« Je suis très surpris de mon résultat aujourd'hui. Je m'étais presque préparé à perdre un peu de temps, en pensant aux jours qui arrivent. Je ne voulais pas me faire péter le caisson, alors que demain nous allons grimper deux fois l'Alpe-d'Huez. Du coup je ne me suis pas fait trop mal, comme je l'avais fait sur le premier contre-la-montre. Mais j'ai été encouragé en entendant les temps de passage, parce que je n'étais pas loin de Contador. Et je savais qu'en changeant de vélo et en prenant des plus gros braquets dans la dernière partie, j'étais capable de gagner des secondes sur la fin.
Mais la course continue jusqu'à Paris. Même si j'ai un matelas assez confortable de plus de quatre minutes, je continue de me sentir défié chaque jour, et spécialement pour ces trois journées qui seront certainement les plus dures du Tour.
Il n'y a pas de conflit personnel entre Alberto et moi. On s'entend même plutôt bien sur le vélo, je pense que c'est une compétition saine entre nous. J'ai juste dit hier qu'il avait poussé les limites un peu trop loin dans la descente, et que ça m'avait mis en danger. Sur une erreur de ce genre, cela peut être la fin du Tour.
Je ne cours pas après les victoires d'étapes. J'essaie juste de faire tout ce que je peux pour garder ce Maillot Jaune. C'est ce qui vient en premier dans mes priorités, et tout ce qui vient avec, c'est du bonus »
Interviews
17 juillet 2013
- 18:42
Chris Froome : « J'étais capable de gagner des secondes sur la fin »

