6ème ÉDITION DE LA DICTÉE DU TOUR

SAINT-LÉONARD-DE-NOBLAT

Chef-lieu de canton de la Haute-Vienne
Ville-étape pour la 2e fois
Population : 4 400 hab. (Miaulétous), 12 000 dans la communauté de communes de Noblat.
Spécialités : massepains (macarons), pruneaux confits, vache limousine.
Personnalités : Raymond Poulidor (cyclisme), Joseph-Louis Gay-Lussac (chimiste), Pierre Dunoyer-de-Segonzac (résistant), Gilles Deleuze (philosophe, y est enterré), Serge Gainsbourg (réfugié pendant la Guerre).
Sport : espace Aqua’Noblat, halle des sports, gymnase municipal. Étoile sportive Saint-Léonard (football). Basket Club Saint-Léonard. Cyclo Raymond Poulidor. Corrida des Miaulétous. Culture : Bande de bulles (BD, juin). Terre de Zic (juillet). Biennale de peinture et de sculptures contemporaines. Fête de la quintaine (novembre). Médiévales de Saint-Léonard-de-Noblat. Rise Festival.
Économie : porcelaine (établissements Coquet ou Carpenet). Cuir. Industrie, commerce, services.
Labels : Patrimoine mondial de l’Unesco au titre des chemins de Compostelle en France. Ville Fleurie* et Pays d’art et d’histoire de Monts et Barrages.
Sites web et réseaux sociaux : https://www.ville-saint-leonard.fr/ / https://tourisme-noblat.org/ / http://www.ccnoblat.org/ / https://www.haute-vienne.fr/ / http://www.visitlimousin.com/ / https://www.tourisme-creuse.com/lac-de-vassiviere/


SAINT-LÉONARD-DE-NOBLAT ET LE CYCLISME  

Saint-Léonard-de-Noblat, c’est bien sûr la ville de Raymond Poulidor, qui y a sa statue. Utiliser la ville de Poupou comme rampe de lancement vers le Puy de Dôme, c’est tout un symbole, qui rappelle son duel mythique avec Jacques Anquetil le 12 juillet 1964. Le temps n’a jamais eu de prise sur Raymond Poulidor. Plus de quarante ans après son dernier Tour de France, et près de soixante après son premier, « Poupou », recyclé en ambassadeur sur la caravane du Crédit Lyonnais devenu LCL, était toujours aussi populaire auprès de ceux qui l’avaient vu courir, comme de ceux qui en avaient seulement entendu parler. C’est que de 1962 à 1976, il a incarné une certaine image de la France, vaillante et rurale, endurante et entreprenante à défaut d’être victorieuse. Pendant que son rival Jacques Anquetil enfilait les victoires et les maillots, Raymond Poulidor collectionnait les podiums, huit en tout, pour devenir le symbole de l’éternel second, une image en phase avec un pays qui, à cette époque du moins, ne portait pas les vainqueurs dans son cœur. Troisième de sa première Grande boucle en 1962, il terminait à la même place de la dernière, quatorze ans plus tard, enchaînant les coups d’éclat année après année sans jamais porter le Maillot Jaune.  Pourtant, Poupou était tout sauf un loser. Il comptait à son palmarès 189 victoires, dont un Tour d’Espagne, un Milan-San Remo, une Flèche wallonne, deux Paris-Nice, deux Critérium du Dauphiné. Mais c’est surtout sa déveine, tout autant que sa rivalité avec Anquetil, qui a marqué les esprits et bâti des liens d’affection que les amateurs de cyclisme avaient auparavant noués avec deux autres guignards : Eugène Christophe dans les années 1910 et 1920 puis René Vietto dans les années 40 et 50.  Et peu importe s’il a tout de même remporté sept étapes ! Sa carrière a surtout souffert de croiser celles de deux des plus grands phénomènes de l’histoire du vélo, Anquetil dans les années 1960, Eddy Merckx dans les années 1970, et de ne pas avoir su profiter du déclin des deux hommes. En 1964, c’est une erreur d’appréciation qui lui coûte la victoire : arrivé en tête sur le vélodrome de Monaco, terme de la 9e étape, il s’arrête après avoir franchi la ligne, oubliant qu’il lui reste un tour de piste à accomplir. Anquetil le double, remporte l’étape et une minute de bonification. Poulidor perd le Tour pour 55 secondes ! Dans cette édition, c’est surtout le duel étouffant que se livrent les deux hommes dans l’ascension du Puy de Dôme qui a marqué les esprits. S’il devance Anquetil ce jour-là, il ne peut creuser l’écart sur son rival. En 1965, alors qu’Anquetil est forfait, Poulidor est surpris par la fougue d’un jeune Italien inattendu, Felice Gimondi. En 1968, Anquetil retraité, Merckx encore trop jeune, le Tour de France lui est acquis lorsqu’il est renversé par une moto à Aurillac. En 1974, s’il fait le spectacle à Saint-Lary et termine deuxième comme en 1964 et en 1965, Merckx demeure trop fort. En 1977, Poupou tire sa révérence sur un goût d’inachevé. Mais il est resté le numéro un dans le cœur du public.


À VOIR 

Collégiale
Construction : XIe au XVIe siècles.
Style :  roman
Histoire : Léonard est le saint patron des prisonniers. La tradition raconte que, dans la vallée où il s’était retiré au VIe siècle, le roi Théodebert possédait une villa. Ayant sauvé la reine de la mort par ses prières, Léonard reçut en récompense un terrain et y bâtit une chapelle. Le nom du lieu, Nobiliacum, devint Noblat. Au IXe siècle, une église fut construite alors que le culte de saint Léonard se développait. Richard Cœur de Lion honora le lieu de ses prières après son retour de captivité en Autriche. L'église fut agrandie au cours des XIe et XIIe siècles. Suivirent le clocher et le grand chœur avec son déambulatoire. À la fin du XVIe siècle, d'importants travaux furent menés dans l'abside et le chœur. Enfin, dans les années 1880, les deux travées occidentales de la nef ont été reprises, tout comme les étages supérieurs du clocher.
Caractéristiques : la collégiale est avant tout une église de pèlerinage, bien souvent en concurrence avec l'ancienne église Saint-Martial de Limoges. À cet égard, même si son aspect général ne présente aucune homogénéité, son déambulatoire à sept chapelles rayonnantes demeure d'une taille respectable. Il fallait en effet de la place pour la circulation des pèlerins venus y vénérer les reliques du saint. Les sept absidioles, pendant extérieur de ces chapelles, tiennent un grand rôle dans la beauté du monument, déjà célèbre par sa magnifique tour-clocher.
Classement : Monument Historique depuis 1859, puis 1936. Patrimoine mondial de l’Unesco au titre des chemins de Compostelle. https://tourisme-noblat.org/decouvrir/

Moulin du Got
Construction : 1522
Histoire : le moulin du Got, créé en 1522 est un moulin à eau. On y a fabriqué du papier de chiffon (à base de chanvre, de lin et de coton). Ensuite, le papier a été fait à base de paille, qui était abondante dans le Limousin. Et pour finir le moulin a produit du carton (jouet, emballage, valise) jusqu'en 1954, date de sa fermeture définitive. À partir de 1997, la mairie, le département et la région ont décidé de le réhabiliter.
Destination actuelle : produisant de nouveau des feuilles de papier, le moulin du Got est un musée ouvert aux visiteurs mais aussi un centre d'échanges professionnels et artistiques. Il fête cette année les 20 ans de sa réouverture. On y découvre la fabrication artisanale de papiers d’art, papiers fantaisie à base de légumes et autres végétaux, une imprimerie typographique, un espace expo… https://www.moulindugot.com/

Centre ancien
Les maisons à pans de bois en encorbellement, arcades, tourelles, modillons, bas-reliefs, hôtels particuliers et autres venelles font la richesse du patrimoine bâti de Saint-Léonard-de-Noblat et lui valent d’être classé « Site patrimonial remarquable », cas unique dans l’ancien Limousin. Au Pont-de-Noblat, ancien faubourg de caractère, les maisons se resserrent en bord de Vienne et un viaduc ferroviaire domine la vallée avec ses 22 arches. Son histoire est à découvrir au Musée HistoRail. Tous ces atouts font de Saint-Léonard-de-Noblat l’un des 100 Plus Beaux Détours de France.  

Musée HistoRail
Création : 1988 Musée ferroviaire géré par une association de bénévoles. Il comprend une double collection : des objets réels se rapportant au chemin de fer donnés par la SNCF et du modélisme ferroviaire au travers de réseaux de trains miniatures répartis sur deux salles (total de 500 m2) et environ 300 m2 d'extérieurs. https://www.historail.com/

La Porcelaine Carpenet
  En 1768, on découvre dans la région une argile blanche et pure, le kaolin. Cette découverte marque le début de l’industrie porcelainière en Limousin. Deux usines, labellisées « Entreprise du Patrimoine Vivant », perpétuent cette tradition de la porcelaine de Limoges (IGP) à Saint-Léonard : la maison J.L. Coquet et les Porcelaines Carpenet. Des visites guidées des ateliers sont organisées. https://www.porcelainecarpenet.fr/fr https://jlcoquet.com/

Musée Gay-Lussac
Ce musée municipal est consacré à Gay Lussac (1778-1850) savant chimiste né à Saint-Léonard-de-Noblat. Y sont exposés des habits personnels, instruments de laboratoire, ouvrages dans une évocation de la vie et de l'œuvre du savant dans le contexte de son époque. Devenu universellement célèbre grâce à ses découvertes, en particulier ses lois sur la dilatation et la combinaison des gaz, il se consacra également à l'enseignement et à des applications technologiques et industrielles tout au long d’une carrière exemplaire.  

La Tannerie Bastin
  Labellisée « Entreprise du Patrimoine Vivant », elle produit les cuirs nécessaires à la fabrication des semelles des chaussures J.M. Weston, chausseur Limougeaud de renommée internationale, seul à posséder sa propre tannerie végétale. De juillet à septembre, on découvre les étapes de la transformation de ces peaux lors de visites guidées. https://tourisme-noblat.org/


À MANGER 

Pour les gourmands : massepains, pruneaux confits, etc. sont à déguster dans les boutiques du centre-ville, restaurants, marché (samedi matin) et foire mensuelle (1er lundi du mois). Berceau de la race bovine limousine, Saint-Léonard la célèbre durant deux jours couplés à la fête médiévale le week-end qui suit le 15 août.

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