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Commune du Piémont

Ville-étape pour la deuxième fois.

Population : 36 000 (Pignerolais, Pignerolaises)

Spécialités : Torta Zurich (gâteau), panettone bas Pinerolese glacé à la noisette, Tomino di Talucco et Seirass (fromages), mustardela (charcuterie), bagna caoda (sauce à l'ail et aux anchois), bollito misto à la piémontaise (viandes), génépi, vin du Pinerolese

Personnalités : l’homme au masque de fer, Nicolas Fouquet (prisonniers de la citadelle de Pignerol). Luigi Facta et Ferruccio Parri (anciens présidents du conseil). 

Sport : curling aux Jeux olympiques de Turin. Note : le club uruguayen de Penarol tire son nom de Pinerolo.

Culture et festivals : Musée de la cavalerie, Notte delle Muse, Notti dei Dehors, Cinema in Piazza, Isola dei Bambini.

Économie : les industries textile, mécanique, papetière et chimique absorbent la majorité de la main-d’œuvre de Pinerolo et de ses alentours. Les entreprises phares de la région sont Corcos, qui produit des joints d’étanchéité, Raspini (charcuterie), Euroball (roulements à bille), le groupe Tombini (agglomérés), PMT Italia, qui fournit l’industrie papetière en machines à papier. Mais aussi Galup et ses fameux Panettone et Streglio pour son chocolat.

Sites web / FB / Twitter / Instawww.comune.pinerolo.to.it , visitapinerolo.it


L’homme au masque de fer

L’histoire de l’homme au masque de fer reste l’un des principaux mystères de l’histoire de France, mais une chose est sûre : le célèbre prisonnier a commencé sa détention à Pinerolo, appelé Pignerol à l’époque de l’occupation française. La présence d’un prisonnier masqué est mentionnée pour la première fois en 1669, lorsque le marquis de Louvois, ministre de Louis XIV, écrit à Bénigne Dauvergne de St Mars, gouverneur de la prison, pour lui demander de garder le détenu dans une prison blindée afin de le tenir à l’écart des autres prisonniers. Le gouverneur a pour instruction de ne lui rendre visite qu’une fois par jour. Arrêté à Calais, le prisonnier, nommé Dauger, arrive à Pinerolo en août 1669. Les premières rumeurs courent sur cet homme qui est masqué en permanence comme pour cacher son identité. Quoi qu’il en soit, Pinerolo est une prison réservée aux criminels considérés comme une menace pour le royaume. À Pinerolo se trouvent en même temps que Dauger un diplomate italien nommé Antonio Mattioli, le marquis de Lauzun, amant de Madame de Montpensier, et le surintendant des finances Nicolas Fouquet, tombé en disgrâce. Fouquet était en contact avec Dauger, qui lui servait de valet lorsque son propre domestique était malade. Personne ne sait s’il l’a reconnu. Fouquet mourut en détention à Pinerolo en 1680. Dauger suivit le gouverneur Saint-Mars dans ses différentes affectations à l'île Sainte-Marguerite, à Lérins et à la Bastille, où il mourut en 1703 sous le nom de Marchioly. Personne n’a jamais éclairci le mystère, même si certains ont prétendu qu’il était un frère jumeau du roi. Pinerolo honore chaque année son hôte le plus célèbre lors de la Maschera di Ferro, un spectacle historique dans lequel une célébrité joue le rôle de Dauger.


PINEROLO ET LE CYCLISME

Pinerolo a déjà eu les honneurs du Tour de France en 2011, lorsque cette cité frontalière avait accueilli l’arrivée d’une étape partie de Gap, ville avec laquelle elle est jumelée. C’est le Norvégien Edvald Boasson-Hagen qui y avait enlevé l’une de ses trois étapes sur le Tour. La ville a également accueilli le Giro à huit reprises, la dernière en 2019 (victoire de Cesare Benedetti). C’est en 1949 que la ville a assisté à son plus grand exploit cycliste, une échappée au long cours de Fausto Coppi qui lui offrait une deuxième victoire dans le Tour d’Italie puis le premier doublé Tour-Giro la même année. Avec cinq cols, c’était l’étape reine de l’édition et un parcours depuis Cuneo que Gino Bartali abordait avec prudence, souffrant de maux d’estomac depuis le départ. « Le col de la Maddalena aurait suffi à épuiser un taureau. Et ce n’était qu'un début », écrit alors l'écrivain Dino Buzzati, envoyé spécial du Corriere della Serra. Ce jour-là, Fausto Coppi porte le coup fatal à son aîné : « Aujourd'hui, Bartali a compris qu'il avait atteint son apogée. Et pour la première fois, il a souri. » Pour le vainqueur du Tour de France 1938 et 1948, c’est en effet presque drôle, car la malchance frappe à plusieurs reprises. « Coppi est parti quand j’ai crevé. J’étais sur le point de le rattraper quand j’ai de nouveau crevé. J’étais toujours deuxième, avec cinq minutes de retard. Mais le pire, c’est quand un spectateur m’a lancé un bouquet de fleurs qui s’est emmêlé dans le dérailleur. Je pouvais à peine changer de vitesse. Mais je n’ai jamais abandonné », a déclaré Bartali. En 2022, une étape du Baby Giro y avait vu la victoire du Français Romain Grégoire. Pignerol a accueilli les épreuves de curling des Jeux olympiques d'hiver de 2006.  


À VOIR : 

  • Forteresse de Pignerol

Pignerol doit surtout sa célébrité à la forteresse qui a disparu, dans laquelle furent enfermés Fouquet, Lauzun et l’homme au masque de fer sous Louis XIV. Ils furent placés sous la garde de Bénigne Dauvergne de Saint-Mars. Louis XIV en impose la destruction dans les clauses du traité de Turin en 1696. Le site fait partie du réseau des grands sites Vauban, mais il n’en reste aucune trace visible aujourd’hui.  

  • Musée de la cavalerie

Ouverture : 1968.

Caractéristiques : situé dans les locaux de l’école d’équitation, le musée conserve des armes, des uniformes, des harnais et des étendards de la garde à cheval italienne et étrangère de 1500 au XXe siècle. C’est l’un des plus grands musées au monde consacré à l’équitation militaire.   

  • Basilique de San Maurizio

Construction : à partir du XIe siècle puis 1470 et 1897.

Style : roman et roman tardif.

Histoire et caractéristiques : la basilique de San Maurizio à Pinerolo, mentionnée dans des documents datant de 1078, a été reconstruite en 1470 et restaurée en 1897 : elle possède un clocher de style roman tardif datant de 1336 et conserve des fresques du XVe siècle, une Ascension de Jésus-Christ, l’œuvre la plus engagée du peintre tessinois Giuseppe Antonio Petrini de Carona datant d’un peu avant 1743, et une Nativité de la Vierge de Beaumont. Dans l’église, qui n’était pas encore une basilique, pria le futur pape Pie XI, encore enfant. Le 27 juin 2002, elle a été élevée à la dignité de basilique mineure. Le clocher roman date de 1336, haut de plus de 40 mètres, il est le symbole de Pinerolo et abrite quatre cloches.  

  • Cathédrale de San Donato

Construction : du Xe au XVe siècles.

Style : gothique.

Histoire : la cathédrale Saint-Donat se trouve sur le site d’une église plus ancienne, construite au Xe siècle par Olderico Manfredi II, marquis de Turin et de Suse. Elle est mentionnée pour la première fois dans un document de 1044. À partir de la fin du XIVe siècle, l’église fut entièrement reconstruite et, dans le cadre de cette intervention, en 1425, on construisit le clocher, qui ne fut jamais achevé, et qui servit de tour de guet au Moyen Âge. En 1508, la nouvelle église est terminée. En 1748, le pape Benoît XIV érigea le diocèse de Pinerolo et l'église San Donato fut élevée au rang de cathédrale. Entre 1766 et 1778, la cathédrale est restaurée en style baroque ; le maître-autel et les sols intérieurs sont notamment réalisés. La cathédrale a subi d'autres restaurations au XIXe siècle.


À MANGER :

  • Vitello tonnato

Le vitello tonnato (ou vitel' tonné) est un plat typique piémontais, servi frais, préparé à partir de tranches de viande de veau, recouvertes d’une sauce à base de thon, jaunes d’œuf, anchois, câpres, huile d’olive et relevée de jus de citron. Il est souvent consommé en été, en terrasse.

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