Concours "Ma Ville en Jaune"

Cette année, le Tour de France et son partenaire LCL mettent à l’honneur le Maillot Jaune à travers un concours entre les 8 villes-étapes du Grand Départ 2021.

Commune de la Gironde (33)
Ville étape pour la 3e fois

Population : 1 913 hab. (Saint-Emilionnais, Saint-Emilionnaises)
Spécialités : vins, macaron de Saint-Émilion (depuis le XVIIe siècle).
Personnalités : Émilion de Combes (saint patron des marchands et négociants en vins), Philippe Etchebest (ancien chef de l’Hostellerie de Plaisance), Eric Rabésandratana (football), Pierre Meyrat (ancien pilote automobile).
Sport : Jeunesse Sportive de la Juridiction de Saint-Émilion/Puisseguin.
Culture : festival Philosophia (mai), festival de jazz (juillet), festival Vino Voce, salon des artisans (septembre), Montgolfiades (octobre).
Économie : viticulture, tourisme.
Labels : les 8 communes qui constituent « la Juridiction » sont inscrits depuis 1999 au patrimoine mondial de l’humanité par l'UNESCO .
Sites web : saint-emilion.org / www.grand-saint-emilionnais.fr / vins-saint-emilion.com/le-conseil-des-vins-de-saint-emilion / www.saint-emilion-tourisme.com / www.gironde.fr

Vignobles, Saint-Émilion © Getty Images

SAINT-EMILION AUJOURD’HUI


La vigne, patrimoine mondial

Saint-Emilion est une cité médiévale entourée de vignes, de renommée internationale et visitée par de nombreux touristes chaque année (environ 1 500 000). Fer de lance de son territoire, la commune propose également un grand nombre de services dans divers domaines nécessaires à la vie locale.
Avec Saint-Emilion, l'United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization a inscrit pour la première fois un paysage viticole au patrimoine mondial. Bonheur et fierté dans toute la juridiction. Saint-Emilion, son vignoble et son paysage sont inscrits au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO depuis 1999. Seule une poignée de sites remarquables méritent cette distinction.


SAINT-ÉMILION ET LE CYCLISME


Comme c’est souvent le cas des fleurons du vignoble français, pour la grande joie des suiveurs, Saint-Émilion n’a figuré sur la carte du Tour de France que pour des contre-la-montre.
En 1978, Bernard Hinault s’était imposé dans un chrono qui s’achevait à Sainte-Foy-la-Grande. Le futur quintuple vainqueur du Tour avait toutes les raisons de savourer ce millésime puisqu’il s’agissait là de sa toute première victoire d’étape dans la Grande Boucle : 27 autres suivront, dont 19 dans des contre-la-montre.
En 1996, Jan Ullrich avait fait sensation en s’offrant le dernier effort solitaire de l’épreuve devant Miguel Indurain, Abraham Olano et son leader et futur vainqueur, Bjarne Riis. Il devient alors le premier Allemand sur le podium du Tour depuis Kurt Stoepel en 1932 et Hinault lui prédit un brillant avenir…
Vu le calibre des deux hommes, le vainqueur de l’ultime CLM de cette édition devrait être du même ordre.


À VOIR :

Le vignoble de Saint-Émilion

Décembre 1999 reste une date historique pour Saint-Émilion. C’est à cette date que le vignoble et les huit villages de la Juridiction de Saint-Émilion ont été inscrits au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO, au titre de « paysage culturel ». Une première mondiale. Pour l’UNESCO, Saint-Émilion est « un exemple remarquable d’un paysage viticole historique qui a survécu intact ». Une vigilance toute particulière est apportée à ce paysage culturel exceptionnel pour qu’il puisse être préservé. Cette inscription représente environ 5 000 hectares de vignes réparties sur les huit communes de la Juridiction de Saint-Émilion : Saint-Émilion, Saint-Laurent des Combes, Saint-Christophe des Bardes, Saint Pey-d’Armens, Saint-Etienne de Lisse, Saint Sulpice de Faleyrens, Saint-Hippolyte et Vignonet.

L’église monolithe
L’église monolithe est un édifice religieux souterrain creusé au début du XIIe siècle dans des proportions impressionnantes (38 m de long pour 12 m de haut). Au cœur de la cité, elle rappelle l’activité religieuse de la ville au Moyen-âge et intrigue par sa conception hors du commun. Si elle se révèle aux yeux du visiteur par la position d’un clocher haut de 68 mètres, elle se dérobe ensuite derrière l’élégance de trois ouvertures en façade et d’un portail gothique souvent clos. Son nom (du grec signifiant « une seule pierre ») qualifie un édifice creusé à l’intérieur du plateau calcaire et dont la structure actuelle forme encore un seul bloc. Le but de sa réalisation tient sans doute au développement de la cité autour d’une activité de pèlerinage sur le tombeau de saint Émilion. Sculptée au XIIe siècle, peinte au XIVe, dévastée au XVIe, malmenée au XVIIIe pendant la Révolution et restaurée au XXe, elle est encore aujourd’hui consacrée et accueille régulièrement des cérémonies religieuses, parfois des concerts, mais aussi des cérémonies d’intronisation de la confrérie des vins de Saint-Emilion-La Jurade.

La Tour du Roy
C’est le seul donjon roman encore intact en Gironde. Situé à l’intérieur des remparts de la cité, il s’élève à une hauteur de 32 m. Cette tour quadrangulaire est divisée en trois niveaux. Les murs extérieurs ainsi que les angles du bâtiment sont parcourus de contreforts plats qui viennent renforcer l’édifice. Certains spécialistes disent que ce n'est ni grâce au roi de France Louis VIII en 1224, ni grâce au roi d'Angleterre Henri III Plantagenêt en 1237 que cette tour a été réalisée, mais plutôt grâce à la Jurade. En effet, la tour vise à symboliser le nouveau pouvoir de la commune en empruntant à l'architecture seigneuriale l'édifice le plus caractéristique : le donjon quadrangulaire à contreforts.
La Jurade utilise d’ailleurs toujours cette tour aujourd’hui. Bien que dissoute sous la Révolution française, elle fut recréée comme confrérie viticole en 1948. Son objectif ? Assurer la promotion des vins de Saint-Emilion dans le monde.


La collégiale
L’église la plus imposante qui se détache en ville haute, est la collégiale. Cela n’a rien d’un hasard. La communauté religieuse installée dans ces murs entre le XIIe et le XVIIIe siècle était un collège de chanoines suivant la règle de saint Augustin. L’ampleur du site est donc à l’image de l’importance de cette communauté et de sa volonté de marquer sa prépondérance. Le transept et le chœur de la collégiale ont été transformés entre les XIIIe et XVe siècles, laissant alors le style gothique faire son entrée dans l’église.
L’actuel Office de Tourisme occupe les locaux de l’ancien réfectoire de la communauté.

Le cloître des Cordeliers
L’arrivée des Cordeliers, ou Franciscains, à Saint-Emilion remonte à la même époque que celle des Dominicains au début du XIIIe siècle. Ce n’est qu’à la fin du XIVe siècle que les Cordeliers reçurent l’autorisation de bâtir leur nouveau couvent intra muros. L’ensemble était composé d’une église, d’un cloître, d’un jardin, d’un chai, d’un cuvier, d’une cave, d’une cour ainsi qu’un corps de logis. La Révolution française expulsa les derniers religieux présents et le couvent fut vendu comme bien national en 1791. En 2005, il a été classé monument historique. L’entrée de cet ancien monastère, conduit au cloître dont les ruines imposantes sont des plus remarquables : colonnes, chapiteaux, bases et socles sont monolithes.

Remparts et porte Brunet
Les remparts de Saint-Emilion auraient été commandités par l’Angleterre au XIIe siècle dans le but de protéger le prospère village. Ce mur de fortification peut être aussi considéré comme un mur d’apparat, de prestige dont le but premier aurait été de montrer la puissance du village plus que de le protéger. Toujours est-il qu’il devait être nécessaire de payer une taxe pour entrer dans le village intra-muros, représentant une nouvelle source de richesse. Les habitants commencèrent par creuser eux-mêmes tout autour du village des fossés profonds. Avec les pierres extraites, ils édifièrent un mur d’enceinte englobant plus de 18 hectares et courant sur environ 1,5 km autour du village. Cette muraille était flanquée de six portes et de petites tours défensives, un chemin de ronde liait ces portes entre elles.
Ces portes, à l’exception de la porte Brunet, ainsi qu’une majorité de l’ancienne fortification furent détruites au cours des guerres de religions au XVIe puis encore au XIXe siècle.

Palais du cardinal
Le cardinal en question était Gaillard de la Mothe, devenu cardinal de Sainte Luce, premier doyen du chapitre des chanoines augustins. Les ruines de la façade encore présente aujourd’hui font penser que ce magnifique palais a été construit dès le XIIe siècle. En effet, des éléments artistiques romans sont bien présents : arc en plein cintre pour les ouvertures dont les voussures présentent des décors géométriques et végétaux ; les baies géminées et leurs décorations soignées similaires à d’autres monuments de la cité médiévale datant du début XIIe siècle.


À BOIRE :

Vin de Saint-Émilion
La richesse du terroir du Grand Saint-Émilionnais provient d’abord de la symbiose entre plusieurs éléments naturels : une variété géologique assez remarquable (sols calcaires, argilo-calcaire, sableux et graveleux), un microclimat continental tempéré et un relief en pentes douces permettant une exposition de toutes les vignes aux rayons du soleil. C’est cette combinaison de plusieurs conditions propices à la viticulture ainsi qu’un savant assemblage de cépages (merlot majoritairement associé au cabernet franc ou cabernet sauvignon et dans de moindres proportions au malbec) qui offrent au vin une palette gustative et olfactive très nuancée. Le vin du Grand Saint-Émilionnais peut être aussi bien concentré et puissant que raffiné et délicat. Au fil du temps, les vins du Saint-Émilionnais prennent une couleur tuilée, orangée et offre une complexité en bouche qui vous donnera envie de déguster un second verre… toujours avec modération !


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