5 : MERLIER MAÎTRE DU SPRINT
Une nouvelle fois supérieur à ses adversaires au sprint, Tim Merlier s’est imposé ce samedi dans les rues de Bergerac, bouclant un dernier kilomètre technique à 67 km/h de moyenne. Le Belge remporte ainsi son cinquième bouquet sur les routes du Tour de France, au lendemain de sa victoire à Bordeaux. Le sprinteur de Soudal – Quick-Step avait ouvert son compteur en 2021, le troisième jour à Pontivy, avant de lever les bras à deux reprises l’an dernier, à Dunkerque et à Châteauroux.
7 : MERLIER STOPPE LA SÉRIE DE POGACAR
À Bergerac, Tim Merlier est devenu le septième coureur à remporter deux étapes consécutives du Tour lors des dix dernières années. En levant les bras dans la sous-préfecture de la Dordogne, il est le premier sprinteur à réaliser une telle performance depuis son compatriote Jasper Philipsen en 2023, lauréat le troisième jour à Bayonne puis le lendemain sur le circuit automobile de Nogaro. Merlier met également fin à une domination de Tadej Pogacar dans ce domaine. Le Slovène avait en effet signé un doublé (Pla d’Adet et Plateau de Beille) puis carrément un triplé (Isola 2000, Col de la Couillole et Nice) en 2024, avant de récidiver l’an passé en s’adjugeant les 12e et 13e étapes, à Hautacam puis à Peyragudes dans les Pyrénées.
126 : DANS UN NOUVEAU CERCLE
Décrocher 5 succès ou plus sur la Grande Boucle n’est pas à la portée de tout le monde, loin de là. La preuve, Tim Merlier n’est que le 126e coureur de l’histoire à y parvenir sur les 865 vainqueurs d’étape que compte le Tour. Cela représente seulement 14,6 % d’entre eux ! Et parmi les coureurs présents sur cette édition, en plus du sprinteur belge, seuls trois ont réalisé pareille performance : Tadej Pogacar (23 victoires), Jasper Philipsen (10) et Julian Alaphilippe (6).
9 : LES PODIUMS DEVIENNENT UNE HABITUDE
Lui aussi auteur d’un sprint impressionnant, Biniam Girmay, 2e de l’étape, a signé un nouveau podium sur le Tour de France. L’Érythréen est ainsi monté sur la boîte pour la neuvième fois de sa carrière. Mais le sprinteur de l’équipe NSN n’a plus goûté au succès depuis la 12e étape de l’édition 2024 à Villeneuve-sur-Lot. Depuis, l’ancien maillot vert a terminé 2e à Lille l’an passé et 3e à Bordeaux cette année.
3 : UNE MAUVAISE PASSE
Jasper Philipsen n’est pas à la fête en ce début de Tour de France. Le Belge, qui vise des victoires d’étapes lors des sprints massifs, n’a pas encore connu le moindre podium cette année depuis le Grand Départ de Barcelone. Pour le sprinteur d’Alpecin – Premier Tech, 4e ce samedi à Bergerac et 5e à Pau et à Bordeaux, c’est la première fois depuis 2019 qu’il n’est pas monté sur la boîte lors de trois arrivées massives consécutives. Des résultats qui contrastent avec ses trois victoires d’affilée dans cet exercice, à Pau et à Nîmes en 2024, puis à Lille l’an dernier. Philipsen confirme toutefois sa régularité dans les emballages massifs. Sur les 28 étapes de sprints dont il a pris le départ depuis 2021, il n'a manqué le top 5 qu'à deux reprises : à Turin, à l'arrivée de la 2e étape du Tour 2024 (118e après avoir été retardé par une chute), et à Dunkerque, lors de la 3e étape du Tour 2025 (abandon sur chute).
1,4 : VAN DER POEL PUIS SLOCK, MERLIER EST UN BOURREAU
Échappé depuis le départ de l’étape, Liam Slock a vaillamment résisté aux trains des équipes de sprinteurs durant de nombreux kilomètres. Le Belge de Lotto – Intermarché n’a finalement été repris par le peloton qu’à 1,4 km de la ligne d’arrivée. Le dernier coureur à avoir vécu un tel dénouement si proche du terme fut Mathieu Van der Poel. Le Néerlandais, alors en duo avec son coéquipier belge Jonas Rickaert, s’était ensuite isolé et avait tenu le choc jusqu’à 800 m de la ligne à Châteauroux, lors de la 9e étape l’an dernier. Le vainqueur de cette étape était… Tim Merlier, déjà.
3 : UNE ÉQUIPE D’AUDACIEUX
Grâce à son numéro en solitaire face à un peloton lancé à ses trousses, Liam Slock a reçu le prix de la combativité. Une récompense que son équipe Lotto – Intermarché se voit attribuer pour la troisième fois depuis le début de ce Tour – la 32e de son histoire –, après les deux escapades de Baptiste Veistroffer lors des 5e et 7e étapes. Il s’agit d’ailleurs de la deuxième journée consécutive où l’équipe belge est récompensée par ce prix, ce qui ne lui était plus arrivé depuis 2023. Victor Campenaerts, alors pensionnaire de la formation, l’avait décroché lors des 18e et 19e étapes, avant d’être élu « super-combatif » à la fin du Tour.

