Pedersen, la troisième lame danoise

Tour de France 2022 | Étape 13 | Le Bourg d'Oisans > Saint-Étienne

Au pays des Verts de Saint-Etienne, on pouvait s’attendre à une arrivée au sprint, qui a été le scénario le plus envisageable au regard de la poursuite lancée durant toute la première partie de l’étape par les formations Lotto-Soudal et Alpecin-Deceuninck. La chute de Caleb Ewan, puis les difficultés de Fabio Jakobsen à tenir le rythme sur l’étape, ont toutefois permis à un groupe d’attaquants particulièrement solide de conserver ses chances de succès. Parmi eux, c’est l’ancien champion du monde Mads Pedersen qui a fait parler sa science de la course et la puissance de feu de ses jambes pour aller chercher sa première victoire sur le Tour de France, à sa troisième participation. Après Magnus Cort, porteur du maillot à pois pendant sept jours et vainqueur d’étape à Megève, puis Jonas Vingegaard qui s’est adjugé le bouquet du col du Granon avec le Maillot Jaune qu’il porte toujours, le leader des Trek-Segafredo poursuit le Tour de rêve du cyclisme danois depuis le départ de Copenhague.

Résumé d'étape - Étape 13 - #TDF2022

Echappée formée au km 51
Après le forfait de Warren Barguil (Arkes-Samsic) à la suite d’un contrôle positif au covid, il reste 158 coureurs dans le peloton au départ du Bourg d’Oisans. La perspective d’une échappée victorieuse inspire de nombreux attaquants en début d’étape. Par exemple, Gradek (Bahrain Victorious), Van der Hoorn (Intermarché-Wanty Gobert), Lecroq (B&B-KTM), Politt (Bora-Hansgrohe) et Louvel (Arkea-Samsic) ne passent qu’une dizaine de kilomètres en course avant d’être repris au km 22. Quelques tentatives plus tard, c’est dans la côte de Brié au km 29 que Filippo Ganna (Ineos Grenadiers), Matteo Jorgenson (Movistar) et Stefan Küng (Groupama-FDJ) trouvent l’ouverture. Un imposant groupe de 19 contre-attaquants se forme derrière eux, mais c’est finalement Fred Wright (Bahrain Victorious), Mads Pedersen, Quinn Simmons (Trek-Segafredo) et Hugo Houle (Israel Premier Tech) qui apportent leur renfort au groupe à partir du km 51.

Chute de Caleb Ewan
Les sept hommes de tête réalisent rapidement que leur défi prend la forme d’une bataille en règle avec le peloton, les formations Lotto-Soudal et Alpecin-Deceuninck saisissant les rênes du peloton avec la détermination de les surveiller de près. Ils obtiennent un avantage maximal de 2’35’’ au col de Parménie (km 79,2). Et même sans le soutien des Quick Step-Alpha Vinyle, le peloton se rapproche à 1’20’’ au sprint intermédiaire de la Côte-Saint-André (km 101,6). Le travail de contrôle de l’échappée est réalisé consciencieusement, mais se retrouve perturbé par une chute de Caleb Ewan qui modifie la donne au km 118. L’Australien reprend sa place, mais cède dans la côte de Saint-Romain-en-Gal, où Fabio Jakobsen se retrouve aussi exclu du groupe principal. L’échappée peut ainsi entretenir l’espoir : faute de combattants pour mener la poursuite, le retard du peloton atteint 3’25’’ à la bascule (km 148,6).

Les BikeExchange-Jayco stoppent la poursuite
Mais la formation BikeExchange-Jayco se décide à prendre la course à son compte pour ces 45 derniers kilomètres. Le math est lancé entre l’échappée, qui a perdu Quinn Simmons mais conserve ses chances avec 2’25’’ d’avance à 25 km de l’arrivée, puis 2’15’’ à 20 km. La cause est entendue à 15 km de l’arrivée, l’étape australienne se rendant à l’évidence et laissant les attaquants du jour se disputer la victoire. Parmi eux, c’est Mads Pedersen qui place une première accélération à 12,5 kilomètres, réduisant de moitié le groupe. Il n’a alors plus que Fred Wright et Hugo Houle, qu’il arrive à manœuvrer à l’expérience et en puissance dans le final. Sa deuxième accélération, à 250 mètres de la ligne, ne laisse aucune chance à ses deux rivaux.

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