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Ville-étape pour la 16e fois
Sous-préfecture de la Haute-Garonne (31)
Population : 11 600 (Saint-Gaudinois et Saint-Gaudinoises), 44 200 dans les 104 communes de la Communauté de communes Cœur & et Coteaux Comminges.
Spécialités : veau élevé sous la mère, agneau des Pyrénées, mounjetado (cassoulet), Napoléon commingeois (fromage de brebis), millasson (pâtisserie).
Personnalités : Pierre Berbizier, William Servat (rugbymen), Élie Baup (footballeur), Marie-Laure Brunet (biathlète), Pavel Sivakov (cyclisme), Jacqueline Boyer (comédienne)
Sport : Racing Club Saint-Gaudinois Comminges XIII (rugby à XIII, Élite 1). Sportifs : Laëtitia Grand, Pierre Berbizier, William Servat (rugby, équipe de France), Élie Baup (football). Équipements : complexe aqualudique, mur d’escalade, pistes de pumptrack au lac de Sède. Événements : Route d’Occitanie (cyclisme), ITF World Tennis Tour Féminin.
Économie : papeterie, recherche géophysique
Festivals : Pronomade(s) (arts de rue, avril), Festival de la BD (mai), Jazz en Comminges (juin), Festival de la montagne (octobre), Sing Go Gospel (Novembre), Les Pyrénéennes (décembre). Concerts au Cube.
Labels : ville ludique et sportive, ville fleurie
Sites web / FB / Twitter / Insta : www.tourisme-stgaudens.comwww.stgo.frwww.coeurcoteaux-comminges.frhttp://www.tourisme-occitanie.com/www.facebook.com/ville.saintgaudenshttps://fr-fr.facebook.com/CCLa5C/@surSaintGaudenshttps://fr-fr.facebook.com/TourismeOccitanie/https://twitter.com/Occitaniehttps://www.instagram.com/tourisme_en_occitanie/?hl=fr

Saint Gaudens © Creative Commons 2.0/Thierry Llansades
Halle gourmande © Cœur Coteaux Comminges
Musée de l'Aurignacien © Ville de Saint Gaudens

SAINT-GAUDENS, UNE HISTOIRE

Le retour des tapisseries volées

Le 30 août 1661 est une des dates principales de l’histoire de Saint-Gaudens puisqu’elle marque le retour dans la collégiale des reliques du saint qui donna son nom à la ville, dispersées pour échapper aux pillages et aux guerres. Le 26 septembre 1997 pourrait également devenir une date fêtée par les Saint-Gaudinois puisqu’elle marque le retour dans la même collégiale de deux inestimables tapisseries d’Aubusson dérobées par d’audacieux cambrioleurs plus de sept ans plus tôt.
Le Triomphe de la Foi, copie d’un tableau de Rubens, et le Martyre de Saint-Gaudens, qui retrace la légende du saint, décapité par les Wisigoths, se volatilisèrent dans la nuit du 20 décembre 1989. Réalisées aux alentours de 1760 par la Manufacture royale d’Aubusson, les deux œuvres ne réapparurent que sept ans plus tard lors d’une vente aux enchères à New York, chez Sotheby’s. C’est une documentaliste d’Aubusson qui identifia les œuvres volées en consultant par curiosité le catalogue de la vente.
Une longue enquête du FBI établit la bonne foi du vendeur et de multiples tractations entre les autorités américaines et les ministères français concernés permirent de récupérer, sans doute moyennant finances, les tapisseries envolées. Le pauvre berger Gaudens retrouvait ainsi à nouveau le lieu de sa sépulture. Quant aux voleurs, ils courent toujours…

Tapisserie "Le martyre de saint Gaudens" © Creative Commons 1.0/Patrice Bon

SAINT-GAUDENS ET LE CYCLISME

Le Tour revient à Saint-Gaudens, qui fait partie des cités pyrénéennes dont le nom est familier aux amateurs de cyclisme. L’an dernier, c’est l’Autrichien Patrick Konrad qui avait profité d’une échappée victorieuse pour s’y offrir la victoire dans la 16e étape, partie d’Andorre.
Certaines grandes étapes de montagne de l’histoire du Tour s’y sont achevées, comme en 1955, lorsque Louison Bobet a définitivement endossé le Maillot Jaune qui allait faire de lui le premier vainqueur de trois Tours de France consécutifs. C’est aussi après un départ de Saint-Gaudens que Lucien Van Impe, en 1976, avait relégué Joop Zoetemelk à plus de 3’, prenant à Saint-Lary-Soulan une option ferme sur la victoire finale.
Située au carrefour des différents axes pyrénéens, la ville a accueilli neuf arrivées d’étapes et douze départs y ont été donnés. En 1970, par exemple, c’est en quittant Saint-Gaudens que Bernard Thévenet est allé chercher sa première victoire d’étape, à La Mongie.
Surtout, lors de l’édition 1976, l’étape Saint-Gaudens - Saint-Lary-Soulan avait été décisive dans la lutte pour le Maillot Jaune entre Lucien Van Impe et Joop Zoetemelk. Après sa victoire en solitaire dans les Pyrénées, le grimpeur belge n’allait plus quitter la tête du classement général.
Outsider à Saint-Gaudens, le dernier vainqueur belge du Tour est devenu le grand favori à Saint-Lary, où la championne de ski Isabelle Mir lui fit les honneurs d’une bise. Il ne s’en cache pas : « Cette année, je marche très bien. Je n’ai pas peur. Je crois que je vais garder le maillot jusqu’au bout ». Pour Van Impe, il y a des signes qui ne trompent pas : « Quand je marche, je bois très peu, c’est mauvais pour le ventre. Ce matin, je suis parti de Saint-Gaudens avec un seul bidon. Il est encore à moitié plein… », confiait-il.
Lors de récents passages du Tour en ville, Saint-Gaudens avait servi de tremplin à des étapes pyrénéennes remportées au Plateau de Beille par Jelle Vanendert en 2011, puis à Saint-Lary-Soulan par Rafal Majka en 2014.

Patrick Konrad vainqueur d'étape Pas de la Case - Saint-Gaudens du Tour de France 2021 © A.S.O./Charly Lopez
Louison Bobet lors du Tour de France de 1955 © PRESSESPORTS

À VOIR :

La collégiale Saint-Pierre
Construction : XIe au XIIIe siècle
Style : roman
Histoire : avec son cloître et sa salle capitulaire, elle était un important édifice religieux du Comminges. Elle abritait un collège de chanoines, communauté de clercs créée par l'évêque Bertrand.
Caractéristiques : L'édifice roman du XIe siècle, à plan basilical pyrénéen à trois nefs, a été construit sur un édifice plus ancien. Il fut agrandi avec la construction du cloître et de la salle capitulaire aux XIIe et XIIIe siècles. Puis celle du portail latéral Nord au XVIe siècle. Cet ensemble fut restauré ainsi que le clocher aux XIXe et XXe siècles.
Signe particulier : réputée pour être l’une de plus belles églises sur la route des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Classement : Monument Historique depuis 1840.

Les Grands Prix du Comminges de 1922 à 1954
De l’épreuve de régularité du circuit des stations thermales créée en 1922, à l’ultime course de vitesse de 1954, quelques-unes des plus belles pages du sport automobile et motocycle ont été écrites dans ce secteur par les meilleurs pilotes. Un passé glorieux dont témoignent encore les tribunes monumentales qui bordent la célèbre côte de la Garenne face à la chaîne des Pyrénées, là où triomphèrent des marques de légende au cours des 18 grands prix Auto et des 16 grands Prix Moto. Chiron, Williams, Etancelin, Sommer, Wimille, Villoresi, Pozzi, Ascari ont gagné sur des Bignan, Bugatti, Alfa Romeo, Talbot, Maserati, Delahaye, Ferrari, Monomill… Le circuit du Comminges accueillit aussi, dans les années 50 et 60, des arrivées d’étapes du Tour de France. Restent aujourd’hui, toujours, les gradins du Circuit du Comminges. Un musée du Circuit retrace l’histoire de la course automobile en Comminges.

La maison de l’arboretum
L'Arboretum de Cardeilhac est un musée à ciel ouvert de 13 hectares, niché au cœur du massif forestier de Cardeilhac qui s’étend sur 1 000 hectares de forêts. Véritable jardin à la française avec ses allées et ses plateaux, il offre plus d'une centaine d'espèces d’arbres du monde entier à découvrir. L’Arboretum a été créé en 1913 par les Eaux et Forêts afin de tester de nouvelles essences forestières capables de remplacer le chêne Tauzin décimé par l’oïdium. Il a été conçu comme le point de départ d’un profond remodelage de certaines parties du massif.

La Maison de l’Arboretum est un lieu d'accueil et d’information pour les visiteurs du massif forestier de Cardeilhac et pour tous les curieux de nature.

Le monument des trois maréchaux
Construction : 1951
Auteur : Georges Guiraud
Caractéristiques : ce monument en marbre rend hommage aux maréchaux Foch, Joffre et Galliéni, originaire des Pyrénées, combattants de la guerre 1914-1918. Il fait face au monument aux morts réalisé en 1923, œuvre de Paul Ducuing, sculpteur né à Lannemezan. Derrière, la table d'orientation permet de découvrir un magnifique panorama sur la chaîne des Pyrénées et le pic emblématique du Cagire.
Histoire : le monument des trois Maréchaux a été inauguré par l’ancien président de la République Vincent Auriol, le 20 octobre 1951 sur l'initiative des deux mairies de Valentine et de Saint-Gaudens, en hommage au centième anniversaire de la naissance du Maréchal Ferdinand Foch, qui avait grandi à Valentine.
Classement : Monument Historique depuis 2018.

Le Bleu de Valentine
Le musée de Saint-Gaudens conserve la plus importante collection publique de porcelaine de Valentine, avec plus de 500 pièces. À partir de 1829, la famille Fouque-Arnoux, faïenciers originaires de Moustiers-Sainte-Marie (04), choisit de s’implanter à Saint-Gaudens sur les bords de la Garonne, en face du village de Valentine pour fabriquer un nouveau produit : la porcelaine. Les beaux bleus foncés dont elle allait s’orner la firent surnommer « bleu de Valentine ».

Le lac de Sède
Depuis le Boulevard des Pyrénées, on suit le sentier aménagé qui permet un début de parcours à l’abri des grands arbres. Une fois arrivé au rond-point, c’est le moment de prendre quelques minutes pour observer la pièce en fer forgé, clin d’œil à l’ancien circuit automobile du Comminges. On rejoint ensuite un sentier faune-flore qui fait le tour du lac et longe les berges de Garonne. Un ponton de pêche est accessible aux personnes à mobilité réduite (lac de pêche de 2ème catégorie).
Tous les mercredis à 20h en période estivale, des concerts en plein air sont organisés pour des soirées festives.

La collégiale Saint-Pierre © Photo Ciné Photo Club
Musée du circuit © Cœur Coteaux Comminges
La maison de l’arboretum © Cœur Coteaux Comminges
Le monument des trois maréchaux © Cœur Coteaux Comminges
Le lac de Sède © Cœur Coteaux Comminges

À MANGER :

La mounjetade
La mounjetade, qui tire son nom du mot occitan munjeto (haricot blanc), est la version ariégeoise du cassoulet. C’est aussi le plat traditionnel du Comminges et de Saint-Gaudens.

La mounjetade © Getty/mamadela

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