Ville-étape pour la 6e fois

Chef-lieu de canton des Hautes-Alpes (05)

Population : 6 150 hab. (Embrunais), 17 270 hab. pour la Communauté de communes de Serre-Ponçon

Spécialités : miel, élevage de truites, fromages, gibier, tartes à la confiture de fruits, pomme des Hautes-Alpes (Golden)

Personnalités : Saint Marcellin (1er Evêque d’Embrun, IVe siècle), Luc Eyriey (chocolatier), Camille Combal (animateur TV et Radio), Laetitia Roux (ski-alpinisme multiple championne du monde), Coraline Hugue (ski de fond), Jean-Baptiste Chandelier (parapente)

Sport : 41 clubs, 4680 licenciés. Evénements : Embrun Bad (mars, badminton), Grand Trail de Serre-Ponçon (juin), Outdoor Mix Festival (juin, sports extrêmes), 10 kms d’Embrun (juin, course à pied), Trail d’Embrun (juillet), Embrun Man (août, triathlon). Clubs Cyclistes : Club VTT RPP « roule pas perso » à Embrun ; Club route et VTT «  vélo passion » à Chorges

Économie : tourisme d’hiver et d’été, ski alpin, ski nordique (3 stations à 15 km), lac de Serre-Ponçon, plan d’eau d’Embrun, agriculture (élevage de bovins et d’ovins, production fromagère, cultures maraîchères, forêt)

Festivals : L’Heure de l’Orgue, Trad’in Live Festival, Fêtes Médiévales, concerts de musique classique, Les Radeliers de la Durance (descente en radeaux)

Labels : Qualité Tourisme / Tourisme et Handicap / Pays d’Art et d’Histoire / Patrimoine XXe / Pavillon Bleu / Ports Propres / Station verte de vacances / Station pêche / Villes et villages fleuris 2 fleurs / Labellisation Forêt de Boscodon « Forêt d’exception » / Territoire Durable / Une COP d’Avance 2018 – ARPE / Territoires d’industrie

Signature : Petite Nice des Alpes

Sites web / réseaux sociaux : www.ville-embrun.frwww.serreponcon-tourisme.comwww.ccserreponcon.comwww.hautes-alpes.frwww.hautes-alpes.nettourismepaca.frfr-fr.facebook.com/otourisme.embrun/www.facebook.com/hautes.alpes.tourismetwitter.com/myhautesalpeswww.youtube.com/user/MesAlpes  

L’Embruman vers la 35e

L'Embrunman se présente lui-même comme « le mythe » et il est indiscutablement l’un des triathlons XXL (très longue distance) les plus difficiles au monde. Les concurrents doivent en effet enchaîner 3,8 km de natation, 186 km de vélo avec un passage au col d'Izoard et un marathon, ce qui représente une distance totale de 232 kilomètres. L'épreuve, par les dénivelés qu'elle propose, tant dans sa partie cyclisme (3 600 m) que course à pied (600 m), est particulièrement exigeante.

Elle a été créée en 1984 comme un triathlon courte distance, avant d’adopter le format Ironman en 1990. L’Embruman se déroule depuis ses débuts le 15 août.

Autour de cette épreuve hors normes, plusieurs autres compétitions de triathlon, de duathlon et de sports enchaînés sont organisées et proposent un ensemble de courses sur courtes distances qui servent régulièrement de support à l'attribution de titres nationaux ou internationaux.

Depuis 35 ans, l’Embrunman a consacré ses propres héros comme l’Espagnol Marcel Zamora, sextuple vainqueur de l’épreuve entre 2009 et 2017 (également cinq fois vainqueur à Nice) ou le Français Yves Cordier, sacré cinq fois entre 1987 et 1999 (huit fois sur le podium) et aujourd’hui organisateur des Ironman français. Chez les femmes, c’est l’ancienne championne du monde écossaise Bella Bayliss Commerford qui compte le plus grand nombre de titres (trois entre 2002 et 2009).

Triathlon Ironman de Nice - 2009 - Marcel Zamora © O'Neill BELLET/PRESSE SPORTS

C'est à la faveur de son climat parmi les plus secs et les plus ensoleillés de la région que la ville a gagné son surnom de « petite Nice des Alpes ». Du haut de son rocher, elle domine le lac artificiel de Serre-Ponçon, l'un des plus vastes d'Europe, où se donnent rendez-vous, chaque été, les triathlètes les plus aguerris à l'occasion de l'Embrunman. Mais, en 2013, c'est plutôt un « yellowman » qui s'est distingué. En s'imposant sur le parcours du chrono tracé entre Embrun et Chorges, Chris Froome éloignait encore davantage la concurrence pour s'approprier définitivement le titre de la 100e édition.

En 2008, c’est également après un départ donné à Embrun que Carlos Sastre allait signer un joli doublé à l’Alpe-d’Huez : victoire d’étape et Maillot Jaune. Dans cette édition, la ville avait eu le privilège d’accueillir deux départs d’étape ; la première s’était conclue à Prato Nevoso par la victoire de l’Australien Simon Gerrans.

En 1973, c’est vers Nice que s’étaient rendus les coureurs et l’Espagnol Vicente Lopez Carril s’y était adjugé la première de ses trois victoires d’étape dans le Tour, un an avant de terminer sur le podium derrière Eddy Merckx et Raymond Poulidor.

Embrun est également la ville d’adoption d’Eric Boyer, cinquième du Tour de France 1988 et ancien manager de l’équipe Cofidis.

En 2017, Embrun avait été le départ d’une étape conclue à Salon-de-Provence par une victoire opportuniste d’Edvald Boasson-Hagen, qui avait mieux négocié le dernier rond-point que Nikias Arndt, détaché avec lui. 

Tour de France 2013 - Etape 17 Embrun/Chorges - contre la montre - Chris Froome © ASO/G.Demouveaux
Tour de France 2008 - Etape EMBRUN/L'ALPE D'HUEZ - Carlos Sastre © Presse Sports / Biville J-C
Tour de France 1973 - Etape Embrun/Nice - Vicente Lopez Carril © PRESSE SPORTS
Tour de France 1988 - Etape Nemours/Paris - Eric Boyer © PRESSE SPORTS
Tour de France 2017 - Embrun/Salon de Provence - Victoire d’Edvald Boasson-Hagen © ASO/Alex BROADWAY

La cathédrale Notre Dame du Réal
Construite entre 1170 et 1220, elle est considérée comme  le monument religieux le plus important des Alpes françaises. Son architecture s'inspire largement de la tradition lombarde. Le porche du Réal (ou des Rois Mages), encadré par ses deux lions stylophores, abrita pendant plus de deux siècles la fresque miraculeuse représentant l'Adoration des Mages. Le trésor de la cathédrale, qui est exposé dans la chapelle St François, est constitué d'une collection inestimable de vêtements et d'ornements liturgiques allant du XVe au XIXe siècle, d'urnes sacrées, de documents, de peintures et de meubles qui sont autant de témoignages de la grandeur passée de l'archevêché d'Embrun.

Chapelle du couvent des Cordeliers
Hébergeant l’actuel office du tourisme, elle date de 1447 et conserve de magnifiques fresques des XVe et XVIe siècles redécouvertes et restaurées dans les années 70.

La Tour brune
La Tour Brune est un ancien donjon des archevêques d’Embrun, et constitue l’un des derniers vestiges de l’ensemble épiscopal construit à partir du XIIIe siècle à proximité immédiate de la cathédrale. Cette imposante tour carrée, couronnée de merlons et de mâchicoulis, marque fortement de sa présence le paysage embrunais. Elle symbolisait le pouvoir temporel des archevêques d'Embrun, princes d'Empire, et devait assurer la protection du quartier canonial qui entourait la cathédrale. Son nom viendrait de son appellation ancienne de tour d'Ambrune.

Le lac de Serre-Ponçon
Les crues dévastatrices de la Durance, en 1843 et 1856, ont conduit à des études de faisabilité d'un barrage. La perméabilité des sols a cependant nécessité l'émergence de nouvelles techniques et ce n'est qu'en 1948 qu'un ingénieur d'origine moscovite, Ivan Wilhem, proposa un projet viable. Les travaux d'aménagement débutent en 1955 avec Jean de Mailly pour architecte, aidé de Jean Prouvé, et la mise en eau de la retenue s'effectue à partir de novembre 1959 pour s'achever en mai 1961. Environ 1.500 personnes ont été déplacées et leurs villages (Savines, Ubaye, Rousset) inondés. Le village de Savines a été reconstruit et le nouveau Savines-le-lac a été inauguré en 1962. Le Lac de Serre-Ponçon est le deuxième plus grand lac artificiel d'Europe.

Cathédrale d'Embrun © Office de Tourisme de Serre-Ponçon
Cathédrale d'Embrun © Hélène Photographies
fresque de la chapelle : Couvent des Cordeliers © CC BY 3.0
Vue Tour Brune © Office de Tourisme de Serre-Ponçon
Les rives du Lac de Serre-Ponçon © Le naturographe
Paddle sur le Lac de Serre-Ponçon © Le naturographe

Les tourtons

Spécialité de la vallée du Champsaur dans les Hautes-Alpes, les tourtons étaient autrefois servi au repas de Noël. On les appelait également « coussins du petit Jésus ». Adaptés aux saisons, ils se consomment en entrée ou en dessert : chauds, à la purée de pomme terre, au chèvre, au reblochon, aux lardons, aux épinards ou à la viande accompagnés d’une salade verte ; froids, fourrés à la compote de pomme ou de pruneaux, à la framboise, aux myrtilles ou encore de pâte à tartiner.

Tourtons et raviolis du champsur © CC BY 3.0
Le Morgon vu étape Embrun Valloire © Le naturographe
Embrun aérien © Office de Tourisme de Serre-Ponçon
Baie Saint-Michel Serre-Ponçon © Hélène Photographies
Embrun Chanonge © Office de Tourisme de Serre-Ponçon
Site du départ Plan d'eau d'Embrun © Hélène Photographies
Parapentes ur les hauteurs d'Embrun © Le naturographe
Maison des Chanonges, Embrun © Ville d’Embrun

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