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J-3 : TOUR DE FRANCE INFOS

Le Tour de France retrouve des dates plus conformes à sa tradition avec un départ qui sera donné ce samedi 26 juin de Brest, pour débuter par une séquence de quatre étapes bretonnes tracées dans les quatre départements de la région.
Pour l’ouverture de la permanence et du centre de presse, dans les conditions d’un protocole sanitaire qui reste strict afin de préserver l’événement de la circulation du virus Covid-19, les conversations et les questions ont abordé à plusieurs titres la passion bretonne pour le cyclisme.
Au-delà des projections des coureurs bretons lors de la conférence des enfants, des champions comme Julian Alaphilippe, Mark Cavendish ou encore Chris Froome sont en effet revenus sur quelques épisodes bretons de leurs carrières.   

23/06/2021 – Tour de France 2021 – Grand Depart Brest – Jour 1 - Conference de presse des enfants
23/06/2021 – Tour de France 2021 – Grand Depart Brest – Jour 1 - Conference de presse des enfants © A.S.O./Nicolas Prado
23/06/2021 - Tour de France 2021 - Grand Depart Brest - Jour 1 - Les ateliers du Tour
23/06/2021 - Tour de France 2021 - Grand Depart Brest - Jour 1 - Les ateliers du Tour © A.S.O./Aurelien Vialatte
23/06/2021 – Tour de France 2021 – Grand Depart Brest – Jour 1 - Inauguration de la Salle de Presse - Laurence Fortin, Vice Presidente de la Region Bretagne, Karine Coz-Elleouet, 1ere adjointe de Brest et  Patrick Appere, adjoint aux sports de Brest
23/06/2021 – Tour de France 2021 – Grand Depart Brest – Jour 1 - Inauguration de la Salle de Presse - Laurence Fortin, Vice Presidente de la Region Bretagne, Karine Coz-Elleouet, 1ere adjointe de Brest et Patrick Appere, adjoint aux sports de Brest © A.S.O./Aurelien Vialatte

EN TERRE DE MERCKX
Tout commence à Penfeld. C’est le nom de la rivière qui se jette dans la rade de Brest, mais aussi celui du Parc des expositions de la ville, où sont installés pour la semaine les bureaux de l’organisation et le centre de presse. Clin d’oeil à l’histoire, le site jouxte l’avenue sur laquelle s’était imposé Eddy Merckx pour le prologue de l’édition 1974, celle de son 5e et dernier titre. En attendant l’entrée en action des coureurs, ce sont tous les suiveurs qui ont commencé à affluer vers « la permanence », après son ouverture officielle célébrée par Christian Prudhomme, en compagnie d’élus de la ville et de la région Bretagne. Pour lancer la campagne d’interviews précédant la course, les enfants des centres aérés de Brest, accompagnés des tout jeunes journalistes de Radio Ponta, ont soumis à leurs questions les représentants bretons qui ont joué le jeu par visio-conférence, restrictions sanitaires obligent. Ainsi, Warren Barguil a pu expliquer qu’il lui arrivait de rouler à l’entraînement en compagnie de coureuses comme Typhaine Laurance, tandis que Franck Bonnamour révélait qu’il n’avait commencé le vélo qu’à l’âge de 15 ans, que Valentin Madouas détaillait les conditions de son parcours de champion-étudiant ingénieur, et que la native de Landerneau Aude Biannic, qui sera à domicile pour l’arrivée de La Course by Tour de France avec FDJ, se retrouvait collée au moment de donner le nombre de victoires figurant à son palmarès. D’ici à samedi, les professionnels du micro et des caméras prendront le relais pour interroger les champions… pas nécessairement avec le même succès.  

BREST, LE RETOUR AUX SOURCES
Brest, ville la plus occidentale de la France continentale, d’où s’élancera ce samedi la 108e édition du Tour de France, a déjà été 30 fois ville-étape. Tous les Tour de France qui se sont déroulés de 1906 à 1931 ont fait halte dans la cité du Ponant, souvent en provenance de Cherbourg (405km) avant de rallier La Rochelle (470km). C’est à Brest que Brian Robinson, désormais âgé de 90 ans, a signé la première victoire d’étape d’un coureur britannique, le 2 juillet 1958, après déclassement de l’Italien Arrigo Padovan qui l’avait tiré par le maillot au lancement d’un sprint à deux.

JULIAN ALAPHILIPPE : « LES DEUX PREMIÈRES ÉTAPES ME CORRESPONDENT »
Le maillot de champion du monde attire par nature l’attention. Le phénomène est encore plus flagrant lorsqu’il est porté au départ du Tour de France par un Français, qui plus est lorsqu’il a des chances d’y briller. Quelques jours après la naissance de son premier enfant, Julian Alaphilippe assume avec enthousiasme ce statut, mais laisse planer le doute sur ses ambitions à l’horizon de Paris : « Je ne sais pas si ce Tour est parfaitement taillé pour moi, mais le parcours rend la course ouverte. J’ai envie de faire le bilan après la première semaine, car les deux premières étapes me correspondent et il y a aussi un chrono où je peux bien m’en sortir si je reste sur la référence de mes deux contre-la-montre du Tour de Suisse ». Annoncé comme un des favoris de l’arrivée à Landerneau pour la première étape, « Alaf » sera en aussi en vue à Mûr-de-Bretagne, où il avait pris en 2012 la 5e place d’une étape du Tour de Bretagne : « Je m’en souviens très bien, c’était une de mes premières courses de classe 2 et c’est là qu’on avait découvert mes capacités de puncheur ». Très rapidement, ce devrait être le tour de son coéquipier Mark Cavendish de tenter sa chance. « C’est un rêve d’être là, je m’étais préparé à tous les scénarios, au cas où, explique l’invité de dernière minute chez Deceuninck-Quick Step. Il se trouve que j’ai déjà gagné à Châteauroux et à Fougères ». Confiant dans les capacités de son sprinteur, le manager de la formation belge, Patrick Lefévère, tente un parallèle bienvenu en période d’Euro : « On l’a appelé en urgence, mais c’est comme le remplaçant qui rentre à la 89e minute et marque le but de la victoire ».  

VÉTÉRANS DE 2008 : DU COSTAUD
C’est la quatrième fois que la Grande Boucle s’élance de Brest, après 1952, 1974 et 2008 (et à chaque fois, le vainqueur sortant était absent, successivement Hugo Koblet, Luis Ocana et Alberto Contador). Treize ans plus tard, cinq participants du Tour 2008 sont de nouveau en lice, tous anciens porteurs du Maillot Jaune et vainqueurs d’étape sur la Grande Boucle : Alejandro Valverde et Philippe Gilbert (1er et 2e de la première étape arrivant à Plumelec), Mark Cavendish (vainqueur de la première de ses 30 étapes au cinquième jour de course, à Châteauroux, où le Tour retourne également cette année), Vincenzo Nibali (maillot blanc de la 12e à la 15e étape pour sa première participation) et un deuxième néophyte à l’époque en la personne de Chris Froome.

CHRIS FROOME : « C’EST UNE FAÇON DE BOUCLER LA BOUCLE »
La formation Israel-Start Up Nation a recruté cette année Chris Froome, peut-être sans réaliser que le quadruple-vainqueur du Tour a une histoire en partie liée à la Bretagne. Car avant de prendre le départ de son premier Tour à Brest, il avait aussi remporté sa première course par étape en 2007 à la Mi-août Bretonne. « Je suis très excité par ce départ puisque c’est à Brest que j’ai découvert le Tour de France, a-t-il expliqué. C’est une façon de boucler la boucle. En réalité, je suis dans un état d’esprit similaire à celui de 2008, en abordant le Tour pour retrouver mon niveau de course. Ma convalescence est maintenant derrière moi, et le Tour de France m’a manqué. En 2019 je l’ai regardé dans une chaise roulante, mais je ne doutais pas de revenir. J’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour me retrouver là à nouveau ». Conscient de la marge qui le sépare du niveau nécessaire pour jouer les premiers rôles, Froome accepte sans amertume sa position de capitaine de route, cette fois-ci au service de son leader : « Maintenant, nous avons un bon groupe, avec des ambitions multiples. Je peux par exemple aider Michael Woods à viser des victoires d’étapes. Je vais essayer de faire de mon mieux, après avoir passé la dernière décennie à bénéficier du travail de mon équipe ».


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