître est construit au XVIIe siècle sur les vestiges de l'ancien cloître alors que Richelieu est abbé commanditaire du monastère. Aujourd’hui l’abbaye intègre un lycée privé catholique. Des fresques médiévales ont été mises au jour lors de restauration en 1950 et les vitraux contemporains sont de Gruber.  

Les remparts

Au 14e siècle, est entreprise la construction de l'enceinte fortifiée de la ville, sous l'égide de l'Abbé Jean de Tréal. Elle comporte 3 portes, 3 poternes et 13 tours. De ces remparts, on peut encore voir le flanc nord du transept de l'église, la chapelle des Ducs, les remparts au-dessus du quai St Jacques sont encore en élévation. Les travaux réalisés au centre-ville ont mis à jour d'autres vestiges des remparts, notamment la porte Notre Dame et les traces de l’emplacement du pont levis en face de l'hôtel de Ville, 

Couvent des Calvairiennes

Fondé en 1629 par les Dames prieures et religieuses bénédictines du dit Calvaire de Redon, ce couvent comprend quatre corps de bâtiment fermant un cloître adossé au nord à la chapelle. La galerie du cloître communique directement avec le chœur des moniales et la chapelle. De nombreux travaux ont été entrepris au XIXe siècle, à partir de 1820, date à laquelle la Congrégation de la Retraite occupa le couvent, transformé au moment de la Révolution en caserne, en dépôt de prisonniers espagnols puis en habitation familiale. 

Quartier du port

Outre son ancienne abbaye, Redon a développé tout un quartier du port qui forme un île dans la ville. D’abord il y eut les quais de la Vilaine. À vol de martin-pêcheur, l’océan est à 42 km de Redon. Pendant des siècles les bateaux marins ont remonté la Vilaine avec le courant de marée montante ! On accoste au pied des maisons d’armateurs, tout près des greniers à sel, de la tour Richelieu, du château du Mail. Puis il y eut le canal de Nantes à Brest et le creusement du bassin à flot au XIXe siècle. Il est accessible aux bateaux fluviaux comme aux voiliers marins. 

Château du Mail et hôtel de Richelieu

Situés dans le quartier du port de Redon, qui a connu au XVIIe siècle son apogée, le château du Mail et l'hôtel de Richelieu font partie de ces belles demeures édifiées par les négociants, les armateurs, les riches propriétaires des alentours, les magistrats et les commissaires de guerre. Le château du Mail est devenu un foyer de jeunes travailleurs. Près de lui se trouve l'hôtel de Richelieu, flanqué d'une grosse tourelle d'angle, carrée et en encorbellement, et percée de fenêtres à piédroits sculptés. 

Abbatiale Saint Sauveur © Office de Tourisme Pays de Redon
Remparts de Redon © Creative Commons 4.0/Fab5669
Intérieur du monastere des calvairiennes. © Katerina
Le port de Redon © Emmanuel Berthier
Façade sud du corps principal du manoir du Mail de Redon © Creative Commons 3.0/Edouard Hue

REDON ET LE CYCLISME 

Pour le premier passage du Tour de France à Redon, cité inscrite au riche patrimoine cycliste régional, c’est l’Américain Tyler Farrar qui s’était imposé au sprint. Depuis plus d’un demi-siècle, une course classée en Élite Nationale, prisée des espoirs bretons, s’y déroule au printemps. Redon-Redon a fêté en 2011 ses 52 ans, au cours desquels ses vainqueurs ont garni par la suite les rangs professionnels. S’y sont révélés dans le passé des coureurs aussi variés que Thierry Marie (2e en 1984), Alexandre Vinokourov (meileur grimpeur 1997), Pavel Tonkov, ou plus près de nous, Simon Gerrans, vainqueur de l’édition 2004. 

La « doyenne » des classiques bretonnes, qui se tient souvent le même jour que Paris-Roubaix, n’a pas pu se tenir en 2020 en raison du covid-19. Elle succède au défunt Grand Prix de Redon, dont le premier vainqueur en 1937 fut Jean-Marie Goasmat et qui consacra Louison Bobet et Rik Van Steenbergen. 

L’éphémère Critérium de Redon vit en 1980 la victoire d’un certain Bernard Hinault, dont on croit savoir qu’il aurait conseillé à la ville de se porter candidate à une étape du Tour lors du passage du Tour de l’Avenir à Allaire. 

Parmi les coureurs liés à Redon, on peut citer Jacques Renaud, qui disputa sept saisons professionnelles - notamment chez Mercier - et participa quatre fois au Tour de France entre 1950 et 1953. Passionné de vélo jusqu’à son décès en janvier 2020, à l’âge de 96 ans, Jacques Renaud, bien que né à Paris, était le président d’honneur du Redon Olympic Club, le principal club cycliste de la ville. Charles Danielou, équipier de Louison Bobet dans l’équipe Stella Dunlop dans les années 50 et solide spécialiste des courses d’un jour, est pour sa part né à Redon. 

Tyler Farrar vainqueur de l'étape 3 Olonne sur Mer/Redon du Tour de France 2011 © Presse Sports/Bernard Papon

À MANGER 

Le marron de Redon

Le marron « de Redon » englobe plusieurs variétés de châtaignes et de marrons sélectionnés d’après leur calibre et leur bonne qualité gustative. La zone de production se concentre dans un rayon d’une trentaine de kilomètres autour de Redon. Ces marrons se muent en garniture délicate pour une volaille ou nombre de spécialités élaborées par des chefs cuisiniers (terrine de volaille aux marrons) ou des artisans pâtissiers (sablé fourré à la crème de marron). A la maison, on les consomme en potage, ou simplement bouillis et arrosés de lait ribot. Mais les connaisseurs les préfèrent grillés, avec un morceau de beurre et une bolée de cidre !

Depuis les années 1980, la châtaigne bretonne connaît un regain d’intérêt, sous l’impulsion d’une Confrérie du Marron de Redon. La foire Teillouse, remise au goût du jour, se conclut par une manifestation culturelle, la Bogue d’or (chant, musique, conte). Le dernier week-end d’octobre, Redon attire donc tout ce que la région compte de producteurs, venus vendre leur récolte, mais aussi les artisans des métiers de bouche qui proposent leurs créations autour du marron.

Le marron de Redon © Getty/joannatkaczuk

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